Dévoreur, Stefan Platteau (Le sentier des astres #0)

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L’histoire : Sommes-nous les jouets des astres ? Qu’est-ce que ces choses lointaines éveillent en nous, qui nous anime et nous pousse à agir d’une façon qui nous étonne nous-mêmes ? Au-dessus de la demeure de Vidal, l’éleveur d’ânes, une planète brille trop fort ; le comportement de cet homme paisible s’en ressent. Son amie Aube assiste, impuissante, à sa transformation. Parviendra-t-elle à l’arracher à cette influence néfaste, ou faudra-t-il attendre l’aide de Peyr Romo, le magicien des Monts de Soufre ? Dans la vallée de Pélagis, de vieux instincts s’éveillent, prêts à dévorer toute humanité dans le cœur des êtres…

Mon avis : Alors là… ALORS LÀ ! J’en perds mes mots, dites : cela fait bien dix minutes que je suis devant mon écran, à essayer de trouver le terme juste pour qualifier au mieux cette courte nouvelle… Sensationnelle ? Magistrale ? Incroyable ? Une chose est sure : en commençant cette LC avec mon Alli chérie, je ne pensais pas vivre une telle expérience. Moi qui ne suis pas particulièrement adepte des formats courts, j’ai tout simplement été… Bluffée. Attention, coup de cœur en vue !
Alors qu’Aube Romo voit partir avec tristesse son mari vers quelque délicate mission, leur voisin et ami, Vidal, sombre peu à peu dans un état des plus étranges : connu pour ses sautes d’humeur, l’homme n’en est pas pour autant mauvais bougre, et Aube s’inquiète de le voir s’enferrer dans une solitude matinée de violence. Mais Vidal n’est pas seul : de ses deux petites filles, nul n’aperçoit plus signe de vie. Profitant de l’absence temporaire de l’homme, Aube s’en va en reconnaissance… Mais que peut-elle, seule, contre l’influence néfaste d’un astre ? De sombres pouvoirs sont à l’œuvre dans la vallée de Pélagis, et Peyr Romo plus attendu que jamais…
Je… Je… MAIS COMMENT C’EST TROP BIEN ÉCRIT ! J’en pleurerais presque d’émotion, tant je suis tombée amoureuse de la plume de Stefan Platteau. EN MÊME PAS CENT CINQUANTE PAGES, DIDIOU ! Ce bonhomme a un talent de FOU, et ce n’est pas peu dire : il nous livre un récit tellement envoûtant, tellement puissant qu’il vous colle à la peau, au cœur, à la tête. Et dire que je n’osais pas me lancer dans Manesh, le pavé m’effrayant un peu ! Autant vous dire que là, tout de suite, maintenant, je le regarde avec des yeux fiévreux, littéralement obsédée par ce qu’il pourrait renfermer. Gare à vous, Jaworski et consort ! Si mon cœur vous est acquis, vous allez tout de même devoir vous serrer un peu pour faire de la place à M’sieur Platteau. Raaah ! Je suis sous le charme. Complètement, irrémédiablement.
Vous le savez, que j’aime les bons mots, les tournures de phrases recherchées, la beauté du texte. Mais là, c’est surtout… Qu’on s’attend simplement à ce que le texte prenne vie. À ce que ce grand barbu vienne toquer à notre porte, vêtu d’une cape et d’un pourpoint de cuir, afin de nous conter ce récit enivrant. Dès les premières notes de cette incroyable symphonie, Stefan Platteau nous ouvre la porte de son imaginaire. Une porte ouvrant sur une explosion de couleurs chamarrées, sur une tempête qui nous laisse pantelants, songeurs.
Songeurs oui, car en plus d’être magnifiquement écrit, Dévoreur est une invitation à la réflexion. Reprenant les codes des contes de notre enfance, l’auteur nous livre un texte puissant, qui m’a carrément donné des frissons : tantôt tendre, tantôt violent, Dévoreur ne donne pas dans la demi-mesure et ne laissera personne indifférent… Surtout quand un petit bout de chou dort dans la pièce d’à côté : je n’ai pas pu m’empêcher d’y voir une réflexion sur la paternité et ses implications, sur ce rôle ambivalent du père, entre protecteur désigné et bourreau potentiel, fort de son emprise totale sur ces êtres lui faisant une confiance pleine et entière… C’est juste, cruellement juste, parfois.
En quelques mots comme en cent, je suis SOUS LE CHARME. Je ne pensais pas pouvoir être subjuguée ainsi par un récit aussi court, et Stefan Platteau a su me convaincre du contraire : par la maitrise de ses mots, par un texte aussi riche que puissant, il signe mon premier gros, vrai, ÉNORME coup de cœur de 2016. Et ce n’est pas peu dire !

En bref… ALLEZ LE LIRE. DIDIOU !

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COUP DE CŒUR !

Pour marque-pages : Permaliens.

14 Commentaires

  1. Whoua déjà qu’il me faisait envie mais si en plus tu as eu un coup de coeur je me dois de le lire =)

  2. Même ressenti 🙂
    Je ne peux que t’encourager à lire Manesh!
    Clair qu’il en a dans la plume le gaillard!!
    Fière d’avoir cet auteur parmi les ambassadeurs culturels belges!
    A déguster lentement pour bien en profiter!

  3. *com’ envoyé trop vite… J’ai pas eu le temps de cocher la case de suivi 🙂

  4. Waouh! Ok. Je VEUX ce livre *_*

  5. Ouah je ne l’ai pas du tout vu passer celui-ci, mais tu fais drôlement envie :O Allez, hop hop hop, dans mon panier Electre !

  6. Aurélie Sinoir

    Il est magnifique. J’avoue que je me disais « oui mais il est tout petit »… mais je vais probablement craquer… d’autant que Manesh fait partie de ma PAL Imaginales! Et j’ai entendu qu’il était dur d’y résister…
    Ta chronique est juste sublime.

  7. Déjà présent dans ma wish-list, je le remets en tête afin qu’il n’y reste plus trop longtemps ! Merci de me rappeler à mes priorités 🙂

  8. Ping :Manesh, Stefan Platteau (Le sentier des astres #1) – Les lectures de Bouch'

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