In the After, Demitria Lunetta

in the after

Traduit par Maud Ortalda

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Decitre

Je tiens à remercier Emily et les éditions Lumen pour m’avoir permis de découvrir ce titre ♥

L’histoire : Amy est devant sa télévision quand le pire se produit, quand ILS attaquent. New York, Paris, Tokyo… Des créatures sans pitié déferlent, et dévorent les humains. Personne ne sait d’où ils viennent mais une chose est sûre : la population de la planète décroît dramatiquement en quelques jours à peine. A l’abri de la grille électrifiée de sa maison, Amy parvient à leur échapper.., mais pour combien de temps ? Elle qui a perdu tous les siens parvient tout de même à recueillir Baby, une petite fille qui a miraculeusement survécu aux crocs acérés des nouveaux maîtres du monde. Trois ans qu’elles survivent en autarcie, quand d’autres survivants commencent à se manifester. Elles pensent que leur enfer est terminé… mais il ne fait que commencer !

Mon avis : Aloooors… Par où commencer ? En dénonçant la vile tentatrice qui m’a poussée à ouvrir ce livre, peut-être ? Flora, cesse donc de te cacher, on t’a reconnue ! C’est lors de la petite réunion organisée par l’équipe de Lumen que cette satanée coquine m’a poussée au crime, à grands renforts de « Quoiiii, mais tu ne l’as pas lu ?!!! ». Et moi, docile… Je m’y suis donc plongée. Il faut dire que les arguments mis sur la table étaient plus qu’alléchants. Une tension implacable. Un récit d’une intensité rare. Des rebondissements en veux-tu en voilà, une intrigue richement nourrie. En bref, une petite pépite mêlant allégrement thriller et post-apocalyptique. Qui, qui aurait pu résister à un tel engouement ? Je ne sais pas vous mais, moi… Je n’ai pas pu m’empêcher de lui faire immédiatement les yeux doux, à ce p’tit bijou. Tant et si bien qu’il a grillé bon nombre de romans dans ma PAL, atterrissant directement sur ma table de chevet.
Et maintenant… VERDICT !
En l’espace de quelques heures, Amy a tout perdu : ses parents, ses amis, son avenir. Elle était chez elle quand ILS ont débarqué, et c’est qui l’a sauvée. Contrairement aux millions de gens partis au travail, faire les courses, courir dans le parc. Rapidement, elle a compris qu’ils s’orientaient essentiellement grâce à leur ouïe : impossible de leur échapper en plein jour mais, à condition d’être suffisamment silencieuse, la nuit pouvait la dissimuler à leurs yeux. Commence alors pour elle une vie de survivante, uniquement rythmée par ses excursions nocturnes pour se ravitailler, et les chocs électriques de la barrière entourant sa maison quand l’un d’EUX s’en approche trop. Alors qu’elle se croit seul être humain sur Terre, elle rencontre Baby, petite fille de quelques années seulement. Comment a-t-elle fait pour survivre seule au milieu de ce désastre ?  Ignorant ce que lui souffle son instinct de survie, Amy décide de l’emmener avec elle. Étrangement silencieuse, Baby a tôt fait de s’habituer au mode de vie de sa sœur adoptive. Durant trois ans, elles seront tout l’une pour l’autre. Jusqu’à ce que, un beau jour, d’autres survivants se manifestent…
Bon, vous avez deviné ? Bien sûr que j’ai adoré ce bouquin ! Flora, ma chère, tu ne t’étais pas trompée, loiiiin de là. En vérité, je l’ai dévoré. Pendant une journée, j’ai moi aussi mis les pieds dans l’Après, aux côtés d’Amy et de Baby (bon, sans avoir la crainte de voir surgir à chaque éternuement une immonde créature verdâtre, avouons-le.), la peur au ventre et les poils des bras hérissés. C’est qu’elle n’avait pas menti, quand elle parlait d’une tension insupportable ! Tout au long de notre lecture, on est sous pression. Franchement, je dois bien dire que j’étais sceptique, au début : l’auteure allait-elle suffisamment bien manier les fils de son récit pour lui donner toute l’ampleur qu’il méritait ? Allait-elle réussir à surpasser la difficulté de n’avoir aucun dialogue, aucun « son » à exploiter ?  Et bien… Oui. Oui, oui, oui. Dès les premières pages, on est happé par l’intrigue. C’est une plongée en enfer que Demetria Lunetta nous offre, un aller simple pour l’apocalypse. Elle ne donne pas dans le gore inutile, n’en rajoute pas des tonnes, non : elle va droit au but, incisive, construisant petit à petit une intrigue propre à nous glacer la moelle des os. C’est à la fois pesant et… délicieusement angoissant.
Première source de stress : Amy et Baby sont sans cesse sur la sellette : un seul faux pas, et c’est la mort assurée. Vous conviendrez que leurs petites excursions n’ont évidemment rien de simples promenades de santé. La première partie du roman n’est donc qu’une question de survie, et l’on peine à croire que nos deux héroïnes vont parvenir à voir la prochaine page en un seul morceau. Et ça ne va pas s’arranger avec l’arrivée d’autres survivants. Je ne vous en dirai pas beaucoup plus sur ce point (eh non, bande de coquinous !), mais le fait est que l’on sent, dès le début, que quelque chose cloche. En tout cas, pour ma part, impossible de chasser l’idée que, dans ce genre de situations… Ça tourne souvent au désastre :/
Deuxième source de stress : on a vraiment, vraiment peu d’informations. Et ce, à tout point de vue. D’où sont venues les créatures, à quoi ressemblent-elles précisément ? On ne sait rien. Et cela ne fait que s’aggraver dans la deuxième partie du roman, où l’on est plongé dans l’ignorance la plus totale. Et ça… C’est intenable, franchement. Parce que du coup, la méfiance est omniprésente. Comme si le fait de risquer sa vie à chaque instant ne suffisait pas ! Plus l’intrigue avance, et plus l’on entrevoit une vérité propre à nous glacer le sang. L’auteure est décidément passer maitre dans l’art jouer avec nos nerfs !
Côté personnages, je suis essentiellement… Admirative. Non mais, soyons sérieux : en ce qui me concerne, je n’aurais pas tenu une journée avec EUX. J’aurais trébuché au mauvais moment, fait tomber quelque chose de lourd, entonné une chansonnette… Bref, je me serais faite bouffer en moins de deux. Alors que Amy et Baby, elles… Trois ans !! TROIS FOUTUES ANNÉES !
Baby est terriblement attachante. Petite puce qui n’a rien demandé, on a juste envie de lui faire un câlin (et on se prendrait très certainement un coup, si l’on essayait). Amy, elle, m’a également beaucoup plu, dans le sens où… Pour une fois, on a une héroïne qui réfléchit. Qui se pose des questions. Non, elle ne fait pas confiance aveuglement. Non, elle ne prend pas pour argent comptant tout ce qu’on lui dit. Et, non, elle n’efface pas d’un coup de baguette magique trois années de survie qui l’on marquée aussi sûrement qu’au fer rouge… Elle a une véritable identité, et c’est ce que j’ai aimé chez elle. Kick-ass, elle l’est forcément, vu les conditions dans lesquelles elle a grandi. Mais elle n’en est pas pour autant complètement insensible… Bref, Demetria Lunetta a parfaitement dosé son personnage. Well done !
Vous l’aurez donc compris en voyant la taille de cette chronique, In The After m’a véritablement exaltée. Angoissée, aussi, et pas qu’un peu. Je partais confiante dans cette lecture, j’en suis ressortie accro. Non mais, vraiment, où est la suite ?

En bref, une excellente lecture qui m’aura tenue en haleine près d’une journée entière. J’en ai eu des sueurs froides, la chair de poule, le ventre noué. Si je devais résumer tout cela ? WAHOU !

On en redemande
On en redemande !

Pour marque-pages : Permaliens.

14 Commentaires

  1. Je dois dire… que suis vraiment plus que tentée !!
    Méchant Bouchon tentateur !

  2. Il va falloir que je craque dessus, et vite !!

  3. Moi aussi je dénonce Flora ! Pour m’avoir fait rajouter ce livre sur ma wish :p Puis Sae. Puis maintenant TOIIII !!
    Mais je dois aussi avouer que je vais finalement le lire, bientôt. Juste après ma prochaine lecture. J’ai suffisamment fait durer l’attente :p
    J’espère adorer comme vous trois !

  4. Rien que ta chronique me fait ressentir des frissons dans le dos! C’est possible que je me lance dans cette univers 🙂

  5. Ahhhhh j’avais eu un gros gros coup de cœur sur ce bouquin et j’attends impatiemment le tome 2! J’sais pas quand il sort maintenant que j’y pense!^^ Je crois que Amy est mon personnage préféré de tous les temps. BADASS

  6. Mais c’est quoi cette chronique de psychopathe! J’ai envie de courir acheter le livre >< Mon porte feuille pleure en silence! Autant te dire que In the after vient de rejoindre ma PAL!

  7. Le moins que l’on puisse dire, c’est que ta chronique donne envie! Il se pourrait donc qu’une de ces fois je craque moi aussi pour ce livre! Vilaine tentatrice 😉

  8. La satanée coquine est très fière d’elle, hihihi ! Je suis ra-vie que tu aies autant accroché à cette petite bombe, ça vaut le coup, hein ? Ta chronique m’a filé la chair de poule, ça m’a rappelé tellement de souvenirs angoissants et tout ! <3 Et Baby et Amy sont un duo du tonnerre, je brûle de les retrouver dans In the End (viiiiite, dépêchez-vous Lumen !). Et pareil, je crois que j'aurais été bouffée par un alien au bout de… une demi-seconde, pas douée que je suis. XD
    Bref. Mission accomplie, héhéhé !

  9. Ah il me fait terriblement envie celui-ci!!

  10. Bon et encore un qui me donne envie !!

  11. Il me tente vraiment beaucoup celui-là. Depuis que j’en entends parler ! Ta critique donne encore plus envie !

  12. Je vais le commencer, il a l’air vraiment trop trop coooool !

    <3 <3 <3

  13. Ping :In the End, Demitria Lunetta - Les lectures de Bouch'

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