La part des ombres, Gabriel Katz

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Couverture réalisée par (mon illu tire beaucoup trop sur le bleu, elle est bien plus belle en vrai !) Aurélien Police

L’histoire : La Goranie était jadis une terre de conquérants, elle n’est plus aujourd’hui qu’un pays occupé, avec à sa tête un roi fantoche. Dix ans déjà que les Traceurs, peuple guerrier descendu des montagnes pour « pacifier » le pays, règnent en maîtres sur le royaume. Discipline, terreur, corruption, tout semble fonctionner sans le moindre accroc jusqu’au jour où tout bascule. Une noce qui tourne au drame, un massacre tenu secret… et un homme qui se dit revenu d’entre les morts, pour lever le peuple contre l’occupant. On l’appelle le Fantôme, et pour animer la lame de fond qui renversera le régime, il a besoin de combattants – des mercenaires de haut niveau, capables d’encadrer, de former, et d’affronter les terribles guerriers de la Trace. C’est ainsi qu’entrent en scène trois personnages venus des quatre coins du monde (et surtout des autres séries de Gabriel Katz) : une maîtresse de guerre, un gladiateur de haute volée et… un beau gosse qui ne sait pas très bien comment il s’est fait entraîner là-dedans.

Mon avis : … Tiens tiens tiens… Un nouveau roman signé Gabriel Katz… MÉFIANCE, BRAVES GENS, MÉFIANCE ! Même si je n’ai évidemment pas pu m’empêcher de baver sur ce petit bijou dès sa sortie – et c’est grâce à ma Sae chérie qu’il est entré dans ma PAL, gloire à elle -, j’ai bien pris soin de museler mes sentiments, bien décidée que j’étais à ne pas me laisser avoir encore une fois. C’est donc le cœur résolu que je l’ai commencé…

Et l’esprit fou que je l’ai terminé : mais pourquoi ?! POURQUOI ?! POUR-QUOI ?!!!

Alors oui, il est topissime. Encore une fois, si j’ose dire. A un point tel que cela en serait cruel même si l’auteur n’était pas aussi sadique. Parce qu’on en veut plus, quoi ! ON VEUT LA SUITE ! Gabriel Katz a une plume si immersive, si agréable à lire que l’on se plonge dans son roman comme l’on se glisserait dans une piscine remplie de fraises tagada : avec délectation. Moi qui continue à avoir un peu de mal à lire, j’ai dévoré ces trois cents pages en un après-midi. Reléguant mari, fils et lapins au fin fond de mon esprit (ils commencent à avoir l’habitude, malheureux qu’ils sont), toute accaparée que j’étais par cette intrigue pour le moins irrésistible…
Irrésistible, pour deux raisons -majeures : Desmeon et Olen. OUAISOUAIS Mesdames, vous avez bien lu. Les deux beaux gosses de service, respectivement rencontrés dans Aeternia et Le puits des mémoires sont ici réunis… Et ça envoie du pâté. D’une, parce que l’auteur réussi une nouvelle fois à donner un mordant incroyable à son récit, et que l’on ressort de là avec une pêche incroyable et un sourire de dix mètres (ça, ou… Dans mon cas, des larmes de frustration dans les yeux et le visage congestionné) de long. De deux, parce que l’intrigue est MERVEILLEUSE. Vous l’aurez compris, nous retrouvons deux de ses précédents héros… Ou plutôt trois : Kaelyn (La maitresse de guerre) est elle aussi présente, mais n’ayant encore jamais eu affaire à elle, le côté affectueux était un peu moins vif. Nos héros vont se retrouver, donc, au cœur même de la Goranie, un royaume vivant sous la coupe d’un envahisseur brutal et implacable : les Traceurs. Alors qu’une révolte gronde, avec à sa tête une légende des plus inquiétantes, nos trois héros vont s’y retrouver mêlés… Arrivés là on ne sait comment, et pourtant bel et bien présents. Et ça… Ça, J’ADORE. J’adore, parce que pour les lecteurs ayant déjà dévoré ses précédents romans, c’est juste un régal de retrouver ces personnages auxquels on s’est tant attaché. Une véritable petite douceur que l’on voudrait déguster, mais dont on ne fait qu’une bouchée. Et pour les néophytes, et bien… Pas de panique : Gabriel Katz réussi parfaitement son coup en rendant son roman tout à fait accessible aux lecteurs n’ayant pas lu ses autres séries. Ceci dit… si c’est votre cas, méfiez-vous : je gage que vous voudrez dans l’instant en apprendre plus sur eux, et craquerez pour la bibliographie complète de l’auteur le plus cruel du monde. ET JE PÈSE MES MOTS. Pour ma part, c’est déjà tout vu : je m’en vais de ce pas m’attaquer à La maitresse de guerre, parce que… Les garçons, ok, mais Kaelyn, quoi. Kaelyn qui dénote dans cette galerie majoritairement masculine, et qui me semble mystérieuse à souhait :3 Pourtant, ce n’était pas forcément gagné : durant les premiers chapitres, mon attention (et mon cœur, faut-il le préciser ?) était toute accaparée par ses deux collègues, toute ravie que j’étais de les retrouver. Et puis… Et puis, voilà : elle tellement badass, cette maitresse de guerre, que je n’ai pu m’empêcher d’être béate d’admiration. Et de vouloir en savoir plus, évidemment… (Et là, je bénis les Imaginales et l’élan qui m’a poussée à ramener ledit bouquin dans mes valises ❤️)
Une fois les premiers sautillements de joie passés (vrai de vrai, je me suis trémoussée d’aise en comprenant ce que le bougre avait fait), on se concentre donc sur l’intrigue. L’INTRIGUE ! Que voulez-vous que je vous dise ? Qu’il gère, encore une fois ? Que je ne suis sans doute plus objective, tant j’aime l’univers qu’il a créé, mais qu’il a de nouveau réussi à me captiver de bout en bout ? A me faire frémir, rager, trépigner ? Qu’il m’a poussée à attraper Chéri et à le secouer comme un prunier, en lui hurlant dans l’oreille : « IL FAUT QUE TU LISES SES LIIIIIIIIIIVRES » ? Que sa fin m’est tombée telle une massue sur le crâne, me laissant à demi étourdie mais plus que jamais décidée à lui passer la corde au cou ? Et oui, tout ça. Touuuut ça. Et tellement, tellement plus encore ! Quelles possibilités s’est-il offert, avec cet univers ! Quels chemins prometteurs nous laisse-t-il entrevoir ! Avec son imagination débridée et sa plume virevoltante, Gabriel Katz fait, tout simplement, ce qu’il veut de son lecteur. C’est bon, archi-bon, et on se laisse volontiers emporter au gré de ses caprices. Que nous réserve-t-il pour la suite ? Quel sale tour est-il en train d’imaginer, quel rebondissement retors va-t-il nous concocter, pour nous mettre une nouvelle fois au supplice ? Franchement, je n’en ai aucune idée… Et ça me va très bien ainsi : je lui fais entièrement confiance. Ce sera atroce, sans aucun doute. Mais excellent, comme toujours !

En bref, L-I-S-E-Z L-E. Est-ce clair ? COUP DE CŒUR !

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Coup de cœur !

Pour marque-pages : Permaliens.

2 Commentaires

  1. Je vois qu’il t’a beaucoup plus. Je t’avoue qu’il m’a surprise sur plusieurs choses mais pour moi ce n’est pas un coup de cœur. J’ai eu l’impression de voir une réunion de famille. Même si je suis d’accord avec toi sur la fin. j’ose espérer que c’est pour aider et non de la stupidité.

  2. Je veux bien te croire quand tu dis que c’est un véritable coup de coeur ^^
    La trilogie Le puits des mémoires m’avait emballée ! De même que le 1er tome d’Aeternia. Mais avant de lire La part des ombres, il faut que je me procure le tome 2 d’Aeternia ^^ Et j’aimerai bien lire La maîtresse de guerre aussi avant.
    (Pfff trop de livres qui donnent envie ! On ne sait plus où donner de la tête ^^)

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