Phobos #3, Victor Dixen

Tome 1
Tome 2
Phobos – Origines

L’histoire : Fin du programme Genesis dans
1 mois…
1 jour…
1 heure…

Ils sont prêts à mentir pour sauver leur peau.
Ils sont les douze naufragés de Mars. Ils sont aussi les complices d’un effroyable mensonge.
Les spectateurs se passionnent pour leur plan de sauvetage, sans se douter du danger sans précédent qui menace la Terre.
Elle est prête à mourir pour sauver le monde.
Au risque de sa vie, Léonor est déterminée à faire éclater la vérité. Mais en est-il encore temps ?
Même si le compte à rebours expire, il est trop tard pour renoncer.

Mon avis : Mais mais maiiiiis…. MAIS C’EST QUOI CE BOUQUIN ?! Troisième tome, troisième coup de cœur – si tant est que Victor Dixen m’en ai laissé un, de cœur. J’accumule les lectures sadiques, et cela se ressent : j’avance le regard vide, tel un zombie privé de sentiments. Alors, avant de spoiler à tout va, un petit mot pour tous les malheureux n’ayant pas encore découvert cette série : FONCEZ. Foncez, parce que vous avez là trois romans qui se DÉVORENT, trois romans qui nous embarquent dans la plus folle des aventures, trois romans qui bouleversent, captivent, passionnent. Trois romans qui ont fait battre mon cœur à mille à l’heure, et que je ne saurais que trop recommander à quiconque souhaite passer un moment hors du temps.
Ceci étant dit… Bouchez vos oreilles, vous qui n’avez pas encore lu les deux opus précédents, et fermez vos yeux : le spoil est tout près ! Nous retrouvons nos pionniers là où nous les avions laissés : Léonor en pleurs, encore sous le choc de la révélation fracassante de Marcus. Le jeune homme, loin d’être le joli cœur qui nous avait précédemment fait fondre, s’était en réalité révélé être le pire des menteurs, arriviste à souhait et prêt à tout pour arriver à ses fins. De quoi mettre dans tous leurs états nos héros, que l’on se le dise. La situation est donc plus que tendue, à l’aube de ce troisième opus : que faire de Marcus, qui aurait pu tous les sauver s’il ne s’était pas montré aussi égoïste ? Que penser du retournement -forcé- de veste de Serena, et ce providentiel ascenseur spatial qui pourrait bien les sauver de la prochaine tempête martienne ? Que faire avec la seconde sélection de candidats pour Mars ? Parler, pour sauver treize personnes, et risquer la dépressurisation de la base… Ou se taire,  et les condamner, peut-être, au même sort terrible ? Et surtout, comment continuer à vivre comme si de rien était, sous l’œil inquisiteur des centaines de caméras, quand la mort rôde bien plus près qui quiconque ne peut s’en douter ?
Que l’on se le dise : ce troisième tome fourmille d’interrogations. Cela fait maintenant deux ans que notre cœur bat à l’unisson de ceux de nos prétendants, et l’heure du dénouement a sonné : entre rebondissements (certains n’en sont pas, pour ceux ayant lu Origines… Mais rassurez-vous : vous aurez largement de quoi faire avec le reste) et retournements de situations totalement imprévus (j’ai beaucoup, beaucoup aimé ce que faisait l’auteur avec le personnage de Serena, notamment)(je hais cette femme autant qu’elle me laisse sans voix), il m’a été particulièrement difficile de stopper ma lecture : bien que ce soit un joli pavé, il n’a pas fait long feu, vous pouvez me croire. Victor Dixen instille une tension particulièrement perfide, nous laissant pendus à ses mots et à son imagination : que nous réserve-t-il encore ? J’ai donc lu, lu et encore lu, encourageant mes collègues à faire de même (et, force est de dire que le lire à trois n’a pas la même saveur qu’en le lisant seule) : totalement prise dans les rets tendus par Victor Dixen, je n’ai pu empêcher mon cœur de s’emballer follement, oubliant jusqu’au monde extérieur… Et chutant cruellement, à la toute fin du roman : y aurait-il donc un quatrième tome, dont je n’ai été informée ? Parce que ce n’est plus une porte ouverte qu’il laisse, mais une arche ! D’après mes recherches, il semblerait qu’il envisage en effet une suite… Ou, plutôt, le début d’un nouveau cycle (quand on voit comment celui-ci se termine, on peut comprendre). Soyez rassurés, tous ! Nous n’avons pas fini d’en entendre parler 🙂
Je vous le disais : j’ai lu ce troisième opus d’une traite, ou presque. Je suis restée immergée de bout en bout dans l’atmosphère du roman, comme hypnotisée par une intrigue ne manquant pas de piquant. Si j’avais écrit ma chronique sitôt ma lecture terminée, elle aurait donc été peuplée de OOOOOH et de AAAAAAH, de ?!!!!!! et de #*¨?!! »(§#. Par manque de temps, cela n’a pas été possible… Et cela m’a donc permis de réfléchir un peu à ce que je venais de lire. Cela m’a permis, surtout, de comprendre pourquoi ce troisième tome avait tant fait parler : entre déceptions et coups de foudre, il a en effet déchainé les passions. Si de mon côté le coup de cœur ne se dément pas, je dois bien reconnaitre – à mon grand dam- qu’il n’est exempt de défauts. En vrac, parlons de :
– certains passages un peu « niaiseux », intervenant à la toute fin du roman (pour ceux ayant déjà lu cet opus : le dernier dialogue entre Léonor et Marcus, et la déclaration d’Harmony à Andrew) : j’ai trouvé leur mise en place assez maladroite, faisant descendre l’intensité du moment plutôt que l’inverse.
– Le changement radical de comportement des pionniers face à Serena : mais sont-ils tous stupides, ou bien ? Si je n’y est pas prêté grande attention sur le moment, cela m’a tout de même fait l’effet d’une piqûre urticante : agaçant au possible. Qu’ils cessent donc de faire les girouettes et se posent deux minutes pour réfléchir un peu -_-
– Le manque d’approfondissement sur l’environnement : Mars offrait un tel potentiel ! Il y avait tant à faire, notamment avec cette « chose » mentionnée dans le deuxième tome ! Et là… Bref, je trouve ça dommage de s’être concentré quasiment exclusivement sur les pionniers et les membres du programme sur Terre, le récit perdant quelque peu son petit côté thriller.
Autant de petits points que l’on passe aisément sous silence lors de notre lecture, tant celle-ci est prenante, mais qui reviennent nous tarauder une fois celle-ci terminée : je ne pouvais donc pas les occulter dans cette chronique.
Finalement, c’est avant tout curieuse que je termine cette aventure : nous le savons désormais, Victor Dixen n’a pas tout à fait tourné la page du programme Genesis. Qui sait ce qu’il nous réserve pour la suite ? Une chose est sûre, de mon côté : il a réussi le joli coup de me passionner de manière égale sur plus de mille pages, touts romans confondus, et ça… Ce n’est pas donné à tout le monde 🙂

En bref, un troisième tome fort en surprises, qui aura su me tenir en haleine de bout en bout. Malgré ses quelques petits défauts, je le crie donc haut et fort : c’est un coup de cœur !

Coup de cœur !

La dernière étoile, Rick Yancey (La 5e vague #3)

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Traduit par Francine Deroyan

Premier tome : La cinquième vague
Deuxième tome : La mer infinie

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L’histoire : 1re vague : Extinction des feux.
2e vague : Déferlante.
3e vague : Pandémie.
4e vague : Silence.

À l’aube de la 5e vague…

Ils sont parmi nous. Ils sont dans leur vaisseau. Ils sont nulle part. Ils veulent la Terre. Ils veulent qu’elle nous revienne. Ils sont venus nous exterminer. Ils sont venus nous sauver…
Cassie a été trahie. Ringer aussi. Et Zombie. Et Nugget. Et les 7,5 milliards d’humains qui peuplaient notre planète. Trahis d’abord par les Autres, et maintenant par eux-mêmes.
En ces derniers jours, les rares survivants sur Terre se retrouvent confrontés au dilemme ultime : sauver leur peau… ou sauver ce qui les rend humains.

Mon avis : Et une série de terminée, une ! Je dois bien avouer que je ne savais pas trop comment m’y prendre, avec ce troisième tome. Pour la simple et bonne raison qu’après mon gros coup de cœur pour le premier opus… Le deuxième m’avait grandement déçue : je n’avais jamais véritablement réussi à m’y plonger, cherchant encore et toujours l’enthousiasme qui m’avait jadis transportée. Du coup, cette suite et fin… Je ne savais pas trop par quel bout la prendre, il faut le dire. Appréhension, doute… Tout y est passé ‘_’
Et je n’irais pas par quatre chemins : bien que ce troisième tome m’ait davantage… intéressée que le précédent, cela restera tout de même une déception. Parce qu’une fois encore, l’auteur ne prend pas la peine de resituer son intrigue. Pas une seconde. Et quand cela fait quasiment deux ans que le deuxième tome y est passé, et plus de trois pour le premier… Autant vous dire que mes souvenirs n’étaient pas extrêmement frais. Alors, oui, je m’en veux un peu : parce que j’aurais pu prendre la peine de relire les deux opus précédents avant de m’attaquer à celui-ci. Mais par manque de temps… Je me suis dit que, peut-être, cela pourrait le faire ainsi. Cruelle erreur ! J’ai passé le premier tiers du roman à me creuser les méninges pour me rappeler ce qui avait bien pu se passer pour que l’on en arrive là. Et quand j’ai réussi à éclaircir un peu mes idées… Je me suis pris l’humeur extrêmement noire de l’auteur en pleine face : si vouliez vous plongez dans un récit où les morts pleuvent, vous allez être servis. Mais à vouloir trop en faire, c’est l’inverse du but recherché qui se produit : loin de m’émouvoir, cela a surtout fini par m’insensibiliser totalement, jusqu’à la toute fin où… L’instant crucial qui aurait dû m’étreindre le cœur ne m’a fait qu’esquisser une petite moue tristoune. J’ai lu avec intérêt, certes, car Rick Yancey sait tout de même comment ferrer son lecteur, mais pas avec émotion, ce qui est ma foi fort dommage.
Quant à l’intrigue… Je n’ai pas été convaincue par les explications fournies. Que je ne suis même pas sure d’avoir saisi correctement, d’ailleurs. C’est un peu chiffon, brouillon : alors même que le premier tome m’avait tant plu par son aspect poussé et réfléchi, celui-ci m’a perdue de par son côté quelque peu approximatif. Côté personnages, je regrette le peu de place laissé à Cassie par rapport à Ringer, à laquelle je n’ai décidément jamais réussi à me faire. Quant à Sam… J’étais particulièrement contente de le voir enfin prendre la parole, mais ai rapidement déchanté : je comprends que l’auteur ait voulu rendre son traumatisme prégnant, mais le trait est vraiment très, très forcé. Cela n’a fait que rajouter, à mon sens, à l’ambiance assez pesante du roman, qui n’en avait pas forcément besoin.
Je me relis, et je me dis que ma chronique est vraiment dure. Mais comprenez qu’elle est à l’image de ma déception : j’attendais tellement de cette suite, que j’ai forcément été plus intransigeante que d’habitude. Je ne désespère toutefois pas que mon expérience de lecture soit toute autre si je me lance dans la trilogie complète, et à la suite : la cinquième vague ne fait pas partie de ces séries que l’on peut laisser trainer ainsi. Ce n’est donc pas un adieu, mais un simple au revoir 😉

En bref, un troisième tome particulièrement noir et aux explications nombreuses mais malheureusement trop approximatives pour que j’en ressorte comblée :/ A réessayer, après avoir relu les deux premiers tomes !

laborieux
Laborieux…

Phobos – Origines, Victor Dixen (Phobos #0)

Phobos origines

Phobos #1
Phobos #2

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L’histoire : Six pionniers en apparence irréprochables.
Six jeunes terriens rongés par leurs secrets.
Six dossiers interdits, qui auraient dû le rester.

Ils incarnent l’avenir de l’humanité.
Six garçons doivent être sélectionnés pour le programme Genesis, L’émission de speed-dating la plus folle de l’histoire, Destinée à fonder la première colonie humaine sur Mars. Les élus seront choisis parmi des millions de candidats pour leurs compétences, Leur courage et, bien sûr, leur potentiel de séduction.
Ils dissimulent un lourd passé.
Le courage suffi t-il pour partir en aller simple vers un monde inconnu ? La peur, la culpabilité ou la folie ne sont-elles pas plus puissantes encore ? Le programme Genesis a-t-il dit toute la vérité aux spectateurs Sur les  » héros de l’espace  » ?
Ils doivent faire le choix de leur vie, avant qu’il ne soit trop tard.

Mon avis : HA ! Quand ma Repré Robert Laffont est passée il y a quelques mois, en me disant que la suite et fin de Phobos arrivait en librairie pour fin mai, et que je lui ai gentiment fait remarquer que ce n’était pas la fin, mais plutôt le début… Et qu’elle m’a regardé d’un air dégoûté en me demandant si je voulais faire son boulot à sa place… Je n’ai rien répliqué. Mais, je peux vous dire que quand j’ai ouvert Phobos – Origines, si je l’avais eu en face de moi… Je lui aurais bien jeté à la tête (ouuh, la violente !). Parce que ce que nous avons là, c’est bien le prélude (une partie, en fait) des aventures de nos héros. Masculins, en l’occurrence : nous y découvrons plus avant chacun des six garçons, et notamment… Leurs vilains petits secrets. Car certains d’entre eux sont effectivement très, très vilains : Victor Dixen nous réserve de sacrées surprises, je puis vous l’assurer. Les pistes qu’il nous laissait entrevoir dans les deux premiers sont ici étayées… Ou totalement balayées : certains personnages m’ont plongée dans une profonde confusion, mes questions étant plus pressantes que jamais. Les découvrir ainsi, en dehors du programme Genesis ou presque (pendant les rounds de sélection, plus précisément), m’a énormément plu : j‘ai dévoré cet opus en quelques heures seulement, avide d’en apprendre davantage sur nos héros. Et quelle frustration, de devoir les laisser là ! Et de ne pas avoir le pendant féminin du roman ! Comme à chaque fois que je me plonge dans un roman de l’auteur, j’aurais voulu en avoir plus. Deux, trois, quatre fois plus ? C’est que sa plume est si immersive que l’on n’en sort qu’à reculons, malheureusement pour nous…
Après cette lecture, je serais bien en peine de retrouver les sentiments qui m’animait à la sortie du second tome : découvrir leurs failles et leurs faiblesses a totalement perturbé l’idée que je me faisais d’eux. Alors que je ne pouvais pas supporter Alexeï, je me suis surprise à éprouver à son égard une compassion sincère. Tao, qui me laissait assez insensible, m’a énormément touchée… Kenji, lui, lève un peu le voile de mystère planant sur son personnage… Pour le rendre plus opaque encore. Gros coups de cœur pour Samson et Mozart, leur passé torturé m’ayant bouleversée. Et Marcus… Marcus ! Marcus, qui m’avait donné envie de hurler dans le deuxième tome, qui m’avait affreusement déçue… m’a plongée dans un abîme de perplexité. RAAAAAH ! Et dire qu’il va falloir attendre encore de loooooongues semaines pour connaitre le fin mot de toute cette histoire ! ÇA, c’est sadique. ÇA, on aime. ÇA…. ça me donne envie de taper du pied. Qu’on se le dise ! Bien qu’il s’agisse d’un prélude, je vous conseillerai tout de même de lire les romans dans l’ordre de parution : vous découvririez dans cet opus des secrets qu’il est agréable d’ignorer au début de notre lecture. Suspense, suspense… Quoi qu’il en soit, les amateurs de la série y trouveront tout à fait leur compte : une fois encore… C’est génial !

En bref, ON EN VEUT ENCORE ! Plus de secrets, plus d’explications, plus de… Tout, c’est possible ? 😀

On en redemande
On en redemande !

La Couronne, Kiera Cass (La Sélection #5)

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Traduit par Fabienne Vidallet

Tome 1 : La Sélection
Tome 2 : L’Élite
Tome 3 : L’Élue
Tome 4 : L’Héritière

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L’histoire : Dans L’Héritière, une nouvelle ère a soufflé sur le monde de la Sélection : vingt ans se sont écoulés depuis qu’America Singer et le Prince Maxon sont tombés amoureux, et leur fille est la première princesse à se prêter au jeu de la Sélection. Eadlyn ne pensait pas trouver chaussure à son pied parmi les trente-cinq prétendants, et encore moins l’amour véritable. Mais le cœur réserve parfois des surprises à qui sait l’écouter.  C’est à la princesse désormais de faire un choix qui va se révéler à la fois plus complexe – et crucial – qu’elle ne s’y attendait.

Mon avis : Cinquième – et dernier !- tome d’une saga qui m’a autant enthousiasmée qu’elle m’a déçue, La Couronne portait un lourd poids sur ses frêles épaules. Souvenez-vous : j’avais été cruellement déçue par ce troisième tome que j’avais jugé policé et tout à fait expéditif, alors que les deux premiers avaient été de vrais coups de cœur… Mais le quatrième, début des aventures d’Eadlyn, m’avait pas mal plu. Qu’allait-il en être de celui-ci ?
Je vous passerai l’habituel résumé, pour ne pas spoiler ceux d’entre vous qui n’auraient pas encore découvert l’univers de La Sélection. Notre chère -et un brin autoritaire- princesse poursuit donc bon gré mal gré sa Sélection, malgré les évènements venus perturber celle-ci… Et autant vous dire que, vu les personnages que touchent les-dits évènements, je ne faisais pas vraiment la fière. Kiera Cass a le don de nous donner des palpitations ! Pour autant, je ne m’inquiétais pas trop : le troisième tome nous avait montré qu’elle avait particulièrement à cœur la bonne santé de ses personnages chouchous, ceux-ci ne risquant donc pas grand chose. Pour être tout à fait franche, et même si cet ultime tome m’a fait passer un moment tout à fait agréable -après tout, je l’ai lu d’une traite, le terminant à plus de minuit (non, Malo n’est pas le seul responsable de mes cernes, je dois bien l’avouer) -, j’ai trouvé cela un peu dommage : le cliffhanger sur lequel l’opus précédent se terminait aurait pu être tellement puissant émotionnellement parlant, si l’auteure avait été jusqu’au bout de ses idées ! Parce que parfois, le sadisme… C’est bien, aussi ‘_’ ENFIN ! Nous ne sommes pas là pour pleurer toutes les larmes de notre corps, non : il s’agit plutôt d’avoir des papillons dans le ventre et des étoiles dans les yeux. Et pour ça, rien à dire : Kiera Cass est très, très forte. Même si l’on sait quel prétendant remportera finalement la palme, même si l’on a 25 ans et que l’on est censée être un peu moins rêveuse qu’une ado de 15, même si… Même si tout ça : au final, on se laisse porter par la plume délicate de l’auteure, on suit les jeux amoureux de nos héros et l’on prend plaisir à les voir se rapprocher, s’éloigner, s’aimer, se détester. Le récit n’est pas exempt de surprises, et l’action est suffisamment rythmée pour nous donner envie de tourner les pages les unes après les autres : La Couronne se lit très vite, se dévore, même. Et tant mieux ! Le charme est ainsi entier ❤️ Et puis, cette Eadlyn… On finit par s’y attacher, malgré son caractère de cochon et ses grands airs ! La (les) quitter m’a quelque peu serré le cœur, je dois bien l’avouer… Même si je sais que l’on se reverra, tôt ou tard : un petit coup de blues, une envie de lecture doudou… Et La Sélection tombera à pic !

En bref, un ultime tome dans lequel on se plonge avec nostalgie, conscient que cette atmosphère un petit peu bisounours ne tardera pas à s’envoler : malgré les hauts et les bas, Kiera Cass aura tout de même réussi à finir sa série sur une note franchement positive, ayant pour ma part terminé La Couronne le coeur joyeux et l’âme romantique. Quand est-ce que l’on s’y remet ?

Je t’ai rêvé, Francesca Zappia

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Traduit par Fabienne Vidallet

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L’histoire : Vous, les gens normaux, êtes tellement habitués à la réalité que vous n’envisagez pas qu’elle puisse être mise en doute. Et si vous n’étiez pas capables de faire la part des choses ? Jour après jour, elle se retrouve confrontée au même dilemme : le quotidien est-il réel ou modifié par son cerveau détraqué ? Dans l’incapacité de se fier à ses sens, à ses émotions ou même à ses souvenirs, mais armée d’une volonté farouche, Alex livre bataille contre sa schizophrénie.
Grâce à son appareil photo, à une Boule Magique Numéro 8 et au soutien indéfectible de sa petite sœur, elle est bien décidée à rester saine d’esprit suffisamment longtemps pour aller à l’université. Plutôt optimiste quant au résultat, Alex croise la route de Miles, qu’elle était persuadée d’avoir imaginé de toutes pièces… Avant même qu’elle s’en rende compte, voilà que la jeune femme se fait des amis, va à des soirées, tombe amoureuse et goûte à tous les rites de passage de l’adolescence.
Mais alors, comment faire la différence entre les tourments du passage à l’âge adulte et les affres de la maladie ? Tellement habituée à la folie, Alex n’est pas tout à fait prête à affronter la normalité. Jusqu’où peut-elle se faire confiance ? Et nous, jusqu’où pouvons-nous la croire ?

Mon avis : Décidément, j’enchaine les lectures coups de poing, en ce moment ! Plus que la mention « coup de cœur de John Green », c’est la couverture qui m’a interpellée : tout ces bleus… J’aime beaucoup. Je l’ai reçu alors que l’on était en plein rush de fin d’année et, honte à moi… Je l’ai oublié. Un peu. Et puis, ma semaine de repos forcé est tombée : c’était l’occasion ou jamais. Je m’y suis donc plongée un soir… Pour ne plus en ressortir.
Alex est schizophrène. C’est-à-dire ? C’est-à-dire qu’elle peine à faire la différence entre hallucinations et réalité. Pourtant, Alex a des rêves simples : se constituer une bande d’amis, aller à la fac… Alors qu’elle fait sa rentrée dans un nouveau lycée, elle croise Miles. Miles, qui semble quelque peu socialement inadapté, mais qui, surtout, lui rappelle Yeux-Bleus, son premier ami imaginaire… Et si la jeune fille n’avait rien inventé ? Jusqu’à quel point peut-elle se faire confiance ? Entourée de sa petite sœur et d’une bande d’amis bien réels, Alex va partir à la conquête de l’âge adulte… Et de la liberté.
J’ai adoré ma lecture. Oui ! J’ai adoré, parce que l’auteure nous embarque dans un tourbillon d’émotions aussi puissantes qu’irrépressibles. J’ai adoré, parce que l’héroïne a une personnalité bien à elle, une présence quasi-physique. J’ai adoré, parce que je me suis instantanément attachée à ce petit bout de femme, qui a su me faire rire… Mais aussi pleurer. J’ai adoré, enfin, parce que ce roman a gonflé mon cœur à bloc, parce qu’il a su me surprendre jusqu’à la toute fin, parce que je l’ai refermé avec les larmes aux yeux, le souffle court et les poings serrés. Pour toutes ces raisons… J’ai adoré.
Vous imaginez, vous, ne pouvoir vous fier à rien de ce que vous voyez ? Tel est le quotidien d’Alex, jeune fille à l’imaginaire quelque peu envahissant. Dès le début, je me suis attachée à notre héroïne au caractère si ambivalent, à la fois pétrie de fêlures et de traumatismes et pourtant si, si forte. J’ai aimé la suivre dans son quotidien, aimé la voir prendre confiance en elle, faire confiance aux autres, s’envoler. Ses réflexions, entre ingénuité et profonde lucidité, ont porté ma lecture. J’ai lu avec délectation, la plume de l’auteure n’étant pas dénuée de poésie. Francesca Zappia a su provoquer en moi les émotions les plus contraires, mais aussi les plus violentes…. Ne me laissant pas une seconde pour reprendre mon souffle.
Je ne vous en ai pas trop dit, je le sais… Et pourtant, il n’y a rien d’autre à ajouter : il faut que votre œil soit neuf pour apprécier au mieux ce petit bijou. Alors… Laissez-vous tenter ❤️

Je t’ai rêvé est un récit puissant, hypnotique. Une fois commencé, je n’ai pas pu le lâcher, tant le quotidien d’Alex, cette jeune héroïne à la personnalité si particulière, m’a passionnée. Coup de cœur ❤️

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Coup de cœur !

Les clans Seekers, Arwen Elys Dayton

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Traduit par Magali Duez

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L’histoire : Lorsque Quin aura prêté serment, elle deviendra enfin ce pour quoi elle s’est entraînée toute sa vie : une Seeker. Un honneur qui se mérite tout autant qu’il s’hérite. Une fois initiée, Quin pourra se battre aux côtés de ses deux compagnons les plus proches, Shinobu et John, pour protéger le pauvre et l’opprimé. Ensemble, ils iront porter la flamme au coeur des ténèbres. Et elle sera avec celui qu’elle aime, qui n’est autre que son meilleur ami. Mais la nuit où elle prête serment, tout bascule. Les masques tombent et Quin découvre qu’elle a été élevée dans le mensonge. Ni sa mission, ni sa famille, ni même ses amis ne sont ce qu’elle croyait. Et il est trop tard pour faire marche arrière…

Mon avis : Ahem. Pas facile-facile de commencer une telle chronique, puisque… Les clans Seekers fut une déception. Si 2015 s’est démarquée par un très faible taux de lectures en demi-teinte, il semblerait que 2016 prennent un autre chemin : j’ai vraiment, vraiment peiné sur ce roman…
Et pourtant, tout démarrait bien : une couverture plutôt réussie, un résumé certes obscur, mais tentateur, une présentation alléchante de la part de l’éditeur… Bref, le tout était plutôt prometteur. C’est donc sereine que je m’y suis plongée… Pour déchanter rapidement : OK, l’univers est original : l’auteure nous présente un récit mixant traditions millénaires des Highlands et monde futuriste, ce qui est en soit plutôt intéressant. Mon intérêt s’est donc rapidement éveillé, et j’avais hâte d’en apprendre plus, d’autant que l’intrigue partait également très bien : complots, faux-semblants et mensonges, le cocktail parfait pour nous assurer d’une lecture sans heurt ! Et pourtant… J’ai vite calé. Oui, le tout est fort intrigant… Mais surtout très touffu, confus. L’intrigue démarre sur les chapeaux de roues… En squeezant carrément les explications essentielles : dire que je n’ai RIEN compris n’est pas loin de la réalité. Le vocabulaire est abscons, on saute d’un lieu/d’une époque à une autre sans y rien comprendre, l’auteure ne se pose JAMAIS pour nous expliquer (au moins) les concepts fondamentaux soutenant son roman. Alors, admettons, je suis assez pénible avec mon goûts pour les descriptions à rallonge, mais… Là, clairement, non : les idées de l’auteur sont certes excellentes, mais elle aurait eu tout intérêt à se poser deux minutes pour éclaircir ses concepts. Parce que passer sa lecture à revenir en arrière pour tenter de comprendre le pourquoi du comment… Très peu pour moi.
Les personnages, ensuite : peut-on, juste un peu, faire abstraction de leurs considérations amoureuses ? Sérieusement ? Le roman aborde des sujets assez durs, et il y avait vraiment matière à développer un roman riche et profond… Mais non : Les clans Seekers tombe dans l’un des écueils que je redoute le plus en YA : la facilité. Alors, le petit triangle amoureux, ça va bien. Mais réduire carrément les personnages principaux aux papillons dans le ventre qu’ils ne manquent pas de ressentir (même aux moments les moins opportuns, mais passons), merci bien, très peu pour moi.
Vous l’aurez compris : tout n’est pas à jeter dans ce roman, mais il n’était simplement pas fait pour moi. Je regrette bon nombre de choix de l’auteure, et ne comprends toujours pas la comparaison oh combien déplacée entre ce récit et GoT/Hunger Games : cela pourra en induire plus d’un en erreur, et ce serait fort dommage. On passe !

En bref, déception pour ce roman pourtant fort prometteur, mais très survolé. L’intrigue manque de profondeur et l’univers d’explications, nous sommes jetés dans la gueule du loup sans aucune préparation. Les personnages principaux ne m’ont que peu (voire pas) touchée, et je n’ai malheureusement pas su relancer mon intérêt une fois celui-ci perdu… Dommage !

laborieux
Déçue !

Phobos #2, Victor Dixen

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Premier tome : Phobos #1 – Il est trop tard pour regretter

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L’histoire : Ils croyaient maîtriser leur destin.
Ils sont les douze pionniers du programme Genesis.
Ils pensaient avoir tiré un trait sur leur vie d’avant pour devenir les héros de la plus fabuleuse des odyssées.
En réalité, ils sont les victimes de la plus cruelle des machinations.
Elle croyait maîtriser ses sentiments.
Sur Mars, Léonor espérait trouver la gloire et, pourquoi pas, l’amour.
Elle pensait pouvoir ouvrir son cœur sans danger.
En réalité, elle a ouvert la boîte de Pandore du passé.
Même si les souvenirs tournent au supplice, il est trop tard pour oublier.

Mon avis : AAAAAAH ! Et BAM, second coup de cœur du mois de Novembre ! Et BIM, une jolie claque finale, doublée d’un beau tapage de pied dû à une frustration intense ! Écoutez, c’est simple : depuis que j’ai lu ce deuxième tome, je passe ma VIE à le conseiller à qui veut bien m’écouter. En trépignant au milieu de mon rayon, en brandissant à qui mieux-mieux cet engin de torture sous le nez du potentiel lecteur, maiiiiis…. Ça marche. A croire que les gens aiment souffrir (voilà qui devrait plaire à un monsieur dont je ne citerai pas le nom), mais ça marche d’enfer. Aujourd’hui encore, d’ailleurs…
Mais, bref, on s’en tamponne un peu. QUID de Phobos #2 ? Trêve de blablas, inutile de vous faire languir plus longtemps : ce deuxième tome est une véritable TUERIE. Oui, en majuscules, parce que je le crie haut et fort : C’EST UNE BOMBASSE ATOMIQUE DE LA MORT QUI TUE. Aaaaaah, qu’il est loin, le temps où j’avais « simplement » été charmée par Animale ! Victor Dixen s’est carrément surpassé, et réussit le très joli coup (hum-hum, euphémisme bonjour ?) de faire encore mieux qu’avec son premier tome. Quel homme, mais quel homme ! J’ai littéralement d-é-v-o-r-é ces 496 pages, complètement happée par une intrigue aussi intense qu’insoutenable. C’est du tout bon, mes petites loutres des neiges, DU TOUT BON !
{GARE AUX SPOILERS !}
Léonor et ses onze compagnons pensaient avoir signé pour l’amour, la gloire et la reconnaissance éternelle de leurs pairs. Les yeux tournés vers les étoiles, ils s’imaginaient un destin hors du commun, là-haut, sur le sol rouge de Mars… Et pourtant. Pourtant, quand ils apprennent faire l’objet d’une odieuse machination, d’un plan inhumain destiné à rapporter des millions aux commanditaires du programme Genesis, tout espoir parait perdu. Un terrible choix s’impose à eux : descendre sur la planète rouge et dépendre entièrement du bon vouloir de Serena, tout en espérant trouver une solution au sombre avenir qui se présente à eux,  ou rester dans le vaisseau et aller vers une mort plus que certaine…
MON DIEU. Clairement, je ne me suis pas remise de cette lecture. Cela fait maintenant un bon moment que je l’ai terminée (honte à moi, et dire que je voulais poster ma chronique le 19.11), et j’en ai encore des frissons. Alors, oui, le premier tome m’avait emballée. Plus que ça, même. Mais, avec ce deuxième opus… Victor Dixen nous offre un cocktail tout simplement exceptionnel : impossible de lâcher le roman, j’ai dû le lire de bout en bout. Il est tout simplement PAL-PI-TANT, et encore… c’est peu dire. Il faut dire que la fin du premier volume nous laissait sur des charbons ardents : nous venions tout juste de découvrir la « trahison » (quelle immonde pourriture, celle-ci !) de Serena, et Léonor peinait à faire accepter la dure réalité des choses à ses compagnons. Qu’allaient-ils décider ? Rester dans le vaisseau, et dévoiler au monde entier la face cachée du programme Genesis, ou descendre et promettre de se taire… A jamais ? Tout débute donc sur ce choix des plus cornéliens, nos pionniers devant clairement choisir entre Charybde et Scylla. Évidemment, et même si nous sommes fixés relativement rapidement, ne comptez pas sur moi pour vous dire quel sera leur choix final… Mais sachez que l’on est loin, très loin du conte de fée que l’on aurait pu attendre : si l’intrigue glissait doucement mais sûrement dans le premier tome, elle plonge ici à pieds joints dans le thriller. Je ne compte d’ailleurs plus le nombre de fois où mon cœur s’est emballé, où j’ai cru mourir d’angoisse si je ne tournais pas dans la seconde la page suivante. Victor Dixen nous offre un récit extrêmement prégnant, dans lequel on se plonge avec une facilité déconcertante… Jusqu’à en oublier tout le reste. Sans exagération aucune.
Côté personnages, nous ne sommes pas non plus au bout de nos peines : vous croyiez avoir réussi à tous les cerner, en finissant le premier tome ? Que nenni ! Tous nous réservent de sacrées surprises, et toutes ne sont pas bonnes. Mon cœur saigne rien que d’y penser, et je me revois encore les yeux écarquillés, parcourant fébrilement les pages en me mordillant les doigts, totalement incrédule devant la tournure prise par les évènements. Non, pas la peine de me faire de gros yeux ! Aucun nom ne sortira de ma bouche. Aucun…
C’est donc un véritable page-turner que nous offre Victor Dixen, qui mène avec brio une intrigue devenant à chaque page plus riche, plus complexe. On aurait pu croire qu’il avait tout donné avec le premier tome, et l’on n’aurait pas pu se tromper plus lourdement : Phobos #2 rehausse de dix crans un niveau déjà excellent, et nous plonge sans remord dans une tourmente implacable… MAIS QU’ATTENDEZ-VOUS POUR LE LIRE, BON DIEU ?!!

En bref, COUUUUUUUP DE CŒUR !!!! Excellent, haletant, implacable… Je pourrais vous en parler pendant des heures avec emphase, placer hyperbole sur hyperbole que cela serait encore trop peu : j’ai été PLUS que CONQUISE par ce second opus. Alors, n’attendez plus… Et foncez vous aussi en direction de Mars !