Mummy Time : « … Et, t’as pas l’impression d’en faire trop ? »

Deux Mummy Time en si peu de temps ? Le blog vire doucement de bord ! Il faut croire que le besoin de parler est trop prégnant, que les questions se bousculent un peu trop ‘_’ Tout a débuté avec cette réflexion. Cette réflexion qui tombe comme un couperet, sans que tu t’y attendes, alors que tu discutes avec des personnes que tu ne connais finalement pas si bien que ça. Que tu discutes de quoi ? Mais, de ce que tu fais avec ton fils, pardi. Des coussins sensoriels que tu couds pendant ta pause de midi. Des ateliers Montessori. Des livres qui peuplent tes étagères, parlant de pédagogie positive. Des couches lavables, même. De tout ça, tout ce qui te rend heureuse. Et la réflexion, qui tombe :

« Mais, t’as pas l’impression d’en faire trop ? »

D’abord, l’interrogation. Trop de quoi ? Trop par rapport à quoi ? Je fais ce que je peux pour mon Bout’d’chou, à quel moment devrais-je me dire que c’est TROP ? Parce qu’il faut quantifier, en fait ? Je devrais le laisser vivre à côté de moi, et non avec ? J’avoue, je comprends pas.
Ensuite, la culpabilité. Parce que, ce qui est sous-entendu, c’est ça : « Mais, t’as pas l’impression d’en faire trop… T’as quelque chose à te reprocher ? » Et là, tu cogites. Oui, tu culpabilises de ne pas passer tout ton temps avec lui. De devoir le laisser chaque jour pour aller bosser, de ne pas pouvoir lui consacrer 100% de ton attention quand tu es avec lui, parce qu’il y a toute la maison à faire tourner. Tu culpabilises de ne pas avoir intégré TOUS les principes des pédagogies positive et Montessori, tu balises à l’idée de ne pas savoir lui donner confiance en lui. Tu culpabilises de ne pas savoir garder ton calme en permanence, surtout quand cela fait une demi-heure qu’il hurle sans que tu saches pourquoi, qu’il est 23h et que tu aimerais pouvoir te reposer un peu. Tu balises, culpabilises, pour tout et n’importe quoi. Alors peut-être que tu en fais trop, oui… Pour compenser.
Et puis… Le rejet. Merde, à la fin ! Je le prends comme un reproche, ce trop. Et je ne peux pas. Parce que oui, je fais un max de choses pour lui. Avec lui. Je lui prépare tous ses repas, des gâteaux qu’il mange au goûter à la brioche du matin, en passant par le poulet au curry et la quiche aux lardons. Je lui lave ses couches, pour qu’il soit plus à l’aise qu’en couches jetables, pour ne pas lui mettre des produits chimiques sur les fesses. Je me renseigne, j’apprends constamment, pour être la meilleure maman possible. Pour en faire un enfant épanoui et confiant. Je passe un maximum de temps avec lui. Je, mais c’est on, en fait : parce que Jo, c’est pareil. Et tout ça, ça a un coût. Un coût qui est lourd, que l’on a parfois du mal à assumer, mais que l’on oublie quand on voit son sourire. Un coût : moins, beaucoup moins de temps pour nous. Pour nos passions, pour nos moments à deux. Moins de temps pour se reposer, moins de temps pour flâner. Pour lire, bloguer. Pour dormir, aussi. Un coût qui me fait parfois craquer, mais que je ne voudrais pour rien au monde réduire : parce que ce petit bout, c’est de loin de la plus belle chose qu’on ai faite. Et qu’il mérite amplement tout ce que l’on fait pour lui. Un coût, donc, que j’assume pleinement. Mais pas quand on m’envoie dans la face ce TROP. Ce trop qui hurle et tourne en boucle dans ma tête, ce trop qui me pousse à tout remettre en question : et si je me plantais. Et si… ET SI. Et si quoi ? Et si ce n’était pas la peine ? Et si ça ne servait à rien ? Et si j’étais stupide d’avoir ces principes ?
Aujourd’hui, c’est un Mummy time, oui. Mais aujourd’hui, c’est aussi la journée internationale de lutte pour les droits des femmes. Et aujourd’hui, moi ce que je réclame, plus que l’égalité des salaires, l’égalité des sexes, l’égalité tout court, c’est qu’on NOUS FOUTE LA PAIX. À nous, les femmes, mais aussi aux mères. Qui sont constamment dans l’obligation d’être parfaites, d’avoir une maison bien tenue, de faire des bons petits plats, d’habiller leurs enfants avec les plus beaux vêtements, d’être polies et gentilles en toute circonstances. Mais aussi, d’être d’excellentes épouses ET employées. Parce qu’on l’a voulu cet enfant, enfin ! Être mère ne doit pas être un poids, un handicap. Être mère ne doit pas être une excuse à une fatigue toujours un peu trop présente. Être parfaites, donc, mais pas trop quand même. Parce que c’est suspect, après. Je parle de Montessori ? On me demande si je fais partie d’une secte. J’avoue à demi-mot allaiter encore Malo ? On me regarde d’un œil bizarre, jetant un petit « mais ça ne se fait pas » bien senti. Du coup, je ne parle plus. Du moins, je choisis à qui. Parce qu’on en rencontre, des gens, qui vont simplement s’intéresser à ce que tu fais, chercher à comprendre pourquoi, comment, sans jugement. On en rencontre plein. Mais on rencontre aussi les autres, ceux qui te regardent d’un œil noir, qui vont toujours trouver à te dire que, ce que tu fais, ce n’est pas assez… Ou c’est trop. Et c’est pour ça que j’écris ici, aujourd’hui, même si ce n’est sans doute pas le lieu : parce que quand vous êtes capables de faire abstraction de tout ça, ce n’est qu’un peu pénible. À la longue, cela devient franchement agaçant. Mais quand vous prenez tout de plein fouet, remettant absolument TOUT en question, cogitant et cogitant encore, sans répit, ça fait mal. Une fois, deux fois… Certains d’entre vous le savent, j’ai relativement peu confiance en moi. Et Malo, c’est mon plus grand sujet d’inquiétude. Je veux bien faire, mais je n’ai pas de manuel pour réussir à coup sûr. Et ça m’angoisse, terriblement. Alors, la petite réflexion à la noix dans le style du « Et, t’as pas l’impression d’en faire trop ? »… Très peu pour moi et ma relative tranquillité d’esprit.
Aujourd’hui, je ne demande rien d’autre que d’être rassurée, finalement. Elle est où, la Haute Autorité des mères qui te dit « Allez, garde le cap, tu fais du bon boulot ! » ? Parce que, je vous le dis, si on avait ce genre de petit rappel régulièrement, on serait peut-être moins sur les rotules. On se poserait moins de questions, on profiterait davantage du moment présent. Alors, à toutes les mères qui passez par ici : vous faites du bon boulot. Du très bon boulot, j’en suis intimement convaincue. Même si le quotidien n’est pas toujours simple à assumer, même si on a parfois envie de tout envoyer balader. Même si… Vous êtes femmes, mères, peut-être pas parfaites aux yeux de la société, mais aux yeux de votre enfant… Bien sûr que si.

Du Love, et pardon pour la digression, les propos sans queue ni tête, et tout le reste. Aujourd’hui, c’était atelier défouloir 🙂

{Mummy Time} On a testé… Les couches lavables !

Mes petits marcassins…

BONJOUR ! Comment allez-vous ? Fin prêts pour une nouvelle journée d’aventures ? Ici, le programme ne bouge pas d’un iota : boulot de 11h à 20h, autant vous dire que, pour l’aventure… C’est vite vu. Mais cela ne m’empêchera pas de vous mitonner un petit article dès l’aurore, histoire de vous mettre quelque chose sous la dent ! Le titre de celui-ci en déconcertera d’ailleurs peut-être plus d’un, étant donné le rapport peu évidemment avec les livres. Et, de fait… Il n’y en a pas. Aucun. Nada. Mais… J’avais envie ! J’avais envie, étant donné que je vous parle régulièrement de notre lutte pour baisser nos déchets, que Boubou a une place que l’on pourrait qualifier d’omniprésente (juste) dans nos vies, BREF, j’avais envie. Cela fait un bout de temps que je n’avais pas fait de Mummy time, le moment est venu de changer ça !

Quand, comment, pourquoi ?

Si vous suivez bien, p’tit Bout a désormais 18 mois. Qu’est-ce qui a bien pu, après autant de temps passé en couches jetables, nous convaincre de passer aux lavables ? Un ras-le-bol, tout simplement. J’en avais marre de voir nos poubelles déborder, exhalant une odeur tout à fait putride. J’ai donc commencé à y songer très sérieusement… Avant de me décider en prenant connaissance du rapport de 60 millions de consommateurs, celui-ci nous démontrant par A + B que nous mettions un concentré de produits chimiques sur les fesses de notre bébé depuis le début. Alors même que nous avions choisi Pampers pour la prétendue « qualité » de leur produit. J’en ai donc parlé avec Chéri (qui n’a pas vraiment eu le choix, si je dois être tout à fait honnête), avec la nounou (à qui je ne voulais pas imposer quelque chose qui lui aurait déplu) et… BANCO.
Après moult recherches, mon choix s’est finalement porté sur les Best Bottom Diaper, marque américaine. J’avoue que j’aurais préféré acheter français, mais les marques en présence ne m’ont pas convaincue… Et n’ayant pas envie d’acheter un panaché de couches pour faire mon choix entre les différentes marques et systèmes (ce qui est tout de même fortement conseillé, telle ou telle couche pouvant ne pas convenir à chaque bébé), j’ai décidé de la faire quitte ou double…

Verdict ?

Verdict, on est conquis ! Voici comment l’on s’est équipé : sept couches TE2 (on ne change que l’intérieur de la couche, l’enveloppe extérieure se réutilise toute la journée), 25 inserts (c’est la partie absorbante), et 7 doubles pour la nuit. Nous avons également des doublures pour nos sorties, et des voiles de protection (de la marque Zébio – on a testé les Popolini, mais p’tit Chou y a fait une réaction plus ou moins allergique) que l’on jette dans les toilettes s’ils sont salis, ou que l’on lave si Boubou n’a fait qu’un pipi. Techniquement, voici comment ça se passe : on attrape l’enfant, on on change l’insert et le voile, on lui en remet un propre, on rince ce qui est souillé avant de le mettre dans la machine… Que l’on fait tourner, approximativement trois fois par semaine. Oui, ça fait des machines. Mais étant donné que les inserts et les voiles passent sans problème au sèche-linge, nous ne sommes pas vraiment envahis de linges. Oh, j’en vois certains venir « Tu veux réduire tes déchets, mais t’as vu l’énergie que tu consommes avec tes lessives ?! ». Bon, déjà, on en faisait deux par semaine, des lessives. Donc une de plus ou de moins… D’autant que l’on a acquis, à peu près en même temps que les couches, un truc formidable qui s’appelle des balles de lavage. En gros, ce sont des petites boules vertes, qui sont censées reproduire un mouvement de battage assurant au linge d’être mieux lavé en utilisant moins de lessive. Et mieux essoré, séché aussi ! Exit, donc, les programmes longs à plus de 40°… Ces balles, elles, se réutilisent à l’infini. Investissement minimum pour un super rendu !
Alors oui, c’est sûr, ça prend plus de temps que de jeter une couche à la poubelle avant d’en remettre une neuve et de passer à autre chose. Mais… J’apprécie TELLEMENT d’avoir rompu avec ma poubelle de salle de bain ! Si Boubou a été un peu interloqué la première fois qu’on lui a mis une couche lavable (l’encombrement est un peu plus gros, impossible de le nier), il s’y est vite habitué. Je crois même qu’il les aime bien, ses dessous avec de jolis dessins 🙂 Autre point non négligeable : ses fesses, elles, apprécient vraiment. Quand il a fait sa réaction allergique aux voiles, il les avait en sang. On ne s’est pas posé de questions, on lui a de suite remis des couches jetables… Avant que je me décide à lui mettre la couche telle quelle, sans voile. Et, miracle ! Alors que son passage en jetable n’avait rien arrangé, au contraire, il n’a suffit que d’une journée pour que tout redevienne normal. Il faut dire que la face coton/polaire est assez agréable au toucher 🙂

Et la suite ?

La suite, on y est déjà : nous sommes passés aux cotons lavables. En polaire, s’il vous plait ! Et quand je dis on, c’est on : Boubou en a vingt-quatre pour lui, moi douze. Terminé, les cotons jetables ! Bon, j’avoue qu’on garde quand même un paquet de secours : Chéri ne s’y est pas encore mis, je ne vais pas imposer ça à la nounou, et c’est toujours bien en cas de… Hum, gros accident. Mais l’idée est là, et le principe me plait. Alors, c’est vrai : l’investissement de départ est important. Pour nous, 400 € (couches et cotons, tout confondu). Parce que nous n’avons acheté que du neuf, quand on trouve de l’occas’ en très bon état et à des prix très raisonnable. Je me demande d’ailleurs si je ne vais pas revendre mes doublures, qui ne nous servent pas à grand chose : je trouve ces couches très absorbantes ainsi. Ceci dit, l’impact financier est fortement amoindri quand on pense aux couches lavables que l’on doit acheter (non, on ne tourne pas sur trois changes par jour avec Malo, mais plus six ou sept. Je vous laisse imaginer le nombre de couches nécessaires jusqu’à ce qu’il soit propre, mettons… Dans un an !), mais aussi au fait qu’elles serviront aussi pour le prochain petit Bouchon. Dès le début, je ne sais pas (les mamans de bébés allaités sauront pourquoi), mais je pense que oui : nous verrons le moment venu !

Il nous reste encore beaucoup, beaucoup d’efforts à faire : quand je regarde la montagne de sujets à retravailler, je me sens parfois découragée. Laver les couches, préparer tous les repas en respectant l’équilibre alimentaire, faire ses gouters maison, essayer d’acheter le moins de produits industriels possibles… Et pourtant, ça ne suffit pas. Pourtant, je fais encore mon acheteuse compulsive trop souvent (on reste sur les livres, maiiiis) alors même que je souhaite me désintoxiquer de cette société de sur-consommation, je n’ai pas encore trouvé où faire mes courses pour ne pas récupérer un maximum d’emballages plastiques, je devrais faire mes cosmétiques maison… Bref, des petites choses à prendre les unes après les autres pour y arriver, mais qui m’angoissent terriblement quand je pense à mon impact actuelle sur la planète. Mais ce que j’espère, avant tout autre chose, c’est d’arriver à sensibiliser Malo sur le sujet 🙂 Croisons les doigts !

Et vous, quel est votre avis sur les couches lavables ? Avez-vous des petites astuces pour réduire votre impact environnemental ? Dites-moi tout ❤️

Mummy time : Et l’allaitement, on en parle ?

Mummy time

Que vous soyez maman ou que vous vous apprêtiez à le devenir, vous savez qu’il existe UN sujet qui déchaine les passions. UNE question transformant les uns en moralisateurs acharnés et les autres en ardents défenseurs des libertés féminines… Vous avez deviné ? Oui, je parle bien du sacro-saint…

*Roulements de tambours*

ALLAITEMENT ! Sein/biberon, biberon/sein ? Si pour certaines le choix est évident, pour d’autres… C’est loin d’être le cas. Voici donc pourquoi j’aborde aujourd’hui ce sujet assez intime (et somme toute particulièrement éloigné des livres ^_^) : on se sent parfois très seule face à cette épineuse question (des proches aux avis bien tranchés à un Chéri un peu paumé, pas simple de trouver à qui parler !), et j’ai l’espoir que cet article permettra à certaines d’entre vous d’y voir plus clair. Expérience, conseils… Je vous dis tout !

***

Tout d’abord, une précision : le terme allaitement ne concerne pas que le sein. Allaiter un bébé, c’est l’acte de lui donner du lait, point. Il est temps d’arrêter de diaboliser le biberon ! Quand on parle allaitement, les gens font bien souvent preuve d’une étroitesse d’esprit affligeante. Quelle maman n’a jamais entendu le fameux « Tu le nourris ? » ? Une vendeuse en magasin bio m’a lâché ça il y a peu, je n’avais qu’une envie : lui répondre « non, je le laisse mourir de faim ». Cette question… C’est sérieux ?!
Mais passons. Chez les Bouchons, comment ça se passe ? Pendant longtemps, donner le sein m’a totalement rebutée : pour moi, c’était clair. Ce serait le biberon ! Ma sœur a allaité ainsi ses trois enfants, notre maman nous a elle-même nourri au biberon de lait artificiel… Et on ne s’en est pas si mal sorti ! Et puis, le sein… Quelle galère ‘_’  Impossible de laisser Bébé en garde plus de deux heures sans avoir tiré son lait au préalable (vache laitière, coucou !), sous peine de le condamner à hurler de faim sans moyen de le contenter, et de voir sa poitrine doubler (facile !) de volume et évacuer sur ce beau tee-shirt tout neuf le trop plein de lait, difficulté pour le papa de partager ces moments d’intimité avec Bébé, et puis… Au revoir la pudeur ! Bref, autant de raisons qui me faisaient dire que, clairement… Le sein, pas pour moi 🙂
Et puis, je suis tombée enceinte. De vous à moi, je ne sais pas vraiment ce qui m’a poussée à m’intéresser de plus près à l’allaitement maternel. Peut-être me suis-je simplement dit que ce serait bien d’envisager la chose, histoire de prendre ma décision en connaissance de cause. Alors, je me suis renseignée. Et voilà ce que j’ai appris :

◊ Le lait maternel restera sans conteste l’aliment le plus adapté aux nourrissons. Le lait artificiel, convenant tout de même aux besoins des bébés, reste trop gras et se digère moins facilement.
◊ Il n’existe pas de « mauvais » lait (ce qui est bien entendu à nuancer : j’imagine que si la maman est alcoolique/se drogue, elle aura tout intérêt à nourrir son enfant au LA)(je ne compte plus le nombre de fois où l’on m’a dit « peut-être que tu n’auras pas de lait »/ »attends de voir si ton lait sera bon »). De même, pour peu que la lactation de la maman ait été établie avec soin, il est impossible/difficile (sauf en cas de bouleversements majeurs) qu’elle manque de lait. Soyez-en sûres : votre lait comble PARFAITEMENT les besoins de votre bébé.
◊ Mieux : sa composition se modifie au cours de la tétée. Un lait plus « clair » et moins riche au début pour se désaltérer, un lait plus riche et gras en fin de tétée pour la sensation de satiété… D’où l’intérêt de ne pas interrompre bébé tant qu’il n’a pas fini !
◊ L’allaitement maternel aiderait à prévenir les allergies, l’obésité, les problèmes respiratoires… De façon général, il renforcerait le système immunitaire de bébé.
◊ Donner le sein à son enfant permettrait aux jeunes accouchées de retrouver la forme plus facilement/rapidement : les tétées entrainant des contractions de l’utérus, celui-ci retrouver son volume initial bien plus vite. Et c’est 500 calories (peu ou prou) en plus de dépensées chaque jour !

Je pourrais continuer ainsi pendant longtemps ^_^ Mais une phrase, surtout, m’a faite réfléchir : « On ne donne pas de lait de chèvre aux bébés rats, pourquoi donner du lait de vache aux petits d’homme ? » En effet.
En accord avec Chéri (parce que je me refusais à lui créer une hypothétique frustration), j’ai donc revu ma position et décidé de tenter la grande aventure de l’allaitement au sein. J’ai lu, beaucoup. Je m’y suis préparée avec une sage-femme. J’ai compris, surtout, que la chose ne serait pas forcément aisée : Certains bébés ont du mal à téter, la première montée de lait peut tarder à venir, sans parler des crevasses et autres engorgements… Mais savoir tout ça m’a permis d’entamer mon allaitement sereinement, de prévenir d’éventuels soucis et de savoir, au besoin, les résoudre.
Dès la salle d’accouchement (plus la première tétée est précoce, plus votre allaitement a de chances de s’établir correctement), j’ai été rassurée : pas de souci pour Malo, il a bien compris comment ça marchait ! Malgré tout, on a pas mal tâtonné : la « bonne » position n’est pas évidente à trouver, et on devait composer avec les biberons de complément… Finalement, cela s’est soldé par une jolie crevasse du côté gauche (physiquement, c’est comme si le mamelon était cisaillé, sur le point de se déchirer. Oui, c’est plutôt sympa). Et je ne vais pas vous mentir : ça fait un mal de chien quand vous mettez bébé au sein (pas question de le laisser trop longtemps au repos, ou c’est l’engorgement qui vous guette !). À en avoir les larmes aux yeux et la nausée. Heureusement, des solutions existent (crème à la lanoline, « bouts de sein » en silicone, compresses de lait maternel -c’est un excellent désinfectant/cicatrisant- et j’en passe…). Et une fois que vous avez corrigé la mauvaise position de bébé, ce n’est plus qu’une affaire de jours (deux, pour moi !) avant que tout ne revienne à la normale.
Dès lors, je n’aurais qu’un conseil : laissez-vous porter, faites-vous confiance, à vous et à votre bébé. Un bébé nourri au sein tête entre 8 à 12 fois par jour (le LM se digère en deux heures environ), pas forcément de façon uniforme. Au fil des jours, votre lactation va s’adapter, et vous allez trouver votre rythme. Passés les premiers doutes, les premières interrogations, j’ai appris à apprécier ces moments d’intimité, de fusion avec mon p’tit bout, à un point tel que je vivrais assez mal le fait de le passer au biberon, si j’y étais obligée. Quand on pense au dégoût quasi viscéral que j’avais pour l’allaitement maternel il y a quelques temps, c’est assez dingue ! Mais je ne regrette absolument pas d’être aller plus loin que mes appréhensions et, surtout, d’avoir persévéré 🙂

*Trucs et astuces*
◊ Savoir s’entourer.

Je ne peux pas vous promettre que, si vous décidez de vous lancer dans la grande aventure de l’allaitement maternel, tout ira comme sur des roulettes. Je peux toutefois vous assurer que, si vous ne restez pas seule dans votre coin, la moitié du chemin sera fait : donner le sein à son enfant ne se fait pas sans mal, et être entourée est essentiel. Par le papa, d’abord, qui doit approuver à 100% votre décision. Par vos proches, qui auront tôt ou tard à composer avec (et non, Bébé ne s’arrêtera pas de manger les dimanches que vous devrez passer en famille !). N’hésitez pas, enfin, à prendre rendez-vous avec une conseillère en allaitement, ou à vous renseigner sur l’antenne de la Leche League la plus proche de chez vous ! Parler avec d’autres mamans, avoir quelqu’un pour vous rassurer… La communication peut faire des miracles 🙂

◊ Débuter en douceur.

Personnellement, j’appréhendais énormément le fait de devoir donner le sein devant d’autres personnes que Chéri. C’est d’ailleurs ce qui a poussé ma sœur à privilégier le biberon : les auxiliaires de vie ne sont pas toujours très compréhensives (et viens que je te presse la poitrine de toutes mes forces pour essayer de faire sortir quelque chose !), l’entourage pas forcément attentif au respect de notre pudeur… Avant d’accoucher, j’ai donc prévenu tout le monde : à la maternité, je préférais n’avoir personne dans la chambre tant que dureraient les repas de Bébé. Pas facile d’être à l’aise si, en plus de tâtonner, l’oncle Richard est là à commenter l’appétit dévorant de votre bout de chou, hein ? Une fois que que vous serez suffisamment à l’aise dans vos gestes pour ne plus ressentir le besoin de vous isoler, pourquoi ne pas opter pour la cape d’allaitement, qui garantie une minimum d’intimité ?

◊ Et Papa ?

Au début de mon allaitement, j’avais un peu peur que Jo ne se sente exclu. Et puis, finalement, on s’est rendu compte qu’il y avait pleiiin d’autres moments qu’il pouvait partager avec Bébé ! S’il n’est pas spécialement fan du changement de couche, il adore les sessions câlins qui suivent inévitablement chaque tétée. C’est qu’on se battrait presque 🙂

◊ S’écouter.

La manière dont vous allaiterez votre bébé VOUS appartient. Que vous choisissiez de lui donner le sein ou le biberon, c’est VOTRE décision, et elle est tout à fait respectable. N’écoutez donc que vous et, éventuellement, votre compagnon. Mieux vaut donner un biberon de lait artificiel avec amour que le sein à contrecœur, n’est-ce pas ? De même, si vous avez testé l’allaitement maternel et que, décidément, ça ne vous branche pas du tout… N’ayez pas de remords à passer au biberon : votre bébé ne vous en aimera pas moins pour autant, et vous pourrez profiter pleinement de ces moments de tendresse ♥

cles de lallaitement

J’espère que cet article vous aura plu, qu’il aura (peut-être !) permis à certaines d’entre vous d’y voir plus clair ♥ Si vous avez des questions, des doutes… N’hésitez surtout pas ! Ce sera pour moi un vrai plaisir de vous aider 😉

Mummy Time : Bébé est arrivé !

Mummy time

Mes chatons,

Comme vous le savez si vous me suivez sur FB, mon Mac m’a plantée. Le saligaud ! Impossible de l’allumer, je crois bien qu’il a définitivement rendu l’âme (deux ans et 1400€ plus tard, autant vous dire que j’ai -un peu- les boules). Mais, il y a une autre raison à ma subite disparition de ces deux dernières semaines. Une raison qui tient dans 46 petits centimètres et dans deux tout petits kilos (et 370 grammes, d’accord). Et oui…

Bébé est arrivé !

Alors que je publiais mon article vous parlant de ma grossesse le 25 juillet dernier, j’étais subitement prise de contractions (vers midi, si vous voulez tout savoir). Pas douloureuses, mais suffisamment régulières pour que je commence à jeter un coup d’œil à ma montre. Nous sommes finalement partis à la maternité pour 18h, plus ou moins convaincus de perdre notre temps (pour mémoire, Bébé était tout de même censé attendre le 17 août. Quand même). Et finalement… SURPRISE ! Le travail était bel et bien lancé.
Globalement, tout s’est bien passé… Même si j’ai fini par craquer et ai envoyé Chéri quérir (en vrai, je lui aurais bien balancé le monitoring dans la tête s’il ne s’était pas dépêché) la sage-femme pour avoir, ONZE HEURES APRÈS ÊTRE ARRIVÉS A LA MATERNITÉ, la sacro-sainte péridurale. Oubliés, l’accouchement physio en étant accroupie, la gestion des contractions en respirant comme il faut… La douleur et la fatigue auront eu raison de moi ‘_’
Notre crevette est finalement arrivée peu avant huit heures du matin, et notre première réaction avec Chéri (je vous passe les larmes, les sourires et tout le toutim, vous vous doutez bien que nous sommes devenus gâteux à la seconde où Bout d’chou s’est lové contre moi) fut… De nous écrier « Pardon  ?! » à l’annonce des mensurations de Bébé. Mais comment me suis-je donc débrouillée pour faire un si petit gabarit ?! Petit, mais costaud : il avait déjà repris son poids de naissance au bout de deux jours, et semble avoir adopté une courbe ascensionnelle de folie. Bref, Bébé va bien, Maman va mieux (les suites de couches… Brrr !), Papa gère comme un chef et tout le monde est content. Même Stone, qui nous a fait une petite crise de jalousie pendant les dix premiers jours ^_^
Si le retour à la maison fut un peu chaotique, je retrouve doucement mes marques : ne manque plus que le nouvel ordinateur, et je pourrai vraiment reprendre du service ! En attendant, j’essaierai de publier de-ci de-là quelques articles : j’ai déjà trois chroniques sous le coude, ne reste plus qu’à les taper 🙂
Et comme je ne résiste pas à l’envie de vous montrer la bouille de ma merveille, je vous quitte en photo (sans doute la seule qui sera diffusée ici ou ailleurs, maintenant que j’y pense !). A très vite mes chatons !

Malo