Le proscrit, Simon R. Green (Traquemort #1)

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Traduit par Arnaud Mousnier-Lompré

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L’histoire : Owen Traquemort, seigneur récalcitrant de son clan, n’a jamais voulu se mêler des querelles incessantes de l’Empire. Mais c’était sans compter sur les décrets imprévisibles de l’impératrice Lionnepierre, « La Garce de fer », qui va mettre sa tête à prix. Contraint de fuir vers Brumonde, seule planète opposée à l’Empire, Traquemort, aidé d’un groupe d’alliés improbables, va entreprendre le périlleux voyage qui va le mener vers sa destinée…

Mon avis : Aaaah, ce Traquemort ! Ayant décidé de laisser une plus grande place dans ma bibliothèque à la SF, c’est assez naturellement que je me suis laissée tenter par ce classique du space opera, à l’occasion de sa réédition en poche. Et merci, Milady ! Sur le coup, pourtant, j’ai pris un peu peur : avez-vous vu l’épaisseur de la bête ? Et avec mon rythme d’escargot, je me suis dit que sa lecture allait bien me prendre deux ou trois semaines. Et pourtant…
Malgré un guerre civile qui ne cesse d’asticoter les forces de l’Empire, l’impératrice Lionnepierre dirige son monde d’une main de fer. Décidée à ne laisser passer aucune once de traitrise, la Garce de Fer n’hésite pas à user et abuser de son pouvoir pour terrifier ses gens. Dernière victime en date ? Owen Traquemort, régent de Virimonde, dont la tête vient d’être mise à prix. Contraint de fuir en vitesse à bord de son yacht d’agrément, Owen se rend sur Brumemonde accompagné d’Hazel d’Ark, jeune femme aux intentions quelques peu troubles. Mais, ce faisant, l’Impératrice était loin, très loin de se douter qu’elle offrirait ainsi, à ceux-là même qu’elle souhaite anéantir, une véritable chance de réussir leur soulèvement…
HA ! Mais comment j’ai bien FAIT, de lire ce bouquin au moment de la journée Star Wars ! Parce que, même si c’est pas la même chose, il y a quand même pas mal de références à notre chère saga ❤️ Du coup, OUI, j’ai beaucoup, beaucoup aimé ma lecture ! Pourtant, ce n’était pas gagné : les premiers chapitres ont été très, très laborieux. Jusqu’à ce que je dépasse le premier quart du roman, peut-être, je me suis demandé dans quoi je venais de me lancer. J’ai donc persévéré, bon gré mal gré… Pour finir par ne plus le lâcher, le sourire aux lèvres et l’esprit happé par les aventures de nos héros. Le sourire aux lèvres, oui, parce que… Simon R. Green ne lésine pas sur les petites touches d’humour, qu’il dissémine tout au long de son récit. Les personnages eux-mêmes en sont bourrés, ce qui donne à l’ensemble un côté assez léger des plus agréables 😬
L’intrigue, elle, est suffisamment dense pour ne pas nous lasser : nous suivons certes les aventures d’Owen (et quelles aventures ! Si certains passages m’ont parfois parus un petit peu faibles côté crédibilité, j’ai tout de même été passionnée par le destin de notre héros, qui va traverser -semble t-il !- la moitié de la galaxie pour échapper aux sbires de l’Impératrice et accomplir son destin… Tadam !), mais également celles de nos rebelles en herbe (pas tant que ça, pour certains !). J’ai apprécié de pouvoir me promener au gré de la narration, découvrant tour à tour une foule de personnages qui ont tous -plus ou moins- quelque chose à cacher. Surprises, rebondissements et révélations nous entrainent ainsi durant ces plus de 700 pages, le tout truffé de clins d’œil à la culture SF qu’il m’a particulièrement plu de débusquer, même si je suis loin, très loin d’être suffisamment calée en la matière (mais avouez que donner comme mot de passe à la Résistance « Nouvel Espoir », c’était un peu gros).
Côté personnages, et comme je vous le disais plus haut, c’est assez savoureux : Owen est assez attachant, même si j’ai parfois eu envie de le secouer. Hazel m’a beaucoup fait rire, avec son passif « honteux », de même que Rubis Voyage, chasseuse de prime alcoolique et surtout incrédule de se retrouver avec de tels boulets. Et puis, Jack Hasard, Giles, Tobias Lune, Oz, Wulf… et les autres, Valentin, Évangeline… Et j’en passe ! La galerie de portraits est riche, tous ne sont pas creusés à l’extrême, mais Simon R. Green sait ce qu’il fait et, ma foi, c’est efficace. Que demande le peuple ?
Et puis, parlons un peu du background ! Des planètes en veux-tu en voilà, des créatures hautes en couleur, des peuples par dizaines… RAAAH ! C’est grand, très grand, et aussi très culotté. Mais ça marche ! Bien sûr, ce n’est que le premier tome : on se doute que les suivants nous offriront moult explications sur les points restants dans l’ombre. Mais nous sommes séduits, et c’est bien le principal : Simon R. Green n’a pas fait les choses à moitié, et c’est TANT MIEUX.

En bref, vous l’aurez donc compris : ce premier tome m’a plu, beaucoup. Je suis bien contente d’avoir dépassé mes appréhensions premières pour poursuivre ma lecture !

On en redemande
On en redemande !

Pour marque-pages : Permaliens.

4 Commentaires

  1. Je ne connais pas. La couverture me fait penser au personnage d’Albator ! ce livre m’intrigue mais la longueur apparente me laisse distante…
    Belle chronique qui donne envie de s’y plonger !

  2. Je ne connais pas. La couverture me fait penser au personnage d’Albator ! ce livre m’intrigue mais la longueur apparente me laisse distante…
    Belle chronique qui donne envie de s’y plonger !

  3. Ping :Sunday’s Books #74 – Les lectures de Bouch'

  4. Bon ok, je sais déjà que je n’ai pas l’intention de résister pour celui-ci non plus ! C’est fou, quand je passe par chez toi, on peut dire que j’ai la tête qui fourmille de nouvelles impatiences livresques à la sortie, et j’adore ça !!! Merci 🙂

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