Les brumes d’Avallach, Marah Woolf

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Traduit par Astrid Monet

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L’histoire : Après le décès de sa mère, Emma, dix-sept ans, quitte les Etats-Unis pour rejoindre la seule famille qui lui reste sur la petite île de Skye en Ecosse. Là-bas, elle rencontre Calum, un étrange jeune homme. Tour à tour prévenant et glacial, il semble cacher un secret inavouable. L’adolescente ignore qu’en se rapprochant de lui elle les met tous les deux en danger de mort…

Mon avis : Que je l’attendais, ce roman ! En même temps, soyons honnête : comment résister à cette sublime couverture ? Avouez-le : elle est juste parfaite ! Imaginez donc ma joie quand j’ai appris que je le recevrais en partenariat ! Aussitôt reçu, (presque) aussitôt lu : ces 345 pages se dévorent en quelques heures à peine 🙂
Emma vient de vivre un véritable drame : sa mère est décédée dans un accident de voiture. Ignorant tout de son père et ne pouvant rester seule, la jeune fille s’envole alors pour l’Écosse, afin d’emménager chez son oncle. Perdue, dévastée, Emma va pourtant réapprendre à vivre aux côtés de ses cousins. Peu à peu, le quotidien se met en place : trajets avec Amélie et Peter, journée de cours, goûter et repas en famille… La douleur est toujours là, mais plus diffuse. Emma découvre sa mère sous un jour nouveau, à travers les souvenirs émus de son oncle et de sa tante, mais également de certains des habitants de Skye. Parmi eux, Calum. Beau jeune homme aux yeux bleus, il est loin de laisser Emma indifférente. Son comportement étrange, tantôt distant, tantôt irrésistiblement tendre, ne cesse de titiller la curiosité de la jeune fille : qui est-il, d’où vient-il ? Et surtout… Quel étrange secret cache-t-il ?
Aloooors. Commençons par les points forts de ce roman : j’ai beaucoup, beaucoup aimé la mythologie développée par l’auteure. Je ne vous en dirai bien évidemment pas plus, puisqu’il faut tout de même bien avancer dans le roman avant de savoir de quoi il retourne, mais j’ai trouvé ça assez sympa et original. Et plutôt bien développé !
Le cadre du roman, ensuite, m’a beaucoup plu. Et bien oui, l’Écosse, quoi ! Des paysages évocateurs, une atmosphère mystérieuse… Il n’en fallait pas plus pour me séduire.
Malheureusement… C’est à peu près tout. Enfin… Je m’explique : lire Les brumes d’Avallach m’a donné une étrange impression de déjà-vu. Hum… Oui, clairement, ce roman n’est pas sans rappelé Twilight. L’héroïne contrainte de déménager dans une ville perdue. Le premier jour du lycée, au cours duquel elle tombe sous le charme du plus beau garçon du lycée. Son comportement étrange. Ses mises en garde, sa prétendue dangerosité. Et la fin, qui n’est pas sans rappeler certains évènements de la quadrilogie… Bref. En soi, Les brumes d’Avallach n’est pas mauvais : l’héroïne est un peu cruche, ça c’est sûr. Le style (ou la traduction) n’est pas des plus poussé, mais ça passe. Mais alors ces similitudes… Je n’ai pas pu m’empêcher d’opérer des comparaisons, tout au long de ma lecture. Et ça, c’est gênant. Plus l’intrigue avance, et plus cela devient criant : le cadre n’est pas le même, la mythologie non plus, mais sinon… Ça me fait un peu mal de dire ça, mais c’est presque du copié-collé. La guigne ! Le pire, dans tout ça ? La romance Emma-Calum m’a moins touchée que celle entre Bella et Edward. Zut.
Et pourtant, c’est qu’il se lit bien, ce roman ! Il se lit même carrément bien, puisqu’en deux jours, l’affaire était pliée. Et on passe un bon moment, malgré tout ! L’auteure arrive sans trop de mal à nous mettre sous tension, et on s’attache assez rapidement aux personnages. Les chapitres sont courts, efficaces, et l’intrigue agréable à suivre. Mais voilà : pour qui s’est déjà plongée dans la série aux dents longues, c’est comparaison obligatoire.
Cela dit, je pense quand même qu’il plaira à un certain public, plus adolescent. A des jeunes filles qui se retrouveront un peu dans Emma, qui seront capables de s’identifier à elle. Et sûrement à ceux qui ont, jusqu’ici, échappé au phénomène sus-mentionné !

En bref, un lecture qui aurait été nettement plus agréable si je n’avais retrouvé des similitudes criantes avec une romance paranormale bien connue. Pour que la recette de l’amour impossible prenne une deuxième fois, il faudra veiller à changer un peu plus que la « nature » des personnages !

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Lecture en demi-teinte

*Je remercie Camille et les éditions Michel Lafon pour m’avoir permis de découvrir ce titre !*

Pour marque-pages : Permaliens.

10 Commentaires

  1. Oh mince! C’est la deuxième chronique un peu négative que je lis sur ce roman, du coup je pense passer mon tour…

  2. Bon ba je passe sans hésité, ces similitudes trop criantes très peu pour moi. Dommage…

  3. Ton avis me fait penser à mon avis sur… Les étoiles de Noss Head (1er tome) O_o.
    Enfin, pour le livre, c’est dommage quand même. J’avoue que la couverture était plutôt jolie et le titre assez alléchant. Je ne me dirigerais pas vers lui.

  4. Je vais passer mon tour sur ce livre mais c’est vrai que la couverture est très belle 🙂

  5. Ping :Sunday’s Books #26 - Les lectures de Bouch'

  6. Bon, je pense que je vais tenter le coup malgré tout!

  7. Ouille… encore un roman dans l’ombre de Twilight… Il faut être vraiment bon pour s’en démarquer et ne pas rester une simple copie…

  8. En même temps ceux qui n’ont pas lu (ni vu) twilight le trouve plutôt pas mal comme YA. 😉

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