Lectures estivales #1 : Bird Box – Les fragmentés – L’œil du monde – Lamentation

Lectures estivales

Bonjour mes chatons !

Nous nous retrouvons aujourd’hui pour quatre (quatre !) minis chroniques : comme je vous l’expliquais sur facebook il y a peu, entre le manque de temps et d’inspiration… C’est encore la solution la plus satisfaisante que j’ai pu trouver pour être à même de vous proposer quelques avis livresques ^_^ Pas de coup de cœur parmi ces quatre romans, donc, mais que de très bonnes lectures : vous allez voir, il y en a pour tous les goûts !

◊ Bird Box, Josh Malerman

Bird box

Traduit par Sébastien Guillot
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L’histoire : Depuis qu’ils sont nés, les enfants de Malorie n’ont jamais vu le ciel. Elle les a élevés seule, à l’abri du danger qui lest abattu sur le monde. Elle a perdu des proches, a assisté à leur fin cruelle. On dit qu’un simple coup d’oeil suffit pour perdre la raison, être pris d’une pulsion meurtrière et retourner sa violence contre soi. Elle sait que bientôt les murs de la maison ne pourront plus protéger son petit garçon et sa petite fille.
Alors, les yeux bandés, tous trois vont affronter l’extérieur, et entamer un voyage terrifiant sur le fleuve, tentative désespérée pour rejoindre une colonie de rescapés. Arriveront-ils à bon port, guidés par leur seule ouïe et leur instinct ?

Mon avis : J’ai ouvert Bird Box en pleine période de canicule, espérant que son ambiance glaçante refroidisse un peu l’atmosphère. Peine perdue : s’il m’a bien collé une sacrée dose de frissons, je n’en ai pas moins sué comme une forcenée, et pour cause : il m’a mis les nerfs en pelote. Et encore, l’expression est faiblarde : j’étais carrément au bord de la rupture nerveuse tout au long de ma lecture. Cajou n’avait donc pas menti, ce roman est un concentré d’angoisse à lui tout seul. Josh Malerman nous ferre dès les premières pages, ne jouant jamais franc jeu, mais préférant suggérer, sous-entendre, laisser l’imagination de son lecteur déborder à qui mieux-mieux… Rien que de me mettre à la place de cette mère, contrainte de sortir les yeux bandés avec ses deux petits, au milieu de ce que l’on imagine être une foule de créatures cauchemardesques… Brrrr, j’en ai la chair de poule. Et cela fait deux bonnes semaines que je l’ai lu. L’atmosphère est lourde, poisseuse, profondément malsaine… Qui les attend, là, dehors ? Et que s’est-il passé, à l’intérieur ? On avance à petits pas, redoutant la page suivante tout en étant, paradoxalement, incapable de ne pas la tourner. Sans nul doute, voilà un roman qui ravira les amateurs de thrillers psychologiques !

Les fragmentés, Neal Shusterman

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Traduit par Emilie Passerieux
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L’histoire : Dans une société traumatisée par la Seconde Guerre civile, une loi autorisant la fragmentation a été votée. Celle-ci stipule qu’il est interdit d’attenter à la vie d’un enfant de sa conception jusqu’à son treizième anniversaire. Passée cette date, tout parent peut décider de « résilier » son enfant en ayant recours à la fragmentation, processus qui permet de renoncer à son enfant rétroactivement. Une seule exigence : réutiliser 99 % des organes du fragmenté pour qu’il continue à « vivre » à travers d’autres.
Connor, Risa et Lev ne se connaissent pas, un monde les sépare. Adolescent à la dérive, pupille de la nation ou objet d’un sacrifice religieux, chacun se retrouve pourtant sur la liste fatale. Leur seule échappatoire : fuir, se cacher, et essayer de survivre…

Mon avis : Présenté par beaucoup comme étant l’un des thrillers d’anticipation destiné aux ados les plus originaux du moment, Les Fragmentés m’a fait passé un sale quart d’heure. Et c’est à vous que je le dois, bande de coquinous ! Vous avez en effet été plus que nombreux à m’orienter vers cette lecture quand je vous ai fait part de mon indécision sur la page du blog. Et moi, docile, je vous ai écoutés. Je m’y suis plongée sans en avoir lu le résumé, sans savoir même de quoi il était question. Et bien… Je n’ai pas été déçue ! Pour être original, ce premier tome l’est. Original, oui, mais aussi glaçant, malsain. Profondément malsain. Le principe même de base m’a soulevé le cœur : comment peut-on passer treize ans (ou plus) de sa vie à élever un enfant, et décider du jour au lendemain de le… Fragmenter ? De le diviser, d’en récupérer toutes les parties viables et saines pour les redistribuer au gré des demandes ? NAN MAIS ALLO ?! C’est horrible. C’est juste H-O-R-R-I-B-L-E. Plus j’avançais dans l’intrigue (comme le dit si bien le résumé ci-dessus, nous suivons donc trois jeunes gens destinés à la fragmentation et qui vont, par miracle, réussir à gagner un peu de répit), plus mon cœur menaçait de lâcher. J’ai même cru que j’allais tourner de l’œil, durant une scène bien particulière (LA scène. Vous voyez de quoi je parle, hein ?). Quand je lui ai raconté de quoi il était question, Chéri m’a très justement fait remarqué que ce n’était peut-être pas la lecture la plus judicieuse vu mon état. HA BAH TIENS, J’M’EN ÉTAIS PAS RENDU COMPTE DIS DONC. Le fait est que malgré le côté particulièrement éprouvant de cette lecture (et j’insiste, pas la peine d’être enceinte pour être dans ses petits souliers tout au long du roman), je l’ai quand même dévoré, ce bouquin. Et j’ai même envie d’acheter la suite, tiens. Si c’est pas du masochisme, ça ! Mais le fait est là : Les Fragmentés est bel et bien l’un des meilleurs romans du genre que j’ai pu lire. Tenez-vous-le pour dit !

L’œil du monde, Robert Jordan (La roue du temps #1)

l-oeil du monde

Traduit par Jean-Claude Mallé
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L’histoire : La Roue du temps tourne à mesure que les Ères se succèdent… Et bien vite elle va entraîner dans sa course effrénée Rand et ses amis, obligés de fuir leur village contre lequel de monstrueux géants ont lancé l’assaut. Jetés sur les routes, ils n’ont pas d’autre choix que de suivre Moiraine la magicienne, en direction de la cité de Tar Valon où ils seront enfin en sécurité ! Le temps presse, car l’un des compagnons est peut-être le Dragon réincarné, celui qui doit vaincre les Ténèbres…

Mon avis : J’ai découvert La Roue du temps grâce à… Brandon Sanderson. Ben quoi ? Robert Jordan ayant quitté cette terre avant d’avoir pu terminer l’œuvre de sa vie, c’est en effet à ce cher Brandon qu’a été confiée la tâche pour le moins complexe d’achever ce cycle déjà bien entamé. Je me suis donc dit « Hé Bouch’, c’est quand même pas parce que la série va finir par taper dans le million de pages que tu vas passer à côté, hein ? D’autant plus que c’est un pilier en matière de fantasy ! » Je me suis donc lancée à l’assaut de ce pavé, aux côtés de ma fidèle acolyte Allisonchouchérie. Et quelle découverte ! Il n’y a pas à dire, Robert Jordan nous offre là un sacré morceau. 860 pages d’un univers à la fois novateur et profondément riche, d’une intrigue tentaculaire et captivante, de descriptions foisonnantes de détails, d’action, d’émotions, de frissons. Tout ça, et bien plus ! Ceci dit, je ne pense pas avoir été dans les meilleures conditions possibles pour le lire : j’avais davantage besoin de quelque chose de léger, voire de superficiel, et là… C’est pas trop ça, disons. Du coup, j’ai eu tendance à le trouver UN POIL long, le bougre. Un poil long, mais tout de même très bon : en une semaine, son compte était réglé. Et quand on sait à quel rythme d’escargot j’avance dans mes lectures, en ce moment, c’est plutôt bon signe 🙂 Les personnages sont vraiment bien croqués, tout à fait réalistes (enfin, ENFIN des héros qui n’acceptent pas d’emblée une situation complètement ahurissante, mais qui prennent le temps d’émettre des doutes, de se poser les bonnes questions !), l’intrigue est vraiment passionnante, on se prend très rapidement au jeu. Et l’intérêt ne faiblit pas, bien au contraire : j’ai adoré suivre nos héros dans leurs aventures, apprendre en même temps qu’eux l’histoire de cet univers oh combien complexe, les voir se débattre contre un destin implacable et bien décidé à les user jusqu’à la corde. Ce que j’ai particulièrement aimé ? Le fait que ce premier opus se termine sur une vraie fin. Bien sûr, qu’on a envie de lire la suite. Mais si, pour une raison ou une autre, nous sommes dans l’incapacité de le faire, Robert Jordan nous offre tout de même une certaine sérénité. Et ça, c’est vraiment chouette de sa part 🙂 Une très belle découverte, donc, qu’il me tarde de poursuivre !

Lamentation, Ken Scholes (Les psaumes d’Isaak #1)

lamentation

Traduit par Olivier Debernard
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L’histoire : La cité de Windwir vient d’être anéantie, et avec elle la Grande Bibliothèque où reposait la mémoire du monde. L’onde de choc de cette catastrophe rompt les équilibres politiques et religieux des Terres Nommées, attise les convoitises, ravive les complots, met à mal les alliances. La guerre est inévitable. Rudolfo le roi tsigane, seigneur des Neuf Maisons Sylvestres, est le premier sur les lieux et recueille dans les ruines un automate de métal.
Agité de sanglots et rongé par la culpabilité, celui-ci s’accuse d’être à l’origine du drame. Quel est son terrifiant secret ? A-t-il été manipulé ? Qui voulait la destruction de Windwir et pourquoi ? Mais voilà que Neb, un jeune moine orphelin qui a assisté à l’horreur, commence à faire des rêves prophétiques…

Mon avis : Ce n’est pas sérieux, mais voilà : je suis bien incapable de retrouver QUI m’a conseillé de lire ce roman. Dénoncez-vous ! Le fait est qu’il est entré dans ma PAL lors de ma dernière commande passée chez Gibert Joseph, et qu’il n’y est pas resté bien longtemps : la faute à sa formidable couverture, signé Marc Simonetti, évidemment :3 Comme souvent, je m’y suis plongée sans trop savoir ce que j’allais y trouver, même si je pensais avoir affaire à une nouvelle pentalogie de fantasy plutôt lambda. Et bien non ! Quelle n’a pas été ma surprise quand je me suis retrouvée aux prises d’une intrigue mêlant adroitement politique, religion et magie, faisant intervenir une foule de personnages tous plus mystérieux les uns que les autres ! Ken Scholes m’a véritablement captivée, et surtout menée par le bout du nez. Fiou ! Si j’ai eu les mêmes difficultés à m’y retrouver que pour La roue du temps (comme intrigue légère et facilement compréhensible, on fait mieux ^_^ Mais où sont donc mes bouquins de Bit-Lit ?!), j’ai pris beaucoup de plaisir à découvrir ce nouvel univers, à traquer le moindre indice pour tenter de me retrouver dans ce jeu politique des plus retors. Ne vous attendez pas à une action trépidante : peu de combats, pas de monstres en veux-tu en voilà… Nous ne sommes pas dans de la High-Fantasy classique. Non là, ce qui compte le plus, c’est la partie d’échec géante mise en place par l’auteur, une partie d’échec qui nous fait clairement tourner en bourrique. Vous pensez avoir compris le pourquoi du comment ? Que nenni, un nouveau pion fait son entrée et bouleverse tous les plans  précédemment établis. Jusqu’à la toute fin, nous ne savons sur quel pied danser. Et une fois la dernière page tournée… On ne demande qu’à lire la suite !

Nous voilà arrivés à la fin de cette première session vous présentant mes lectures estivales 🙂 J’espère que ces chroniques express vous auront plu et, pourquoi pas, donné envie de découvrir plus avant ces quatre petites pépites ! A très vite ♥

Pour marque-pages : Permaliens.

12 Commentaires

  1. Bird Box est dans ma PAL. Faudrait peut-être que je le tente, un jour ! Dire que je l’ai acheté un peu après sa sortie en mode « Il me le faut tout de suite » et il n’est toujours pas lu haha.
    Les Fragmentés est dans ma WL. Vu ce que tu en dis, j’aimerais bien l’avoir tout de suite-tout de suite, tiens ! ^^

  2. Bird Box me tente beaucoup également.
    ah la la les fragmentés je sais pas si je vais m’en remettre un jour xd et oui surtout pour LA scène j’ai du m’arrête au moins trois fois pendant ce passage pour en parler a mon homme ^_^

  3. Drôlement chouettes ces mini-chroniques de lectures estivales! Je n’ai lu que Bird Box mais tu m’as bien donné envie de découvrir tous les autres!! (comme si ma PAL en avait besoin hein!) Félicitations pour ces lectures 😉

  4. Bien sympathique ce format, je me tâte de faire la même chose depuis quelques temps, pour les romances sur lesquels je n’ai pas forcément des tonnes de chose à dire. A part ça Bird Box me fait terriblement envie et terriblement peur depuis que Cajou a publié son article dessus. Et maintenant je peux ajouter les Fragmentés à ce petit club exclusif. Merci bien. Faut dire que je suis une grosse froussarde facilement impressionnable ^^ Sinon, grosse honte en lisant ton avis sur le T1 de La Roue du Temps. Je me souviens que je l’ai lu, que je l’ai aimé, mais à part ça, rien que dalle à part le début de l’histoire, gloups. Bon ben j’ai pu qu’à me trouver un wiki détaillé ou me faire une relecture si je veux continuer la série un jour (quand le nombre de tome arrêtera de me tétaniser).

  5. Les fragmentés je n’en n’ai entendus que du bien et Lamentation me tenterai bien pour la psychologie derrière =) Bisous ma belle <3

  6. De très très bons choix de lecture tout ça ! J’ai adoré les Fragmentés qui est un des meilleurs dans son genre en effet 🙂 Et Lamentations est du très bon aussi (mais attention, ce n’est pas une trilogie ! ). Pour la Roue du Temps, je l’ai depuis longtemps dans ma PAL et j’avoue que j’ai peur de 2 choses : la taile de la saga, qui impressionne un peu… Et le fait que ça soit un grand classique, qui pourrait bien me décevoir par ce côté là

  7. Tes « petites » chroniques, que j’ai trouvées très étoffées, sont intéressantes. On sent la passion pour ces mondes fantastiques et extraordinaires. Je prends quelques notes de livres (les deux premiers). Merci.
    Bon été !

  8. Je n’ai lu que Bird Box parmi les 4 mais je l’avais trouvé bien flippant !

  9. J’ai Bird Box dans ma PAL et maintenant j’ai hâte de le sortir ! Les fragmentés me donne bien envie de découvrir l’univers particulier ! L’oeil du temps est dans ma Wish-list, je pense quand même attendre de me le procurer. Lamentation pourrait m’intéressait pour traquer les indices !

  10. Bird box!! J’en ai encore des frissons, court mais très efficace!

  11. j’avais bien aimé Bird Box mais sans plus… Je n’avais pas ressenti les frissons dont tout le monde parle!
    Par contre, Les fragmentés, je l’avais vraiment trouvé bien et effectivement le concept fait froid dans le dos ^^

  12. J’adore ce nouveau rendez-vous de chroniques express, un concept bien sympathique pour faire un tour d’horizon de tes derniers avis ! « Bird Box » m’a fait le même effet, j’étais scotchée jusqu’à la fin 😉 J’enregistre « Les fragmentés » dans mes priorités futures ! Merci, et vivement le prochain numéro de ces lectures estivales 🙂

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