Le sixième sommeil, Bernard Werber

Couverture réalisée par Valentino Sani

L’histoire :

PHASE 1
Assoupissement
PHASE 2
Sommeil léger
PHASE 3
Sommeil lent
PHASE 4
Sommeil très profond
PHASE 5
Sommeil paradoxal
PHASE 6
Le sixième sommeil.
Celui de tous les possibles.

Mon avis : En cinq ans, aucun roman de Bernard Werber n’a été chroniqué ici. Pas un. Oh, je vous en ai bien parlé, à de multiples reprises : des Fourmis aux Thanatonautes, je n’ai pas manqué de vous dire que je lui devais mon goût démesuré pour la lecture. Mais je n’ai pas non plus oublié de vous dire… Que j’avais été cruellement déçue, avec ses dernières parutions. Qu’elles étaient loin d’avoir la fougue et la justesse de ses premiers romans, que j’avais parfois l’impression que son rythme d’écriture effréné mettait en péril la qualité de ses écrits. Bref, après Troisième Humanité, j’ai abandonné. Je me suis dit que je préférais garder intacts mes bons souvenirs avec lui, sans les entacher avec une déception de plus.
Et puis… Et puis, j’ai craqué. VOILÀ. Parce que je n’ai aucune volonté, et que j’avais quand même peur de passer outre une potentielle bonne lecture. J’ai donc profité de sa dernière sortie en poche pour refaire une petite plongée dans l’imaginaire teinté de sciences de cet auteur que j’affectionnais tant…
Et, finalement, force est de dire que ça a plutôt pas mal marché. Bon, disons-le : ce n’est pas un coup de cœur… Mais… J’ai passé un bon moment, oui. Cette fois-ci, et comme le titre l’indique, c’est au sommeil que s’intéresse l’auteur. Les cinq stades que nous connaissons plus ou moins tous ( Assoupissement – Sommeil léger – Sommeil lent – Sommeil très profond – Sommeil paradoxal)… Mais aussi ce mystérieux sixième stade, faisant du monde des rêves une nouvelle Terra Incognita que ses héros se mettront en devoir d’explorer.
Une nouvelle fois, Bernard Werber nous montre qu’il peut recycler son ancienne casquette de journaliste scientifique sans trop de difficulté : son roman fourmille de petits détails passionnants rendant la lecture particulièrement attractive, d’autant que le sujet ne m’est clairement pas familier. On ressort du roman avec de nouvelles connaissances en main, fait non négligeable et tout à fait appréciable. Cela compense d’ailleurs deux choses : les personnages centraux assez peu charismatiques, sans trop de substance et relativement anecdotiques (on est loin de 103e et de Michael !), et l’action parfois un peu mollette qui m’a fait, je l’avoue, sauter quelques paragraphes. Ce qui explique pourquoi cette lecture, bien que m’ayant fait passé un moment somme toute agréable, ne me restera pas en mémoire ad vitam eternam : le sujet est passionnant, mais la façon dont il est enrobé l’est moins. Je n’ai pas retrouvé ici cette urgence de lecture que j’ai pu vivre avec ses premiers romans, et j’avoue avoir été nostalgique du temps où il nous présentait des personnages emblématiques, capables de rayonner des années après notre rencontre dans notre cœur de lecteur.
Une chronique rapide pour une lecture sans plus, mais mon avis est fait : je patienterai le temps qu’il faudra, mais ne lirai pas l’un de ses prochains romans tant qu’il ne sera pas annoncé comme un digne successeur des Fourmis ou des Thanatonautes :/

En bref, un roman qui m’aura fait passé un moment agréable mais non pas incroyable… Venant de B. Werber, j’avoue que j’en attendais bien plus : dommage !


Un bon moment, mais…

Pour marque-pages : Permaliens.

5 Commentaires

  1. Tiens, nous avons eu le même parcours avec cet auteur…J’avais tellement adoré Les fourmis que m^me les thanatonautes m’ont paru fades après. Quant à la suite, n’en parlons pas.

  2. je suis comme vous, j’ai adoré les fourmis, les thanatonautes… Mon préféré est ‘ l’arbre des possibles » où il pousse jusqu’à leur conséquence extrème certaines idées en vigueur: si on persécutait les personnes agées puisqu’elles sont inutiles, si on faisait un match de foot géant…
    Les rares que j’ai lu depuis ne m’ont pas laissé un grand souvenir ….

  3. Tout à fait d’accord avec cette chronique ! Personnellement j’ai persisté et continué à lire chaque année le nouveau Werber, et je pense que le dernier « demain les chats » est en bonne voie pour renouer avec ce que nous appréciions avec les premiers ( les fourmis, les thanatonautes). Mais la magie des débuts n’est pas encore tout à fait au rendez-vous.

  4. C’est marrant j’ai un peu eu le même parcours que toi à propos de Bernard Werber, sauf que je ne lui dois pas mon goût pour la lecture et que ce n’est pas arrivé avec les mêmes livres. Mais j’ai dévoré ses bouquins avec enthousiasme : la trilogie des fourmis, l’encyclopédie du savoir relatif et absolu, le livre du voyage. Déjà avec Les Thanatonautes j’ai été plus sceptique mais c’est surtout Le père de nos pères qui a signé le divorce total XD Par contre je n’en ai plus jamais relu depuis et ne pense pas le faire.

  5. Bon, vu ton avis général et les commentaires des autres gens… Je vais passer mon tour. Pourtant j’étais motivée pour (re)découvrir son travail mais je ne passerai pas par celui-là^^

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