Duologie Eon : un voyage en terre dragons, par Alison Goodman

Couvertures par Sammy Yuen Jr.
Traduits par Philippe Giraudon

L’histoire : Sous l’autorité de son maître, Eon s’est entraîné à manier le sabre et maîtriser les figures magiques. Il espère être choisi comme apprenti par l’un des douze dragons énergétiques qui protègent le pays, et acquérir ainsi, en devenant Oeil du Dragon, un extraordinaire pouvoir. Mais Eon porte un dangereux secret: il est en réalité Eona, jeune fille de 16 ans, déguisée en garçon. Plongée dans un monde plein de traîtrises et de manifestations magiques, Eona est au coeur d’une lutte à mort pour le trône impérial. Avec l’aide de ses amis, trouvera-t-elle la force de combattre ?

Mon avis : Parlons-en enfin, de cette série qui m’aura tenue en haleine ces deux dernières semaines ! Si le délai peut paraitre long (bien qu’ils ne soient pas tout fins, je pense que je les aurais dévoré en l’espace de quelques jours), je n’en ai pas moins grandement (GRANDEMENT) apprécié ma lecture : après avoir terminé le premier opus, j’étais même bien incapable de ne pas attaquer derechef le second. Il sera donc question de la série complète !
Eon est un jeune garçon de douze ans. Comme ses onze camarades, cela fait maintenant plusieurs années qu’il se prépare à la dure cérémonie au cours de laquelle l’un d’entre eux sera choisi par le Dragon Rat, l’un des douze dragons célestes. Quelques heures à peine qui pourraient changer toute leur vie : en devenant apprenti de l’Oeil du dragon actuel, un immense pouvoir et une reconnaissance sans limite s’ouvriraient à eux.  Mais Eon a un lourd secret : alors qu’il porte chaque jour le poids de l’accident qui l’a laissé estropié à vie, il doit en plus cacher sa véritable identité : Eona, jeune fille de 16 ans. Un secret qui pourrait lui valoir une mort aussi subite que violente, dans cette société où les femmes sont cantonnées aux places les plus basses…
Franchement, FRANCHEMENT, après avoir lu Lady HelenJe ne regrette absolument pas de m’être lancée à l’assaut de la première série d’Alison Goodman : j’ai A-D-O-R-É ma lecture. Si je vous avouais lire assez peu de romans prenant place en plein 19e siècle, que dire de la Chine médiévale ? C’est simple, dans mon souvenir… Ce n’est jamais arrivé. Et ce n’est pourtant pas faute d’être curieuse ! Mais voilà, l’occasion ne s’est pas présentée… Jusqu’à maintenant, donc. Et quel plaisir ! Quel plaisir d’avoir ce petit goût de jamais vu ! C’est simple : tant dans son intrigue que dans son univers, l’auteure n’a cessé de me surprendre. J’ai lu avec passion, et ce dès les premiers chapitres : elle a su captivé mon attention en quelques lignes, et la conserver sur toute la longueur. J’ai adoré découvrir le monde d’Eon, en apprendre davantage sur ces mystérieux Dragons Célestes et leur histoire. Alison Goodman n’est pas avare de détails, à quelque niveau que ce soit : on s’immerge dans son récit avec une facilité incroyable… Et on le reste tout du long : l’intrigue ne cesse de gagner en intensité. Les premiers chapitres, d’abord, où l’on apprend le lourd secret d’Eon. Et les suivants… Sur lesquels je ne vous dirai bien évidemment rien, pour ne pas vous gâcher la surprise. Mais les rebondissements vont bon train, et l’on se surprend ne nombreuses fois à retenir notre souffle : que va-t-il advenir de notre héroïne ? Je dois avouer avoir pressenti une bonne partie des évènements du premier tome : non que l’intrigue soit cousue de fil blanc, mais si l’on est attentif… L’auteure laisse suffisamment d’indices pour deviner de quoi il retourne (je pense notamment au mystère du Dragon Miroir, ainsi qu’au livre Rouge indéchiffrable). Pour autant, cela n’a pas entaché ma lecture, tout au contraire : je me suis simplement régalée. Il faut dire qu’Alison Goodman crée une héroïne très crédible : entre fêlures, doutes et peurs, Eona m’a beaucoup touchée. Elle est loin, loin d’être parfaite, mais cela ne compte que peu : son courage et sa détermination, malgré les lourdes épreuves auxquelles elle fait face, forcent l’admiration. J’ai beaucoup aimé le fait que l’auteure n’atténue pas le poids de sa condition de femme : à partir du moment où la supercherie est dévoilée (car elle le sera inévitablement, on le comprend très vite), le comportement de tous est transfiguré : dégoût, déception, convoitise… La jeune femme se retrouve au cœur d’une tempête qu’elle aurait bien été en peine d’imaginer. Là où on aurait fait preuve d’indulgence pour un homme, on suspecte de suite traitrise et mensonges… Quelques scènes m’ont ainsi donné envie de hurler de frustration ‘_’ Et c’est d’autant plus poignant qu’elle n’a, au fond, rien véritablement demandé… Mais je vous laisse découvrir tout cela 🙂
Le second tome, au contraire, ne m’a pas laissé entrevoir quoi que ce soit : j’ai lu avec avidité, plus que curieuse des évènements à venir. D’autant plus quand ceux-ci prennent une allure… Dangereusement séduisante. Car oui, il y a bien de la romance (que les cœurs d’artichauts se rassurent !), même si elle n’a clairement pas la place la plus importante ici. Disons que c’est… Un petit plus qui n’a pas été pour me déplaire. L’atmosphère générale du roman devient plus sombre : les derniers évènements du premier opus avaient de toute façon donné le ton. Les scènes brutales ne sont pas rares, et l’auteure n’hésite pas à sacrifier certains de ses pions : je vous mentirais si je disais que mon coeur ne s’était jamais serré T.T Car si l’auteure soigne particulièrement son personnage central, les autres ne sont pas pour autant en reste : entre l’Empereur, Ryko, Dela, Rilla… Fiou ❤️
Vous l’aurez compris, j’ai passé un moment hors du temps avec ces deux romans : j’ai vraiment été subjuguée par cette atmosphère si particulière , fascinée par cet univers à la mythologie incroyable.  Alison Goodman m’a emportée avec sa plume immersive, et c’est avec grand regret que je tourne cette dernière page… Coup de cœur, donc !

En bref, coup de cœur pour cette duologie qui aura su me captiver durant près de deux semaines : les amateurs de fantasy et de Chine médiévale y trouveront leur compte, tant l’auteure mêle les deux univers avec brio. C’est passionnant, séduisant, captivant : ON ADORE !


Coup de cœur !

Pour marque-pages : Permaliens.

5 Commentaires

  1. J’adore les couvertures et tu nous donne envie =)

  2. Ca fait bien longtemps que je n’ai pas lu d’histoire de dragons. Ca me tente bien en fait ! ^^ Je note.

  3. Ping :Janvier : une année qui démarre… Bien ! – Les lectures de Bouch'

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