Guerre et Dinosaures, Victor Milán

guerre et dinosaures

Traduit par Patrice Lalande

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L’histoire : Paradis. Pour les dieux, un simple plateau de jeu, le théâtre de leurs passions et luttes de pouvoir. Pour les hommes, c’est une terre brutale et violente, divisée entre dynasties rivales, déchirée par les ambitions et les croyances religieuses, constamment menacée par le machiavélisme politique. Dans cet état de guerre règnent les dinosaures. Élevés, dressés dès leur plus jeune âge, ils deviennent des armes redoutables dominant les champs de bataille.
Et c’est lors d’un affrontement épique dont le fracas pourfend la terre et déchire le ciel que l’énigmatique seigneur Karyl Bogomirskiy est défait par traîtrise et laissé pour mort. A son réveil, partiellement amnésique, il découvre qu’il est désormais pourchassé. Il se lance alors dans un voyage qui va faire trembler le monde, jusqu’aux trônes des dieux…

Mon avis : Aaaaah, ce Guerre & Dinosaures !! Forcément, forcément qu’il a attiré mon oeil, quand je l’ai découvert dans une caisse de nouveautés ! Si le titre m’avait bien fait rire (c’est un peu… Brut de décoffrage, disons), la couverture me plaisait bien, tout comme le résumé. Et que dire de cette citation du grand G.R.R. Martin lui même : « Un croisement entre Jurassik Park et le Trône de fer. » ? Intrigant, n’est-ce pas ? Il n’en fallait effectivement pas plus pour me ferrer, et c’est avec confiance que j’ai entamé ma lecture. Une confiance toute enfantine, soi dit en passant : des DINOS, quoi ! Enfin, DES DINOS !!!
Le résumé étant plutôt bien fait (quoique, il empiète quand même vachement sur la suite du présent roman)(parce que, les trônes des dieux, hein…)(bref), je ne reviendrai pas dessus. Sachez cela : nous suivons essentiellement quatre personnages : Karyl -le Vovoïde déchu et trahi- et Rob – ménestrel et maitre dinosaure- d’un côté, et Jaume -champion impérial et Chéri de ces dames- et Melodia -fille de l’Empereur et fiancée de Jaume- de l’autre. Avec, au milieu de tout cela, une foule de personnages secondaires dont j’ai peiné à retenir tous les noms. Peiné, d’ailleurs, pourrait être le mot représentatif de cette lecture : autant je me suis plongée avec enthousiasme dans ce roman, autant… Je ne m’y suis jamais immergée. A mon grand dam, qu’on se le dise : car Victor Milán met sur la table une foule d’idées tout à fait intéressantes (je ne vous parle pas de la fin, parce que ce serait spoiler mais… Si je glisse le mot science-fantasy, là, comme ça, personne ne le remarquera, hein ?), en plus de développer un univers tout à fait fascinant. La présence des dinosaures est très bien exploitée, pour le coup (oui, on en veut toujours plus maiiiis… C’est déjà bien), ils se fondent tout à fait dans le paysage. Là où le bât blesse… C’est bien au niveau de l’action, et des personnages : crédule que je suis, je m’attendais un petit peu à ce que cette citation soit quelque peu véridique : trouverait-on, dans ce roman, ne serait-ce que la moitié du génie de Martin pour rendre absolument passionnants tous les méandres politiques et jeux de pouvoirs complexes entre des dizaines et des dizaines de personnages ? Malheureusement, ce n’est pas le cas : la sauce n’a pas du tout pris avec moi. Pire : je me suis ennuyée. J’ai perdu le fil. Les derniers chapitres furent intéressants, ça oui ! Mais est-ce suffisant pour rattraper une lecture qui fut, avouons-le, laborieuse ? Je ne sais pas, je ne sais plus.
Ce qui est dommage, c’est que tout avait bien démarré, comme je vous le disais : l’univers est franchement chouette, et les idées sont bonnes. Le début est bien, la fin également… Mais le milieu parfois indigeste, même si je n’ai pu m’empêcher d’y revenir, encore et encore. Ma panne de lecture est-elle à mettre en cause ? Je n’en doute pas, cela n’a clairement pas facilité les choses. Je pense réessayer de le lire d’ici quelques semaines ou mois, histoire de voir ce que cela donne. Et, qui sait ? Le deuxième tome transformera peut-être l’essai, pour le coup : les derniers chapitres laissaient vraiment présager quelque chose de fort, fort sympathique. On y croit !

En bref, une lecture tout en ambivalences : les idées sont bel et bien là, mais l’action peine à accrocher, l’intrigue à décoller. A voir pour la suite !

laborieux
Lecture en demi teinte

Pour marque-pages : Permaliens.

3 Commentaires

  1. Dommage, cela semblait prometteur.
    Bisous à toi!

  2. Perso j’adore Jurassik Park, j’adore le Trône de fer mais alors un mélange des deux ne m’attire pas du tout. Et vu ta chronique, ce livre ne rejoindra pas ma wishlist ^^

  3. Je crois que j’aurais cédé à l’influence de cette citation de G.R.R. Martin moi aussi ! Même si, il est vrai que le titre n’est pas hyper engageant ^^ Le côté laborieux de ta lecture me refroidit un peu, je dois bien l’avouer, alors j’attendrai de voir si ta future relecture lui apporte un nouvel éclairage… Prudente je suis, sur ce coup-là 😉

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