Le pari, Olivier Gay (Le noir est ma couleur #1)

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L’histoire : Normalement, Alexandre le bad boy du lycée n’aurait jamais prêté attention à Manon l’intello du premier rang. Pourtant, à la suite d’un pari il a décidé de la séduire.
Normalement, Manon n’aurais jamais toléré qu’Alexandre vole à son secours. Pourtant, dans l’obscurité d’une ruelle, sa présence s’est révélée décisive.
Alexandre doit se rendre à l’évidence. Rien n’est normal dans cette histoire.
Manon acceptera-t-elle qu’il entre par effraction dans son univers?

Mon avis : BON. Rageot, parlons peu, parlons bien. C’est quoi, cette couverture ?! Nan mais, franchement… Vous avez vu les couvertures des derniers bouquins d’Olivier (La main de l’Empereur & Faux frères, vrai secret, ndlr) ? ÇA, ça envoie du pâté (et je ne dis pas ça parce que l’une d’entre elles a été réalisée par Magali Villeneuve herself, nononono). ÇA, ça donne envie au lecteur de se plonger dedans. Tandis que celle-ci… Je suis assez dubitative, pour tout dire. A QUAND UNE RÉÉDITION, JE VOUS LE DEMANDE ?!
Enfin, passons. C’est sous la menace d’une Sae bien décidée à me faire craquer que j’ai finalement décidé d’intégrer ce premier tome à ma PAL déjà bien chargée. Non pas qu’il ne me tentait pas, entre nous : elle n’a fait que renforcer mon inclinaison naturelle. Et puis… Il a dormi sur mes étagères. Un peu. Quand j’ai dû préparer notre déménagement, j’ai choisi de l’intégrer à la petite pile qui m’accompagnerait. Et c’est à l’occasion de mon retour sur Paris en avion que je l’ai ouvert…
Ouvert, et dévoré : en quelques heures, c’en était fini de lui. FINI. ATOMISÉ. EXPÉDIÉ. Ayant toute confiance en Sae, je ne m’inquiétais pas outre mesure pour cette lecture. Mais, une telle frénésie… QUI L’EUT CRU ? C’est simple : entre les quelques instants d’attente avant l’embarquement et le vol en lui-même, je n’ai absolument pas levé le nez de mon bouquin. Greffé à ma main qu’il était, le bougre. Et je dois bien vous avouer qu’en le terminant… La frustration de ne pas avoir le deuxième à portée a bien failli me jeter à terre, toute prête que j’étais à taper du pied en pleurnichant. Parce que ce premier tome se lit extrêmement bien, extrêmement vite, tant il est extrêmement prenant. Je suis donc extrêmement conquise, si vous ne l’aviez deviné.
Tout commence avec un pari. Un pari un peu stupide, comme peut en faire un ado de 16 ans : séduire l’intello de la classe, celle qui semble snober tous les garçons, tant elle est absorbée par ses cours. Pour Alexandre, le bad boy par excellence, ce sera un jeu d’enfant : il est certain que cette pimbêche lui tombera toute crue dans le bec, comme toutes les autres. Oui, mais voilà : Manon est tout, sauf ordinaire. Et ce grand dadais qui ne pense qu’avec ses muscles ne l’impressionne pas outre mesure : elle qui se débat entre sa vie de lycéenne et le développement de sa magie a bien plus important à penser. En le battant froid pendant quelques jours, il finira bien par lâcher l’affaire… Non ?
Dit comme ça, l’histoire a l’air foutrement simple. Un peu simpliste, même : le beau gosse qui se révèle être bien plus malin qu’il n’y parait, cachant un petit cœur tendre derrière ses gros muscles, la jeune fille qui ignore sa beauté, la rencontre entre les deux… ET PAF ! Oui, mais en fait… Non, pas du tout : Olivier Gay nous offre, certes, un roman addictif. Un roman dans lequel on entre avec une facilité déconcertante, mais dont on ne ressort qu’à grand peine. Un roman dont on avale les pages,  un roman dont on sort en se disant « OK, où est la suite ?! » Olivier nous offre tout ça, mais il nous offre aussi un récit bien plus profond. Loin de survoler ses personnages, il prend le temps de leur donner corps. De leur donner, sous d’apparents clichés, une véritable personnalité. Côté univers, c’est la même chose : à première vue, rien d’extraordinaire. Mais plus l’on avance dans notre lecture, plus on cherche à en savoir davantage… Et plus l’on se rend compte que tout cela a été savamment pensé. Orchestré. Côté intrigue, enfin... Rien à dire : il maitrise TOTALEMENT son sujet. A un point tel que, comme je vous le disais, on est tout simplement HAPPÉS par le récit. La narration est foutrement efficace, l’humour est là quand il faut, la gravité aussi. J’ai ri, souvent, mais je suis aussi passée par toute une palette d’émotions bien plus complexes. Et ça, mes petits, pour un roman que l’on destine à des enfants des 11 à 14 ans… Ben c’est quand même fort, je trouve.
Qu’on se le dise, donc : si vous n’avez pas encore commencé cette série, rattrapez-moi ce retard au plus vite. Parce que, très clairement, nous tenons là un roman à même de mettre tout le monde (ou presque, bande de petits rageux) d’accord. Un roman parfait pour vous accompagner n’importe où, dans le train, l’avion, la voiture, chez votre mémé ou chez le docteur. Un roman qui nous embarque à peine nos yeux posés sur ses pages, un roman d’une efficacité redoutable. Un roman qui a même séduit petit Malo, qui passe son temps à le sortir et à le remettre sur son étagère (pourquoi celui-ci, allez savoir, mais il lui plait. Beaucoup.). Un roman à glisser sous le sapin pour votre cousine qui n’aime pas beaucoup lire, ou de n’importe qui, pourvu qu’il aime la fantasy jeunesse… Et passe outre l’originalité de la couverture (quoi, j’en rajoute ?). UN ROMAN COMME ON LES AIME, DIDIOU !

En bref, est-ce utile d’en dire plus ? Gros coup de cœur pour ce premier tome, qui m’a totalement séduite : Olivier Gay fait preuve d’une efficacité incroyable, et nous embarque dans une aventure palpitante, que l’on a plus que hâte de continuer. FIOU !

Pour marque-pages : Permaliens.

4 Commentaires

  1. Moi d’accord. Moi prendre toute la suite bientôt.

  2. Awww trop mignon Malo. Si il te sort un roman que tu n’as pas lu, fonce ! Il a sûrement bon goût 😉
    En tout cas, ce roman (et la saga) me tente tellement !! Faute à Sae aussi. Je voulais me l’offrir quand j’étais en France ce mois-ci mais en libraire, il y avait tous les foutus tomes celui-ci è_é Je suis FRUSTRATION (et ta chronique me donne encore plus envie de le lire et me frustre donc encore plus xD) et je céderai bientôt, je dis, bientôôôt !

  3. Maiiiiheu sinon on peut savoir de quoi ça parle au-delà du pari cliché bidon? x)
    Parce qu’il m’en faut un peu plus pour être tentée =P

    • Bouchon des bois

      Haha, c’est vrai que le postulat de départ est un peu cliché 🙂 Mais le tout est vraiment bien foutu, promis ! Il faut que je m’attaque à la suite, histoire de voir de quoi il retourne 🙂

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