Le trône immortel, Stella Gemmell (La Cité #2)

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Premier tome : La Cité

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L’histoire : Après le soulèvement qui a libéré la Cité de la tyrannie, les rebelles victorieux et les survivants espèrent de tout cœur que l’accession d’Archange au trône impérial marquera le début d’une nouvelle ère de paix.Pourtant, alors que les habitants tentent de reprendre une existence normale, il se murmure qu’une gigantesque armée se rassemble au nord. Personne ne sait d’où elle vient ni qui est à sa tête, mais très vite son unique objectif ne fait aucun doute : détruire la Cité et éradiquer tous ceux qui vivent derrière ses remparts en ruine.Tandis que les guerriers vont livrer bataille, se sacrifiant pour leur terre natale, d’amères querelles de famille, d’anciennes rivalités et des trahisons personnelles autant que politiques refont surface dans les coulisses du pouvoir. La Cité semble bel et bien assiégée, et pas seulement de l’extérieur…

Mon avis : ALORS. Autant vous l’avouer de suite : j’ai eu beaucoup, BEAUCOUP de mal avec ce deuxième opus. À un point tel que, après quasiment deux semaines d’acharnement, j’ai finalement laissé tomber l’affaire. Ce sera donc une chronique tronquée que je vous offrirai, et je m’en excuse bien bas : ce n’est certes pas dans mon habitude d’abandonner une lecture. Mais là… Des mesures s’imposaient !
Ce deuxième tome ne reprend pas exactement là où le premier s’arrêtait… Mais quelques temps avant : on change en effet de point de vue pour assister aux derniers évènements de son prédécesseur. Et, très clairement, c’est ça qui m’a perdu : OK, les premiers chapitres étaient intéressants, l’idée plutôt bonne. Mais… C’est TROP LONG !!! Beaucoup trop ! J’avais simplement l’impression que l’auteure avait voulu rendre un manuscrit d’un certain nombre de pages, sans trop savoir comment les remplir ‘_’ Certes, on en apprend davantage sur ce dénouement capital. C’est indéniable ! Mais, en ce qui me concerne, cela a bien vite fini par m’ennuyer. Tant et si bien que je n’y allais plus qu’à reculons. Tant et si bien, surtout, que quand les choses ont commencé à bouger, je n’étais déjà plus dedans : j’ai essayé, essayé, mais rien à faire… Je finissais invariablement par m’endormir sur mon bouquin. Ma lecture fut tellement décousue que je ne saurais vous dire si c’est à cause de cela que l’intrigue m’a parue fichtrement brouillonne, ou si c’est un fait établi.
Et puis, quelle frustration ! Je vous disais dans ma chronique du premier opus que sa deuxième moitié trainait un peu en longueur, que la fin elle-même n’avait pas l’intensité espérée. Loin de redresser la barre, c’est comme si l’auteure s’enlisait un peu plus dans un récit manquant de rythme, ne sachant plus vraiment où donner de la tête ni comment redonner un second souffle à son intrigue. Les personnages ne m’ont pas touchée, et je n’ai pas su m’attacher à eux comme cela avait pu être le cas auparavant… Bref, c’est un flop, et à tous les niveaux.
Très sincèrement, je pense que mon état de fatigue et de stress est également à mettre en cause, que cette expérience peu concluante n’est pas entièrement imputable à l’ouvrage. Du moins, je l’espère, car j’ai la ferme intention de retenter le coup d’ici quelques mois, en relisant les deux tomes d’affilée. Nous verrons bien !

En bref, un deuxième tome qui ne m’aura malheureusement pas convaincue : l’introduction m’a fortement lassée, et je n’ai pas su réactiver mon intérêt quand les choses ont enfin commencé à bouger. Dommage !

laborieux
Déçue…

Brume de cendres, Dominique Douay

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L’histoire : Au sein de la Protée se côtoient des milliards et des milliards d’avatars de la Terre et le Livre est à la fois la mémoire de la Protée et 1e moyen, grâce aux marque- pages, de parcourir cette mémoire, et peut-être de passer réellement d’une Terre à l’autre. Mais une menace existe : les Nuées, qui reviennent à intervalles réguliers détruire des pans entiers de la Protée et qui gagnent en puissance à chaque nouvel assaut. Il y a cependant un espoir : sur une Terre en voie d’anéantissement, un groupe d’humains parvient à résister grâce à d’étranges pouvoirs. Parmi eux, un garçon, Bajo, dont la particularité est de pouvoir se déplacer à l’intérieur de la Protée et qui, au hasard de ses voyages, devra incarner des personnages fort différents, de liquidateur de vieux à rock-star adulée des foules. En passant bien sûr par sauveur de mondes.

Mon avis : Aaaah, Monsieur Douay… Cesserez-vous un jour de me dérouter à ce point ? J’avais découvert l’auteur avec son dernier roman en date, La fenêtre de Diane qui, s’il m’avait beaucoup plu, m’avait également énormément décontenancée : l’univers imaginé par l’auteur est richissime, modelé de mille et une influences que j’ai parfois eu du mal à détecter. Un bon mois après sa lecture, j’en garde encore un souvenir assez ambivalent : à la fois séduite et perdue, j’en étais ressortie les yeux dans le vague. C’est donc avec curiosité que je me suis lancée à l’assaut de son petit dernier : se déroulant dans le même univers que La fenêtre de Diane, Brume des cendres s’apparente davantage à une grosse nouvelle qu’à un véritable roman, de par son format plutôt réduit et ses 200 et quelques pages. Tient-on là un nouvel olni ? Réponse…
La Protée, encore : toutes les Terres possibles sont ici rassemblées, leur mémoire conservée au sein du Livre, planète artificielle autour de laquelle s’est établie une véritable religion. Charge à elle, dès lors, de protéger la Protée de toute atteinte qui pourrait lui être faite… Et une menace existe bel et bien : les Nuées, cette sombre entité dont nul ne connait l’origine, sont en passe de détruire des Terres entières. Nul ne sait comment les vaincre, et pourtant : un groupe d’humains résiste tant bien que mal, à l’aide de mystérieux pouvoirs. Le Sage d’entre les Sages en est certain : là se trouve le remède au fléau…
Hum. Que vous dire ? Une fois encore, le point de départ est génial : comme je vous le disais pour La Fenêtre de Diane, l’auteur s’imagine un terrain de jeu aux possibilités incroyables, au potentiel gigantesque. Nous sautons, avec Brume de cendres, de Terre en Terre, découvrant avec stupeur et incrédulité des mondes aussi farfelus les uns que les autres, et pourtant tous baignés d’un halo noirâtre et pesant, fait de violence plus ou moins assumée. Les idées sont là, excellentes et bourrées d’originalité.
Malheureusement… Pour ma part, l’auteur ne transforme pas l’essai : j’ai trouvé que ce petit roman manquait cruellement de profondeur, de développement. Les pistes sont esquissées aussi rapidement qu’elles sont abandonnées, et je me suis maintes fois sentie totalement perdue, jusqu’à finir par décrocher sur un final qui ne m’a que peu touchée. Les premiers chapitres commençaient pourtant très bien : j’ai vite été happée par cette quête un peu désespérée, admirative de la plume tout à fait particulière de l’auteur. Les pages ont défilé… Et mon intérêt a faibli : je ne m’y retrouvais plus, incapable que j’étais d’entrer en communion avec l’imaginaire de l’auteur. Quelle frustration, alors ! Car j’ai vraiment l’impression d’être passée à côté de quelque chose. Comme si Dominique Douay nous donnait à lire un premier jet, mais que le meilleur restait à venir. On ne peut donc que l’espérer…

En bref, petite déception avec ce court roman qui, pour moi, se contente de survoler une intrigue qui aurait pu être parfaitement prenante. L’auteur s’éparpille, en fait trop : ses premières idées étaient excellentes, et la frustration de ne pas les voir davantage creusées m’a fait passer à côté du reste du récit. Dommage !

 laborieux
Déçue…

Les Fortunes de l’espace, Norman Spinrad

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Traduit par Jacques Guiod & Guy Abadia

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L’histoire : Au Second Age stellaire, les divers mondes fabuleux de l’humanité sont reliés par des vaisseaux qui traversent l’espace en un instant. Mais amour et obsession se mêlent de façon explosive entre le capitaine du Dragon-Zéphyr et sa Pilote, mettant en péril tous ceux qui se trouvent à bord. Puis la jeune et belle Moussa devient  » Enfant de la Fortune  » et entame un voyage initiatique de planète en planète.

Mon avis : Je vous la refais… Zut ? Et c’est un ZUT assez énorme, compte tenu des attentes que j’avais vis à vis de ce roman. Non pas qu’il m’ait déçue, en vérité : je me suis déçue toute seule, en fait. Mais… A aucun moment je n’ai réussi à entrer dans l’imaginaire de Norman Spinrad. Ces deux romans sont excessivement particulièrement denses, mêlant pas moins de quatre langues (français, en majorité, mais aussi anglais, espagnol et allemand) et une foule de concepts et d’influence parmi lesquels j’ai eu beaucoup un peu de mal à m’y retrouver. Les phases descriptives sont extrêmement fouillées et, pour une fois… Malgré mon goût pour ce genre de narration… Je m’y suis perdue. Complètement, d’ailleurs : je n’ai eu de cesse de revenir en arrière pour tenter de comprendre de quoi il retournait. Particulièrement audacieux, teintés de philosophie et dotés d’une dimension autant métaphysique que politique, ses écrits m’ont laissée perplexe : je doute d’avoir saisi la moitié des messages qu’il voulait nous faire passer. Qu’on se le dise.
Ma lecture fut donc… laborieuse, malaisée. Et c’est bien dommage, quand on connait la valeur de l’auteur. Lecteurs, soyez donc avertis ! Mesurez bien l’implication que le roman nécessitera avant de vous y lancer, ou vous risquerez fort de rester, comme moi, sur le bas-côté…

En bref, un dyptique dans lequel je me suis perdue, dès les premiers chapitres… Et c’est fort dommage !

laborieux
Je suis passée à côté…

Secret Show, Clive Barker

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Traduit par Jean-Daniel Brèque

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L’histoire : Bienvenue dans le mouroir oublié où finissent toutes les lettres qui n’ont pas trouvé leur destinataire – et il y en a des milliers.
Jaffe est la personne chargée de les trier, de récupérer ce qu’il en peut, et de mettre le reste au feu. Tout bascule le jour où il en lit vraiment une. Puis deux. Puis qu’il commence à discerner certaines ressemblances troublantes. Lettres de fous, d’illuminés, messages codés… toutes parlent de la même chose. Et si elles faisaient office d’avertissement, un sinistre avertissement que seul Jaffe serait capable d’entendre… ?

Mon avis : Hum… Zut ? Oui, généralement… Ça ne sent pas très bon, quand une chronique commence ainsi. Et pour cause : je n’ai pas du tout accroché avec cette lecture. Il en faut, me direz-vous ! Malheureusement, et le fait est assez rare pour être souligné, je n’ai même pas pu aller jusqu’au bout : je pense m’être attaquée à beaucoup, beaucoup trop gros pour découvrir l’œuvre de Clive Barker.
Soyons clairs : le récit est bourré de bonnes idées, et le pitch de départ m’avait vraiment, vraiment intriguée… Mais la sauce n’a clairement pas pris avec moi. Je n’ai jamais réussi à m’immerger complètement dans la narration, et j’ai de suite été complètement rebutée par Jaffe, ce qui n’a pas du tout facilité les choses. C’est tellement… Fouillis  -je ne me suis d’ailleurs pas aventurée à vous servir un résumé qui ferait l’impasse sur les trois quarts de la chose, z’avez vu- ! J’ai sans doute manqué de concentration, étant un peu sur les rotules en ce moment. Mais le monsieur ne m’a pas aidée : on y retrouve tous -ou presque- les ingrédients habituels des romans d’horreur… Et le mix ne fut pas particulièrement à mon goût.
Qu’en retenir, sinon que j’ai eu les yeux plus gros que le ventre ?  Et bien… Que l’on va passer vite, vite à autre chose. C’est un coup dans l’eau, dommage !

laborieux
Déçue !

Le jeu de l’assassin, Amy Raby

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Traduit par Leslie Damant-Jeandel

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L’histoire : Vitala Salonius est un assassin surentraîné et une femme aussi attirante que dangereuse œuvrant pour la libération de son peuple. Sa mission : séduire l’empereur avant de lui porter le coup fatal.
Dirigeant d’un pays au bord du chaos, Lucien Florian Nigellus ne baisse jamais sa garde. Sa vie étant menacée à chaque instant, il ne peut se le permettre, même devant cette éblouissante courtisane de passage au palais. Pourtant, Vitala pourrait bien le distraire un instant de ses préoccupations – et combler d’autres besoins…
Un assassin n’a pas le droit de succomber à sa proie, Vitala le sait depuis l’enfance.
Or Lucien ne ressemble pas au tyran sanguinaire qu’elle s’est imaginé. Prise entre ses convictions et un sentiment plus trouble, Vitala hésite. À qui ira sa loyauté ?

Mon avis : Il y a des fois comme cela où, alors que l’on pensait avoir fait le bon choix, on se retrouve avec un enchainement de lectures malheureux. Ce fut typiquement le cas avec Le jeu de l’assassin : après m’être régalée durant deux semaines avec les deux premiers tomes d’Imriel, je m’imaginais plonger dans une lecture plus légère (et bienvenue !), tout en conservant ce petit côté piquant qui m’avait tant plu. Et puis, avec une couverture signée Magali Villeneuve… C’était du tout cuit !
Le pitch est simple : Vitala, assassin hors pair et jeune femme particulièrement séduisante, n’a jamais connu qu’un seul but dans sa vie : tuer l’empereur qui opprime son peuple. Alors qu’elle est enfin prête à accomplir sa mission, tout bascule : prise entre des sentiments contraires, Vitala ne sait plus à quel saint se vouer. Doit-elle respecter à tout prix ses ordres, en faisant fi des récentes informations qu’elle a pu glaner et, surtout, de ce que lui dicte son cœur ?
Alors, voilà. Je vous le dis, tout de go : OUI, il y avait de bonnes idées. OUI, il y avait matière à faire un roman assez canon. Mais moi, quand on me dit « Un splendide premier roman. Épique, parsemé de personnages forts et vivaces. Un décor magnifique, et une intrigue qui mélange avec talent romance torride, aventure, mystère et intrigues de cour. », ou encore « L’histoire captivante d’un assassin tombé amoureux de sa cible : une alchimie très réussie entre les héros. », ben… Je m’attends à quelque chose de grand. De merveilleux. Quelque chose qui me fera vibrer, simplement.
Or, là… Non. Non, non et non. C’est simple : l’auteure a décidé de tout miser sur ses personnages. L’univers, l’action… Tout est beaucoup trop simpliste, pas assez creusé. D‘accord, cela s’enchaine sans heurt, et c’est un livre qui se lit relativement vite. Mais je me suis tout de même ennuyée : l’intrigue est cousue de fil blanc, et l’on peine à être vraiment embarqué dans note lecture. Où est l’épique, où est l’intensité ? Je dois bien avouer que je cherche encore.
Mais, MAIS le gros point noir du roman… Ce sont les personnages, justement. LE point central du livre, ce pourquoi Amy Raby a sciemment délaissé son univers qui, sans cela, aurait pu donner quelque chose de vraiment bien. Vitala et Lucien sont… Fades. Fades à pleurer, et leur relation est bourrée de clichés. Vitala est entrainée depuis qu’elle est gamine en vu de l’assassinat de l’empereur, et il suffit d’une partie de jeu pour qu’elle tombe plus ou moins amoureuse ? Et lui, qui ne se méfie que pour la forme ? Il n’y a aucune poésie, aucun frisson là-dedans, surtout au regard de ma précédente lecture. Ma lecture aurait-elle différente, si je n’avais eu cet immense coup de cœur avant ? Peut-être. Possiblement. Car quand on voit comment Jacqueline Carey soigne à l’extrême ses personnages et les relations qui les unissent, on ne peut qu’être un poil exigeant avec les romans qui suivent. Et là… Hum. Les choses commencent à changer vers la fin du roman, rattrapant quelque peu un début assez laborieux. Malheureusement, cela intervient un peu trop tard pour que l’on puisse vraiment profiter pleinement de notre lecture.
Ceci étant dit, je vous laisse avec un petit lien vers Babelio, sur lequel vous trouverez plusieurs chroniques bien plus enthousiastes que la mienne : Le jeu de l’assassin n’était tout simplement pas fait pour moi !

En bref, déception il y a, je ne vais pas vous le cacher. Le matériau de départ était bon mais, malheureusement, la sauce n’aura pas pris avec moi. Je m’attendais à beaucoup, beaucoup trop sans doute, la faute -en partie- aux critiques dithyrambiques auxquelles l’ouvrage est affilié. Dommage !

laborieux
Déçue !

Sous les couvertures, Bertrand Guillot

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L’histoire : Un samedi soir, une librairie de quartier. Comme toutes les nuits, sitôt le rideau tombé, les livres s’éveillent et se racontent leurs histoires… Mais ce soir, l’heure est grave : les nouveautés viennent d’arriver, et les romans du fond de la librairie n’ont plus que quelques jours pour trouver un lecteur ! Pour sortir par la grande porte, il leur faudra s’unir et prendre la place des best-sellers solidement empilés près de la caisse.
Autant dire qu’ils n’ont pratiquement aucune chance…

Mon avis : je dois dire que je plaçais beaucoup d’espoir dans ce petit roman. Pensez-donc : un livre dont les personnages centraux sont eux-mêmes des livres, évoluant au cœur d’une librairie. Luttes intestines, prises de pouvoir, putsch, renversement des best-sellers… Un véritable Games of Thrones livresque ! Je me suis donc lancée avec enthousiasme dans cette lecture, certaine d’y trouver divertissement et intelligence.
Pendant les cinquante premières pages, tout s’est bien passé :  un humour caustique allié à une vision assez juste du monde du livre, présentée d’une manière vraiment originale, ont paru confirmer l’idée que je m’en faisais. Suivre ces romans menant une opération commando m’a complètement emballée, et j’ai pendant quelques temps cru que je ne ferais qu’une bouchée de ce court roman.
Oui, mais… Mais, car il en faut bien un. Je vous ai parlé des cinquante premières pages… Ensuite, le bât blesse : quel ennui ! Voilà une bonne dizaine de jours que je l’ai terminé, et cette sensation de lourdeur, de longueur, de lassitude persiste encore. Le comble, pour un bouquin ne faisant même pas deux cents pages ! Si je ne l’ai pas repéré tout de suite, le désintérêt s’est doucement installé. Trop de circonvolutions pour une intrigue qui aurait dû aller droit au but, et surtout trop, trop de noirceur ! Si la fin rehausse un peu la chose, j’ai juste eu envie de déprimer pendant cent pages, devant un tableau si pessimiste : les gens ne lisent QUE les romans à la mode, les libraires sont désabusés, le monde du livre est sur le point de disparaitre tant il fait preuve de médiocrité… BREF. Même si tout cela recèle bien évidemment une part de vérité, j’ai trouvé le trait beaucoup trop forcé, beaucoup trop lourd.
C’est donc assez déçue que je ressors de ce roman, d’autant plus déçue que c’est, je crois, le seul de la rentrée littéraire 2014 que j’ai pu lire. Dooommage !

En bref, amère déception que ce roman, bien trop lourd pour si peu de pages. L’humour ne fait pas tout, encore faut-il savoir donner du rythme à son récit !

laborieux
Déçue !

La gueule du loup, Marion Brunet

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L’histoire : MADAGASCAR ; soleil, plage et rythme de croisière pour Lou et Mathilde, 18 ans tout ronds et le bac en poche. Puis vient le Chaos. Tic-Tac, Tic-Tac fait le crocodile qui traque ses proies, mettant à rude épreuve l’amitié dans une course-poursuite humide et tropicale contre la mort… Dès lors, Mathilde et Lou vont très vite comprendre ce que grandir veut dire.

Mon avis : La gueule du loup est le deuxième roman de Marion Brunet que j’ai l’occasion de lire, et a donné lieu a une toute autre expérience de lecture que Frangine. Ce dernier m’avait en effet beaucoup marquée, le sujet abordé me touchant énormément. Égale à elle-même, Marion Brunet aborde avec son nouveau roman un thème une fois encore particulièrement dur, qui ne laissera personne insensible.
Lou et Mathilde, tout juste bachelières, plus vraiment ados mais pas encore adultes, pensives face à un monde dans lequel elles ne se reconnaissent pas, ont décidé de faire une pause. Une vraie, une grande, loin des parents, de la métropole, des soucis : les voilà sur les plages de sable chaud de Madagascar, passant leurs journées entre plongée sous-marine et rhum-coco au coin d’une paillote. Mais soudain, tout bascule : dans la touffeur de la grande ville, elles se laissent prendre au piège. Une course poursuite s’engage…
Bon. Je vous le disais, j’avais beaucoup aimé Frangine. Je l’avais trouvé vrai, juste, poignant. La barre était donc placée haut avec ce titre… Et ce que je redoutais est arrivé : je n’ai pas été emballée. Ce n’est pas un flop total, mais… une petite déception, disons. Et, vous pouvez me croire, ça me frustre terriblement.
Le problème ? Les personnages. Je n’ai PAS DU TOUT accroché, que ce soit avec Lou ou Mathilde. L’une est molle, ne sait faire qu’une chose : se plaindre. Se plaindre, sans faire quoi que ce soit pour arranger les choses. L’autre est totalement irréfléchie, immature, irresponsable. Qu’elles ne soient pas en phase avec le monde actuel, admettons… Mais j’ai trouvé que le trait était beaucoup trop forcé. Il n’y a pas de demi-mesure avec ces deux jeunes filles, et j’ai trouvé ça extrêmement dommage. Elles ont tout juste 18 ans, oui, d’accord. Mais ce n’est pas une raison :/
En revanche, j’ai trouvé les personnages secondaires plus intéressants : la figure sombre est particulièrement bien pensée, peu développée mais entourée d’un halo de noirceur que l’on ne peut percer. Dès son entrée en scène, l’atmosphère du roman prend une teinte noirâtre, pesante, étouffante, tout à fait justifiée. Je ne parlerai pas du second personnage qui m’a marquée, pour laisser intact le mystère du récit, mais je l’ai trouvée également très bien construite, bien que trop effacée, par rapport aux deux héroïnes.
Malgré ces points positifs et la plume toujours particulièrement efficace de Marion Brunet, je n’ai pas réussi à me plonger dans le récit, trop agacée par Mathilde et Lou pour suivre avec attention leurs aventures. Pourtant, l’intrigue développée par l’auteure est particulièrement efficace ! Enfin. C’est donc pleine de regrets que j’ai terminé cette lecture, et en espérant que le prochain roman de l’auteure me correspondra davantage…

En bref, petite déception avec ce roman dont les personnages principaux m’ont profondément agacée. Dommage…

laborieux
Déçue…