{Mummy Time} On a testé… Les couches lavables !

Mes petits marcassins…

BONJOUR ! Comment allez-vous ? Fin prêts pour une nouvelle journée d’aventures ? Ici, le programme ne bouge pas d’un iota : boulot de 11h à 20h, autant vous dire que, pour l’aventure… C’est vite vu. Mais cela ne m’empêchera pas de vous mitonner un petit article dès l’aurore, histoire de vous mettre quelque chose sous la dent ! Le titre de celui-ci en déconcertera d’ailleurs peut-être plus d’un, étant donné le rapport peu évidemment avec les livres. Et, de fait… Il n’y en a pas. Aucun. Nada. Mais… J’avais envie ! J’avais envie, étant donné que je vous parle régulièrement de notre lutte pour baisser nos déchets, que Boubou a une place que l’on pourrait qualifier d’omniprésente (juste) dans nos vies, BREF, j’avais envie. Cela fait un bout de temps que je n’avais pas fait de Mummy time, le moment est venu de changer ça !

Quand, comment, pourquoi ?

Si vous suivez bien, p’tit Bout a désormais 18 mois. Qu’est-ce qui a bien pu, après autant de temps passé en couches jetables, nous convaincre de passer aux lavables ? Un ras-le-bol, tout simplement. J’en avais marre de voir nos poubelles déborder, exhalant une odeur tout à fait putride. J’ai donc commencé à y songer très sérieusement… Avant de me décider en prenant connaissance du rapport de 60 millions de consommateurs, celui-ci nous démontrant par A + B que nous mettions un concentré de produits chimiques sur les fesses de notre bébé depuis le début. Alors même que nous avions choisi Pampers pour la prétendue « qualité » de leur produit. J’en ai donc parlé avec Chéri (qui n’a pas vraiment eu le choix, si je dois être tout à fait honnête), avec la nounou (à qui je ne voulais pas imposer quelque chose qui lui aurait déplu) et… BANCO.
Après moult recherches, mon choix s’est finalement porté sur les Best Bottom Diaper, marque américaine. J’avoue que j’aurais préféré acheter français, mais les marques en présence ne m’ont pas convaincue… Et n’ayant pas envie d’acheter un panaché de couches pour faire mon choix entre les différentes marques et systèmes (ce qui est tout de même fortement conseillé, telle ou telle couche pouvant ne pas convenir à chaque bébé), j’ai décidé de la faire quitte ou double…

Verdict ?

Verdict, on est conquis ! Voici comment l’on s’est équipé : sept couches TE2 (on ne change que l’intérieur de la couche, l’enveloppe extérieure se réutilise toute la journée), 25 inserts (c’est la partie absorbante), et 7 doubles pour la nuit. Nous avons également des doublures pour nos sorties, et des voiles de protection (de la marque Zébio – on a testé les Popolini, mais p’tit Chou y a fait une réaction plus ou moins allergique) que l’on jette dans les toilettes s’ils sont salis, ou que l’on lave si Boubou n’a fait qu’un pipi. Techniquement, voici comment ça se passe : on attrape l’enfant, on on change l’insert et le voile, on lui en remet un propre, on rince ce qui est souillé avant de le mettre dans la machine… Que l’on fait tourner, approximativement trois fois par semaine. Oui, ça fait des machines. Mais étant donné que les inserts et les voiles passent sans problème au sèche-linge, nous ne sommes pas vraiment envahis de linges. Oh, j’en vois certains venir « Tu veux réduire tes déchets, mais t’as vu l’énergie que tu consommes avec tes lessives ?! ». Bon, déjà, on en faisait deux par semaine, des lessives. Donc une de plus ou de moins… D’autant que l’on a acquis, à peu près en même temps que les couches, un truc formidable qui s’appelle des balles de lavage. En gros, ce sont des petites boules vertes, qui sont censées reproduire un mouvement de battage assurant au linge d’être mieux lavé en utilisant moins de lessive. Et mieux essoré, séché aussi ! Exit, donc, les programmes longs à plus de 40°… Ces balles, elles, se réutilisent à l’infini. Investissement minimum pour un super rendu !
Alors oui, c’est sûr, ça prend plus de temps que de jeter une couche à la poubelle avant d’en remettre une neuve et de passer à autre chose. Mais… J’apprécie TELLEMENT d’avoir rompu avec ma poubelle de salle de bain ! Si Boubou a été un peu interloqué la première fois qu’on lui a mis une couche lavable (l’encombrement est un peu plus gros, impossible de le nier), il s’y est vite habitué. Je crois même qu’il les aime bien, ses dessous avec de jolis dessins 🙂 Autre point non négligeable : ses fesses, elles, apprécient vraiment. Quand il a fait sa réaction allergique aux voiles, il les avait en sang. On ne s’est pas posé de questions, on lui a de suite remis des couches jetables… Avant que je me décide à lui mettre la couche telle quelle, sans voile. Et, miracle ! Alors que son passage en jetable n’avait rien arrangé, au contraire, il n’a suffit que d’une journée pour que tout redevienne normal. Il faut dire que la face coton/polaire est assez agréable au toucher 🙂

Et la suite ?

La suite, on y est déjà : nous sommes passés aux cotons lavables. En polaire, s’il vous plait ! Et quand je dis on, c’est on : Boubou en a vingt-quatre pour lui, moi douze. Terminé, les cotons jetables ! Bon, j’avoue qu’on garde quand même un paquet de secours : Chéri ne s’y est pas encore mis, je ne vais pas imposer ça à la nounou, et c’est toujours bien en cas de… Hum, gros accident. Mais l’idée est là, et le principe me plait. Alors, c’est vrai : l’investissement de départ est important. Pour nous, 400 € (couches et cotons, tout confondu). Parce que nous n’avons acheté que du neuf, quand on trouve de l’occas’ en très bon état et à des prix très raisonnable. Je me demande d’ailleurs si je ne vais pas revendre mes doublures, qui ne nous servent pas à grand chose : je trouve ces couches très absorbantes ainsi. Ceci dit, l’impact financier est fortement amoindri quand on pense aux couches lavables que l’on doit acheter (non, on ne tourne pas sur trois changes par jour avec Malo, mais plus six ou sept. Je vous laisse imaginer le nombre de couches nécessaires jusqu’à ce qu’il soit propre, mettons… Dans un an !), mais aussi au fait qu’elles serviront aussi pour le prochain petit Bouchon. Dès le début, je ne sais pas (les mamans de bébés allaités sauront pourquoi), mais je pense que oui : nous verrons le moment venu !

Il nous reste encore beaucoup, beaucoup d’efforts à faire : quand je regarde la montagne de sujets à retravailler, je me sens parfois découragée. Laver les couches, préparer tous les repas en respectant l’équilibre alimentaire, faire ses gouters maison, essayer d’acheter le moins de produits industriels possibles… Et pourtant, ça ne suffit pas. Pourtant, je fais encore mon acheteuse compulsive trop souvent (on reste sur les livres, maiiiis) alors même que je souhaite me désintoxiquer de cette société de sur-consommation, je n’ai pas encore trouvé où faire mes courses pour ne pas récupérer un maximum d’emballages plastiques, je devrais faire mes cosmétiques maison… Bref, des petites choses à prendre les unes après les autres pour y arriver, mais qui m’angoissent terriblement quand je pense à mon impact actuelle sur la planète. Mais ce que j’espère, avant tout autre chose, c’est d’arriver à sensibiliser Malo sur le sujet 🙂 Croisons les doigts !

Et vous, quel est votre avis sur les couches lavables ? Avez-vous des petites astuces pour réduire votre impact environnemental ? Dites-moi tout ❤️

Lien pour marque-pages : Permaliens.

6 Commentaires

  1. Ici, on utilise des cotons lavables depuis le début (j’ai commencé à en utiliser pour moi pendant ma grossesse je crois), mais seulement pour nettoyer les urines. On a un modèle de bébé qui fait peu souvent de selles, mais quand il en fait… Voilà quoi, donc dans ce cas c’est coton jetable ou lingette jetable. Le principe des couches lavables me plaisait mais c’est juste impossible pour nous, c’est trop contraignant. Et je n’ai pas l’intention d’avoir un deuxième enfant, ça réduit encore « l’intérêt » pour nous. Au vu des courants actuels, on a tout des parents indignes en fait : on met des couches jetables, bébé n’a été allaité « que » six semaines, on lui donne des petits pots industriels… Mais on a tous les deux des boulots chronophages et quand on est à la maison, on n’a pas envie de se donner des corvées supplémentaires, on veut juste profiter du temps en famille, donc on se simplifie la vie au maximum et bébé a l’air très heureux =) Par contre, j’encourage souvent les futurs mamans de mon entourage à se pencher sur tous ces sujets, se renseigner au moins : ce n’est pas parce que ça ne nous correspond pas que ça sera pareil pour les autres !

  2. En tout cas, ça a l’air confortable :p Je suis impressionnée par ton implication alors même que tu travailles autant ! J’espère que tu feras d’autres articles mummy tome/impact éco, ça m’intéresse !
    Bisous

  3. J’adore ce genre d’article alors que je n’ai pas d’enfants. Mais je prend tout ces petits conseils le jour où… Je dois dire qu’en effet moi même mon impact sur la planète me fait peur. il fraudais que je me mette sérieusement à penser à faire quelque chose non d’un pipe !

  4. Oh les photos de p’tit Bout 🙂 Il ne faut pas stresser quant aux changements qu’on pourrait opérer. Il faut le faire à sa vitesse, sans s’inquiéter d’autrui (il y aura toujours une personne qui fait mieux que soi) et en choisissant ses actions. Le but n’est pas d’être le meilleur très vite et partout (impossible) mais de faire du mieux qu’on peut, petit à petit.

  5. C’est un très bon début ^^
    Durant ma première grossesse, j’avais confectionné moi-même les cotons pour laver les fesses. On a tout de même des cotons jetables sous la main. ^^ Pour les couches lavables, on avait acheté des couches fabriquées dans notre département. J’en suis très contente. Voici le lien si tu veux : http://www.langesdeflo.com/. Après, depuis les un an de ma fille, elle est aux couches jetables seulement la nuit et de temps en temps la journée (mais c’est rare). C’est vrai que ça demande une organisation, mais une fois qu’on l’a trouvé c’est bon ^^.
    Après, depuis cet été je fais mon propre shampoing, avec cette recette de base où tu changes seulement l’huile végétale et l’huile essentielle : http://naturellementlyla.com/le-shampoing-parfait-adapte-a-chaque-type-de-cheveux/ J’ai un mari qui est conquis ^^ Et qui au tout début de sa saison de foot (il est blessé depuis) n’était pas gêné d’avoir dans son sac de sport une petite boîte avec son shampoing solide ^^.
    Je fais aussi ma lessive depuis un an.
    Après, faut juste y aller progressivement et prendre du plaisir à le faire ^^ Pourquoi pas à deux ^^
    Pour les courses, renseigne toi auprès des biocoops, certaines acceptent que l’on emmène nos plats en verre pour le fromage à la découpe. Sinon, pour tout ce qui est en vrac, tu peux soit acheter des sacs en tissu ou les faire toi même.
    Après, on a même été plus loin avec mon mari, mais c’est l’avantage d’avoir un mari agriculteur (oups, je devrais dire paysan car il se considère ainsi ^^)^^ on a fait le choix des toilettes sèches dans notre maison ^^ (bon au cas ou, il y a tout pour installer des toilettes à eau) mais on est installé depuis le 15 octobre et on le vit bien ^^. Certains membres de nos familles ne comprennent pas mais pas grave, c’est notre choix ^^ Et là mon mari a su me convaincre et me disant que c’est lui qui s’en chargerait, et il le fait ^^

    Mais surtout, allez à votre rythme ^^ Et en effet il faut sensibiliser nos enfants à ça et tu verras, tu sensibiliseras aussi d’autres proches (famille ou amis) même si ça prend du temps ^^

  6. C’est marrant, on a aussi fait un article là dessus il n’y a pas longtemps! 😉

    Comme, je te l’ai dit sur fb, on utilise des couches lavables depuis que notre korrigan a passé les 4kg ou à peu près parce qu’on ne souhaitait pas investir dans les couches naissances. Avant, on prenait des couches écologiques jetables parce qu’il a fait des mycoses en néonat à cause des marques classiques.

    Pourquoi « les mamans des bébés allaités sauront pourquoi »? J’allaite toujours mais j’ai pas compris…

    Merci pour l’idée des balles de lavage, il va falloir qu’on investisse dedans!

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