Dis-moi que tu m’aimes, Joy Fielding

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Traduit par Jean-Sébastien Luciani

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L’histoire : Une nuit, planquée dans un buisson à espionner un suspect, la détective privée Bailey se fait surprendre par un inconnu qui la viole, en lui susurrant ces paroles glaçantes : «Dis-moi que tu m’aimes.» Commence alors pour la jeune femme une longue descente aux enfers.
Elle ne dort plus, fait toujours le même cauchemar, se lave frénétiquement plusieurs fois par jour, traque le moindre bruit. Et revit la scène encore et encore… Qui est son violeur ? Le voisin bizarre qu’elle épie toute la journée à travers ses jumelles ? Son ex avec lequel la rupture fut extrêmement violente ? Chaque passant ressemblant de près ou de loin à la silhouette de son agresseur devient suspect numéro un…
Entre rêves, hallucinations et réalité, le lecteur vacille avec Bailey, suivant chacun de ses pas, le coeur battant.

Mon avis : J’avoue que c’est la référence à Fenêtre sur cour qui a attiré mon attention sur ce roman : ce film m’a énormément marquée, et j’étais plutôt curieuse de voir ce que cela pouvait donner sur papier. Ni une, ni deux, donc…
Bailey est détective privée. Alors qu’elle est en planque pour l’une de ses affaires, un inconnu la surprend et la viole. En lui murmurant à l’oreille « Dis-moi que tu m’aimes »…
Complètement traumatisée, Bailey se terre chez elle, refusant tout contact avec le monde extérieur. Elle voit en chaque homme son agresseur, et ne tarde pas à être victime d’hallucinations. Pourtant, elle en est sûre : il est là, tout près d’elle. Et se plait à la narguer…
Voilà une lecture pour le moins… Ambivalente. Autant j’ai été pas mal accrochée par l’intrigue, autant je sais déjà que je n’en garderai pas un souvenir impérissable. Étrange, non ? Je pense que tout cela tient à l’ambiance du livre : on se retrouve plongés au cœur de la psychologie de Bailey, au coeur de ses terreurs et… On ne tarde pas à devenir aussi paranoïaques qu’elle. En même temps, qui le lui reprocherait ?
Son viol marque le début d’une longue descente aux enfers, que j’ai suivi avec un filet de sueur glacée dans le dos. On s’interroge, nous aussi : ce voisin, qu’elle se « plaît » soudainement à épier, n’est-il pas… Clairement louche ? Nous voilà embarqués dans un huis clos à la fois glauque et intimiste, au cœur duquel imagination et réalité ne cessent de se confondre.
Cette atmosphère poisseuse et particulièrement désagréable m’a donc collée durant toute ma lecture, m’empêchant presque de penser à quoi que ce soit d’autre. Pour autant, comme je vous le disais… Je doute de me souvenir de ce roman dans les mois à venir. Pourquoi ? À dire vrai, je n’en sais trop rien. Il n’y a juste pas eu cette petite étincelle qui lui aurait permis de se démarquer par rapport à mes autres lectures. Allez savoir ? Peut-être est-ce cette fin, un peu tirée par les cheveux ? Le manque d’action ? La froideur quasi polaire d’un bon nombre de personnages ? Un peu tout ça en même temps ? Sans doute. Je ne ressors donc pas de cette lecture particulièrement déçue, mais pas conquise pour autant. Ambivalent, j’avais dit ?

En bref, une lecture qui m’aura laissée un peu sur ma faim : malgré une atmosphère glaçante, l’action tourne rapidement en rond. Un peu dommage, avec un point de départ si prometteur !

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2 Commentaires

  1. Ah il est dans ma PAL, du coup ton avis me fait un peu peur ^^

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