Yesterday’s Gone, saison 1, épisodes 1, 2, 3 & 4 – Sean Platt & David Wright

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Traduit par Hélène Collon

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L’histoire : C’est à 2h15, en pleine nuit, que cela s’est produit. Mais ce n’est qu’au réveil qu’ils s’en sont rendu compte. Le monde déserté. Vidé de sa population. Famille, proches, voisins, tous ont disparu. Volatilisés. Ils ne sont qu’une poignée, disséminés à travers le pays, les espaces vierges des Etats-Unis et ses villes désormais fantomatiques. Oubliés, rescapés, moins que vivants ils n’ont aucune idée de ce qu’ils sont.
De ce qui s’est passé. Ils cherchent ceux qu’ils aiment, des réponses à des questions qu’ils ne connaissent même pas. Mais ils ne sont pas seuls. Quelque chose les observe. Et attend… Avant de comprendre, ils vont devoir survivre.

Mon avis : Amateurs de séries télé, soyez tout ouïe ! Voilà quelque chose qui devrait vous plaire 😁 C’est (comme souvent) à la libraire que j’ai pour la première fois aperçu ces deux romans, intriguée par la mention « Saison 1 – épisodes 1 & 2 / 3 & 4 ». Quand l’occasion m’a été offerte de les découvrir, je n’ai donc pas hésité longtemps, d’autant plus que le pitch post-apo m’intriguait énormément…
Disséminés à travers l’Amérique, ils se réveillent d’une nuit parfois agitée. Se réveillent, oui, mais seuls : le monde semble désert, sa population totalement -ou presque- disparue. Leurs voisins, amis et famille se sont volatilisés dans la nuit, sans laisser de trace. Commence alors pour eux une quête désespérée pour comprendre ce qu’il a bien pu se passer, une quête qui pourrait bien se transformer en exercice de survie… Car, qui sait ce que cachent les ombres, désormais ?
En un mot ? Efficace. Ces deux premiers volumes se lisent d’une traite, ou presque : l’action est omniprésente et les chapitres particulièrement courts, chacun étant consacré à un narrateur bien précis. Nous sautons de l’un à l’autre le souffle court, d’abord curieux de savoir où tout cela va nous mener… Puis complètement happés par l’intrigue une fois que les choses se corsent un peu. Ce qui ne tarde pas à arriver, qu’on se le dise : très vite, les auteurs passent à la vitesse supérieure, et la chair de poule nous gagne. L’ambiance, elle, n’est pas sans rappeler celle du Fléau, ou encore de Je suis une légende… Voire de La Route : car si le danger ne vient pas, de prime abord, des survivants, certains vont tout de même profiter de la situation pour dévoiler au grand jour leur caractère foutrement psychotique. Autant vous dire que je n’aimerais pas me retrouver parmi ces fêlés, quoi qu’il en coûte ‘_’
De par leur format, on imagine donc sans peine ces romans adaptés sur le petit écran : typiquement, cette manière de sauter d’un personnage à un autre en laissant le précédent dans une situation un poil précaire, ces descriptions reléguées au second plan par rapport à l’action… Ça fait très télévision, tout cela. Et c’était assez « frais » à découvrir : pas besoin de lire la moitié du premier roman pour se plonger véritablement dans l’univers, cela se fait très rapidement. Si vous recherchez quelque chose d’un abord aisé et se lisant sans peine, tout en étant doté d’une intrigue à la fois prenante et un poil oppressante, vous serez donc servis avec Yesterday’s Gone.
Pour ma part, et même si j’ai apprécié ma lecture, je dois bien avouer ne pas être totalement fan du format : vous savez comme j’aime avoir en face de moi des personnages travaillés, une intrigue touffue et un univers fouillé. Malheureusement, c’est chose impossible -du moins difficilement réalisable- ici : le concept des romans ne s’y prête tout simplement pas. Ceci dit, j’imagine sans peine qu’en six saisons de six épisodes chacune (!!!), tout cela aura bien le temps d’être creusé. Prudence est mère de sûreté (Bonjour, mon deuxième prénom est désuète !), donc, et voyons la suite : car ma curiosité, elle, est bel et bien attisée !

En bref, deux premiers volumes qui ont su éveiller mon intérêt, même si je regrette un peu que le background et les personnages ne soient pas plus travaillés que cela. Cela étant, le format original convient parfaitement pour une lecture aisée, rapide et prenante. Wait and see !

Un bon moment
Un bon moment !

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