Le livre perdu des sortilèges, Deborah Harkness

Qu’il me tentait celui-ci ! En premier lieu, la couverture : je la trouve magnifique. Envoûtante à souhait, mystérieuse… La police d’écriture est parfaite et se marie très bien avec l’illustration. Et puis le résumé, qui pousse à l’achat… Bref, à peine en ai-je entendu parler qu’il s’est retrouvé dans ma PAL. Mais, entre les prêts qui ne pouvaient pas attendre et la série Psi Changeling qui m’a littéralement emportée, je n’ai pas pu l’ouvrir de suite. Je l’ai donc entamé mercredi dernier pour le finir hier. 

L’histoire : Diana Bishop est une historienne passionée d’Alchimie. Lorsqu’elle emprunte l’Ashmole 782 à la Bibliothèque Bodléienne d’Oxford, elle sent bien que le manuscrit n’est pas comme les autres. Lui rappelant un passé qu’elle ne veux pas affronter, elle ne tarde pas à le rendre, sans l’avoir examiné en profondeur. Mais bientôt, démons, vampires et sorcières se bousculent à sa porte, tentant de savoir ce qu’elle a appris du fameux manuscrit. Et tous ne sont pas aussi obligeant que Matthew Clairmont, vampire de son état et français jusqu’au bout des canines. Diana plonge ainsi peu à peu dans la tourmente, résolue à ne pas laisser ses origines la rattraper. Car Diana est une sorcière elle aussi, la dernière des Bishop. Une nature qu’elle ne veut plus assumer depuis le meurtre de ses parents, bien des années plus tôt…
Mon avis : j’ai trouvé ce bouquin génial. Si j’ai été gênée par quelques aspects, c’est tout de même l’impression générale. Mais ce sont ces quelques aspects qui, justement, ont empêché (de très peu) le coup de coeur. On a beaucoup entendu dire de cet ouvrage que l’auteure faisait régulièrement de grosses digressions. Constat que je ne peux contredire. C’est vrai que Deborah Harkness semble avide de développer les moindres petits détails historiques, ce qui ne nous dérangerait pas si elle ne le faisait pas en dépit de passages plus importants. Ces digressions ont en effet facilité mon immersion dans le roman, et j’ai été heureuse d’apprendre tous ces détails. Cela rend le livre plus « vivant« . Mais j’ai été déçue qu’elle ne développe pas certaines scènes davantage, scènes bien plus importantes voire fondamentales pour le roman. Je pense notamment à la scène de « La Pierre », que j’aurais aimé voir s’étaler sur des dizaines de pages. Il est vrai également que l’intrigue est assez longue à se mettre en place, qu’il faut attendre un certain nombre de pages avant de voir débuter l’action. Mais, pour autant, ce n’est pas un point qui m’a dérangée. Je n’aime pas spécialement ces bouquins qui rentrent tout de suite dans le vif du sujet, sans prélude. J’ai été également un peu déçue du personnage de Matthew, que je trouve un peu fade. Je dois avoir encore en tête les mâles de Psi Changeling, qui sautent sur tout ce qui bouge ! Matthew lui, est un gentleman. Ce côté fade tant cependant à s’effacer tout au long du roman, le passé « noir » du vampire revenant peu à peu le hanter… pour ntore plus grand plaisir ! Plus il perd le contrôle, plus il est attachant 🙂
Passons désormais aux points forts de ce roman, c’est à dire tout les autres. J’ai adoré la façon d’écrire de l’auteure, son style est très fluide et nous immerge très facilement dans l’histoire qu’elle dépeint. J’ai également beaucoup aimé l’univers mis en place par Deborah Harkness : le monde se départage en quatre « races » : les démons, génies menaçant de basculer dans la folie à tout moment. Les sorciers, manipulant magie et sorcellerie à leur guise. Les vampires que l’on ne présente plus et, pour finir, les humains. Si les humains ne sont que très peu a soupçonner l’existence des trois autres races, celles-ci ne s’apprécient guère et ne se fréquentent pas. Ce qui explique la tension régnant entre Diana et Mattew. On s’attache d’ailleurs très vite à tous les personnages, qui sont très bien construits. Si Diana et Matthew sont bien les personnages centraux, l’auteure n’en délaisse pas pour autant les autres. J’ai beaucoup aimé Ysabeau, la mère de Matthew, que je trouve très « humaine » pour une vampire.

A part les quelques points faibles cités plus haut, le livre perdu des sortilèges n’a pas déçu les espoirs que j’avais placé en lui. J’ai pris beaucoup de plaisir à le lire et n’ai pas vu le temps passer une seule seconde. On lit, on lit, et on tourne la dernière page en s’attendant à trouver derrière elle encore des centaines de pages. J’attends donc avec impatience la sortie du second tome, L’école de la nuit, prévue pour le 12 septembre 2012. Je salue donc le talent de cette auteure, qui, avec ce premier roman, nous offre un excellent moment de lecture que l’on a hâte de poursuivre !!

5/5 : Coup de coeur !
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7 Commentaires

  1. Je le lirai peut-être. Ce pavé m’intimide encore lol

  2. Oh mais je connais cette chronique 😉
    Je ne l’ai toujours pas lu, ça fait maintenant 1 an qu’il est dans ma PAL >_< J'ai lu autant d'avis négatifs que positifs, du coup ça ne me donne pas envie tout de suite, je préfère finir mes sagas avant ^^ Mais je le lirais un jour, je le lirais *w*

  3. Ping :Le noeud de la sorcière, Deborah Harkness (Le livre perdu des sortilèges #3) {Concours inside !} - Les lectures de Bouch'

  4. Je viens lire cette chronique suite ton coup de coeur pour le tome 3 de ce mois ci.
    Ma foi, ce n’est pas mon style de lecture, mais pourquoi pas se laisser tenter 🙂

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