Les chants de Felya, Laurent Genefort

Les chants de Felya

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L’histoire : Aux confins de l’univers se commettent les pires atrocités. Sur Felya, une planète d’extraction minière, la puissante compagnie FelExport exploite toutes les ressources à sa portée : minérales, animales, végétales… et humaines. Pour les tribus indigènes, divisées, toute résistance est vaine. Que peuvent des lances contre des tanks ? Elles passent sous le joug de FelExport les unes après les autres : les hommes rejoignent les rangs de son armée, les femmes ses bordels.
Puni pour avoir enfreint les coutumes de son peuple, le jeune Lorin doit prouver son attachement aux siens. Dans sa quête, il va rencontrer Soheil, de la tribu des tailleurs de sel. Tous deux vont devoir mettre de côté leurs différences s’ils veulent survivre aux épreuves qui les attendent. La rébellion, l’espoir attendu par toute la planète, n’est peut-être pas loin… Une fresque de science-fiction qui n’est pas sans rappeler les œuvres de Stefan Wul et de Jack Vance.

Mon avis : Si je ne m’étais encore jamais frottée à la plume de Laurent Genefort, ce nom n’est pour autant pas inconnu au sein de ma PAL : Omale, son récit le plus célèbre, y a effectivement ses entrées. Mais c’est avec Les chants de Felya que j’ai décidé de découvrir son imaginaire, aux côtés de mon petit Chat préféré ❤️
Pour s’être montré trop curieux envers les Vangk et leur technologie, Lorin, jeune pêcheur de fer, doit prouver sa bonne volonté. Contraint de passer plusieurs jours dans les landes fumeuses, il aura ensuite pour mission de retrouver sa tribu grâce au labyrinthe tatoué sur son visage. Mais les méandres de celui-ci lui réserve bien des surprises… Dont une, aux yeux arc-en-ciel : Soheil, tailleuse de sel de naissance et escopalienne d’adoption, chassée par les siens et bien décidée à survivre dans un monde hostile où les Vangk se sont emparé de la moindre ressource exploitable… Et pourraient donc voir en eux une main d’œuvre de choix.
Le pitch de départ m’avait beaucoup, beaucoup plu : oserai-je dire que cela n’était pas sans me rappeler Avatar ? Allez, j’ose : le fait est que cela m’intriguais. Étant plus adepte de fantasy que de SF, je ne savais pas vraiment à quoi m’attendre, mais je pressentais LA bonne lecture. Et, globalement, ce fut le cas : les idées développées par Laurent Genefort sont fort intéressantes, et l’univers qu’il crée de toute pièce assez fascinant. Les descriptions sont légions, et l’on a finalement aucune difficulté à s’imaginer cette terre où l’indécence de la nature n’a d’égale que celle des hommes, ces Vangk imbus d’eux-mêmes et prêts à tout pour faire du profit, foulant allègrement du pied tout ce qui ose se dresser contre eux.
L’intrigue, elle, se révèle tout à fait prenante : divisée en trois parties, elle n’est pas tout à fait linéaire : si les deux premières se suivent de près et mettent en scène les mêmes personnages principaux (Lorin et Soheil dans la première, Lorin seulement dans la seconde), la troisième se situe plusieurs années en amont et présente une toute nouvelle héroïne… Dont je ne vous dévoilerai pas l’origine 🙂 Ceci dit, j’ai parfois trouvé qu’elle tirait en longueur : les circonvolutions empruntées par l’auteur alliées aux nombreuses (et, force est de dire, fort longues) descriptions ont fait que mon intérêt a finalement quelque peu décliné : la troisième partie, notamment, malgré les très bonnes idées s’y trouvant, m’a laissée songeuse et je ne m’y suis plongée qu’en dilettante, ceci expliquant le temps qu’il m’aura fallut pour venir à bout du roman.
De même, je n’ai pas vraiment réussi à m’attacher aux personnages du roman : si l’univers est particulièrement bien développé, l’auteur met beaucoup moins l’accent sur la psychologie de ses héros… Et cela m’a un peu fait tiquer, moi qui aime particulièrement les portraits fouillés :/ J’ai été touchée par la romance liant nos deux héros, mais sans pour autant ressentir palpitations et papillons dans le ventre : dommage, quand celle-ci est mise en avant tout au long du roman !
Quoi qu’il en soit, j’ai tout de même passé un bon moment, et suis particulièrement contente d’avoir enfin découvrir un bout de l’œuvre de cet auteur. Omale attend bien sagement dans ma PAL, mais nul doute qu’il en sortira bientôt !

En bref, une lecture avec du positif comme du négatif : le background est vraiment intéressant, les descriptions particulièrement évocatrices et les idées développées par l’auteur fascinantes… Mais l’action traine un petit peu en longueur, et les personnages n’ont pas assez de substance à mon goût. Un bon moment tout de même !

Un bon moment
Un bon moment !

La chat

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3 Commentaires

  1. Je ne pense pas qu’il soit fait pour moi, si l’idée de départ me tente, l’action lente me refroidie moi qui ne lis pas de SF =)

  2. Ping :Sunday’s Books #70 – Les lectures de Bouch'

  3. Dommage pour les personnages. Dit comme ça, il ne me tente pas plus que cela mais bon ça me l’aura fait découvrir 🙂

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