Sénéchal, Grégory Da Rosa – La gouaille d’un Jaworski, le sadisme d’un Katz !

Illustration de couverture réalisée par Lin Hsiang

L’histoire : Lysimaque, la Ville aux Fleurs, fière capitale du royaume de Méronne, est encerclée et menacée par une mystérieuse armée. Et pour le sénéchal Philippe Gardeval, ce n’est que le début des ennuis. Suite à l’empoisonnement d’un dignitaire de la cité, il découvre que l’ennemi est déjà infiltré au sein de la cour, dans leurs propres rangs ! Sous quels traits se cache le félon ? Parmi les puissants, les ambitieux et les adversaires politiques ne manquent pas ; le sénéchal devra alors faire preuve d’ingéniosité pour défendre la ville et sa vie dans ce contexte étouffant d’intrigues de palais.

Mon avis : Jouons un peu, voulez-vous ? Comme ça, à brûle pourpoint, à votre avis… L’ai-je aimé, ce petit ? L’ai-je lu d’une traite ou, au contraire, l’ai-je trainé durant un temps interminable ? L’ai-je trouvé excellent, ou ennuyeux au possible ? Alors, ALORS ? Ceux parmi vous me connaissant bien auront bien évidemment trouvé la réponse : en me rappelant inévitablement deux de mes auteurs favoris (aka Jean-Philippe Jaworski et Gabriel Katz, Bonjour Vous !), Grégory Da Rosa a simplement tapé dans le mille : j’ai A-D-O-R-É. Mieux, je l’ai fourré dans les mains de Chéri sitôt terminé, en lui intimant de l’emmener lors de son prochain service, afin qu’il lui tienne compagnie durant ses pauses. Parce que, ce qui fait la force de Sénéchal, c’est qu’il reste tout à fait accessible (à des lecteurs ne lisant pas forcément beaucoup, ou beaucoup de fantasy) tout en nous présentant à la fois une intrigue vraiment bien ficelée, un univers original, des personnages croqués à merveille et une plume… Une PLUME ! Et pourtant, au début, j’en ai eu peur, de cette plume. En plaçant son récit dans un cadre médiéval, Grégory Da Rosa a voulu y coller au mieux en adoptant un style volontairement suranné. Impossible de passer à côté ! Et, pendant les premiers instants de ma lecture, j’avoue avoir redouté qu’il en fasse trop. Que cela finisse par parasiter notre attention.
Force est de dire que… Non, absolument pas. Tout au contraire, même : passés les premiers instants d’adaptation, on se laisse totalement bercer par les mots de l’auteur, ceux-ci accompagnant à merveille un récit passionnant. Loin de forcer le trait, j’ai trouvé au contraire qu’il tombait tout à fait juste, créant une atmosphère particulièrement tangible, prégnante. Et oui ! Sénéchal fait bel et bien partie de ces livres qui auront su éclipser à mes yeux le monde extérieur, m’embarquer en quelques secondes à chaque fois que je me plongeais dans leurs pages. Et c’est fort, pour un premier roman ! Parce que, on peut franchement se le demander : si c’est aussi bon maintenant, qu’est-ce que ça donnera quand l’auteur aura eu l’occasion de peaufiner encore son talent ?
Parlons de l’histoire, donc. Le roman s’ouvre en fanfare : le Sénéchal Philippe Gardeval est réveillé abruptement par l’Architecte Rodenteux, ce dernier le sommant de se rendre au plus vite à la Cour… La ville étant assiégée. Par qui, qui, comment, pourquoi : la suite nous le dira. Mais nous plongeons dès lors, aux côtés de notre héros, dans un trou sans fond infesté de serpents : trahisons, complots, Grégory Da Rosa fait la part belle à la politique, tissant une toile d’araignée aux moult ramifications, d’une ampleur que l’on ne fait qu’imaginer. Très vite, l’on apprend qu’un traitre (et sans doute davantage) se terre dans les murs de la ville. Mais qui ? Le Sénéchal va devoir le découvrir… Sous peine de se retrouver, lui aussi, sur la liste des suspects. Et… Et c’est passionnant ! Force est de le dire, rien que les manigances politiques m’ont fascinée. On cherche nous aussi, on essaie d’y voir clair dans ce jeu de dupe, sans franc succès. J’ai aimé avancé aux côtés de nos personnages, frémir avec eux devant l’immensité de l’armée ennemie et redouter, moi aussi, ce piège dans lequel ils ne tarderont pas à tomber. Alors, que dire quand l’auteur intègre à son récit un élément fantastique ? Un vrai de vrai ? En développant une véritable mythologie tout autour ? Quelque chose de vraiment original, qui détonne VRAIMENT de ce que l’on trouve habituellement en fantasy ? Et bien, on dit… On dit… BRAVO ! Bravo, et merci ! Parce que son récit n’en devient que plus fascinant, que plus prenant. On se dit que, décidément, entre les personnages qui sont hyper bien croqués (j’ai évidemment beaucoup aimé Sénéchal et sa gouaille toute particulière, mais aussi Roufos, la princesse… Qui m’intrigue d’ailleurs beaucoup, BEAUCOUP), l’intrigue qui tient bien la route et le background bien plus travaillé que ce à quoi je m’attendais… Grégory Da Rosa a vraiment bien fait son boulot : j’ai trouvé Sénéchal tout bonnement EXCELLENT.
MAIS. Mais, car oui, il y a un mais. Et un mais de taille. Excellent, donc, MAIS… avec une fin qui m’a fait HURLER. Trépigner, rager. Taper des poings. J’ai bien failli envoyé valdinguer mon roman, tant ce monsieur a fait preuve de sadisme. CAR OUI, MESDAMES ET MESSIEURS. C’EST DU SADISME. PARFAITEMENT ! C’est du sadisme de faire une fin comme ça, sans crier gare, et sans avoir le deuxième tome sous la main. Parce qu’on LE VEUT, CE DEUXIÈME TOME. VOUS M’ENTENDEZ, MONSIEUR L’AUTEUR ? ON.LE.VEUT. ET VITE. (Et après, on dira que je suis autoritaire, voire un peu effrayante. Pfeu)
Allez, pardonnons. Pardonnons à ces auteurs impies qui n’ont pas une seule seconde de compassion pour leurs pauvres lecteurs. Pardonnons, et prions pour que ce cher Grégory Da Rosa ait du temps, suffisamment de temps pour nous offrir, vite, des nouvelles de nos héros. VITE. Donc.

En bref, un premier tome qui m’a beaucoup, beaucoup plu : l’auteur mène très, très bien sa barque, et nous offre un récit rythmé, prenant et doté d’une bonne dose d’originalité. Vite vite vite ! La suite !


Coup de cœur !

Le chant des épines, Adrien Tomas (Le royaume rêvé #1)

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Se le procurer :
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L’histoire : Avec Le Chant des Épines débute l’extraordinaire fresque aux origines des Six Royaumes. Voici la geste des jeunes héritiers des clans du Nord et de leurs compagnons. Voici la geste des princes otages, de celles et ceux qui ont pour projet d’unifier les marches du Gel pour en faire leur royaume rêvé, puissant, sûr et juste, gouverné avec sagesse. Mais leur chemin vers l’accomplissement de cette quête sera semé d’embûches : le respect du peuple s’arrache dans le sang et les larmes, et la victoire sur leurs ennemis demandera de grands sacrifices. Ils sont la dernière chance de survie du Nord : l’empereur-tigre menace de fondre sur les marches du Gel, et les mandragores s’éveillent pour les ravager. Les lames, la magie et le verbe seront leurs armes.

Mon avis : Une lecture imprévue… Qui s’est révélée être une excellente, EXCELLENTE surprise ! Je ne connaissais absolument pas la plume d’Adrien Tomas (grossière erreur !), mais pour avoir rencontré le Monsieur lors des dernières imaginales… J’étais plutôt curieuse de découvrir son imaginaire. Tentée par mon Boubangle préféré qui s’organisait une petite LC tranquilou-bilou sur son dernier né, j’ai décidé de rejoindre joyeusement la bande, mettant -une fois de plus- à mal ma décision de n’acheter aucun livre. Mais PROMIS, cette fois, j’arrête (après les deux Bélial’, et peut-être un ou deux Bad Wolf. Hum). Hein, hein ?
Mais revenons à nos moutons : avec Le Chant des Épines commence la merveilleuse saga du Royaume Rêvé, mettant en scène six adolescents, réunis à la Cour du clan Svelsen. Quatre d’entre eux sont les héritiers des plus grands clans du Royaume, l’un n’est que simple vassal… Et la dernière, Vermine, est une jeune fille sauvage, libre de toute entrave. Tous sont rassemblés dans un seul but : bâtir un royaume plus juste, se fondant sur le mérite plus que sur le sang, créer un royaume uni, à-même de faire face aux menaces extérieures. Mais pour y arriver, nos héros devront apprendre à travailler de concert, à se faire confiance, à passer outre leurs préjugés… Et, surtout, à abandonner la vision du monde que leurs ont légué leurs pères…
Dire que j’ai aimé ce roman serait bien faible : je l’ai tout simplement D-É-V-O-R-É Je l’ai trouvé à la fois particulièrement bien écrit (merci merci merci M’sieur Tomas pour cette belle langue que vous savez si bien manier !), original, et bien mené. Franchement, je ne me suis pas ennuyée UNE SECONDE : j’ai surtout eu énormément de mal à m’en détacher, pour tout vous dire. Car, ce bouquin… Il est bourré de mystères ! L’intrigue principale m’a passionnée : j’ai beaucoup, beaucoup aimé suivre nos héros dans leur quotidien, les voir apprendre les uns des autres et, surtout, gagner en maturité. Si tous sont au premier plan, nous suivons plus particulièrement Vermine, cette enfant des bois oh combien vive et attachante (j’avoue que son petit côté rétif m’a beaucoup plu), qui a, au début, bien du mal à trouver sa place dans un projet dont elle ignore tout, et pour lequel elle imagine n’avoir rien à apporter. Plus les chapitres défilent, et plus l’on comprend que son rôle sera pourtant crucial… Sans que l’on saisisse encore complètement de quoi il sera question : le début (avec l’orbe) comme la fin (avec le Chroniqueur) de ce premier tome m’ont ainsi laissée profondément songeuse, la tête remplie de questions sans réponse.
Et le reste ! Quelle est cette mystérieuse créature entretenue par la Locuste ? Les Elfes ont-ils réellement disparus ? Et mystérieux projet n°68 ? Sans parler de nos multiples personnages, qu’ils soient secondaires ou principaux, qui semblent avoir pas mal de secrets bien cachés… J’ai lu tout d’abord lu avec intérêt, puis avec passion… Avant de m’acharner littéralement sur les dernières pages, cruellement consciente que la suite se ferait bien trop attendre. Mais quelle idée, aussi, de se jeter sur la rentrée littéraire ?
Côté personnages, ils sont tous très bien dépeints : nos six héros, notamment, sont tout à fait différenciables et, de manière générale, très bien croqués, avec une vitalité indéniable. Sans être complètement manichéens (Ysemir, notamment, peut nous faire penser à une petite brute épaisse en devenir… Sauf quand il abandonne ses poings pour réfléchir), tous ont ce côté à la fois plein de bonne volonté et un peu candide qui caractérise parfois la jeunesse, pressés d’en découdre pour construire un monde meilleur. Si je n’ai pas encore établi de jugement sur Ithaen, préférant attendre la suite, je n’ai pas su résister à Merisia et Solheim, la première pour sa fraicheur irrésistible et le second pour son empathie incommensurable. Vous l’aviez compris, Vermine a, elle aussi, su me toucher droit au cœur, étant à mon sens le personnage le plus prometteur de cette galerie 🙂
En somme, ce premier tome fut une excellente découverte à laquelle je ne m’attendais pas particulièrement : je l’ai commencé sans trop savoir à quoi j’avais affaire, et l’ai terminé amplement conquise. Si vous cherchez un roman à la fois prenant, original -sans déparé des traditionnels codes du genre-, bien écrit et donnant envie de se ruer chez l’auteur pour y réclamer la suite, vous avez trouvé : pour un premier essai avec l’auteur ainsi qu’avec cette rentrée de la fantasy française… C’est un succès !

En bref, gros coup de cœur imprévu pour ce premier tome : tous les ingrédients constituant un excellent roman de fantasy y sont réunis. Mais, franchement, où est la suite ?

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Coup de cœur !

Et en plus : la chronique d’Alli et de Sae-chou !

Jadis – Carnets et souvenirs picaresques de la ville infinie, Collectif

Jadis

Écrit par :

Charlotte Bousquet, Mathieu Gaborit, Raphaël Granier de Cassagnac, Régis Antoine Jaulin & Nicolas Fructus (illustrations)

L’histoire :
UNE VILLE INFINIE
JADIS, un monde urbain où se succèdent à perte de vue jardins, ruines et palais à l’architecture fantasque inspirée de la Renaissance…
JADIS, la cité aux mille vies où chacun peut défier Dame Fortune, tisseuse du destin, pour gravir la Pyramide des Fanfreluches.
En ce jour, Maestro, le célèbre artiste, a convoqué trente plumes des plus affûtées. Son défi : que chacune narre la plus extraordinaire et la plus mouvementée des aventures qu’il lui ait été donné de vivre !
UN JEU LITTERAIRE
Charlotte Bousquet, Mathieu Gaborit, Régis Antoine Jaulin et Raphaël Granier de Cassagnac ont choisi un personnage parmi les trente dessinés par Nicolas Fructus.
Ensemble, ils ont exploré pour vous JADIS.
Pendant un an, ils se sont livrés à un exercice passionnant, poussant loin l’écriture d’un récit à plusieurs mains. Ils ont échangé textes et illustrations, se sont lancé des défis et finalement rencontrés, pour jouer une pièce de théâtre ou se dire la bonne aventure.
De ces échanges est née l’histoire que raconte ce livre. Hommage vibrant aux inventions de Léonard de Vinci, aux récits picaresques de Don Quichotte, autant qu’aux mousquetaires d’Alexandre Dumas, JADIS compose une œuvre de fantasy baroque, un livre-monde foisonnant et magnifiquement illustré, un récit aux personnages inoubliables.

Mon avis : Mais quel livre ! Quel… Tout ! Après avoir parcouru les artères et ruelles de Jadis durant plus d’un mois, me voici devant vous, dépouillée, afin de vous en parler. Mais… Croyez-moi, mes mots sont bien faibles face à l’ampleur de la tâche : mieux vaut vivre cette aventure littéraire par soi-même, tant elle est riche, complexe, profonde… Complète. Ce n’est pas un simple roman que les éditions Mnémos nous offrent, c’est une porte ouverte sur un multivers fascinant, foisonnant. Une expérience unique, qui marquera la vie de tout lecteur choisissant de s’y plonger…
Comme souvent, c’est grâce à mes chères collègues de Book en Stock que j’ai découvert l’objet. Écoutez plutôt Dup en parler ! L’ouvrage n’était alors pas encore publié, mais soumis à une campagne de financement participatif… Et l’on comprend pourquoi : l’éditeur a tenu à offrir au public une version complète de l’ouvrage, ainsi assortie de tirés à part, d’un jeu de tarot, de signets… Bref, de quoi émerveiller nos petits yeux. La campagne fut un véritable succès (projet financé à plus de 600 %, rendez-vous compte !)… Auquel je n’ai, malheureusement, pas participé. Ce que j’ai fort, fort regretté, soi dit en passant ! C’est à Noël dernier que fut réparée l’erreur, mes beaux-parents ayant eu la gentillesse de le placer sous le sapin ❤️ Et, une fois entre mes mains… Même sans le coffret, l’objet est déjà SUPERBE. La couverture veloutée, le format hors normes, les illustrations magnifiques, des pages dans lesquelles on aime à se perdre des heures durant, le regard fasciné par les merveilles superbement dévoilées par Nicolas Fructus… Un véritable régal pour tout bibliophile, que cela soit dit.
Le résumer serait un outrage, tant cet ouvrage est riche. À travers un jeu littéraire hors norme, nous suivons quatre personnages dont les destins vont se croiser, s’entrecroiser, se mêler, s’emmêler… Vers qui est allée ma préférence ? Éris la Sélène, dont la plume m’a subjuguée ? Silenzio le Bougre, qui a mis mes émotions à mal ? Desiderio, cet être si épris de liberté que j’ai admiré de toute mon âme ? Ou le Sieur, dont les intentions troubles m’ont passionnée ? J’ai lu avec ivresse leurs aventures, découvert avec étonnement et admiration la pièce de théâtre construite autour de ce récit si particulier, me suis délecté des superbes illustrations qui le parsèment, celles-ci lui donnant corps, une matérialité tout à fait saisissante.
Et parce que quelques mots valent mieux qu’un grand discours, laissez-moi vous retranscrire ici l’un des passages m’ayant serré le cœur et fait poindre la larme à l’œil, consciente alors de tenir entre mes mains un petit joyau que je me dois de chérir, pour m’y replonger… Encore, et encore.

Extrait du récit de Silenzio, page 68.

« Couvent l’enfant le condamne, répétait le vieux. Tu dois l’aimer pour qu’il parte, tu dois l’aimer comme un souvenir et ce, dès sa naissance. Tu dois tailer tes bras trop longs autour de ses épaules et délier chaque jour la douleur de son envol. Tu dois l’aimer pour qu’il s’éloigne, Silenzio. Au fil des années, tu rendras tes frontières poreuses, tu feras en sorte que ton royaume ne soit qu’une porte sur l’ailleurs. L’enfant plantera ses racines dans tes certitudes et cherchera les siennes au loin. Prends garde à être le jour pour lui promettre la nuit lorsqu’il partira. Accroche le Rouet à son sillage, éclaire ses échecs, mais ne deviens jamais une aube promise sous peine de l’enfermer. Ne lui offre pas un refuge, il pensera que rien ne peut l’égaler. Agis dans le sens de sa liberté, c’est la seule promesse que tu pourras tenir. Laisse-le se blesser aux angles de ton amour, affranchis-toi du jugement. Tu l’as soumis à ton histoire mais il doit écrire la sienne. Si tu te nourris de lui, vous vous assècherez. Ne le regarde par grandir, grandis avec lui. Tu ne peux déteindre sur une toile encore blanche. Dépose tes couleurs à ses pieds et incarne le cadre. Sois loin sans disparaitre, cherche le méridien de ses espoirs et de ses peurs. La chair de ta chair doit devenir l’hétérodoxe de tes croyances, elle doit caler son âme contre la tienne et c’est ainsi que vous vous tiendrez debout, l’un pour l’autre, comme deux livres blottis et encore tièdes d’une lecture.« 

En bref, une lecture qui m’a étreint le cœur et laissé subjuguée, tant les auteurs nous offrent un travail abouti, incroyable. Braves gens, prenez vous aussi votre baluchon, et allez donc vous perdre dans les rues de la ville infinie… Le voyage en vaut mille fois la peine.

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Coup de cœur !