Interstellar, Christopher Nolan

interstellar-banner

Date de sortie : 5 novembre 2014
Avec : Matthew McConaughey, Anne Hathaway, Jessica Chastain

Synopsis : Le film raconte les aventures d’un groupe d’explorateurs qui utilisent une faille récemment découverte dans l’espace-temps afin de repousser les limites humaines et partir à la conquête des distances astronomiques dans un voyage interstellaire.  (Allociné)

Mon avis :

WAHOU.

Est-ce que je peux m’arrêter là ? Non, parce que je ne pense pas pouvoir faire mieux. Ce mot résume à merveille ce que j’ai pensé de ce chef d’œuvre. Chef d’œuvre, oui, et je pèse mes mots. Ce film est tout simplement magnifique. Tant du point de vue de la réalisation, du jeu des acteurs, de la bande son, des effets spéciaux, que du message sous-jacent qu’il véhicule. Pousser Jo à aller le voir aura été la meilleure décision que j’aurai prise ce mois-ci.
Au départ, pourtant, on était sceptiques. Enfin, surtout lui (j’avais été conquise dès la bande-annonce) : n’allait-on pas s’ennuyer, pendant quasiment trois heures, sur nos sièges ?
Le fait est que… Non. Ces deux heures et quarante minutes, je ne les ai pas vues passer. Mieux : j’en aurai voulu plus. Je suis ressortie de la salle complètement abasourdie, les lèvres tremblotantes, les yeux brillants, le cœur battant la chamade. Et je n’ai pas repris mes esprits avant trois bonnes heures.
Alors oui, j’ai aimé ce film. Je l’ai aimé, et je l’ai surtout trouvé sublime. A tel point que j’ai bien dû rester bouche bée pendant les trois quarts du temps, totalement absorbée par ce qu’il se passait à l’écran, captivée au plus haut point, happée par ces images cruellement belles.
L’histoire, la voilà : l’espèce humaine est au bord de l’extinction, soufflée par une planète qui ne peut plus subvenir à ses besoins. La famine n’a jamais été si proche, et c’est à peine si la prochaine génération verra le jour, inapte à vivre dans cet environnement devenu terriblement hostile. Toute la population est tournée vers un unique but : produire suffisamment de ressources pour grappiller quelques années de survie supplémentaires. Cooper, comme tout le monde, est devenu cultivateur. Pilote interstellaire reconnu, ses compétences ont été rendues caduques quand les programmes de recherches ont été abandonnés, le gouvernement préférant tout miser sur la production de denrées alimentaires. Et pourtant… Quand il découvre, avec l’aide de sa fille Murphy, qu’une mission « de la dernière chance » se prépare, visant à exploiter un trou de verre pour cheminer à vitesse grand V vers d’autres galaxies et, ainsi, multiplier leurs chances de trouver un autre monde viable, Cooper n’hésite pas une seconde : il accepte la proposition qui lui ait faite et embarque, aux côtés de trois autres explorateurs. Il ne sait pas s’il reverra un jour ses enfants vivants, s’ils pourront mener cette mission à bien, mais… De lui et de ses quatre compagnons, l’avenir de l’humanité dépend…
Il faut que vous sachiez : mon cœur s’est serré dès les premières minutes du film, et ne s’est relâché qu’à la toute fin. Interstellar est un concentré d’émotions poignantes, et je n’ai pas tardé à fondre en larmes. Ce que nous avons là, sans fioritures aucunes, sans exagération, c’est tout simplement la fin de l’humain. Des années et des années de surproduction, des années à pomper à la Terre jusqu’à la moindre de ses ressources l’ont précipitée vers la seule échappatoire possible : l’autodestruction. Et ça… Merde, quoi ! C’est pas dans deux cents ou trois cents ans, c’est demain. J’étais là, scotchée à mon siège, le cœur en lambeaux à l’idée de ce que nous sommes en train de faire. Pas de zombies ici, pas de grand méchant qui vient tous nous tuer, non, on s’en charge très bien nous-mêmes. Et voir cette poignée de gens se débattre, tenter d’aspirer une dernière goulée d’air avant qu’il ne soit trop tard, ben… Ça m’a dévastée, oui.
Mais ce qu’on a là, surtout, c’est le courage d’un père, c’est son amour complètement fou pour ses enfants qui va le pousser à accomplir l’impensable : les quitter pour espérer leur offrir un avenir. A eux, et aux millions de familles qui attendent la mort sur Terre. Il garde espoir de les revoir, on le sent, on le sait. Et nous aussi. Et plus le film passe, et plus notre cœur se serre, plus les larmes coulent, moins on y croit, même si on ne cesse jamais d’espérer. Les évènements s’enchainent, nous laissant complètement abasourdis, abattus, incertains. Jusqu’à la toute fin…

Je pense que je pourrais encore vous en parler pendant des heures. Vous détailler par le menu tout ce pourquoi j’ai trouvé ce film magistral. Des acteurs, dont le jeu est au summum de la justesse. De la cohérence de l’ensemble, de la beauté des images. Je pourrais. Mais je préfère encore vous dire ceci : prenez trois heures de votre temps, et allez le voir. Vous ne le regretterez pas.

Lien pour marque-pages : Permaliens.

5 Commentaires

  1. Waaah quelle belle chronique <3 ! J'ai vu ce film deux fois, et j'ai très envie de retourner le voir (on y va ensemble quand tu veux 😉 !). J'hésitais à écrire mon avis, je n'étais pas sûre de pouvoir lui rendre hommage comme il le mérite. Mais je pense que je vais essayer de l'écrire ce week-end !

  2. je suis entièrement d’accord avec toi, ce film est une merveille !

  3. Oh tout les gens dans mon cours de cinéma en parlent comme du film à ne pas louper, un vrai moment de cinéma pur et dur =)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *