The Curse #1, Marie Rutkoski

Traduit par Mathilde Montier

L’histoire : Fille du plus célèbre général d’un empire conquérant, Kestrel n’a que deux choix devant elle : s’enrôler dans l’armée ou se marier. Mais à dix-sept ans à peine, elle n’est pas prête à se fermer ainsi tous les horizons. Un jour, au marché, elle cède à une impulsion et acquiert pour une petite fortune un esclave rebelle à qui elle espère éviter la mort. Bientôt, toute la ville ne parle plus que de son coup de folie. Kestrel vient de succomber à la  » malédiction du vainqueur  » : celui qui remporte une enchère achète forcément pour un prix trop élevé l’objet de sa convoitise. Elle ignore encore qu’elle est loin, bien loin, d’avoir fini de payer son geste. Joueuse hors pair, stratège confirmée, elle a la réputation de toujours savoir quand on lui ment. Elle croit donc deviner une partie du passé tourmenté de l’esclave, Arin, et comprend qu’il n’est pas qui il paraît… Mais ce qu’elle soupçonne n’est qu’une infime partie de la vérité, une vérité qui pourrait bien lui coûter la vie, à elle et à tout son entourage.

Mon avis : Me ferais-je un petit marathon Lumen, en ce moment ? Il faut croire que oui ! Il faut dire que cette nouvelle série me rendait particulièrement curieuse : il y avait un petit je ne sais quoi qui me gênait dans le résumé, sans que je parvienne à déterminer si ce premier tome serait un coup de foudre ou un petit flop. Je m’y suis donc lancée avec un intérêt certain, pas sûre de ce que j’allais y trouver mais globalement plutôt confiante… Et j’ai bien fait : si mon rythme de lecture équivaut, en ce moment, à celui d’un escargot faisant un sprint, j’ai beaucoup, BEAUCOUP aimé ma lecture. Et je vous dis pourquoi !
Kestrel a dix-sept ans. Dans trois ans, elle devra faire un choix crucial : se marier, ou accepter de s’enrôler dans l’armée. Pour tous, il ne fait aucun doute que la fille du plus célèbre général du pays choisira la seconde option… Pour la jeune fille, pourtant, rien n’est joué : décider revient à choisir entre Charybde et Scylla, et elle n’y est pas prête. En attendant, elle flâne donc de réceptions en réceptions, profitant de l’aura de puissance qui l’entoure depuis sa naissance. Réputée comme étant une joueuse hors pair, elle laisse rarement filtrer ses émotions et se plait à maitriser les cartes comme les hommes… Ce pourquoi tout le monde parait si surpris, elle en tête, lorsqu’elle cède à une étrange impulsion et acquiert un jeune homme à prix d’or lors d’un marché au esclaves. Mais une question l’obsède plus que tout : qui est ce Forgeron au regard étrangement magnétique ? Qu’il fasse partie des Herannis, l’ancien peuple souverain du territoire conquis par le père de Kestrel, ne fait pas tout : la jeune fille en est convaincue, il cache quelque chose… Et elle sera celle qui découvrira quoi.
Et bien… BIEN ! Je vous le disais, j’ai beaucoup aimé. Si je ne savais pas à quoi m’attendre avec ce résumé… Déroutant, j’ai rapidement mis mes questions et doutes de côté pour profiter pleinement de ma lecture : là où les cent premières pages se contentent essentiellement de mettre en place l’intrigue en réunissant les deux personnages principaux, la suite n’est que rebondissements et retournements de situation . Autant vous dire que je me suis retrouvée bon nombre de fois bien embêtée de ne pouvoir continuer ma lecture ! J’en ai d’ailleurs lu le dernier quart d’une traite, les événements se précipitant inéluctablement. La fin, quant à elle… Brrr ! Espérons que l’éditeur ne nous fera pas trop languir, les deux tomes suivants étant déjà parus dans leur langue d’origine ‘_’
Côté personnages, j’ai beaucoup aimé Forgeron . Évidemment, ai-je envie de dire, et pourtant… Ce n’était pas forcément gagné : il y a pas mal de concurrence dans le rang des book boyfriend potentiels 🙂 Mais force est de dire que ce garçon est sacrément touchant : on en apprend finalement assez peu sur lui (durant la majeur partie du roman, du moins… Même s’il lui reste un sacré paquet de parts d’ombres), mais le peu que l’on entrevoit suffit à nous émouvoir : sans tomber dans le pathos, Marie Rutkoski crée au contraire un personnage tout à fait crédible, avec ses forces et ses faiblesses. Kestrel, quant à elle, m’a quelque peu énervée au début, son comportement n’étant pas sans rappeler celui des jeunes aristocrates par trop convaincues de l’immuabilité de leur confort. Pourtant… Je sentais bien que je ne tenais pas là la véritable Kestrel. Et… Bingo : plus l’intrigue avance, plus l’on découvre une jeune femme sensible, piégée dans un monde dont elle n’accepte ni les règles, ni les codes. Son franc-parler m’a plu, et tout dans ce premier tome laisse présager une héroïne encore plus forte dans le suivant. Autant vous dire… Qu’il me tarde !
Côté univers, l’auteure reste relativement sobre : peu de descriptions, peu d’enjolivements. L’atmosphère n’est pas sans rappeler la Rome Antique, voire les contes orientaux, mais les détails ne nous permettent pas de nous faire une idée beaucoup plus précise… Et j’ai trouvé cela un peu dommage : clairement, Marie Rutkoski a voulu ici écrire une romance, et prend seulement pour cadre une fantasy peu étoffée. Si le point principal de son roman est très bien rendu (ouiiii, j’ai soupiré après nos deux héros, ÉVIDEMMENT), j’avoue que cela m’a parfois manqué de ne pas en savoir plus sur le passé des Herranis/Valoriens, sur les us et coutumes des uns et des autres, sur la topographie des lieux, même. Je ne perds toutefois pas espoir : qui sait ce que l’auteure nous réserve par la suite ?
L’intrigue, enfin, m’a rapidement emportée : la question de l’identité de Forgeron prévaut sur une bonne partie du récit, et même si l’on devine rapidement qu’il est bien davantage que ce qu’il parait… On ne s’ennuie pas un instant. D’une, parce que l’auteure oublie toute mièvrerie pour travailler son début de romance, et qu’il n’en est que plus crédible. De deux, parce qu’elle mêle politique et jeux de dupes à tout cela, et que l’on ne peut résister à ce tourbillon effréné. Jusqu’où va-t-elle les mener ? On trépigne d’impatience de le savoir…
Vous l’aurez compris, j’ai passé un sacré bon moment avec ce premier tome, qui s’est révélé être prenant à souhait et tout bonnement drôlement bien fichu : il a d’ailleurs réussi le pari compliqué de me faire oublier (ou presque) le cinquième tome de Gardiens des Cités perdues ! Si vous cherchez une romance avec un brin d’exotisme, mêlée d’intrigues politiques et de jeux de pouvoir, n’allez pas donc plus loin : vous avez trouvé le livre qu’il vous faut !

En bref, ce premier tome m’a totalement convaincue, ou presque : mis à part un background assez peu creusé à mon goût, l’intrigue m’a passionnée, les personnages principaux m’ont touchée… Bref, j’ai passé un excellent moment avec cette romance mâtinée de fantasy, et je ne demande qu’une chose… La suite, évidemment !


On en redemande !!

Projet Polaris, Shannon Messenger (Gardiens des Cités Perdues #5)

Traduit par Mathilde Tamae-Bouhon

Couverture par Jason Chan

L’histoire : Après un passage mouvementé par Exillium, l’école réservée aux bannis, Sophie et ses amis sont de retour à l’académie Foxfire, où la jeune Télépathe n’est pas la seule, cette fois, à bénéficier de la protection d’un garde du corps. Car certains masques sont tombés : les nouveaux membres du Cygne Noir, ainsi que leurs familles, sont plus que jamais en danger… D’autant que les Invisibles, ces rebelles qui menacent les Cités perdues, multiplient les attaques. Tandis que la tension monte avec les ogres, forçant les elfes à accepter des changements drastiques de leurs modes de vie, notre petite troupe tente d’en découvrir plus sur le plan de l’ennemi. Sophie ne dispose pourtant que de maigres indices…

Mon avis : … C’est fou. C’est fou, parce qu’à chaque fois que j’ouvre un nouveau tome de Gardiens des Cités Perdues, je me dis « Ok, cette fois-ci elle ne peut pas faire mieux ». Et à chaque fois que je lis la suite… Et bien si, elle peut le faire. Et cette fois-ci, Shannon Messenger ne se contente pas de faire mieux : elle s’est tout simplement surpassée. Chaque tome fut pour moi une révélation : je tenais enfin là une série jeunesse à même de me faire vivre les mêmes émotions que j’avais ressenti à la lecture d’Harry Potter Et avec celui-ci, c’est le coup de foudre : plus l’on avance dans l’intrigue, et plus Shannon Messenger peaufine ses détails. Plus elle soigne ses personnages, plus ceux-ci font partie intégrante de nous-mêmes : Sophie, bien sûr, mais également Fitz, Keefe, Dex, Diana, Tam, Linh, Sandor, Edaline, Grady… Et j’en passe, tellement, tellement. Ils sont si… Vivants, humains, attachants ! Je deviens un peu plus orpheline à chaque fois que je suis contrainte de les quitter, et je donnerais tout pour avoir la suite de leurs aventures sous la main… Et ce, d’autant plus quand arrive la fin, et la manie proprement horrible de l’auteure de finir ses tomes de la pire manière qu’il soit.
Oui, j’avais quitté le quatrième tome en larmes. Je ne vous ferai pas de résumé, pour ne pas spoiler ceux d’entre vous n’ayant pas encore eu l’occasion de découvrir cette petite pépite de série, mais nous reprenons là où nous terminions l’opus précédent : des bouleversements de taille s’étaient produits, et les chocs multiples avaient été longs à absorber. Nous découvrions plus avant les projets du Cygne Noir et des mystérieux Invisibles, tout en en apprenant davantage sur Sophie et son étrange génétique. Nous rencontrions de nouveaux héros, qui ne tardaient pas à nous frapper en plein cœur. Bref, une nouvelle fois, nous vivions véritablement notre lecture. Et à l’aube de ce cinquième tome… Toutes les émotions qui nous avaient précédemment submergés reviennent en force : l’étau se resserre, et avec lui le nœud qui oppresse notre gorge. Nous retrouvons avec joie nos héros, mais ne pouvons nous empêcher de nous demander… Que va-t-il leur arriver, cette fois-ci ? Va-t-on avoir les réponses à nos questions ? Le début du roman, d’ailleurs, est fort intrigant : en faisant référence à une scène ultérieure, je n’ai pu m’empêcher d’imaginer que l’auteure souhaitait là nous montrer, peut-être, l’un des pouvoirs encore non éveillés de Sophie. Car, de quoi s’agit-il ? D’un rêve prémonitoire de notre héroïne, ou d’un simple passage rapporté par un narrateur omniscient, qui n’existe pourtant pas dans le reste du roman ? Mon intérêt s’est donc éveillé de suite, comme je m’y attendais… Pour ne plus s’éteindre : malgré la taille du bébé, Shannon Messenger mène son intrigue tambour battant et ne nous laisse aucun répit : on aurait envie de le dévorer d’une traite, quitte à y passer la journée. J’en ai d’ailleurs lu une bonne moitié d’affilée, me mettant carrément en retard pour le boulot : impossible de le lâcher et, de fait, de voir le temps défiler à la vitesse de l’éclair. Qu’à cela ne tienne : je l’ai repris le soir même, terminant la cinquantaine de pages restantes… Et me mettant derechef à pleurer, tant Shannon met d’ardeur à bouleverser tout ce que nous prenions pour acquis, à mettre un violent coup de pied dans la fourmilière. J’avais bien compris, avec le tome précédent, qu’aucun de nos personnages chouchous n’étaient désormais plus en sécurité. Mais… De là à imaginer cela… Bref.
C’est donc totalement absorbée que j’ai dévoré ces presque 700 pages, contenant bien mal la tempête d’émotions faisant rage à l’intérieur de mon crâne. Car, à ceux qui ne l’auraient pas encore compris, GdCP est loin, loin de n’être qu’une saga jeunesse : Shannon Messenger ne laisse aucunement place à la facilité, ni dans son intrigue, ni dans la construction de ses personnages, ni dans la mise en place de son univers. Bien au contraire, tout cela se complexifie à mesure que l’auteure nous plonge plus avant dans sa série. Oui, elle reste accessible à un public jeune, du moins les premiers tomes. Mais elle est également à même de plaire aux plus grands, tant elle est complète : je reste toujours impressionnée du degré de détails que l’auteure nous livre, même si j’aimerais bien entendu en connaitre plus : j’imagine volontiers des tomes deux fois plus épais 🙂 Si vous hésitiez, donc, par peur de vous frotter à quelque chose de trop simpliste, sachez que vos doutes n’ont pas lieu d’être : cette série est passionnante, simplement. Et ce cinquième tome surpasse tout, mes espoirs comme mes attentes. Je viens tout simplement de dévorer un concentré de bonheur, d’émotions, de tristesse, de violence, d’amour. Et je crois… Que je vais avoir beaucoup, beaucoup de mal à passer à autre chose.

En bref, COUP DE COEUR !!! Mais enfin… VOUS ATTENDEZ QUOI POUR VOUS LANCER ?!!


COUP DE CŒUR !

Les Invisibles, Shannon Messenger (Gardiens des Cités Perdues #4)

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Traduit par Mathilde Tamae-Bouhon

Tome 1 : Gardiens des Cités perdues
Tome 2 : Exil
Tome 3 : Le grand Brasier

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L’histoire : Finis les cours à Foxfire et les messages énigmatiques envoyés par le Cygne Noir, Sophie rejoint enfin la mystérieuse organisation clandestine qui lui a fait voir le jour ! Accompagnée de Fitz, Biana, Keefe et Dex, elle quitte les Cités perdues pour Florence, où se trouve le premier indice qui la mènera jusqu’au repaire du Cygne Noir. Là-bas, la jeune fille espère en apprendre plus sur elle-même, mais aussi sur les Invisibles, le groupe de rebelles qui cherche à déstabiliser le monde des elfes.
Pour comprendre l’étrange épidémie qui décime les gnomes ; préparer l’évasion de Prentice, prisonnier d’Exil, et affronter la menace grandissante que représentent les ogres, la jeune Télépathe va devoir s’appuyer sur ses camarades et se retenir de foncer tête baissée vers le danger ! D’autant que si de nouveaux alliés apparaissent, des traîtres sortent aussi de l’ombre…

Mon avis : MAIS C’EST PAS POSSIBLE ! Enfin, ENFIN ! Miss Messenger, quand on s’était vues en novembre dernier… Vous m’aviez promis d’épargner nos sentiments ! VOUS M’AVIEZ PROMIS !!! Et résultat… Je suis dans état absolument déplorable. La fin du troisième tome m’avait mise au supplice… celle-ci fait dix fois pire. DIX FOIS PIRE. Cette fin… Cette fin ! Je ne m’en remets pas. JE.NE.M’EN.REMETS.PAS.
Bon. Reprenons nos esprits, voulez-vous ? Cette fois encore, Sophie et ses amis nous en réservent de belles. Si le troisième tome était déjà plus sombre que les précédents (humpf), celui-ci descend encore d’un cran : il est temps pour nos héros de faire des choix, très souvent douloureux. Les évènements passés ont laissé une trace indélébile sur leur personnalité, et tous vont devoir composer avec leurs fêlures et leurs traumatismes. Ne vous y trompez pas : nous sommes bel et bien dans de la littérature jeunesse, et nos plus jeunes lecteurs y trouveront bien évidemment leur compte. Mais… Les plus grands verront apparaitre une dimension plus… Dramatique, peut-être, des interrogations moins évidentes à cerner : en un mot comme en cent, la série gagne franchement en profondeur, et c’est vraiment, vraiment parfait. Comment vous dire que… Je fus sur les charbons ardents durant TOUTE ma lecture ? Que j’ai été complètement bouleversée par le destin des gnomes, et que Keefe m’a mise au supplice ? Plus encore que Sophie (qui reste bien évidemment l’une des meilleures héroïnes que j’ai pu rencontrer), c’est véritablement LUI que j’avais envie de serrer dans mes bras, lui dont je souhaitais tapoter le dos en chantonnant une berceuse (quoi, mon côté maman ressort ?!). Il m’a ÉNORMÉMENT touchée, plus que n’importe qui d’autre… Les jumeaux Tam et Linh exceptés peut-être, bien qu’on en sache encore assez peu sur leur compte. Les personnages gagnent encore en substance, et ils nous paraissent plus prégnants que jamais : une fois plongée dans ma lecture, c’est tout juste s’ils ne s’échappaient pas des pages pour venir me tenir compagnie.
Et quelle, quelle compagnie ! C’est que nous vivons bon nombre d’aventures tout à fait décoiffantes, une fois encore. On aurait pu croire que l’on finirait par se lasser, mais QUE NENNI : Shannon Messenger mène parfaitement sa barque, et nous sommes ferrés. J’ai lu avec acharnement, avec passion : la plume de l’auteure est tellement immersive que l’on se plonge sans peine dans le roman, mais que l’on en ressort qu’à reculons… C’est donc acté : la richesse des romans et le talent de l’auteure font de Gardiens des Cités Perdues un concurrent plus que sérieux pour Harry Potter. Autant vous dire qu’il me tarde plus que tout de lire la suite… Et je ne dis pas ça parce que je me suis roulée par terre telle une enfant de trois ans en terminant ma lecture. Nonnonnon.
Peut-être n’êtes-vous pas encore partis en vacances. Peut-être n’avez-vous pas encore décidé quoi emmener dans votre valise comme lectures estivales. Et bien, sachez cela : que vous ayez 9, 15, 25 ou 40 ans, les aventures de Sophie s’épanouiront parfaitement dans votre esprit, que vous soyez à la mer, à la montagne, en forêt ou en pleine méditation en compagnie d’un moine tibétain. Pour la simple et bonne raison que vous avez à portée de main l’une des meilleures séries jeunesse du moment, et que l’intrigue ne cesse de se bonifier au fil des tomes. Le rêve, non ?

En bref, plus l’on avance dans sa série, et plus Shannon Messenger fait preuve de dextérité et d’imagination : elle ne cesse de nous surprendre, et toujours dans le meilleur des sens : cette lecture fut un véritable régal, sa fin une réelle torture. Action et émotions y sont distillées à parts égales, avec une force tout à fait surprenante pour un roman que certains voudraient réserver aux enfants. C’est un coup de cœur !

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Coup de cœur !

The Memory Book, Lara Avery

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Traduit par Julie Lafon

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L’histoire : On me dit que ma mémoire ne sera plus jamais la même, que je vais commencer à oublier des choses. Au début juste quelques-unes, mais ensuite beaucoup plus. Alors je t’écris, cher futur moi, pour que tu te souviennes ! Sam a toujours eu un plan : sortir première du lycée et filer vivre à New York. Rien ne l’en empêchera – pas même une anomalie génétique rare qui, lentement, va commencer à lui voler ses souvenirs, puis sa santé.
Désormais, ce qu’il lui faut, c’est un nouveau plan. C’est ainsi que naît son journal : ce sont les notes qu’elle s’envoie à elle-même dans le futur, la trace des heures, petites et grandes, qu’elle vit. C’est là qu’elle consignera chaque détail proche de la perfection de son premier rendez-vous avec son amour de toujours, Stuart. Le but ? Contre toute attente, contre vents et marées : ne rien oublier.
Au détour des pages de The Memory Book, mélange étonnant d’extraits de son journal, de notes personnelles et de messages de son entourage, vous ne pourrez que tomber amoureux de Sam, une fille comme aucune autre qui apprend à vivre sa vie à pleines dents, même si ce n’est pas celle qu’elle avait planifiée.

Mon avis : Mais, mais… T.T Je dois vous avouer quelque chose : quand j’ai commencé ce petit roman, j’étais en pleine panne de lecture. J’avais trainé ma lecture précédente sur presque une semaine sans pour autant la terminer, et passait devant ma bibliothèque en la regardant d’un œil terne. AMBIANCE ! Et, bien malgré moi, j’étais persuadée que The Memory Book prendrait la même direction… Et, durant les premiers temps, c’est bien ce qui a failli se passer. Dans les premiers temps seulement…
Sam est une jeune fille brillante. Brillante, oui, mais atteinte d’une maladie incurable qui va, à terme, lui confisquer tous ses souvenirs… Sinon pire. Pour contrer tout cela, et parce qu’elle reste bien décidée à finir première du lycée et à partir étudier à New York, elle décide d’écrire un journal. Un journal contenant des notes qu’elle écrit pour son « futur moi », allant du compte-rendu de son premier rendez-vous galant à la biographie des membres de sa famille, toujours avec humour, avec une tendre sincérité qui ne pourra laisser personne indifférent…
Alors oui, au début, j’ai eu du mal à m’y plonger. J’ai eu du mal à m’attacher à Sam, même. Pendant quelques chapitres, j’ai lu en dilettante, désespérée à l’idée de tenir là une autre déception. Et puis… Je ne saurais vous dire quand le basculement s’est produit. Le fait est que… J’ai fini ce roman en larmes, à 5h30 du matin. Parce que Lara Avery nous offre un récit terriblement poignant, qui ne peut que nous prendre aux tripes : j’ai ri et pleuré en compagnie de Sam, j’ai cru, moi aussi, à sa rémission. J’ai espéré, espéré de tout mon cœur, et vécu à travers elle ces moments qui pourront sembler banals, et qui pourtant prennent une saveur toute particulière, au vu des circonstances… Je me suis doucement laissée emporter par les mots de cette jeune fille pas comme les autres, tantôt maladroite, tantôt cruellement réaliste, mais surtout, surtout… Attachante, envers et contre tout. Comment faire taire notre empathie dans de telles circonstances ? J’ai souvent eu envie d’arracher les pages de mon bouquin, de le jeter, loin, pour ne pas connaitre la fin… Et n’ai jamais mis mes menaces à exécution. Peut-être aurais-je dû ‘_’
J’ai trouvé la plume de Lara Avery en harmonie totale avec le sujet traité, tout à fait crédible dans la retranscription des propos d’une adolescente et excellant à véhiculer des émotions aussi diverses que puissantes. Étant donné le sujet traité, j’ai trouvé tout à fait appréciable le fait de ne pas avoir l’impression de tenir entre mes mains un roman, mais véritablement un « simple » journal, sans intermédiaire. Cela n’en a rendu ma lecture que plus forte, mon immersion que plus grande ❤️
Finalement… Je n’ai aucun regret : The Memory Book a comblé toutes mes attentes et, mieux : il a su me tirer -outre des larmes- d’une vilaine panne de lecture dans laquelle je m’enlisais doucement mais sûrement. J’ai été complètement chamboulée par cette lecture, quand rien ne le laissait présager. Wahou !

En bref, une lecture qui m’aura mise les genoux à terre : je l’ai terminée la gorge nouée et le visage paré de larmes, tant Lara Avery a su me toucher en plein cœur. J’en tremble encore !

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Coup de cœur !

L’énigme du magicien, Andrea Cremer (Le secret de l’inventeur #2)

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Traduit par Mathilde Tamae-Bouhon

Tome 1 : Rébellion

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L’histoire : Imaginez un monde où l’Empire britannique aurait écrasé la rébellion qui a donné naissance aux Etats-Unis d’Amérique… Après l’explosion des Catacombes, seul foyer qu’elle ait jamais connu, Charlotte est contrainte de mener sa petite troupe de survivants, parmi lesquels une dizaine d’enfants, vers ha Nouvelle-Orléans. Désormais leader du groupe, elle se retrouve face à des choix difficiles pour préserver la vie de ses jeunes protégés, mais continue de voir en Grave, malgré sa force herculéenne et ses origines inquiétantes, un allié et un ami.
Des méandres du Mississippi au bayou de la Nouvelle-Orléans, l’Empire fera tout pour empêcher Charlotte de rallier le quartier général de la Résistance, où l’attendent son frère Ashley et le capitaine Jack Winter, qu’elle tient désormais pour un traître… Elle y découvrira l’envers de la rébellion – à commencer par sa propre mère, qui semble s’intéresser de très près à Grave et à ses capacités extraordinaires – sans compter les stratagèmes du puissant mage Nicodème et de Sang d’Acier, un flibustier français aux intentions troubles !

Mon avis : Que je l’attendais, ce deuxième tome ! Il faut dire que je gardais du premier un souvenir des plus vifs, ayant littéralement adoré ma lecture… Qui s’était d’ailleurs terminé par un beau cliffhanger qui m’avait fait hurler de frustration. Merci, M’dame Cremer ! Quand L’énigme du magicien s’est glissé dans ma PAL, je me suis donc juré de ne pas le faire languir… Trop longtemps, du moins : l’heure est donc venue de vous dire si, oui ou non, L’énigme du magicien fut à la hauteur de son prédécesseur…
Cet opus commence donc dans le chaos le plus total : par égard pour ceux d’entre vous qui n’auraient pas encore succombé au charme du premier tome, je tairai la conclusion de celui-ci… Mais la position dans laquelle se retrouve Charlotte, notre héroïne, est plus que précaire. Ses convictions les plus intimes ont été mises à mal, sa confiance s’est effondrée et le monde qu’elle a toujours connu vient de disparaitre dans un nuage de fumée. Avec sa petite bande, Grave, Pip et Scoff au premier plan, la voilà traversant le pays pour rejoindre la Nouvelle-Orléans, siège de la Résistance où elle espère retrouver son frère, Ashley. Mais les choses ne sont pas simples, et la jeune fille ne peut faire taire les nombreux doutes qui l’assaillent : entre la trahison de Jack et les révélations sur la véritable nature de Grave, la jeune fille ne sait plus ce qu’elle doit croire. Et ce n’est pas sa rencontre avec les chefs de la Résistance qui vont lui permettre d’y voir plus clair… Bien au contraire.
Oooh, je vous vois venir : si vous avez fait un petit tour sur la blogo, vous avez sans doute remarqué que les avis divergeaient un petit peu, sur ce deuxième tome. Et, c’est vrai, je ne vous le cacherai pas moi non plus : il est en deçà du premier qui, lui, était vraiment excellent. En deçà, mais pourquoi ? Et bien, parce que L’énigme du magicien ne nous présente rien de vraiment nouveau : oui, il y a de l’action. Oui, Andrea Cremer nous offre quelques révélations, mais rien de VRAIMENT transcendant. Comme d’autres l’ont dit avant moi, il souffre de l’effet « deuxième tome », nous donnant parfois l’impression d’être uniquement là… pour faire la transition entre le premier et le dernier tome de la série. Après nous avoir offert un début de trilogie décoiffant, on peut avoir l’impression que l’auteure se retient de trop nous en donner, afin de nous offrir un final grandiose. Et c’est un peu frustrant, après une si longue attente !
Pour autant, je ne serai pas aussi tranchée que certains : j’ai tout de même passé un très bon moment. Je l’ai d’ailleurs dévoré, le bougre ! Parce que l’univers créé par l’auteure reste CARRÉMENT prenant, et que l’on s’est plus qu’attaché aux personnages. Certes, beaucoup d’entre eux sont -malheureusement- très peu présents, mais Charlotte et Grave mènent le récit, pour notre plus grand plaisir : notre héroïne est toujours aussi touchante (mais quelle tête de bois, franchement !) et Grave plus intrigant que jamais… J’ai également été ravie de voir Scoff et Pip gagner en importance ❤️
Côté intrigue, cela reste relativement tranquille : j’avoue être un peu restée sur ma faim, puisqu’il faut attendre un bon moment avec les choses ne bougent vraiment… Et une fois mises en train, cela va très vite : j’aurais préféré que le rythme soit plus égal, que l’auteure prenne davantage de temps… L’épisode avec Nicodémus, dont le résumé fait si grand cas, est ainsi passé bien trop (trop, trop, trop) vite à mon goût 🙁 La fin est elle-même expédiée, nous laissant un vrai goût de trop peu en bouche… D’autant plus que nous terminons de nouveau sur un cliffhanger. Haaaa, M’dame Cremer, vous avez décidé de nous faire mariner… Avouez !

En bref, L’énigme du magicien m’aura fait passer un bon moment… Mais ! Mais il n’est malheureusement pas à la hauteur du premier, qui était franchement dingue. Ceci dit, tous les espoirs sont permis pour le tome suivant : au vu des pistes tracées par l’auteure, il y a de fortes chances qu’il soit… Fiou !

Un bon moment
Un bon moment !

Alive, Scott Sigler (The Generations #1)

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Traduit par Mathilde Montier

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L’histoire : Em se réveille dans le noir, seule, entravée, dans un espace confiné qui ressemble à un sarcophage. C’est le jour de son anniversaire, elle a douze ans et… c’est tout. Elle ne se rappelle pas comment elle s’appelle, ce qu’elle a fait la veille ou à quoi ressemble le visage de ses parents. Elle ne comprend pas du tout ce qui se passe. Lorsqu’elle parvient, à force de volonté, à se libérer de ce piège, elle découvre, autour d’elle, onze autres cercueils, dont certains occupants sont toujours en vie. Une initiale et un nom de famille sont gravés sur chaque sarcophage.
La jeune fille prend la tête du petit groupe d’adolescents – ils ont en fait tous dix-sept ans – et découvre un labyrinthe de couloirs poussiéreux, constellés par endroits d’ossements. Sont-ils sous terre ? Y a-t-il d’autres survivants ? Comment trouver eau et nourriture ? Et surtout, qui sont-ils, quels sont ces étranges symboles qui marquent leur front, et comment sont-ils arrivés là ?

Mon avis : Mais qu’ils font fort, chez Lumen, en ce début d’année ! Après Forget Tomorrow et avant le deuxième tome du Secret de l’inventeurALIVE ! Un thriller YA fort prometteur, qui m’avait fait baver d’envie dès que j’en avais entendu parler. Il faut dire que, moi, ces histoires d’amnésie… Ça me botte. Et plutôt deux fois qu’une.
Quand Em se réveille, convaincue qu’elle est en retard pour sa journée d’école, elle ne saisit pas tout de suite où elle se trouve. Le noir est absolu et… Ses membres sont entravés. Pire : elle est incapable de se rappeler quoi que ce soit, hormis une chose : elle fête ses douze ans aujourd’hui. Alors qu’elle se déchaine, prête à tout pour sortir de ce qui ressemble terriblement à un cercueil, sa prison cède enfin… Pour la laisser au milieu d’autres caveaux, renfermant eux-aussi des adolescents complètement perdus. Que font-ils ici ? Comment se fait-il qu’aucun d’entre eux n’arrive à se souvenir de son prénom ? Et pourquoi diable sont-ils convaincus d’avoir douze ans, quand ils en paraissent cinq de plus ? Em prend alors la tête du petit groupe, bien décidée à les sortir de cette galère… Sans se douter que leur cauchemar ne fait que commencer.
TADADAAAAA ! Intrigant, non ?  Et si je vous dis que je l’ai lu quasiment d’une traite, le bougre ? Qu’une fois plongée dedans, j’ai eu bien du mal à m’en détacher, malgré l’horreur que j’ai pu ressentir ? Car, si je dois être tout à fait honnête avec vous… Je ne conseillerais pas Alive aux âmes sensibles. Écoutez plutôt : on y découvre, à travers le regard d’une poignée d’adolescents, un environnement totalement dévasté, où des milliers de personnes se sont entretuées il y a, semble-t-il, bien des années. Les descriptions sont CARRÉMENT crues, et j’en ai souvent eu mal au cœur. Tant de détails, tant d’horreurs… Je vous avoue que je ne faisais pas trop la maligne, par moments. Scott Sigler n’y va pas par quatre chemins, et l’on prend ses manigances de plein fouet, en pleine tête. BOUH !
Et malgré tout, malgré tout… On lit, avec impatience, frénésie : l’intrigue est telle que l’on se pose un millier de questions (facile), et que plus on lit… Plus l’on s’interroge : mais qui sont-ils, où sont-ils, pourquoi eux et, surtout… QUE VA-T-IL LEUR ARRIVER ?! J’avoue que j’ai parfois trouvé le temps un peu long, mais voilà : Scott Sigler nous tient, et nous mène -si j’ose dire- par le bout du nez : je n’avais pas encore dépassé les dix premières pages que je savais que je tenais là un roman qui ne me laisserait pas en paix tant que je n’aurais pas le mot de la fin, et force fut de constater que mon flair ne m’avait point trompée : j’y ai gagné une nuit blanche et des cernes artistiquement violacées, MAIS JE L’AI FINI. Le souffle court et les jambes flageolantes, le cœur plein de ressentiment envers l’auteur pour son inhumanité (mais comment peut-on terminer un roman ainsi, franchement ?), et surtout, surtout, avec une envie dévorante de lire la suite. VIVEMENT !
Ceci dit, quelques petites choses m’ont tout de même gênée. Je vous ai déjà parlé des petites longueurs que j’avais pu ressentir, et je dois avouer que j’ai également eu un peu de mal avec les personnages. J‘ai trouvé certaines de leurs réactions assez étranges, voire illogiques… Ce qui peut s’expliquer par le décalage entre leur âge ressenti et leur âge réel, ceci dit. Je me suis donc peu attachée à nos héros, bien que leur destin m’ait passionnée. Logique, ça ? Absolument pas, non.
En somme, Alive m’a fait passé un moment… Fort, fort particulier. Très intense, et assez dérangeant. Les idées de l’auteur sont bonnes, et il les développe d’une manière vraiment intéressante, en instillant à son récit une atmosphère pesante, angoissante. Soyez prévenus !

En bref, une très bonne lecture qui m’aura donné la chair de poule. Malgré les descriptions profondément crues et parfois carrément glauques, on a qu’une seule envie : lire la suite, et savoir. Brrr !

Forget Tomorrow, Pintip Dunn

Forget tomorrow

Traduit par Diane Durocher

Se le procurer :
Decitre FNAC-logo-noir-et-blanc-UNE-communication

L’histoire : Imaginez un monde où votre avenir a déjà été fixé… par votre futur moi ! Callie vient d’avoir dix-sept ans et, comme tous ses camarades de classe, attend avec impatience le précieux « souvenir », envoyé par son moi futur, qui l’aidera à se glisser dans la peau de la femme qu’elle est-destinée à devenir. Athlète de haut niveau? Scientifique de renom… Politique de premier plan… Ou, dans le cas de Callie, tueuse. Car dans son rêve, elle se voit assassiner Jessa, sa jeune soeur adorée… qu’elle passe pourtant ses journées à protéger des autorités, car l’enfant a le pouvoir caché de prédire l’avenir proche ! Avant même de comprendre ce qui lui arrive, Callie est arrêtée et internée dans les Limbes – une prison réservée à tous ceux qui sont destinés à enfreindre la loi. Avec l’aide inattendue de Logan, un vieil ami qui a cessé, cinq ans auparavant, de lui parler du jour au lendemain, elle va tenter de déclencher une série d’événements capables d’altérer son destin. Lorsque l’avenir semble tout tracé, le combat est-il perdu d’avance ? Dans la veine de Minority Report, Forget Tomorrow est le premier tome d’une dystopie haletante, dont l’héroïne va devoir trouver un moyen infaillible de protéger sa sœur de la plus grande des menaces : elle-même…

Mon avis : Comment voulez-vous résister aux publications de chez Lumen, quand ils mettent tant d’énergie à nous tenter ? Avec une campagne d’information aussi mystérieuse que séduisante, Forget Tomorrow ne pouvait qu’atterrir dans nos wish-list : cette idée d’inéluctabilité, de futur tout puissant m’a de suite attirée, me paraissant particulièrement intéressante à développer. Je me suis donc lancée dans cette lecture aux côtés de Léa, le cœur battant d’avance la chamade…
Callie va avoir dix-sept ans. Dans quelques heures à peine, elle recevra, comme tous les jeunes de son âge, un souvenir de son moi « futur ». Un souvenir censé la guider dans ses choix, lui montrer la voie qu’elle doit emprunter. Elle espère s’y voir cuisinière de renom, ou du moins heureuse, entourée de sa mère et de sa petite sœur… Mais certainement pas en train de tuer cette dernière. Alors qu’elle sort à peine de ce cauchemar, Callie est menottée et conduite des les Limbes, où atterrissent tous les futurs criminels. Décidée à éviter à tout prix la réalisation de son souvenir, Callie ne peut tout de même pas s’imaginer passer le reste de sa vie enfermée entre quatre murs, où la folie ne tarde pas à devenir aussi proche qu’une vieille amie…
ALORS. Cette lecture ? Haletante, je crois que c’est le mot. Dès que vous vous plongerez dans les premières pages de Forget Tomorrow, vous aurez envie d’en connaitre la suite. Immanquablement. Ce pourquoi je me suis retrouvée à sacrifier une partie de ma nuit, ayant eu la riche idée de le commencer à l’occasion du réveil nocturne de Malo… Tant pis pour les cernes, je n’aurais de toute façon pas pu fermer l’œil. Parce que le fil rouge est quand même SACRÉMENT sympa : alors qu’elle espère assister à une bribe radieuse de son avenir, la voilà s’imaginant tuer l’être qui compte le plus au monde pour elle… Dès lors, elle va tout faire pour éviter cela. Mais une question demeure : les actions qu’elle va entreprendre pour contrer ce destin qui parait inéluctable ne vont-elles pas la conduire JUSTEMENT à accomplir ce qu’elle redoute ? Toute la question est là, et nous voilà embarqués pour plus de 400 pages mêlant action, rebondissements, révélations et… Amour.
Amour un poil transi, entre nous ! Si je n’ai pas entièrement été convaincue par la romance entre nos deux personnages principaux -le tout évolue trop vite à mon goût, surtout quand on connait leur passif… mais passons-, elle aura tout de même eu le mérite de me faire rire un bon coup : c’est que notre Roméo ne manque pas d’imagination quand il s’agit de complimenter sa belle ! Je m’en serais presque étouffée, dites. A en croire certaines réactions, je n’ai d’ailleurs pas été la seule à trouver cela un peu incongru. Qu’à cela ne tienne, cette jolie petite romance comblera les plus fleur-bleue d’entre nous 😉
Pour ma part, j’avoue que j’aurais préféré que le tout soit un peu plus… Dramatique. J’ai trouvé l’ambiance un peu trop légère par rapport au pitch de départ et, si j’ai été emballée par l’intrigue, j’aurais aimé voir mes émotions un peu plus mises à mal. Des pleurs, de la rage, des frissons, que diable ! Alors oui, Miss Dunn, vous gérez le côté prenant. Mais il va falloir donner un peu plus dans l’intense, dans le qui-prend-aux-tripes ! Des personnages un peu plus creusés et une atmosphère plus travaillée, voilà qui rendra votre intrigue parfaite ❤️
Donc. Même si cette dystopie n’est pas exempte de défauts, elle a tout de même le mérite de nous présenter une intrigue assez originale, qui ne nous laisse pas une minute de répit. Il ne manquait pas grand chose pour en faire une lecture vraiment excellente, mais je ne doute pas que le prochain tome fera mieux : Miss Dunn, je compte sur vous !

En bref, un premier tome qui m’aura fait passer un agréable moment, avec une idée de départ qui m’a beaucoup, beaucoup plu. La romance et l’atmosphère un brin trop légère m’ont quelque peu freinée mais, qu’à cela ne tienne : le prochain fera mieux !

On en redemande
On en redemande !

En plus :
La chronique de mon petit Chat ❤️