Transférés, Kate Blair

Traduit par Alexandra Maillard

L’histoire : Dans un futur proche, l’humanité a trouvé le moyen de soigner facilement les malades : transférer les maladies aux criminels, qui sont parqués dans des ghettos à l’écart de la société.
C’est dans ce monde qu’est née Talia Hale. À seize ans, elle est la fille du peut-être futur Premier ministre d’Angleterre. Alors qu’elle est atteinte d’un rhume pour le plus grand dégoût de son entourage, elle va subir son premier Transfert. Mais rien ne va se passer comme prévu et Talia va sauver une petite fille d’une agression. Une petite fille qui vient des ghettos et qui va pousser Talia à découvrir l’envers du décor et l’horreur d’un système déshumanisé.
Talia va désormais tout faire pour empêcher son père d’aggraver la situation des bidonvilles, pour sauver ses nouveaux amis qui y habitent et rectifier une société où la frontière entre bien et mal est plus floue que jamais. Elle devra briser le cocon doré dans lequel elle a grandi et être prête à combattre tout ce en quoi elle a cru.

Mon avis : Une fois n’est pas coutume, la couverture de ce roman n’a absolument pas joué un rôle dans mon choix : je la trouve pour le moins… BOF. Mais le résumé, lui m’attirait : et comme l’habit ne fait pas le moine… Je me suis laissée tenter ! Un choix qui a ravi ma maman : le bouquin étant arrivé à mon ancienne adresse, elle a pu le dévorer avant que je m’y plonge moi-même… Et l’a lu en une petite journée. Un fait de bon augure !
Angleterre, époque non déterminée : l’humanité a fait des progrès incroyables en médecine, allant jusqu’à trouver le moyen de transférer les maladies d’un humain à un autre… Un moyen ayant permis d’éradiquer toute autre forme de sanction judiciaire : vous avez un rhume ? Allez dans un centre de Transfert, celui-ci sera injecté à une personne ayant commis un petit délit. Pratique, non ? D’une simple gastro à une maladie bien plus grave, chaque crime trouve sa réponse judiciaire, condamnant toute personne ayant enfreint la loi à rejoindre l’un des ghettos où se côtoient malades, anciens condamnés, et citoyens trop pauvres pour espérer une vie meilleure. Talia, elle, fait partie de la jeunesse dorée du pays : son père n’est autre que le sénateur Hale, l’homme que beaucoup pressentent pour reprendre la tête du pays lors des prochaines élections. Bien que ce dernier prône des sanctions bien plus radicales que celles en place, Talia n’y trouve rien à redire : après tout, les criminels ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes. Mais quand elle sauve une petite fille par le plus grand des hasards, c’est sa vie entière qui s’en trouve bouleversée : et si ce qu’elle prenait depuis toujours pour acquis se révélait totalement faux ?
Transférés est un roman qui se lit vite et bien : l’action est efficace et prenante, et l’on ne s’étonnera pas de le finir en quelques heures à peine. L’idée de départ est originale, et l’on entre rapidement dans le récit, se laissant porter au gré des chapitres… Mais c’est tout, ou presque : oui, l’idée de départ était intéressante. Oui, l’action est prenante. Mais… Mais Transférés sonne creux, malheureusement pour nous : si l’univers mis en place par l’auteur est original et possède un beau potentiel, il aurait mérité d’être bien plus approfondi, et à tout point de vue : le Transfert, d’abord, et toutes les interrogations qu’il suscite. Les inégalités sociales ensuite, qui sont certes abordées mais… Survolées, comme tout le reste. L’auteure souhaite nous offrir du Young adult à la sauce SF en éclairant le genre sous un œil nouveau mais, malheureusement, elle tombe dans les travers propres à ce type de publication : plutôt que de se concentrer sur le contexte pour nous offrir quelque chose de cohérent, amenant à une véritable réflexion (et il y avait matière !), elle finit peu à peu par laisser une (trop) grande place à une romance qui n’a que peu d’intérêt. Vous allez me dire que je suis dure : je ne suis jamais aussi tranchée en matière de romance. Oui, mais… Là encore, problème : les personnages n’ont aucune substance et ne m’ont, de fait, absolument pas touchée. C’est bien simple : cela fait une petite semaine que je l’ai terminé, et je ne me souviens plus que du nom de l’héroïne. Et ça, avec moi, cela ne passe pas : je peux fermer plus ou moins les yeux sur une intrigue molette et un background peu travaillé. Mais des personnages qui ne sont en réalité que des clichés de ce que l’on retrouve dans la littérature ado, non merci.
La plume, quant à elle, est quelconque : quelques maladresses sont à noter, et ne font que renforcer mon impression d’à-peu-près.
Alors non, Transférés n’est pas mauvais : comme je vous l’ai dit, il se lit vite et bien, et nous passons au final un agréable moment. Mais ce ne sera pour ma part clairement pas la lecture de l’année, et je doute malheureusement de m’en souvenir bien longtemps. Dommage !

En bref, un livre qui se lit vite, mais qui ne nous laissera pas d’impression impérissable en raison de son trop grand nombre de défauts… On passe !

Laborieux !

La dernière étoile, Rick Yancey (La 5e vague #3)

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Traduit par Francine Deroyan

Premier tome : La cinquième vague
Deuxième tome : La mer infinie

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L’histoire : 1re vague : Extinction des feux.
2e vague : Déferlante.
3e vague : Pandémie.
4e vague : Silence.

À l’aube de la 5e vague…

Ils sont parmi nous. Ils sont dans leur vaisseau. Ils sont nulle part. Ils veulent la Terre. Ils veulent qu’elle nous revienne. Ils sont venus nous exterminer. Ils sont venus nous sauver…
Cassie a été trahie. Ringer aussi. Et Zombie. Et Nugget. Et les 7,5 milliards d’humains qui peuplaient notre planète. Trahis d’abord par les Autres, et maintenant par eux-mêmes.
En ces derniers jours, les rares survivants sur Terre se retrouvent confrontés au dilemme ultime : sauver leur peau… ou sauver ce qui les rend humains.

Mon avis : Et une série de terminée, une ! Je dois bien avouer que je ne savais pas trop comment m’y prendre, avec ce troisième tome. Pour la simple et bonne raison qu’après mon gros coup de cœur pour le premier opus… Le deuxième m’avait grandement déçue : je n’avais jamais véritablement réussi à m’y plonger, cherchant encore et toujours l’enthousiasme qui m’avait jadis transportée. Du coup, cette suite et fin… Je ne savais pas trop par quel bout la prendre, il faut le dire. Appréhension, doute… Tout y est passé ‘_’
Et je n’irais pas par quatre chemins : bien que ce troisième tome m’ait davantage… intéressée que le précédent, cela restera tout de même une déception. Parce qu’une fois encore, l’auteur ne prend pas la peine de resituer son intrigue. Pas une seconde. Et quand cela fait quasiment deux ans que le deuxième tome y est passé, et plus de trois pour le premier… Autant vous dire que mes souvenirs n’étaient pas extrêmement frais. Alors, oui, je m’en veux un peu : parce que j’aurais pu prendre la peine de relire les deux opus précédents avant de m’attaquer à celui-ci. Mais par manque de temps… Je me suis dit que, peut-être, cela pourrait le faire ainsi. Cruelle erreur ! J’ai passé le premier tiers du roman à me creuser les méninges pour me rappeler ce qui avait bien pu se passer pour que l’on en arrive là. Et quand j’ai réussi à éclaircir un peu mes idées… Je me suis pris l’humeur extrêmement noire de l’auteur en pleine face : si vouliez vous plongez dans un récit où les morts pleuvent, vous allez être servis. Mais à vouloir trop en faire, c’est l’inverse du but recherché qui se produit : loin de m’émouvoir, cela a surtout fini par m’insensibiliser totalement, jusqu’à la toute fin où… L’instant crucial qui aurait dû m’étreindre le cœur ne m’a fait qu’esquisser une petite moue tristoune. J’ai lu avec intérêt, certes, car Rick Yancey sait tout de même comment ferrer son lecteur, mais pas avec émotion, ce qui est ma foi fort dommage.
Quant à l’intrigue… Je n’ai pas été convaincue par les explications fournies. Que je ne suis même pas sure d’avoir saisi correctement, d’ailleurs. C’est un peu chiffon, brouillon : alors même que le premier tome m’avait tant plu par son aspect poussé et réfléchi, celui-ci m’a perdue de par son côté quelque peu approximatif. Côté personnages, je regrette le peu de place laissé à Cassie par rapport à Ringer, à laquelle je n’ai décidément jamais réussi à me faire. Quant à Sam… J’étais particulièrement contente de le voir enfin prendre la parole, mais ai rapidement déchanté : je comprends que l’auteur ait voulu rendre son traumatisme prégnant, mais le trait est vraiment très, très forcé. Cela n’a fait que rajouter, à mon sens, à l’ambiance assez pesante du roman, qui n’en avait pas forcément besoin.
Je me relis, et je me dis que ma chronique est vraiment dure. Mais comprenez qu’elle est à l’image de ma déception : j’attendais tellement de cette suite, que j’ai forcément été plus intransigeante que d’habitude. Je ne désespère toutefois pas que mon expérience de lecture soit toute autre si je me lance dans la trilogie complète, et à la suite : la cinquième vague ne fait pas partie de ces séries que l’on peut laisser trainer ainsi. Ce n’est donc pas un adieu, mais un simple au revoir 😉

En bref, un troisième tome particulièrement noir et aux explications nombreuses mais malheureusement trop approximatives pour que j’en ressorte comblée :/ A réessayer, après avoir relu les deux premiers tomes !

laborieux
Laborieux…

Guerre et Dinosaures, Victor Milán

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Traduit par Patrice Lalande

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L’histoire : Paradis. Pour les dieux, un simple plateau de jeu, le théâtre de leurs passions et luttes de pouvoir. Pour les hommes, c’est une terre brutale et violente, divisée entre dynasties rivales, déchirée par les ambitions et les croyances religieuses, constamment menacée par le machiavélisme politique. Dans cet état de guerre règnent les dinosaures. Élevés, dressés dès leur plus jeune âge, ils deviennent des armes redoutables dominant les champs de bataille.
Et c’est lors d’un affrontement épique dont le fracas pourfend la terre et déchire le ciel que l’énigmatique seigneur Karyl Bogomirskiy est défait par traîtrise et laissé pour mort. A son réveil, partiellement amnésique, il découvre qu’il est désormais pourchassé. Il se lance alors dans un voyage qui va faire trembler le monde, jusqu’aux trônes des dieux…

Mon avis : Aaaaah, ce Guerre & Dinosaures !! Forcément, forcément qu’il a attiré mon oeil, quand je l’ai découvert dans une caisse de nouveautés ! Si le titre m’avait bien fait rire (c’est un peu… Brut de décoffrage, disons), la couverture me plaisait bien, tout comme le résumé. Et que dire de cette citation du grand G.R.R. Martin lui même : « Un croisement entre Jurassik Park et le Trône de fer. » ? Intrigant, n’est-ce pas ? Il n’en fallait effectivement pas plus pour me ferrer, et c’est avec confiance que j’ai entamé ma lecture. Une confiance toute enfantine, soi dit en passant : des DINOS, quoi ! Enfin, DES DINOS !!!
Le résumé étant plutôt bien fait (quoique, il empiète quand même vachement sur la suite du présent roman)(parce que, les trônes des dieux, hein…)(bref), je ne reviendrai pas dessus. Sachez cela : nous suivons essentiellement quatre personnages : Karyl -le Vovoïde déchu et trahi- et Rob – ménestrel et maitre dinosaure- d’un côté, et Jaume -champion impérial et Chéri de ces dames- et Melodia -fille de l’Empereur et fiancée de Jaume- de l’autre. Avec, au milieu de tout cela, une foule de personnages secondaires dont j’ai peiné à retenir tous les noms. Peiné, d’ailleurs, pourrait être le mot représentatif de cette lecture : autant je me suis plongée avec enthousiasme dans ce roman, autant… Je ne m’y suis jamais immergée. A mon grand dam, qu’on se le dise : car Victor Milán met sur la table une foule d’idées tout à fait intéressantes (je ne vous parle pas de la fin, parce que ce serait spoiler mais… Si je glisse le mot science-fantasy, là, comme ça, personne ne le remarquera, hein ?), en plus de développer un univers tout à fait fascinant. La présence des dinosaures est très bien exploitée, pour le coup (oui, on en veut toujours plus maiiiis… C’est déjà bien), ils se fondent tout à fait dans le paysage. Là où le bât blesse… C’est bien au niveau de l’action, et des personnages : crédule que je suis, je m’attendais un petit peu à ce que cette citation soit quelque peu véridique : trouverait-on, dans ce roman, ne serait-ce que la moitié du génie de Martin pour rendre absolument passionnants tous les méandres politiques et jeux de pouvoirs complexes entre des dizaines et des dizaines de personnages ? Malheureusement, ce n’est pas le cas : la sauce n’a pas du tout pris avec moi. Pire : je me suis ennuyée. J’ai perdu le fil. Les derniers chapitres furent intéressants, ça oui ! Mais est-ce suffisant pour rattraper une lecture qui fut, avouons-le, laborieuse ? Je ne sais pas, je ne sais plus.
Ce qui est dommage, c’est que tout avait bien démarré, comme je vous le disais : l’univers est franchement chouette, et les idées sont bonnes. Le début est bien, la fin également… Mais le milieu parfois indigeste, même si je n’ai pu m’empêcher d’y revenir, encore et encore. Ma panne de lecture est-elle à mettre en cause ? Je n’en doute pas, cela n’a clairement pas facilité les choses. Je pense réessayer de le lire d’ici quelques semaines ou mois, histoire de voir ce que cela donne. Et, qui sait ? Le deuxième tome transformera peut-être l’essai, pour le coup : les derniers chapitres laissaient vraiment présager quelque chose de fort, fort sympathique. On y croit !

En bref, une lecture tout en ambivalences : les idées sont bel et bien là, mais l’action peine à accrocher, l’intrigue à décoller. A voir pour la suite !

laborieux
Lecture en demi teinte

Le voleur de coeur, Rawia Arroum

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L’histoire :
Dans un monde où musique et magie ne font qu’un,
Dylan est né privé des deux.
Et ce n’est pas son seul secret :
deux cœurs battent dans sa poitrine,
mais l’un n’est pas le sien…

Mon avis : Quelle couverture ! J’avoue que c’est à cause d’elle que j’ai craqué pour ce titre, ainsi que pour son résumé tout à fait alléchant. L’idée de départ me semblait tout à fait originale, et c’est donc plus que curieuse que je me suis lancée à l’assaut du Voleur de cœur, certaine de tenir là une excellente lecture…
L’ancien monde n’est plus : la Terre des hommes se nomme désormais Symphonie, et chacun y nait doté d’une mélo-âme, qu’il alimente et joue grâce à l’instrument qui lui est attribué, et sans lequel il ne peut vivre. Musique et magie sont ainsi intrinsèquement liées, la seconde s’épanouissant grâce à la première. Dylan, fils cadet du chef du clan de Hard, est né privé des deux : sa mélo-âme ne s’est jamais épanouie, et sa guitare n’a jamais acquis ses organes vitaux. Alors qu’il a passé sa vie à cacher aux yeux de tous ce secret qui pourrait lui valoir, au mieux, un bannissement, les évènements vont se bousculer, et Dylan va devoir se rendre à l’évidence : son absence de don n’est pas fortuite, et résulte d’un mensonge orchestré depuis longtemps…
Alors. Comment vous dire ? Comment vous dire que, même si j’ai dans l’ensemble passé un moment plutôt agréable, j’avais bien, BIEN trop misé sur ce livre ? Le plus frustrant, dans tout ça, c’est que tout avait très bien commencé : la plume de Rawia Arroum est très agréable, et je dois bien avouer que ses idées m’ont très vite séduite par leur originalité : un roman où musique et magie ne forment qu’un, pour moi, c’était absolument nouveau. Et j’ai trouvé une certaine beauté là-dedans, une beauté à laquelle je ne suis pas restée insensible. Dylan m’a rapidement touchée, et j’ai vite été happée par le récit, curieuse de voir jusqu’où l’auteure allait nous mener…
Mais, mais ! Je ne pourrais pas vraiment estimer le moment à partir duquel les choses se sont inversées. Le fait est que j’ai commencé à trouver les propos fouillis, la narration peu claire et l’intrigue étrangement menée. J’ai été plusieurs fois obligée de revenir quelques pages en arrière pour saisir de quoi il était question, avec la vague -mais un peu désagréable- impression que l’auteure s’était elle-même quelque peu perdue. Et quel dommage ! Parce que le fond était vraiment superbe…
Malheureusement, mon engouement pour Dylan est lui aussi rapidement passé : je veux bien que ce soit une sorte d’anti-héros, mais… Avait-il vraiment besoin d’être AUSSI pitoyable ? Sérieusement ? Ce qui aurait pu être touchant, et qui l’a effectivement été pendant quelques chapitres, est finalement devenu lassant. Et puis, mince… le fait que TOUT LE MONDE soit aux petits soins m’a également lassée. Tout est devenu trop manichéen, trop simple, trop… TROP.
Voilà. Je n’ai pas été tendre, d’accord. Mais… J’en attendais tellement, de ce livre ! J’avais tellement l’impression de tenir avec lui mon prochain coup de cœur, que la déception n’en a été que plus grande ☹️ A sa décharge, il se lit tout de même très vite… C’est déjà ça !

En bref, une lecture dont j’attendais beaucoup mais qui n’a malheureusement pas été à la hauteur. Les idées sont là, mais le développement est trop fouillis pour être aisément intelligible, et le héros a fini par m’agacer prodigieusement. Dommage !

laborieux
Laborieux…

Visions de Feu, Gillian Anderson & Jeff Rovin (Earthend #1)

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Traduit par Isabelle Pernot

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L’histoire : La fille du représentant indien à l’ONU se met à parler une langue inconnue et souffre de violentes visions. Une jeune Haïtienne manque de se noyer sur la terre ferme. Un étudiant iranien s’immole par le feu…
À New York, Caitlin O’Hara, psychologue pour adolescents renommée, est chargée de traiter la jeune Maanik. Elle est convaincue que les crises de sa patiente ont un rapport avec la récente tentative d’assassinat qu’a subie son père et qui n’a fait qu’aggraver les tensions entre l’Inde et le Pakistan. Mais lorsque, partout dans le monde, des adolescents commencent à présenter les mêmes symptômes, Caitlin est obligée de reconnaître qu’elle a affaire à quelque chose de plus sinistre encore…

Mon avis : ALORS ! Comme beaucoup d’entre vous, c’est surtout la curiosité qui m’a poussée vers ce roman : Scully, qui écrit un livre ? Il fallait que je vois ça de mes propres yeux. Je m’y suis donc plongée, sans appréhension ni apriori. Cette lecture me réserverait-elle autant de plaisir que X-Files ? Mystère…
Caitlin O’Hara, psychologue pour adolescents, est appelée au chevet de Maanik : alors que son père, représentant indien à l’ONU, vient tout juste de réchapper d’une tentative d’assassinat, la jeune fille est prise de démence, parlant soudainement une langue totalement inconnue et souffrant de terrifiantes visions. Peu de temps après, Caitlin apprend qu’une jeune femme a manqué de se noyer sur la terre femme, tandis qu’un étudiant iranien s’est immolé par le feu… Psychose collective, ou manifestation d’un ancien pouvoir ? Caitlin va devoir rapidement trouver des réponses à ces questions, sous peine de voir son monde s’effondrer…
Bien. Bien, bien, bien… Quid de cette lecture ? Disons-le franchement : j’ai passé un moment agréable. Un moment agréable, oui, parce que les idées sont plutôt bonnes, et que l’on est assez rapidement pris au jeu : quelle est donc cette force mystérieuse poussant des adolescents du monde entier à tomber dans les affres de visions aussi destructrices qu’angoissantes ? Notre intérêt ne tarde donc pas à s’éveiller… Mais voilà : c’est long. C’est long, long, long ! Je pensais pouvoir le lire en deux jours, résultat… J’ai mis presque une semaine à en venir à bout, n’étant finalement pas si ferrée que cela : oui, j’avais envie de savoir ce qu’il allait se passer. Mais au bout de quelques pages, mon attention faiblissait, doucement mais sûrement.
Il faut dire que… Les explications, quand elles tombent (et c’est assez rare, finalement. Et frustrant), nous font l’effet d’un cheveu sur la soupe : pourquoi, quand, comment ? Voilà qui aurait mérité d’être davantage creusé (je pense notamment aux réactions de Caitlin, après avoir pris contact avec Gaëlle.). Les personnages eux-mêmes ne sont pas transcendants, et manquent parfois de consistance. C’est… Moyen, disons-le : on passe un bon moment, parce qu’au final ce n’est pas mauvais, au contraire : les idées sont vraiment bonnes, et le terreau particulièrement fertile si l’on sait le bichonner. Mais voilà, on en reste aux prémices, quand il y avait matière à développer beaucoup plus, à offrir aux lecteurs quelque chose de vraiment à part, complet, intéressant. Je m’arrêterai donc ici en ce qui me concerne, et me fierai surtout à vos avis pour savoir quel sort réserver au deuxième tome 😉

En bref, une lecture qui, malheureusement, ne m’aura pas entièrement conquise : si l’intrigue est intéressante et laisse entrevoir de nombreuses possibilités, j’ai trouvé que l’ensemble du récit manquait de profondeur et de réflexion. On passe certes un bon moment, mais Gillian Anderson restera surtout pour moi notre chère Scully, plutôt que l’une de mes auteures favorites !

laborieux
Lecture moyenne…

Les clans Seekers, Arwen Elys Dayton

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Traduit par Magali Duez

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L’histoire : Lorsque Quin aura prêté serment, elle deviendra enfin ce pour quoi elle s’est entraînée toute sa vie : une Seeker. Un honneur qui se mérite tout autant qu’il s’hérite. Une fois initiée, Quin pourra se battre aux côtés de ses deux compagnons les plus proches, Shinobu et John, pour protéger le pauvre et l’opprimé. Ensemble, ils iront porter la flamme au coeur des ténèbres. Et elle sera avec celui qu’elle aime, qui n’est autre que son meilleur ami. Mais la nuit où elle prête serment, tout bascule. Les masques tombent et Quin découvre qu’elle a été élevée dans le mensonge. Ni sa mission, ni sa famille, ni même ses amis ne sont ce qu’elle croyait. Et il est trop tard pour faire marche arrière…

Mon avis : Ahem. Pas facile-facile de commencer une telle chronique, puisque… Les clans Seekers fut une déception. Si 2015 s’est démarquée par un très faible taux de lectures en demi-teinte, il semblerait que 2016 prennent un autre chemin : j’ai vraiment, vraiment peiné sur ce roman…
Et pourtant, tout démarrait bien : une couverture plutôt réussie, un résumé certes obscur, mais tentateur, une présentation alléchante de la part de l’éditeur… Bref, le tout était plutôt prometteur. C’est donc sereine que je m’y suis plongée… Pour déchanter rapidement : OK, l’univers est original : l’auteure nous présente un récit mixant traditions millénaires des Highlands et monde futuriste, ce qui est en soit plutôt intéressant. Mon intérêt s’est donc rapidement éveillé, et j’avais hâte d’en apprendre plus, d’autant que l’intrigue partait également très bien : complots, faux-semblants et mensonges, le cocktail parfait pour nous assurer d’une lecture sans heurt ! Et pourtant… J’ai vite calé. Oui, le tout est fort intrigant… Mais surtout très touffu, confus. L’intrigue démarre sur les chapeaux de roues… En squeezant carrément les explications essentielles : dire que je n’ai RIEN compris n’est pas loin de la réalité. Le vocabulaire est abscons, on saute d’un lieu/d’une époque à une autre sans y rien comprendre, l’auteure ne se pose JAMAIS pour nous expliquer (au moins) les concepts fondamentaux soutenant son roman. Alors, admettons, je suis assez pénible avec mon goûts pour les descriptions à rallonge, mais… Là, clairement, non : les idées de l’auteur sont certes excellentes, mais elle aurait eu tout intérêt à se poser deux minutes pour éclaircir ses concepts. Parce que passer sa lecture à revenir en arrière pour tenter de comprendre le pourquoi du comment… Très peu pour moi.
Les personnages, ensuite : peut-on, juste un peu, faire abstraction de leurs considérations amoureuses ? Sérieusement ? Le roman aborde des sujets assez durs, et il y avait vraiment matière à développer un roman riche et profond… Mais non : Les clans Seekers tombe dans l’un des écueils que je redoute le plus en YA : la facilité. Alors, le petit triangle amoureux, ça va bien. Mais réduire carrément les personnages principaux aux papillons dans le ventre qu’ils ne manquent pas de ressentir (même aux moments les moins opportuns, mais passons), merci bien, très peu pour moi.
Vous l’aurez compris : tout n’est pas à jeter dans ce roman, mais il n’était simplement pas fait pour moi. Je regrette bon nombre de choix de l’auteure, et ne comprends toujours pas la comparaison oh combien déplacée entre ce récit et GoT/Hunger Games : cela pourra en induire plus d’un en erreur, et ce serait fort dommage. On passe !

En bref, déception pour ce roman pourtant fort prometteur, mais très survolé. L’intrigue manque de profondeur et l’univers d’explications, nous sommes jetés dans la gueule du loup sans aucune préparation. Les personnages principaux ne m’ont que peu (voire pas) touchée, et je n’ai malheureusement pas su relancer mon intérêt une fois celui-ci perdu… Dommage !

laborieux
Déçue !

Le prince écorché, Mark Lawrence (L’empire brisé #1)

Le prince écorché

Traduit par Claire Kreutzberger

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L’histoire : A treize ans il est le chef d’une bande de hors-la-loi sanguinaires.
Il a décidé qu’à quinze ans, il serait roi.
L’heure est venue pour le prince Jorg Ancrath de regagner le château qu’il avait quitté sans un regard en arrière, et de s’emparer de ce qui lui revient de droit. Depuis le jour où il fut contraint d’assister au massacre de sa mère et de son frère, il avance porté par sa fureur. Il n’a plus rien à perdre.
Mais, de retour à la cour de son père, c’est la traîtrise qui l’accueille. La traîtrise et la magie noire. Or le jeune Jorg ne craint ni les vivants ni les morts. Animé d’une volonté farouche, il va affronter des ennemis dont il n’imagine même pas les pouvoirs.
Car tous ceux qui ont pris l’épée doivent périr par l’épée.

Mon avis : Bon. Avouez, vous en aviez un peu marre de toutes ces chroniques dithyrambiques  qui faisaient l’éloge de mes dernières lectures. Hein, j’ai raison ? Je le savais. Et comme je suis une gentille fille, j’ai décidé de renverser la balance avec un article bien senti. Parce que, autant vous le dire tout de suite, Le prince écorché et moi… Voilà, quoi. Ça ne l’a pas vraiment fait. Pas du tout, en fait. Au point que je me serais presque mis des gifles d’avoir pris la trilogie complète d’un coup. Aaaah, vous vouliez du changement, du sang, de la hargne ? Vous allez être servis, mes agneaux, vous allez être servis.
Donc, l’histoire… Jorg a neuf ans quand il assiste, totalement impuissant, au meurtre sauvage et implacable de sa mère et de son frère, respectivement Reine et Prince du royaume d’Ancrath. Apprenant par la suite que cet assassinat n’avait été commandité par nul autre que le roi lui-même, Jorg s’enfuit du château de son enfance aux côtés d’une bande de hors-la-loi. Quatre plus tard, alors qu’il est à la tête de cette horde de chiens galeux, Jorg décide qu’il est temps pour lui de rentrer mettre son très estimé père devant le fait qu’il redoute le plus au monde : son héritier est bel et bien vivant. Et surtout bien décidé à reprendre la place qui lui revient de droit.
Alors.  Je ne vais pas faire dans l’originalité en soulignant l’ironie de la petite citation de Robin Hobb sur la couverture : « Un page turner sombre et implacable ». Jorg, c’est juste… Le CONTRAIRE de Fitz. Un immonde petit salaud, et pardon pour vos yeux chastes. Comme me le disait ma très chère Justine, c’est un peu un remake de Joffrey Baratheon. Ils sont forgés sur le même moule, ces deux raclures. Des anti-héros amoraux, j’en ai connu. Des personnages sans foi ni loi, prêts à planter leur prochain pour une piécette d’or ou un mauvais jeu de mot. Vous vous souvenez de Benvenuto, dans Gagner la Guerre ? C’en était un sacré, le bonhomme. Un vrai méchant comme on les aime. Et, d’ailleurs, on finissait par l’aimer, ce satané vilain. En fronçant un peu les sourcils devant son sérieux manque d’empathie, mais tout de même. Alors que là, Jorg… C’est juste un SOCIOPATHE, le gamin. Il a treize ans, quoi. TREIZE ANS. Moi, à treize ans, je jouais encore avec mes Legos (bon, à 23 ans aussi, mais là n’est pas la question). Alors, admettons. Il a été traumatisé par les évènements absolument horribles qu’il a vécu. Je ne nie pas, voir sa mère violée et le visage de son frère éclaté d’un coup de botte, ça fout un coup. Mais est-ce la peine d’en arriver… Là ? De devenir, alors qu’il n’a même pas de poils au menton, l’un des pires sadiques que la Terre ait porté ? Enfin. Et puis, ne me faites pas rire, mais le gamin a passé quatre ans sur les routes et il est tout de même plus érudit que tout le monde. Il connait tout sur tout et sur tout le monde, parle je ne sais combien de langues… Et mesure 1m80. A treize ans, je le répète. Et possède manifestement une sacrée musculature, vu qu’il capable de trancher les jarrets d’un cheval comme il couperait une plaquette de beurre. Précoce, le garçon.
Donc, vous l’aurez compris, je n’ai pas accroché avec Jorg. Pas du tout, en fait, même si ce n’est pas ce qui m’a le plus gêné dans ce roman : après tout, il colle « plutôt » bien à cette atmosphère propre à la dark fantasy. Non, en fait, ce qui m’a le plus gênée… C’est l’intrigue. Et pourtant, pourtant ! Il y avait de quoi faire ! Le pitch principal n’est pas HYPER original, mais on tenait là quelque chose de suffisamment prometteur et accrocheur pour nous emmener, effectivement, dans un page turner sombre et implacable. Sauf que… Non. Non, non, non. C’est confus ! C’est touffu ! C’est… Fffff. Il y a du potentiel, ça oui. Mais on a l’impression que l’auteur nous balance tout en vrac, comme ça, à la va comme j’te pousse. On part dans tous les sens, les explications sont fumeuses, le début est laborieux (et ce n’est pas peu dire)… Bref, j’ai rapidement lâché l’affaire. J’ai renoncé à tenter de comprendre, et j’ai lu mécaniquement, histoire de le finir au plus vite. Et pourtant, pourtant !!! C’est qu’il a du potentiel, ce roman ! J’ai encore envie d’y croire, moi ! D’un côté, tant mieux, puisque les deux tomes suivants font déjà la queue-leu-leu dans ma PAL. Humpf.
Cette lecture ne fut donc pas (vous en doutiez ?) une réussite. Mais ce n’est pas non plus la déception complète. C’est… Je ne sais pas, moi. Quelque chose qui aura eu du mal à passer, disons. Ouuuh, cette ambivalence ! Allez, on y croit : le deuxième tome tranchera pour moi.

En bref, un personnage central complètement cinglé, une intrigue qui part dans tous les sens, et un Bouchon pas franchement convaincue : L-A-B-O-R-I-E-U-X !!

laborieux
Laborieux…

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