Faux frère, vrai secret, Olivier Gay

Couverture par

L’histoire : Léa menait une vie normale entre les cours, les livres et ses amis, jusqu’au jour où des proches de son père meurent dans un accident de voiture. Leur fils de seize ans, Mike, devenu orphelin, emménage sous le même toit qu’elle. Difficile de devoir partager l’appartement familial (et sa salle de bains) avec un parfait inconnu…
Si seulement c’était tout ! Mais Mike ne connaît pas les codes du lycée, se montre trop parfait pour être honnête et n’a pas peur des brutes que tout le monde fuit.
Léa est bien décidée à découvrir quel secret cache son nouveau frère sous ses airs de superhéros…

Mon avis : Tiens, encore un roman d’Olivier Gay ! A croire que j’ai passé ma fin d’année avec le Monsieur, dites 🙂 Et on en est pas loin : entre lui, Le main de l’empereur et l’intégralité du Noir est ma couleur offerte par mon Alli préférée, on ne peut nier que l’auteur a quelque peu envahi mon quotidien 🙂 Après avoir dévoré (et adoré, faut-il le repréciser) sa nouveauté Bragelonnienne, j’ai donc craqué pour sa seconde nouveauté, celle-ci s’adressant cette fois-ci à un public un brin plus adolescent. Je dois bien dire que j’étais fort curieuse : Olivier allait-il réussir à passer d’un genre à un autre avec aisance ? A me passionner autant ?
Et… Pari réussi : en quelques heures, c’en était fait de lui ! Car, oui, l’auteur nous offre une nouvelle fois un récit au pep’s indéniable, dans lequel on se plonge avec délice. En quelques mots, voici de quoi il retourne : Léa est une adolescente ordinaire, qui aime à ne pas trop se faire remarquer. Mais le jour où son père lui annonce avoir décidé d’adopter le fils de ses amis australiens, eux-mêmes décédés dans un accident de voiture, la jeune fille sent bien que cette nouvelle quelque peu louche va bouleverser plus que son quotidien familial… Et d’autant plus quand elle rencontre le-dit orphelin, qui ne se comporte décidément pas comment un adolescent lambda. C’est décidé : quitte à harceler son père et à pousser Mike dans ses retranchements, Léa comprendra tôt ou tard de quoi il retourne….
Je vous le disais, Olivier nous offre une nouvelle fois un récit qui accroche son lecteur, un récit qui se lit d’une traite, dans lequel on se plonge avec une facilité qui frise l’indécence. De suite, l’on est intrigué par ce mystérieux Mike, et l’on ne tarde pas à suivre avec intérêt les déboires de Léa qui, décidément, n’est pas gâtée. On ri, évidemment, mais l’on pleure également (oui, j’avoue), et on se laisse emporter par un petit stress enivrant qui ne gâche en rien notre lecture. La plume d’Olivier est toujours aussi agréable, et il navigue dans son récit avec aisance, enchainant les rebondissements avec un naturel qui ne fait que renforcer notre intérêt. On lit donc, et rapidement… Nous nous retrouvons à la fin. Une fin qui a bel et bien su me surprendre et, même ! fissurer mon cœur de pierre (j’suis crédible, là ?). Rendez-vous compte ! Mais une fin qui a tout… D’une fin, malheureusement. Ne nous voilons pas la face : je sens qu’il est fort peu probable d’avoir une suite. Et, du coup, force est de dire que cela m’a laissé un goût de trop peu. Vous voyez ce que je veux dire ? J’ai passé un super moment, ça oui, parce qu’Olivier est définitivement un très bon écrivain. Qui sait nous faire passer par toute une palette d’émotions, créer des personnages attachants et monter de toute pièce des intrigues à la fois prenantes et crédibles. Mais ce moment fut quelque peu entaché pour deux raisons :
La première, je vous le disais, est liée au format du roman : on en voudrait bien davantage ! On voudrait une suite, on aurait voulu qu’Olivier développe plus avant son intrigue. Qu’il nous rajoute quelques chapitres, nous donne encore un peu de matière à apprécier. La seconde… découle naturellement de la première : bien qu’il s’adresse à un public jeunesse, je ne peux m’empêcher d’avoir l’impression qu’Olivier s’est « amusé » avec ce roman. Après avoir lu La main de l’empereur, qui fut pour le coup un franc coup de cœur, indéniable et complet, et que j’ai vraiment trouvé abouti, je me dit qu’avec Faux frère, vrai secret… Olivier s’est détendu. Et ce n’est pas que je trouve ça dommage, tout au contraire ! Simplement… Peut-être aurait-il fallu lire les deux romans dans l’ordre inverse, afin d’apprécier pleinement celui-ci puis de toucher ensuite l’excellence du doigt ? La comparaison entre les deux n’a pas lieu d’être, les deux romans ne jouant pas dans la même cour. Mais en les enchaînant, elle fut malheureusement pour moi impossible à éviter… Entrainant une petite pointe de déception pour ce court roman.
Quoi qu’il en soit, je tâcherai de ne retenir que le meilleur : une nouvelle fois, Olivier Gay a su me captiver et me faire passer un excellent moment. Et n’est-ce pas le principal ?  Évidemment que si 😀

En bref, un roman jeunesse qui aura su me captiver le temps de trois cents courtes pages, m’offrant un moment ma foi fort agréable… Que l’on aimerait voir se prolonger encore, et encore !


On en redemande !

Pour marque-pages : Permaliens.

10 Commentaires

  1. Je suis bien d’accord avec toi !! Bon comme moi je vais faire l’ordre inverse je me dis que je vais passer une très bon moment avec la main de l’empereur

  2. Pas le meilleur roman d’Olivier Gay à mon avis, mais il se laisse lire avec plaisir.

  3. Je l’ai également trouvé diablement efficace ! Comme toi, j’ai adoré la fin, malgré tout 🙂

  4. J’avoue que je commencerais bien par découvrir Olivier Gay par de la jeunesse. Je lis bien moins de fantasy que toi Bouchon. Ta chronique me donne envie mais tu me conseille plutôt Le pari ou Faux frère, vrai secret? Bisous!

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