Fahrenheit 451, Ray Bradbury

J’ai découvert la plume si particulière de Ray Bradbury aux alentours de 13 ans, en ouvrant ses fameuses Chroniques martiennes. Que j’avais adorées, en passant. Ayant appris le 5 juin dernier la mort de l’auteur, j’ai décidé de redécouvrir un tant soit peu son oeuvre. Ayant Fahrenheit 451 depuis quelques temps déjà dans ma PAL, je l’ai donc mis sur ma table de chevet.

L’histoire :Dans un futur indéterminé, la lecture est considérée comme dangereuse, voire comme étant un obstacle au bonheur. Montag, pompier de son état, est donc chargé d’écumer la ville à la recherche de bibliothèques clandestines, puis de les brûler. Quel qu’en soit le prix. Dans un monde où posséder un livre est passible de mort, la littérature n’existe plus. Et pourtant… Pour Montag, quelque chose ne tourne pas rond. Une vieille femme qui refuse de quitter ses livres et craquant elle-même l’allumette qui lui sera fatale, une jeune femme un peu trop rêveuse, un peu trop… curieuse ? Et puis sa femme, qui a tout d’une étrangère, y compris pour elle-même. Il commet donc l’irréparable et vole un livre sur le lieu d’un énième autodafé. Commence alors pour lui l’éveil, la remise en cause d’une société en tout point dictatoriale où l’individu est aliéné à l’extrême, où tout est fait pour l’empêcher de penser.
Mon avis : J’ai beaucoup aimé cette lecture, même si les Chroniques Martiennes m’avaient, me semble-t-il, davantage marquée. J’ai été fascinée par la société décrite par Montag, tellement…invraisemblable, aux antipodes des valeurs qui sont les nôtres (encore que, j’imagine que certains pays se rapprochent dangereusement de l’imaginaire de l’auteur) ! Je suis restée assez stupéfaite devant l’aliénation parfois volontaire des individus, comme c’est notamment le cas pour la femme du pompier et ses deux amies : malgré l’opportunité de s’affranchir de cette société injuste, elles restent volontairement aveugles au monde qui les entourent, prêtes à dénoncer leurs proches pour se garantir une aliénation paisible. Une lecture qui m’a fait réfléchir donc, comme l’avait fait le roman de René Barjavel, Ravage. J’ai cependant été déçue de ne pas savoir la suite, bien que R. Bradbury nous permette ainsi de nous approprier son roman en imaginant nous même quelle suite lui donner. En bref, une lecture rapide et enrichissante, une belle démonstration de la plume de l’auteur.
A VOIR : Une très bonne vidéo explicative, en anglais ! C’est juste ici.
3/5 : un bon moment !
 
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