L’Alchimiste des Ombres, Pierre Pevel (Les lames du Cardinal #2)

Premier tome : Les lames du Cardinal

L’histoire : Paris, 1633. Les dragons menacent le royaume.
Surgis de la nuit des temps, ils sont avides de pouvoir et décidés à restaurer leur règne absolu. Usant de sorcellerie, ils ont pris apparence humaine et créé une puissante société secrète, la Griffe noire, qui conspire déjà dans les plus grandes cours d’Europe.
Pour déjouer leurs sinistres complots, Richelieu a reformé son unité d’élite, une compagnie clandestine d’aventuriers et de duellistes rivalisant de courage, d’élégance et d’astuce. Six hommes et une femme aux talents exceptionnels prêts à braver tous les dangers et à risquer leur vie pour la Couronne : les Lames du Cardinal.
Mais alors qu’ils ont rendez-vous, par une nuit d’orage, avec une espionne italienne aussi belle que dangereuse qui prétend détenir les clés d’un complot à venir, ils sont loin d’imaginer l’ampleur de la tragédie qui va s’abattre sur la France et les obliger à affronter leur plus terrible adversaire : l’Alchimiste des ombres…

Mon avis : Bon. Cette chronique risque de ne pas être très… étoffée. Outre le fait que mon inspiration frise le néant depuis quelques jours, je n’ai pas grand chose à dire sur ce deuxième tome. En vérité, je suis un peu… déçue. Souvenez-vous : je vous faisais l’éloge du premier opus il y a quelques jours. Vraiment, j’avais été emballée ! Oui, mais là… Même si j’ai passé un bon moment, je n’ai pas pu m’empêcher de relever de nombreux défauts. Trop nombreux.
Pas de répit pour les Lames du Cardinal : à peine un complot déjoué, en voilà déjà un autre qui se présente ! Et sous des traits charmants, cette fois-ci : l’Italienne, célèbre espionne belle à se damner et aussi vénale que dangereuse, prétend détenir des informations capitales sur une conspiration visant la couronne. Qui, quand, où, elle refuse d’en dire plus tant que le Cardinal ne l’aura pas assurée de sa protection. À La Fargue et ses hommes d’en apprendre plus… Et de se garder de faire le moindre remous. Une fois encore, les Lames vont donc avancer à tâtons. Et ne découvrir qu’au dernier moment que le bourbier dans lequel ils se sont fourrés n’est autre que l’œuvre de leur pire ennemi : l’Alchimiste des ombres, ce même dragon ayant précipité leur chute cinq ans auparavant…
Bon. Cela fait presque une semaine que je l’ai terminé, et mon ressentiment s’est un peu… tassé. Je m’explique : en tournant la dernière page, j’ai ressenti une frustration incroyable. Tout ça pour… ça ? Pour un roman de quatre cents pages à peine, pour lequel j’ai bataillé contre moi-même pendant plusieurs jours avant de m’y plonger, enfin ? Pendant la première moitié duquel je me suis ennuyée ? Pour lequel j’ai sacrifié du temps que j’aurais pu accorder aux livres Oh combien tentants reçus à Noël ? Frustration, frustration, frustration… Une action ou trop rapide, ou trop lente, un côté fantastique bien trop effacé, aucune révélation de taille… Bref, sur le coup, j’ai eu l’impression de mettre fait mener en bateau. Et j’ai vraiment horreur de ça.
Mais, en même temps… J’ai quand même passé un bon moment ! Pas à la hauteur de ce que j’attendais, d’accord. Mais tout de même : cette lecture m’a plu. Pourquoi un tel rejet, dans ce cas ? Pour la simple et bonne raison que l’Alchimiste des Ombres s’est vu conférer la position tant redoutée du « livre post-coup de cœur ». Déjà, pas facile de faire bonne figure quand on passe après une excellente lecture. Mais alors, quand on passe après le Seigneur des Anneaux… Quand on passe après un roman à l’univers on ne peut plus creusé, à la plume travaillée à l’extrême, aux personnages si complexes et si bien dépeints… Bref, quand on passe après un chef d’œuvre, impossible de soutenir le choc à moins d’en être un soi-même. Vous comprenez ce que je veux dire ? Objectivement, cette lecture fut donc bonne, malgré certaines faiblesses de fond (quand même, on aimerait en savoir plus ! Pierre Pevel tourne autour du pot.), mais n’aura pas pu supporter la comparaison avec ma lecture précédente : j’ai été intransigeante avec ce deuxième tome, malheureusement pour lui. Pour autant, cette petite « déception » se doit d’être tempérée : je lirai avec plaisir le troisième tome. Avec un peu plus d’aprioris, c’est certain, et peut-être moins d’attentes. Un cocktail qui, je l’espère, me réservera une bonne surprise !

En bref, petite déception pour ce tome : j’ai eu énormément de mal à me plonger dedans (j’ai bien dû attendre plus de la moitié de l’ouvrage pour être enfin « embarquée »), et le résultat final fut loin de mes espérances. Un manque d’action, de profondeur… Et surtout une comparaison inévitable avec le Seigneur des Anneaux (pas sur le fond, mais bien sur la forme) me l’ont rendu très frustrant. Dommage, donc, mais cela ne m’empêchera pas de lire le troisième tome !

laborieuxLaborieux

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12 Commentaires

  1. J’espère que tu te remettras de cette petite déception, en tout cas, le résumé donne envie de découvrir cet univers ! Je pense que je tenterais l’aventure ^^
    (je sens que mon été va être super en lecture ^^)
    bonne semaine de lecture ! bisous

  2. Dommage ! D’un côté c’est difficile pour un livre de tenir la comparaison avec Lord Of the Rings ^^

  3. Hm, dommage! Je pense que j’attendrai donc ton avis sur le troisième avant d’aller me les acheter… (En même temps ma PAL explose (à mes yeux!) donc ce n’est pas très grave…)

  4. Dommage que cette lecture n’ai pas été à la hauteur de tes espérances. Je pense quand même découvrir cette saga, mais c’est sûr que je ne la lirai pas directement après le SDA 😉

  5. Oh pauvre de moi ! Déjà que je trouvais le tome 1 pas exceptionnel avec un manque de fantastique, de magie… mais alors là tu ne m’encourages pas à le lire… mazette !! Il va falloir que je me motive grave.

  6. Coucou ma Boubouch’ ! Je squate ton article pour te dire que je t’ai taguée sur mon blog =)
    T’es pas obligée de participer, moi je préviens juste 😉
    Bisouuuus !

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