Le jeu de l’assassin, Amy Raby

1405-jeu-assassin_org

Traduit par Leslie Damant-Jeandel

Se le procurer :
Decitre FNAC-logo-noir-et-blanc-UNE-communication

L’histoire : Vitala Salonius est un assassin surentraîné et une femme aussi attirante que dangereuse œuvrant pour la libération de son peuple. Sa mission : séduire l’empereur avant de lui porter le coup fatal.
Dirigeant d’un pays au bord du chaos, Lucien Florian Nigellus ne baisse jamais sa garde. Sa vie étant menacée à chaque instant, il ne peut se le permettre, même devant cette éblouissante courtisane de passage au palais. Pourtant, Vitala pourrait bien le distraire un instant de ses préoccupations – et combler d’autres besoins…
Un assassin n’a pas le droit de succomber à sa proie, Vitala le sait depuis l’enfance.
Or Lucien ne ressemble pas au tyran sanguinaire qu’elle s’est imaginé. Prise entre ses convictions et un sentiment plus trouble, Vitala hésite. À qui ira sa loyauté ?

Mon avis : Il y a des fois comme cela où, alors que l’on pensait avoir fait le bon choix, on se retrouve avec un enchainement de lectures malheureux. Ce fut typiquement le cas avec Le jeu de l’assassin : après m’être régalée durant deux semaines avec les deux premiers tomes d’Imriel, je m’imaginais plonger dans une lecture plus légère (et bienvenue !), tout en conservant ce petit côté piquant qui m’avait tant plu. Et puis, avec une couverture signée Magali Villeneuve… C’était du tout cuit !
Le pitch est simple : Vitala, assassin hors pair et jeune femme particulièrement séduisante, n’a jamais connu qu’un seul but dans sa vie : tuer l’empereur qui opprime son peuple. Alors qu’elle est enfin prête à accomplir sa mission, tout bascule : prise entre des sentiments contraires, Vitala ne sait plus à quel saint se vouer. Doit-elle respecter à tout prix ses ordres, en faisant fi des récentes informations qu’elle a pu glaner et, surtout, de ce que lui dicte son cœur ?
Alors, voilà. Je vous le dis, tout de go : OUI, il y avait de bonnes idées. OUI, il y avait matière à faire un roman assez canon. Mais moi, quand on me dit « Un splendide premier roman. Épique, parsemé de personnages forts et vivaces. Un décor magnifique, et une intrigue qui mélange avec talent romance torride, aventure, mystère et intrigues de cour. », ou encore « L’histoire captivante d’un assassin tombé amoureux de sa cible : une alchimie très réussie entre les héros. », ben… Je m’attends à quelque chose de grand. De merveilleux. Quelque chose qui me fera vibrer, simplement.
Or, là… Non. Non, non et non. C’est simple : l’auteure a décidé de tout miser sur ses personnages. L’univers, l’action… Tout est beaucoup trop simpliste, pas assez creusé. D‘accord, cela s’enchaine sans heurt, et c’est un livre qui se lit relativement vite. Mais je me suis tout de même ennuyée : l’intrigue est cousue de fil blanc, et l’on peine à être vraiment embarqué dans note lecture. Où est l’épique, où est l’intensité ? Je dois bien avouer que je cherche encore.
Mais, MAIS le gros point noir du roman… Ce sont les personnages, justement. LE point central du livre, ce pourquoi Amy Raby a sciemment délaissé son univers qui, sans cela, aurait pu donner quelque chose de vraiment bien. Vitala et Lucien sont… Fades. Fades à pleurer, et leur relation est bourrée de clichés. Vitala est entrainée depuis qu’elle est gamine en vu de l’assassinat de l’empereur, et il suffit d’une partie de jeu pour qu’elle tombe plus ou moins amoureuse ? Et lui, qui ne se méfie que pour la forme ? Il n’y a aucune poésie, aucun frisson là-dedans, surtout au regard de ma précédente lecture. Ma lecture aurait-elle différente, si je n’avais eu cet immense coup de cœur avant ? Peut-être. Possiblement. Car quand on voit comment Jacqueline Carey soigne à l’extrême ses personnages et les relations qui les unissent, on ne peut qu’être un poil exigeant avec les romans qui suivent. Et là… Hum. Les choses commencent à changer vers la fin du roman, rattrapant quelque peu un début assez laborieux. Malheureusement, cela intervient un peu trop tard pour que l’on puisse vraiment profiter pleinement de notre lecture.
Ceci étant dit, je vous laisse avec un petit lien vers Babelio, sur lequel vous trouverez plusieurs chroniques bien plus enthousiastes que la mienne : Le jeu de l’assassin n’était tout simplement pas fait pour moi !

En bref, déception il y a, je ne vais pas vous le cacher. Le matériau de départ était bon mais, malheureusement, la sauce n’aura pas pris avec moi. Je m’attendais à beaucoup, beaucoup trop sans doute, la faute -en partie- aux critiques dithyrambiques auxquelles l’ouvrage est affilié. Dommage !

laborieux
Déçue !

Pour marque-pages : Permaliens.

5 Commentaires

  1. Oh dommage il est dans ma PAL ! A voir donc moi qui suis novice dans le genre.

  2. C’est vrai que la quatrième de couverture est totalement trompeuse avec ce roman…
    Mais, pour ma part, je l’avais vraiment bien aimé. Je me suis rapidement adaptée au rythme et aux personnages ^^

  3. J’en sors à peine. Au début j’étais assez enthousiaste, ça se lisait bien et j’avais bien saisi que c’était une romance et pas un roman de fantasy (ça aide à faire passer dès le début la pilule du manque d’approfondissement de l’univers). Mais bon j’ai déchanté. Oui ça se lit vite et bien, mais, sans aborder l’intrigue et l’univers bien minces, j’ai trouvé les personnages plats au final et la romance ne m’a pas fait vibrée. Dommage.

  4. Aurélie Sinoir

    Alors là c’est les boules. Avec le magnifique écrin de Mag, j’espérais un contenu à la hauteur… 🙁

  5. J’en attendais beaucoup et au final, en effet, ça casse pas trois pattes à un canard… pourtant… pourtant j’ai acheté les 2 suivants. Ça reste toujours assez superficiel, surtout le 3ème d’ailleurs, mais pourtant je me laisse prendre au jeu. Maintenant que j’ai compris je les classe dans des lectures plus légères sans prise de tête. Je pense surtout qu’on nous les survend un peu. Je regrette aussi que l’auteure ne varie pas ses schémas de couple.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *