Fièvre Noire, Karen Marie Moning

Conquise par les avis de Topobiblioteca et d’Arcaalea, je n’ai pas su résister bien longtemps à l’appel de MacKayla Lane. Et puis, une petite somme attendait sagement de délester mon porte-monnaie Priceminister… L’occasion était trop belle pour la manquer !!

 
L’histoire : MacKayla, surnommée Mac, est une jeune fille sans histoires. Barmaid à ses heures, elle affectionne particulièrement le rose et prend grand soin de ses ongles. Vivant avec ses parents dans un village reculé des États-Unis, elle n’aspire qu’à une chose : se prélasser au bord de la piscine. Quand elle apprend que sa soeur, Alina, a été retrouvée morte dans une ruelle de Dublin, Mac abandonne son cocon pour partir sur les terres irlandaises, afin de trouver le meurtrier de sa soeur et de la venger. Elle reçoit alors un message téléphonique, laissé par sa soeur peu de temps avant sa mort : Alina y fait mention d’un étrange objet, sur lequel Mac doit absolument mettre la main. Si la jeune fille se rend compte que sa soeur lui a caché bien des choses, elle ne s’imagine pas une seconde dans quoi elle vient de mettre les pieds : créatures horrifiques, pouvoirs surnaturels, mafia irlandaise et démons d’une beauté à couper le souffle sont au menu, sans compter le mystérieux Barrons, avec qui MacKayla va être contrainte de faire équipe… 
 
Mon avis : Il me fallait du lourd pour me remettre de la déception causée par Le Cimetière de Prague, et bien j’ai été servie ! J’ai adoré ce premier tome, et je ne vais pas attendre des mois pour me jeter sur la suite, que ce soit clair. Pour ma première expérience en Urban-Fantasy, c’est réussi !
J’ai trouvé l’histoire très sympa, bien différente de tout ce que j’ai pu lire jusqu’à présent. Les Seelies et Unseelies ne sont décidément pas des créatures qu’il fait bon de rencontrer, et l’insistance de Mac quant à leur laideur (Unseelies) ou leur beauté (Seelies) a tôt fait de nous convaincre. Ça change des beaux métamorphes, vampires, télépathes et autres réjouissances… Dans ce premier opus, nous suivons donc Mac, une jeune fille de 22 ans au caractère bien trempé. Malgré ses ongles manucurés et son aspect de poupée barbie, elle n’est pas du genre à se laisser marcher sur les pieds, loin de là. Elle vient de perdre sa soeur, de deux ans son aînée, et part sur ses traces afin de la venger. Quelque chose de tout à fait plausible donc, je ne me verrais pas agir autrement si j’étais à sa place. Alors que l’on s’attend à une banale enquête policière, on comprend très vite que cela ne va pas être aussi simple : un halo de mystère entoure la mort d’Alina, un halo assez inquiétant. Très vite, des créatures surnaturelles font leur apparition (beurk beurk beurk ai-je envie de dire, pour la plupart), plongeant Mac dans le plus grand désarroi, désarroi précédant une panique monumentale. MAIS ! Mac ne serait pas une héroïne « Kick-ass » si elle se contentait de se recroqueviller sur elle-même ou de reprendre un avion direction le cocon familial. Quand bien même le beau et ténébreux Jéricho Barrons lui intime de retourner à sa manucure, elle campe fermement sur ses positions, bien décidée à élucider cette affaire. 
Parlons-en peu, tiens, de Jéricho : un personnage ambivalent comme je les aime, ténébreux à souhait. Et, comble du bonheur, on sent poindre à la fin du roman une petite parcelle de sentimentalité derrière la carrure impressionnante de ce librairie décidément pas comme les autres. Encore un qui ne rentre pas dans le moule de sa profession !
J’ai beaucoup aimé la façon qu’a l’auteure de nous faire passer du rire au frisson. Rires surtout, quand Mac ne se contrôle plus et se retrouve dans une position très… scabreuse face à V’lane, le mystérieux Seelie. Frissons une bonne partie du roman, Karen Marie Moning créant une atmosphère des plus oppressantes. 
L’écriture est très fluide et les pages se tournent toutes seules, l’auteure nous fidélisant grâce à ce mystère qu’elle cultive tout au long de l’ouvrage : impossible d’en savoir plus que les personnages, nous nous retrouvons dans le même désarroi qu’eux, la même envie de savoir nous tenaillant. Et la fin ne répond bien entendu pas à nos attentes, nous plongeant dans une perplexité encore plus grande. Vite, le second tome !
 
En résumé, une quête palpitante au sein d’un Dublin terrifiant, une mythologie originale et bien travaillée, des personnages ni tout blanc, ni tout noir, de l’humour et du frisson : une série à découvrir absolument !
 

Je remercie mes deux copinautes pour m’avoir poussée à découvrir cette série <3

 
4/5 : on en redemande !
Pour marque-pages : Permaliens.

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