La Cité, Stella Gemmell

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Traduit par Leslie Damant-Jeandel

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L’histoire : Construite sur des milliers d’années, faite d’une multitude de niveaux, la Cité est aussi vaste qu’ancienne et en son cœur réside le sanguinaire Empereur. Une poignée de rebelles espérant mettre fin à ce règne de terreur placent leurs espoirs en un homme, dont le nom sonne comme une légende : Shuskara. Celui qui fut autrefois le général favori de l’Empereur. Un homme respecté, capable de provoquer un soulèvement et d’unir la Cité. Mais aussi un criminel trahi, emprisonné et torturé avant de disparaître…

Mon avis : ALORS. Parlons-en, de cette Cité ! Honte à moi, ce joli pavé est entré dans ma PAL en… Décembre 2014. Plus de deux ans à attendre, la loose ! Et pourtant, c’est qu’il me tentait, le bougre ! Le deuxième tome n’allant pas tarder à pointer le bout de son nez, j’ai tout de même décidé de m’y mettre. Mieux vaut tard…
Autrefois synonyme de progrès et de grandeur, la Cité est aujourd’hui devenue un monstre d’arrogance et de puissance, cherchant à tout prix à asservir ses voisins. Enlisée depuis bien trop longtemps dans une guerre sans fin, elle en oublie ses citoyens : vieillards, estropiés, déserteurs et enfants se terrent dans les taudis qui pullulent à la surface, ou dans les égouts sur lesquels elle repose, vaste réseau puant et dangereux. Pourtant, tous ne sont pas prêts à suivre aveuglement les ordres d’un empereur aussi insaisissable que sanguinaire : une troupe de rebelles est ainsi prête à tout pour mettre fin à un règne dont nul ne sait plus quand il a commencé… Même si elle doit, pour cela, retrouver un héros dont on a depuis longtemps perdu la trace, après qu’il ait été injustement condamné aux pires tortures…
BENDISDONC ! Quel bouquin ! La taille de la chose m’effrayait un petit peu, je dois l’avouer : étant légèrement en retard sur mon planning de lecture, je n’avais pas intérêt à chômer (ce que j’ai finalement fait, bien contre ma volonté). Et le fait est que… Il est terriblement prenant, du moins en ce qui concerne sa première moitié (pour faire large) : j’ai adoré me perdre dans les méandres de cette Cité gigantesque, rencontrer les nombreux personnages évoluant au sein une intrigue à la fois riche, multiple et passionnante : Stella Gemmell mène franchement, FRANCHEMENT bien sa barque, et le tout tient vraiment bien la route. Sentez-vous la pointe de surprise dans mes propos ? Il faut dire que je m’attendais… À moins, peut-être : j’avais un peu peur d’avoir affaire à un roman se contentant de surfer sur la vague, sans grande originalité ni recherche. C’est tout le contraire : l’auteure va vraiment jusqu’au bout des choses, en nous proposant un premier tome vraiment abouti, tous niveaux confondus. Les descriptions sont parfaites, extrêmement visuelles et immersives, les personnages sont plutôt bien croqués (petit bémol en ce qui concerne Elija et Emly, qui n’ont pas l’air de grandir au fil du roman, qui s’étale pourtant sur plusieurs années), et la plume tout à fait agréable. Premier tome que l’on peut d’ailleurs terminer sereinement sans avoir l’angoisse de ne pas disposer de la suite dans les plus brefs délais, ce qui est, ma foi, fort appréciable.
Il est cependant vrai que la deuxième moitié de l’ouvrage tire un peu en longueur : malgré le fait que nous rentrions véritablement dans le vif du sujet, j’ai trouvé que l’intrigue s’enlisait quelque peu, ayant du mal à tenir le rythme sur ses six cents pages. Ce qui est fort dommage, ma foi : j’aurais vraiment aimé être captivée de bout en bout, et l’être surtout lors des révélations. L’ouvrage ne devient pas mauvais, loin de là ! J’ai toujours pris plaisir à m’y plonger, mais voilà : à trop vouloir bien faire, l’auteure… En fait trop, justement : on s’y perd quelque peu, et l’intrigue perd en intensité : je pense notamment à l’une des dernières scènes de bataille, cruciale : alors que j’aurais dû dévorer ce passage, je me suis contenté de le lire tranquillement, sans angoisse particulière. Humpf !
Quoi qu’il en soit, je ressors tout à fait satisfaite de ma lecture : si elle n’est exempt de défauts, elle m’aura tout de même agréablement diverti durant une semaine pour le moins difficile. Il me tarde désormais de lire la suite, histoire de voir si les petits détails pêchant avec ce tome-ci seront évincés avec le suivant !

En bref, un premier tome tout à fait sympathique, à la fois original et bien écrit. La seconde moitié du roman traine en peu en longueur malgré la bonne volonté de l’auteure, mais le tout n’en reste pas moins passionnant !

On en redemande
On en redemande !

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4 Commentaires

  1. BON. Ben voilà qui me rassure alors. 😀 Je vais peut-être m’y mettre cet hiver, je sais pas trop encore. ! Je suis nulle en planning et quand j’en fais, je fais tout sauf m’y tenir. o.o
    ‘Tout cas j’avais vu que la 2e partie tirait un peu en longueur, donc j’espère juste que ça va pas trop me décourager. Je ne suis pas du tout l’incarnation de la patience huhu 😀

  2. J’avais eu un peu de mal avec Le cité. Je l’ai trouvé vraiment très long et manquant de rythme. Même si mon impression globale n’est pas négative, je n’ose pas me lancer dans le tome 2 qui doit bientôt sortir

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