Arthur, Stephen Lawhead

Cycle de Pendragon, 3ème tome
 
 
Ce qu’en dit la quatrième de couverture :
«Arthur n’est pas digne d’être roi. Pion de Merlin, il est de basse naissance. Inconstant, mesquin, cruel et stupide, c’est une brute ignorante et bornée. Les gens disent tout ceci, et bien pire encore, au sujet d’Arthur. Laissez-les faire. Quand tout est dit, quand tous les arguments sont épuisés, ce simple fait demeure : nous suivrions Arthur jusqu’aux portes de l’Enfer, et même au-delà, s’il le demandait. Montrez-moi un autre homme qui puisse se prévaloir d’une telle loyauté. «Cymbrogi», nous appelle-t-il : «compagnons de coeur». Cymbrogi ! Nous sommes pour lui le ciel et la terre. Et Arthur est pour nous tout cela… et bien davantage. Méditez cela. Réfléchissez-y longuement. Alors seulement, peut-être, commencerez-vous à comprendre l’histoire que je vais vous narrer…»
 
Mon avis :
On avait quitté le 2nd tome du Cycle de Pendragon en laissant une Bretagne en proie à de nombreux conflits internes. Merlin avait caché son petit protégé, Arthur, fils de l’empereur décédé Aurelius, afin que celui-ci puisse grandir en paix. On les retrouve tous les deux dès les premières pages, Merlin n’ayant pas changé d’un poil et Arthur étant passé d’un bébé braillard et joufflu à un jeune homme plein d’assurance et de détermination. Ce troisième tome relate donc l’ascension d’Arthur jusqu’à son couronnement, son chemin vers l’unification complète de la Bretagne et son combat envers les rois déloyaux et les hordes barbares venues du Nord. Il rencontrera notamment au cours de sa route sa future épouse, une belle et fière Irlandaise : batailles épiques, histoires d’amour et trahisons sont donc au menu. La plume de Lawhead est toujours aussi prompte à nous faire visualiser les décors qu’elle construit, nous transportant derechef sur les lieux de batailles aux côtés des valeureux Cymbrogi ou encore près de l’Ours de Bretagne quand vient l’heure du festin de victoire Une petite différence cependant, au niveau de la narration : s’il s’agit encore une fois d’une narration interne, l’ouvrage se compose cette fois-ci en trois parties correspondant à trois narrateurs différents : Pelléas tout d’abord, fidèle ami de Merlin, Bedwyr ensuite, frère d’armes et de coeur d’Arthur et enfin Gildas, dont on ne sait que peu de choses, hormis qu’il fut « l’assistant » de Merlin. Chacun d’eux trois possédant bien entendu son propre style de narration. A l’égard des deux tomes précédents, Arthur est très bon. Si je ne qualifierais pas cette lecture « d’évidente » (il faut quand même avoir une certaine rigueur dans cette lecture pour y avancer et en comprendre quoi que ce soit), j’y ai pris beaucoup de plaisir. La fin de ce tome m’a beaucoup surprise, et l’on comprend aisément pourquoi la pentalogie était à l’origine une trilogie. Impossible donc de savoir en détail la teneur des deux prochains tomes… Une appréhension cependant : les références bibliques sont devenues de plus en plus fréquentes au cours des trois tomes. J’espère donc que les deux prochains ne tiendront pas davantage du livre de foi que du roman. La suite au prochain épisode, donc…

3/5 : un bon moment !

 

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