Insomnies #1 : Je me demande.

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Il y a des fois, je me demande.

Dans trois mois, j’aurai 23 ans. Je me suis mariée il y a deux mois. Je travaille depuis trois ans. Je paye des impôts, je viens d’acheter une voiture… On peut dire que je suis une adulte, alors ? Et pourtant, je me demande.
Vous le savez, je vous l’ai dit dans plusieurs articles, je veux un bébé. Et j’en aurai un, bientôt, j’espère. Du coup, je m’interroge. Je me revois, enfant, ado. Je revois le milieu dans lequel j’ai évolué, dans lequel j’ai grandi. Je me rappelle comment étaient mes parents, à cette époque. Je me rappelle comment je les considérais, comme je les considère toujours. Dans ma tête, pas de confusion possible : ce sont des adultes. Des vrais, des grands, puisque ce sont eux qui m’ont servi de modèles. Je me compare, je nous compare, et je me demande…
Quand on aura un enfant, rien de ce que l’on est ne changera. Il y aura toujours de la fantasy partout, des figurines de dragons dans tous les coins, des épées. Des illustrations issues du Seigneur des Anneaux plutôt que des natures mortes, des statuettes de nos personnages préférées plutôt que des masques africains. On continuera à écouter de l’électro mêlée à de la musique celtique, et à se chamailler en jouant à Mario Kart. Je lorgnerai toujours sur toutes les peluches que je croise, sauf j’aurai une bonne raison de les acheter (qui ne voudrait pas les coursiers du vent de WoW pour doudou ?!). On aura toujours un pied dans la réalité, et un autre dans l’imaginaire. Un pied et demi, même.
Mais je me demande. Parce que ce que l’on est devenu est tellement éloigné de l’idée que je me faisais de « l’adulte »… Que l’environnement que l’on s’est construit est tellement différent de celui dans lequel on a grandi… Et que, c’est marrant, mais j’imagine assez mal la p’tite mamie que je pourrais être, avec mon intégrale du Trône de Fer entre les mains.
Et pourtant… On s’est parfaitement compris, avec Jo, en croisant une famille entièrement déguisée aux Imaginales. Les parents, les enfants, ils étaient tous costumés à la mode du seizième siècle. On s’est regardé, on ne s’est rien dit. Mais on s’est compris : on sera comme ça, nous aussi. De grands rêveurs, des rêveurs de toujours formant à leur tour des petits rêveurs. Des petits rêveurs biberonnés à J.R.R. Tolkien, J. Clemens, U. Le Guin, J.K. Rowling, … Comme on le fut à Jack London, Marcel Pagnol et Agatha Christie.
Tout ça pour dire que… Quoi, au juste ? J’ai du mal à me situer, dans tout cela. Moi, la petite dernière d’une fratrie de trois enfants, l’éternelle petite dernière. Nous deux, les deux gamins qui sont tombés amoureux, qui ont fini grandir, un peu, en gardant au cœur de leur relation cette espièglerie typiquement enfantine. Deux grands enfants, en somme, bien à l’abri dans une bulle pleine de rêves chamarrés, qui veulent en faire un troisième.
Je réfléchis, et je me demande. Après tout, mes parents ne sont-ils pas comme ça, eux aussi ? Deux grands rêveurs, ayant poussé leurs trois enfants plus loin encore sur le chemin du rêve ? Et, d’abord… Faut-il vraiment se sentir adulte, pour faire un bébé ? Et qu’est-ce qu’il va devenir, ce bout de chou, avec nous ? Déjà que l’on est loin, loiiiin d’être en phase avec le monde actuel… Qui sait, peut-être qu’il la trouvera, lui, la porte de l’Imaginaire. Qu’il la trouvera, qu’il la passera, et qu’il ira faire un coucou à Bilbo, Ellena, Cahir, Aslan, Retzel, Ghost et tous les autres. Peut-être.

Je me demande…
PS : il y a des fois, on a des insomnies. Et on écrit…
Signé : un Bouchon fatigué, et un peu perdu.

Pour marque-pages : Permaliens.

45 Commentaires

  1. Coucou Bouchon ^^ On s’était croisées aux Imaginales, sans vraiment se parler mais j’ai retenu qui tu étais. Je me retrouve pas mal dans ce que tu dis, avec une différence notable : je ne prends pas mes parents pour modèle, parce que ce ne sont pas de bons modèles. Je viens seulement de commencer à bosser parce que j’ai fait des études un peu longues, mais ça y est, je suis partie. J’ai 23 ans également, une relation stable aussi (5 ans). J’ai envie de me marier, mais c’est compliqué. C’est censé être un moment de joie, mais si j’invite mes parents, ce n’en sera probablement plus un. Et moi aussi, depuis des années, j’aimerais avoir un enfant. Impossible, pas de sous. Mais maintenant que je commence à en avoir ? Quand mon chéri trouvera un job, ça deviendra vraiment possible. Et j’ai hâte, et j’ai peur, je me demande si je suis apte, alors que j’ai encore un pied dans l’adolescence qui m’a fait tant de mal. Je n’ai pas été encouragée à lire, mon Imaginaire s’est construit à part, on s’y réfugie à deux quand ça ne va pas. Mais un enfant, est-ce cela qu’il voudra ? Ou alors aspirera-t-il à la vie de mes parents que j’honnis, avec vacances en club med, grosse voiture et toujours plus de fric ? Je suis fonctionnaire, je ne gagnerai jamais beaucoup d’argent, mais je bosserai quand même plus de 40h par semaine, parce que je suis cadre. Nos situations sont différentes, mais dans ton article tu exprimes beaucoup de choses qui font écho en moi, et chez d’autres aussi, j’en suis sûre. N’oublie pas de te reposer quand même 🙂

    • Coquelicote, plusieurs choses :
      – Pour ton mariage, pense d’abord à toi. Je peux le dire maintenant que ce grand jour est passé, il faut que tu sois égoïste. C’est une étape majeure dans ta vie de couple, un jour qui se doit d’être magnifique. Tu passeras trop de temps à penser au moindre détail pour que, au final, tu en ressortes pleine de regrets. Ce moment de joie, il est avant tout et surtout entre toi, ton mari, et les gens qui se réjouissent de votre union. C’est tout. Même si je comprends quel doit être ton dilemme : être en conflit avec ses parents n’est jamais, jamais simple. Mais tu dois penser à toi.
      – Concernant ton désir d’enfant… Que nous sommes semblables, avec cette envie qui nous ronge depuis des années ! Comme tu le dis, quand ton Chéri trouvera un boulot, ce sera plus simple. Mais j’ai compris une chose il y a longtemps : il n’y a jamais, jamais de situation idéale à tout point de vue. Ce désir d’enfant, ton chéri le partage aussi ? La voilà, la situation idéale. J’y ai longuement pensé, et j’en arrive à cette conclusion : que tu sois à même de t’occuper matériellement de ton enfant, c’est évident. Mais que vous soyez prêts à l’accueillir avec tout l’amour qu’il se doit, c’est encore plus important.
      – Et pour tes inquiétudes… Voilà ce que je me dis : ton couple, comme le mien, s’est formé dans une petite bulle. Le bébé qui arrivera ne se trouvera pas à l’extérieur de celle-ci, mais bien à l’intérieur. Je pense que ce que tu as vécu te permettra d’être à l’écoute de ton enfant, de comprendre ses besoins, ses aspirations. Et j’ai l’impression, en te lisant, que tu es une personne suffisamment ouverte d’esprit et aimante pour comprendre que, peut-être, vos chemins divergeront un jour. Sans que cela ouvre sur un conflit, car c’est là le plus important : pouvoir apprendre des autres, même quand nous ne sommes pas d’accord. Ton expérience, ce pied que tu as encore dans l’adolescence, te permettra de ne pas faire les mêmes erreurs que tes parents, j’en suis sure…

      Quoi qu’il en soit, merci pour ton message <3 C'est que cela fait du bien, de se sentir comprise <3

  2. Il n’y a pas de raison que ça change, petit bouchon, regarde moi qui ai l’âge des tes parents, je lis toujours de la fantasy, Les intégrales du Trône de fer trônent dans ma bibli et les posters de cinéma et séries sont accrochés au mur de mon home cinema. Et j’espère bien que dans 10-15 ans, quand je serai une vraie mamie, je serai encore comme ça ! Sinon la vie sera trop triste ! Et n’ai pas peur, ton enfant sera heureux au sein d’une famille ouverte et jeune ! 🙂

  3. Cet article trouve un écho en moi. Sauf que j’ai 30 piges. Longues études vois tu. Mes parents me disent souvent qu’il faut pas que j’ai un enfant car c’est encore moi l’enfant, et ce malgré les grosses responsabilités conférées par mon boulot. Et c’est peut être un peu vrai. Je préfère réfugier dans les mondes imaginaires que nous offrent les livres. J’aime que mon homme s’occupe de moi et moi seule. Et je ne veux pas renoncer à ces univers.
    Mais je pense que se poser la question de la place de son enfant et de sa famille dans tout ça c’est déjà évoluer dans le bon sens.
    Et si nous devenons des mamies qui lisent Tolkien et bah on sera cool et rien d’autres. Alors apprends à ton enfant à rêver, tout en lui inculquant ce que tu sais de la vie et il te remerciera.

  4. Eh ben alors mon Bouchon… D’abord, sache que je t’imagine parfaitement en p’tite mamie et avec ton intégrale du Trône de Fer entre les mains !
    Et puis après… Je pense pas qu’il y ait un « bon modèle » d’adulte. Il faut toujours se poser des questions et chercher à évoluer, on continue d’apprendre et de changer même à 70 ans.
    Et puis, qu’importe si ton bébé grandit avec deux grands enfants de l’imaginaire ? Ca fera un rêveur de plus et c’est tant mieux, parce qu’on en manque ! Grandir avec des parents rêveurs vaut mieux que de grandir avec des parents qui n’avaient pas très envie d’avoir des enfants et qui le laissent du coup devant la télé 24h/24.
    Et d’après ce que je comprends, Jo et toi avaient envie d’en avoir un. Donc je dis foncez ! Je suis sûr que tu ferais une hyper super géniale maman. Et tu as quand même quelques points « fixes » : un travail, une maison… C’est une situation quand même assez « sûres », qui peut vous permettre d’envisager l’arrivée d’un troisième avec un peu plus de sérénité, je dirais.
    Vous êtes loin d’être en phase avec la société ? Et alors ? C’est pour ca qu’on t’aime Bouchon, c’est pour ça que toi et Jo avez décider d’être ensemble pour le meilleur et pour le pire… Donc, qu’importe le monde ? Ce n’est pas en essayant de vous fondre dans un moule que vous allez être plus heureux !
    Vous avez l’envie, je suis sûre que vous ferez des parents formidables, allez-y 😉 !

    • Oh, c’est vrai, dis ? Tu me vois avec mes cheveux blancs, en train de frémir une énième fois devant le sadisme de M. George Martin ? <3
      Au fond de moi, je sais que c'est mieux. Mes parents sont des rêveurs, on fait de nous trois (mon frère et ma soeur n'ont pas été épargnés !) des bisounours, des petites guimauves, même. Et si je ne comprends pas le monde dans lequel on vit, si je peine à m'y retrouver, si je prends de plein fouet les obstacles qu'il dresse sur mon chemin... Je ne changerais pas pour autant. Pas maintenant que je sais combien c'est précieux, de rêver, combien ça rapproche les gens.
      Merci pour ton commentaire ma bichette <3

  5. Je comprends tes questions, elles sont normales et je pense qu’on passe toutes et tous par la ! Je pense déjà que ce bébé rêveur ne pourrait pas avoir de meilleurs parents ! Vous vous aimez, vous l’aimerez et c’est l’important. Même si l’imaginaire fait partie de ta vie je pense que tu es encore plus adulte que tu ne le penses. On est à un âge assez similaire (j’ai 20 ans et en aurait 21 à la fin de l’année) or je peux te dire que personnellement je suis loiiiiin de tout ça. Je suis encore en études, je passe toutes mes vacances chez mes parents et alors un bébé… Ça ne m’a encore jamais traversé l’esprit ! Si je te dis ça c’est pour te montrer que même à ton jeune âge (hehe je complimente) tu sembles tout à fait consciente des responsabilités de la vie adulte et du fait d’avoir un enfant
    Le preuve tu te poses ces questions ! Si tu ne te posais pas ces questions ça me paraîtrait plus étrange. Avoir un bébé n’est pas anodin. C est beau et ça nécessite beaucoup d’amour. C est vrai qu’une situation stable etc peut faciliter mais pour moi l essentiel reste d être prête à aimer un nouvel être. A lui donner tout son amour, à être la pour lui. C est pour moi le seul « critère » obligatoire : Que ses parents se sentent capable d’aimer et d’intégrer un petit bout. C’est stressant car c’est l’inconnu, on a l’image de nos parents, comment savoir ce qui est bien ou pas, mais au final on fait tous des erreurs, tous les parents font des erreurs parfois. Mais on les aime toujours autant car on sait qu’eux même ne cherchent que notre bonheur ! 🙂 Il n’y a pas un modele de parents parfait. J’aime mes parents (et mes beaux parents) même si parfois ils m’énervent. Je sais juste qu’ils ont toujours fait le mieux pour moi et qu’ils m’aiment et c’est ça qui m’importe 🙂
    Tu rendras très heureuse ton futur bebe j’en suis convaincue !
    Des bisous mon petit Bouchon d’amour <3

    • Ooh, merci ma bichette, merci :’)
      Si tu savais, comme on l’attend, ce bout de chou ! Il n’est pas là qu’on l’aime déjà de tout notre cœur… Alors oui, on fera de notre mieux. Et on lui apprendra à rêver, aussi. Le monde lui paraitra plus dur, il n’aura peut-être pas toutes les armes qu’il faut pour se défendre… Mais pouvoir continuer à rêver, même en étant grand… Ça n’a pas de prix <3
      Merci encore ma bichette <3 Et plein de bisous <3

  6. J’adore, ce que tu dis est tellement vrai, et j’ai les memes réflexions que toi par rapport à cette nouvelle génération d’adultes eternellement ado avec la technologie et les jeux avec lesquels on a grandit, et meme si on a eu une bonne éducation parentale, l’environnement joue beaucoup dans ce qu’on devient et ce qu’on transmettra à nos enfants! Alors moi je dis oui pour une mascotte wow en guide de doudou parce ce que ça, les livres, tout ce qui attrait à la fantasy sont ce que nous sommes aujourd’hui ; d’éternels rêveurs! et j’aurai aimé connaitre cette communauté dans ma jeunesse, j’aurai moins été cataloguée de « fille toujours dans la lune » :))) et pour le fait de devenir parent, il suffit juste d’être responsable, mais tout en conservant son âme réelle 🙂

  7. Moi je pense que un enfant qui grandira près de parents rêveurs, avec une maman qui gère la fougère comme toi sera le plus heureux des mioches! 😀
    Et puis, franchement, être adulte ce n’est pas payer des factures, c’est être assez vieux pour comprendre qu’être adulte ne veut pas dire grand chose, finalement! :p

  8. Bien sûr que tu es adulte 🙂 Avec toutes ces facettes qui font ce que tu « es ». La « normalité », ce n’est que 50% des gens. Cela veut dire que la moitié de la population ne rentre pas dans la normalité. Les gens veulent souvent qu’on rentre dans un moule. Et pour cela, il faut se limer. On est à vif (et on ne limera de toute façon jamais assez). Je pense que les gens sont surtout malheureux et accusent à tort les autres. D’être heureux, tout simplement. Et pour l’être, il y a plein de façons (et que des bonnes).

    • Donc ce n’est pas grave, si je ne veux pas me limer ? Ça m’embêterait. Et je crois que ça embêterait Chéri, aussi, qui a l’air de plutôt l’aimer, mon côté « tête en l’air » 🙂

  9. Coucou Bouchon 🙂

    La vache je me retrouve dans ton mot et dans les incertitudes de coquelicote, je suis dans mon monde, l’accro aux livres l’hystérique des mangas, la fille vivante et imprévisible avec ses hauts et ses bas, avec son homme depuis 7 ans, avec sa famille un peu compliquée, une enfance un peu bizarre et cette énorme envie d’avoir des enfants (oui des x) ) mais avec une instabilité financière (je travaillerai où en mai 2016 quand mon contrat actuel finit en septembre – plus que quelques semaines youhou!! – et que le suivant débutera en novembre? J’ai 26 ans je ne veux pas être une ‘vieille’ quand j’aurai un mini nous, j’veux pas que les autres parents me denoncent pour maltraitance à l’enfant car mon petit ou ma petite portera un costume pikachu du haut de ses un an (roooh il est trop mignon le costume!) j’ai pas envie qu’avec la société actuelle où faut être swag et que les petits se font la guerre à l’école que min petit me rejette parce que maman lit encore des mangas et a fait une micro crise pour partir du boulot tôt pour chercher le tome 128 de sa série fétiche x) je me pose pleins de questions, j’espère ne pas faire le même schémas que mes parents, j’espère être une bonne maman (mais faut l’avoir ce gosse avant XD) j’espère pouvoir me marier avec mon homme (parce que la religion et le pacse c’est bien mais je veux ma robe de princesses :O ) j’aimerai ne pas vieillir trop vite et trouver un emploi suffisamment ling qui me permettre d’assurer financièrement :/ je pense que si on n’entre pas dans un carcan et qu’on s’accepte de toute façon il y aura des hauts et des bas avec junior mais au final si on s’aime c’est le plus important non? Si on est présent et à l’écoute et que nounou PC ou nounou console ou encore nounou tablette n’est pas à la maison c’est le plus important? (Pas mal d’enfants dans mon entourage ont ces trois nounous… Savent même pas ouvrir un livre :/ ) j’espère surtout ne pas devenir une de ces vieilles aux lèvres pincées incapable de sourire et d’aimer x) voilà maintenant j’vais cogiter toute l’aprem <3 mais repose toi bien quand même hein :O

    • Oui OUI, si on s’aime c’est le plus important, si on l’aime suffisamment pour être présent c’est le plus important <3
      Et si on garde tout ça en tête, si on fait l'effort de se répéter ça tous les jours, on sera toujours capables d'aimer, tu sais ? Aimer follement, aimer en rêvant, aimer tout court. Et c'est tout cela, qu'on leur transmettra, à nos bouts de chou habillés en pikachu. Comme toi, ma situation professionnelle n'est pas stable (je suis en poste jusqu'en août 2015...). Et pourtant... Elle viendra quand, la situation idéale ? Dans cinq, dix, vingt ans ? Mon mari a un CDI, et on vit bien, tous les deux. On vivra donc aussi bien, mieux ! à trois <3
      A trois, avec toujours autant de livres, et d'amour w3

  10. Décidément, je trouve que tu écris super bien 😀 j’ai trouvé ton texte drôle mais en même temps très vrai, je crois que j’ai à peu près la même conception de ‘l’adulte que toi et en suis très différente ^^

  11. Cécile Ama Courtois

    Coucou, petit Bouchon !
    Tu m’as fait pleurer. Reste, comme ça, restez comme vous êtes, tous les deux, vous serez des adultes merveilleux !
    On s’est croisés aussi aux Imaginales (dans l’ombre de MagNalex, mdr) et je suis tombée sous ton charme (comme tout le monde, éh oui !). Moi aussi j’ai remarqué cette famille, mais je les ai regardé avec nostalgie, parce que contrairement à vous deux, je ne partage pas ma douce folie avec ma moitié (nous partageons d’autres choses).
    Conserve précieusement ce que tu viens d’écrire, relis-le régulièrement et montre-le à tes enfants quand ils seront dans les doutes de l’adolescence. Mais surtout, laisse ton coeur s’exprimer, suis-le, vis ta vie et reste toi-même. Si tous les « adultes » avaient ton parcours et tes pensées, le monde serait beaucoup plus beau.
    Merci pour ton message, soeur de folie.

    • Cécile, je te rends la pareille : tu m’as fait pleurer également <3
      Un mot : Merci. Merci de m'avoir si bien comprise. Merci pour tout. C'est uniquement grâce à des personnes comme toi que je n'ai pas honte d'être ce que je suis, une douce rêveuse un peu hors du monde actuel. Merci <3

  12. Il n’y a pas de meilleurs adultes que deux adultes qui s’assument. Vous avez une part de vous perdu (ou qui se retrouve) dans les livres, l’imaginaire, la fantasy, et vous assumez, et ça, c’est pour moi être adulte. Je ne vois pas pourquoi il faudrait être morne, terne, compliqué, et 100% terre à terre pour avoir des enfants. Je trouve même tellement ça plus géniaux des parents qui savent rêver, jouer, être de grands enfants.
    Mais je pense aussi qu’il faut surtout être sur de soi avant de se lancer sur ce point là. Etre sûr de ce qu’on souhaite et ce qu’on veut apporter, se faire confiance 🙂

    Pour ma part… et pour la part de mon chéri, niveau enfant, c’est le point d’interrogation total. Et c’est là qu’on sait qu’on sera pas prêt avant des lustres. On ne sait même pas si on en veut, l’envie vient et part aussi vite qu’elle est venue, revient, mais repart. On a le temps.

    Votre petit bout de chou risque d’être une merveille. Vous êtes beaux tous les deux. Vous serez beaux à trois aussi ♥

    • Ooh, merci ma petite Alice, merci, tu es adorable <3 Je ne saurais dire combien ton commentaire me fait du bien <3 (Et me met la larme à l’œil, aussi !)
      Il n'y a pas de "bon" âge pour avoir envie d'un bébé. Juste le bon moment, pour vous deux. Et quand il sera là… Vous le saurez <3
      Plein de bisous ma bichette <3

  13. Oh ma biche, si tu savais comme je te comprends et comment je m’interroge aussi en ce moment… C’est terrible !!! <3
    Je suis en pleine période de doute, de remise en question… Je me pose des questions… Plein de questions… Je suis parfois tellement angoissée que j'en ai mal au ventre…
    Quand vous aurez votre petit bébé, il sera le plus heureux du monde tout simplement parce qu'il sera aimé et parce qu'il aura un doudou coursier du vent… Parce qu'un doudou coursier du vent ça roxe de la licorne !!
    Il faut qu'on arrête de se poser tant de question ! On est au TOP et rien ne nous arrêtera !!! ^_^

    • Ma pauvre chérie, il faut dire que nous sommes à la croisée des chemins… Je crois que la phase de questionnements est juste inévitable.
      Mais tu as raison : RIEN ne nous arrêtera 😀

  14. Chère Bouchon des Bois,
    votre texte me touche beaucoup, il me ramène de quelques années en arrière… et, si vous le permettez, je souhaiterais vous dire que, par expérience, quand un enfant vient au monde, il y a au moins 3 naissances qui surviennent, car il y a une maman qui naît et un papa aussi. Nous naissons avec notre enfant. Et nous devenons parents.
    Notre enfant lui est le cadeau le plus précieux, délicat et puissant que la vie puisse nous offrir et nous l’aimons de juste raison. Mais jamais il ne nous appartient, nous le chérissons, le protégeons de notre mieux, dans la réussite ou dans l’erreur, mais ensemble nous construisons le superbe édifice appelé Famille. Puis quand il grandit, nous devenons les gardiens du phare… nous le laissons aller vers sa vie, mais nous sommes toujours là, pour tout, nous sommes son port d’ancrage, le lieu de sécurité, et dans notre cœur il reste éternellement notre bébé.
    Je comprends vos questionnements et, du fait qu’ils sont là, je suis certaine que, oui, vous êtes prête !
    Merci pour vos belles paroles et une belle continuation à vous, Sonia

    (PS: je me suis permise ce petit message, mais il est pour vous, ne vous sentez pas obligée de le publier, ok ?!)

    • Très chère Sonia,

      Merci beaucoup, votre message me touche énormément. Je ne sais que dire… Sinon merci. Vos mots sonnent juste, et résonnent en moi comme une promesse. Maintenant, à cet instant précis, je ne doute pas : cette envie que j’entretiens depuis des années, que nous entretenons à deux désormais… Elle n’a jamais été aussi à sa place.

  15. Coucou bouchon,
    J’ai deux ans de plus que toi, mais je reste une rêveuse, je continue d’être une grande enfant. Officiellement je suis adulte, je conseille des gens, je paie des impôts, je vis en couple depuis déjà 5 ans, on est pacsé, on va acheter une maison bientôt … La question du bébé est un projet encore un peu lointain mais je le dis régulièrement, je ne me sens toujours pas adulte. Car comme tu le dis, je ne me vois pas comme je voyais les adultes de mon enfance. Alors est-ce une impression ? Peut-être, peut-être pas, mais le principal c’est de se sentir prêt, et je suis sûre qu’un enfant qui grandit dans une bulle de rêveurs trouvera ça totalement normal ! 🙂
    Il n’y a aucune raison de s’en faire (même si on s’en fait toujours un peu). <3

    • Merci Lou, merci beaucoup <3 Je me sens prête, et comme tu le dis… C'est le principal. Je crois bien que je n'ai jamais été aussi prête ^_^ Mais… Ça fait toujours du bien de se l'entendre dire <3

  16. Je ne pense pas qu’il y ait une seule définition de l’adulte. Le passage à l’âge adulte, c’est très subjectif, c’est différent pour chacun. Pour prendre mon exemple, je me sens adulte, pourtant objectivement j’ai beaucoup moins de raisons que toi : je n’ai que 21 ans, je n’ai pas fini mes études, je ne suis pas mariée (et c’est pas dans mes projets), je ne m’imagine pas avoir d’enfants avant au moins une bonne dizaine d’années… mais je me suis sentie adulte au moment où je me suis installée loin de mes parents, et où j’ai réalisé que désormais, si j’ai un problème, je devrais me débrouiller toute seule, je ne pourrais plus appeler maman à la rescousse comme quand j’étais enfant.
    Je me sens peut-être adulte à cause de cette responsabilité, mais ça ne m’empêche pas d’avoir comme toi encore un peu une âme d’enfant, au fond. J’adore tout ce qui touche à l’imaginaire, j’ai encore des peluches chez moi… et je ne pense pas que ça changera de sitôt. Si c’est ton univers, il n’y a aucune raison d’y renoncer pour pouvoir te sentir plus adulte. Peut-être que pour toi, le « déclic » du passage à l’âge adulte se fera avec la naissance de ton premier enfant, ou autre chose, qui sait, mais certainement pas en renonçant à ce que tu aimes. Et si toi et ton mari pouvez transmettre votre passion pour la fantasy à vos enfants, ce serait génial.
    (désolée pour ce looong commentaire, mais ton post m’a beaucoup inspirée 😉 )

    • Merci pour ton commentaire Tari, voilà qui fait du bien <3
      S'il y a une chose de certaine, c'est que je me sens beaucoup plus "adulte" qu'il y a quelques années. Comme tu le dis si bien, à nous maintenant de gérer nos problèmes, papa et maman ne sont plus là pour réparer le moindre bobo. Et pourtant… C'est tout ce sérieux que j'associe (à tort, sûrement) à l'âge adulte qui me fait douter. Je n'ai pas envie de ressembler à cela. Je n'ai pas envie de modifier ce que je suis pour rentrer dans le moule. Tu comprends ce que je veux dire ? Je me suis décrédibilisée aux yeux de mes collègues quand ils ont vu le genre de livres que je lisais. Les gens me regardent d'un drôle d'air, parce que j'ai cette manie de dire "Bonjour !" avec un grand sourire. Être adulte, c'est donc lire des bouquins chiants au possible, et faire la gueule toute la journée ? Beurk, non merci…

  17. Bonjour Bouchon,
    Ton article me touche beaucoup et je le trouve très juste.
    Comment sait-on que l’on est devenu adulte? Que l’on est suffisamment responsable pour prendre la décision de s’occuper d’un petit être qui dépendra totalement de nous pendant les 20 prochaines années au moins?
    Une réponse que je n’ai toujours pas et je serai bien incapable d’y répondre, bien qu’une petite crevette semble avoir fait son nid sous mon nombril.
    Alors il y a le côté financier qui peut aider à prendre la décision. Sommes-nous indépendant financièrement pour pouvoir subvenir aux besoins de ce bébé?
    Mais je pense que la principale question à laquelle il faut pouvoir répondre c’est : sommes-nous prêt à voir notre bulle se modifier radicalement? Avec mon conjoint, nous sommes deux rêveurs également et très soudés l’un à l’autre, alors forcément la crevette va semer la pagaille dans nos repères. Sommes-nous prêts à nous sacrifier le temps qu’il faudra avant de retrouver un nouvel équilibre?
    Je me pose beaucoup de questions en ce moment par rapport à ce statut qui va évoluer chez moi. Passer de femme à maman et donc (pour moi) à adulte responsable. Vivrons-nous toujours spontanément comme nous le faisons actuellement? A mon avis beaucoup moins… Est-ce que nous regretterons nos moments de vie à deux? Peut-être dans les moments difficiles.
    Mais je rêve de cette crevette depuis que j’ai rencontré mon homme il y a 5ans. J’avais un tel désir d’enfant que mes proches avaient peur que cela ne vire à l’obsession et que je ne parvienne pas en avoir le moment voulu. Alors je me dis, après l’avoir désiré autant comment pourrait-on le regretter? Je ne connais pas de quoi demain sera fait, et je ne lis encore moins dans les mares de café (dommage ^^) mais ce que je sais aujourd’hui, c’est que de voir mon ventre se tendre et s’arrondir me rempli de joie.
    Devenir adulte n’est pas une question d’âge, je pencherai plutôt vers une situation qui requiert d’avoir la tête sur les épaules quand il faut l’avoir 😉
    En tout cas tes réflexions m’ont fait du bien, merci!

    P.S.: Après avoir éteint la lumière, quand je sens mon cerveau mouliner comme un dératé sur tel ou tel problème (penser à vérifier le niveau d’huile, penser à racheter des lacets, est-ce que j’ai fermé la porte à clé, arrêter de continuer à acheter des livres alors que la bibliothèque déborde, d’ailleurs où mettre une nouvelle bibliothèque avec l’arrivée du bébé…) et que l’insomnie n’est pas loin de pointer le bout de son vilain nez, je me pose alors UNE seule question qui à coup sûr va me faire dormir illico : Han comment m’habiller demain?
    Et là mon cerveau commence à scanner mon dressing et généralement je n’ai pas fini de visionner la première étagère que je tombe! xD
    Car c’est une question inoffensive qui ne va pas aboutir sur une aucune autre et qui me fatigue tellement qu’elle m’assomme. C’est ma façon de compter les moutons. Alors quand quelque chose te prend trop la tête, cherche une question plus inoffensive 😉 peut-être que cela marchera pour toi.

    • Merci pour ton message, Cléo.
      Et, devrais-je dire… Félicitations 😀 Je comprends tout à fait ce que tu veux dire, quand tu t’interroges sur l’arrivée de cette petite crevette, et de tout ce qui va s’en trouver changé. Et, personnellement… Je crois que la bulle ne fera que s’agrandir. Pendant un temps, vos repères seront modifiés, flous, c’est certain. Mais vous les retrouverez, avec plus de force encore qu’auparavant. Du moins, je me plais à le croire 🙂
      Merci pour le tuyau, j’essaierai dès ce soir ! Il faut dire, qu’en ce moment… Le sommeil s’amuse à me fuir ^_^

  18. Un billet tout doux, tout nostalgique, qui s’interroge et qui m’interroge. Je n’ai pas encore tout à fait les mêmes préoccupations mais je me reconnais assez bien dans ce que tu dis là parce que je pense que ce sont des questions universelles, humaines tout simplement.

    • Oui, tu as sans doute raison <3 Et ça fait du bien, de se rendre compte que ses interrogations sont partagées par beaucoup 🙂

  19. Oh c’est un super texte. Pour ma part j’ai 26 ans mariée depuis 2 ans , je travail depuis 5 ans tjr en CDD et mon mari lui est en CDI, mais le choix d’avoir un enfant et compliqué pour nous dans le sens ou (moi j’ai des problème d’ovulation donc déjà c’est mal barré) mais je me pose aussi des questions « est ce que financièrement cela sera bon? » « dans quel monde on va les laisser? » moi c’est tout ça qui me fait peur, je me rend compte que je ne suis pas la seule à me poser des questions et ça fait du bien.

    • Merci beaucoup pour ton message Bulle. J’ai l’impression que nous sommes énormément à nous poser des questions, effectivement et… Tout ce que je peux te dire, c’est courage, et bonne chance. Quand vous vous lancerez dans cette belle aventure, j’espère de tout cœur que ton corps ne te trahira pas, et te fera, au contraire, une belle surprise <3

  20. Ma petite Bouchon, tu as raison d’écrire cela permet parfois de mettre ses idées en place, ou juste le fait de les nommer leur donnent un sens, une réalité qui fait qu’on se sent mieux, même si la solution n’est pas trouvé. Alors oui, nous serons toujours des enfants, et je pense que rien n’est pire que de perdre cette part là, de ne plus rire pour un rien ! C’ets là l’erreur, et je pense qu’il faut juste que tu écoutes ton désir d’avoir des enfants, le reste viendra. Tu sais, j’ai été un peu secouée quand cet été avec ma maman on parlaient de mon oncle, qui avait eu son premier enfant à 21 ans, j’ai le même âge et je me sens encore une gamine dans ma tête, comment élever un enfant alors ? En lui donnant de l’amour, et surtout un climat de confiance entre vous, c’est cela qui assurera sa sécurité d’enfant, qu’il se sentira apte à grandir et évoluer. Ma belle, il est normal de se poser des questions et tu te poses les bonnes. Je suis certaine que vous serez des parents formidables, parce que vous vous aimez et que vous aimerez cet enfant <3 <3

  21. Je crois que le plus important dans la vie, c’est de savoir qui on est et de l’assumer. Nous avons 31 et 34 ans, deux enfants de 2 et 4 ans et une déco complètement geek et assumée chez nous. Les enfants ont toute la collection de peluches Mario, ma grande sait reconnaître mon personnage quand je joue à WOW, c’est leur univers et le plaisir qu’on a à le partager est bien plus important qu’une quelconque définition de l’adulte.
    Etre adulte, ne serait-ce pas partager son savoir et aider les enfants à grandir? On peut très bien le faire en étant geeks. 😉

  22. J’ai lu ton article il y a quelques jours et depuis il me travail beaucoup. L’équilibre entre ce qu’on veut et ce qu’on est, ce qu’on peut donner et ce qui nous manque encore.. J’en suis encore au début de la réflexion, et ton article est rassurant parce que tu nous donnes de pistes ! Alors merci, merci 😉 nous sommes des enfants qui voulons le meilleur pour nos futures enfants !

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