Transférés, Kate Blair

Traduit par Alexandra Maillard

L’histoire : Dans un futur proche, l’humanité a trouvé le moyen de soigner facilement les malades : transférer les maladies aux criminels, qui sont parqués dans des ghettos à l’écart de la société.
C’est dans ce monde qu’est née Talia Hale. À seize ans, elle est la fille du peut-être futur Premier ministre d’Angleterre. Alors qu’elle est atteinte d’un rhume pour le plus grand dégoût de son entourage, elle va subir son premier Transfert. Mais rien ne va se passer comme prévu et Talia va sauver une petite fille d’une agression. Une petite fille qui vient des ghettos et qui va pousser Talia à découvrir l’envers du décor et l’horreur d’un système déshumanisé.
Talia va désormais tout faire pour empêcher son père d’aggraver la situation des bidonvilles, pour sauver ses nouveaux amis qui y habitent et rectifier une société où la frontière entre bien et mal est plus floue que jamais. Elle devra briser le cocon doré dans lequel elle a grandi et être prête à combattre tout ce en quoi elle a cru.

Mon avis : Une fois n’est pas coutume, la couverture de ce roman n’a absolument pas joué un rôle dans mon choix : je la trouve pour le moins… BOF. Mais le résumé, lui m’attirait : et comme l’habit ne fait pas le moine… Je me suis laissée tenter ! Un choix qui a ravi ma maman : le bouquin étant arrivé à mon ancienne adresse, elle a pu le dévorer avant que je m’y plonge moi-même… Et l’a lu en une petite journée. Un fait de bon augure !
Angleterre, époque non déterminée : l’humanité a fait des progrès incroyables en médecine, allant jusqu’à trouver le moyen de transférer les maladies d’un humain à un autre… Un moyen ayant permis d’éradiquer toute autre forme de sanction judiciaire : vous avez un rhume ? Allez dans un centre de Transfert, celui-ci sera injecté à une personne ayant commis un petit délit. Pratique, non ? D’une simple gastro à une maladie bien plus grave, chaque crime trouve sa réponse judiciaire, condamnant toute personne ayant enfreint la loi à rejoindre l’un des ghettos où se côtoient malades, anciens condamnés, et citoyens trop pauvres pour espérer une vie meilleure. Talia, elle, fait partie de la jeunesse dorée du pays : son père n’est autre que le sénateur Hale, l’homme que beaucoup pressentent pour reprendre la tête du pays lors des prochaines élections. Bien que ce dernier prône des sanctions bien plus radicales que celles en place, Talia n’y trouve rien à redire : après tout, les criminels ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes. Mais quand elle sauve une petite fille par le plus grand des hasards, c’est sa vie entière qui s’en trouve bouleversée : et si ce qu’elle prenait depuis toujours pour acquis se révélait totalement faux ?
Transférés est un roman qui se lit vite et bien : l’action est efficace et prenante, et l’on ne s’étonnera pas de le finir en quelques heures à peine. L’idée de départ est originale, et l’on entre rapidement dans le récit, se laissant porter au gré des chapitres… Mais c’est tout, ou presque : oui, l’idée de départ était intéressante. Oui, l’action est prenante. Mais… Mais Transférés sonne creux, malheureusement pour nous : si l’univers mis en place par l’auteur est original et possède un beau potentiel, il aurait mérité d’être bien plus approfondi, et à tout point de vue : le Transfert, d’abord, et toutes les interrogations qu’il suscite. Les inégalités sociales ensuite, qui sont certes abordées mais… Survolées, comme tout le reste. L’auteure souhaite nous offrir du Young adult à la sauce SF en éclairant le genre sous un œil nouveau mais, malheureusement, elle tombe dans les travers propres à ce type de publication : plutôt que de se concentrer sur le contexte pour nous offrir quelque chose de cohérent, amenant à une véritable réflexion (et il y avait matière !), elle finit peu à peu par laisser une (trop) grande place à une romance qui n’a que peu d’intérêt. Vous allez me dire que je suis dure : je ne suis jamais aussi tranchée en matière de romance. Oui, mais… Là encore, problème : les personnages n’ont aucune substance et ne m’ont, de fait, absolument pas touchée. C’est bien simple : cela fait une petite semaine que je l’ai terminé, et je ne me souviens plus que du nom de l’héroïne. Et ça, avec moi, cela ne passe pas : je peux fermer plus ou moins les yeux sur une intrigue molette et un background peu travaillé. Mais des personnages qui ne sont en réalité que des clichés de ce que l’on retrouve dans la littérature ado, non merci.
La plume, quant à elle, est quelconque : quelques maladresses sont à noter, et ne font que renforcer mon impression d’à-peu-près.
Alors non, Transférés n’est pas mauvais : comme je vous l’ai dit, il se lit vite et bien, et nous passons au final un agréable moment. Mais ce ne sera pour ma part clairement pas la lecture de l’année, et je doute malheureusement de m’en souvenir bien longtemps. Dommage !

En bref, un livre qui se lit vite, mais qui ne nous laissera pas d’impression impérissable en raison de son trop grand nombre de défauts… On passe !

Laborieux !

Glass Sword, Victoria Aveyard (Red Queen #2)

Traduit par Alice Delarbre

L’histoire : Mare Barrow a le sang rouge, comme la plupart des habitants de Norta. Mais comme les seigneurs de Norta, qui se distinguent par leur sang couleur de l’argent, elle possède un pouvoir extraordinaire, celui de contrôler la foudre et l’électricité. Pour les dirigeants de Norta, elle est une anomalie, une aberration. Une dangereuse machine de guerre.
Alors qu’elle fuit la famille royale et Maven, le prince qui l’a trahie, Mare fait une découverte qui change la donne : elle n’est pas seule. D’autres Rouges, comme elle, cachent l’étendue de leurs pouvoirs. Traquée par Maven, Mare fait face à sa nouvelle mission : recruter une armée, rouge et argent. Aussi rouge que l’aube, plus rapide qu’un éclair d argent. Capable de renverser ceux qui les oppriment depuis toujours.
Mais le pouvoir est un jeu dangereux, et Mare en connaît déjà le prix.

Mon avis : Que je l’attendais, celui-ci ! Ayant lu le premier tome lors de sa sortie poche, je n’avais eu de cesse, depuis, d’appeler de tous mes vœux le deuxième, résistant tant bien que mal au grand format. Vous vous en souviendrez peut-être, j’avais effectivement eu un GROS coup de cœur pour Red Queen, le trouvant à la fois original et hyper prenant, et doté -qui plus est- de personnages fort bien construits. Se terminant sur un bon gros cliffhanger, il nous promettait une suite à la hauteur, voire davantage…
Glass Sword reprend ainsi où son prédécesseur s’était arrêté (on surligne, pour ceux l’ayant lu !) : Après son intégration à la famille royale pour avoir manifesté des pouvoirs dignes d’une princesse Argent tout en étant une simple Rouge, Mare avait finalement été trahie par Maven, son promis, devenant aux yeux de tous une paria… Tout comme Cal, lui aussi manipulé et trahi de la pire des façons. Ayant rejoint la Résistance, charge à eux de s’y faire une place… Mais comment y arriver, quand nul ne vous fait confiance, quand nul ne vous est semblable ? Pourtant, une information cruciale pourrait bien changer la donne : Mare n’est pas seule. Et si elle est courant de l’existence de ces autres mutants, Maven l’est aussi. Prendre le nouveau roi de vitesse est désormais une question de survie…
BON. Alors, je suis désolée, mais je ne vais pas être très tendre… Quand bien même ma lecture fut agréable. Agréable, oui. Agréable, quand je m’attendais à ce qu’elle soit… Je ne sais pas, EXPLOSIVE ! Incendiaire ! Incroyable, en un mot ! En vérité, j’ai trouvé ce deuxième opus en deçà du premier : oui, il se lit plutôt bien. Oui, Victoria Aveyard continue de nous passionner. Mais… C’est loooong ! C’est lent !!!! C’est que l’on arrive dans une partie cruciale du récit : Mare et Cal se lancent à la recherche des autres mutants, tout en luttant de toutes leurs forces pour devancer Maven. C’est une véritable course contre la montre, où le prix à gagner est une vie sauve… Et un potentiel soutien de plus dans un combat qu’ils sont loin d’avoir gagné. Autant dire qu’il y a de l’enjeu dans ce deuxième opus, et je ne vous parle pas des relations entre les personnages qui se complexifient énormément de par les évènements éprouvants du tome précédent De l’enjeu, donc. De la tension. Et pourtant… Pourtant, rien, ou presque : je m’imaginais déjà lire avec avidité, il n’en fut rien. Pire, je me suis parfois ennuyée, ne lisant que d’un œil fatigué. Oh, oui ! J’ai bien veillé pour terminer ma lecture ! Mais c’était plus histoire de me mettre un coup de pied aux fesses pour en finir qu’autre chose : j’en avais marre, marre de trainer ce deuxième tome tel un boulet, de n’y trouver de l’intérêt que par intermittence. Oui, oui je suis dure, j’avoue. Parce qu’au fond, j’étais contente de les retrouver, nos zigotos. J’étais contente de les suivre, une nouvelle fois. Mais je m’attendais à bien, bien plus, et surtout pas à ces moments où l’on a simplement l’impression qu’ils… Tournent en rond. Même la fin, qui sonne de nouveau comme LE cliffhanger qui tue, n’a pas réussi à me surprendre : on la voit venir depuis le début, ou presque. Le flop.
Côté personnages… Mare m’a clairement pris la tête. Oui, celle qui m’avait tant touchée précédemment m’a lassée, avec ses geignements et sa tête de lard. Évidemment, ce qu’elle vient de vivre est extrêmement traumatisant. Mais… Je ne sais pas, c’est une caractéristique commune à toutes les héroïnes un peu badass de passer par la phase « Je suis seule au monde, personne ne m’aime » ?! Une fois, deux fois, admettons. Mais en le répétant à longueur de temps, ça commence à devenir un peu… Oppressant, vous voyez ce que je veux dire ? Que j’aurais aimé que l’auteure s’appesantisse plus sur Cal, ou Shade, ou… Tous les autres, en fait ! Il y a tellement de personnages intéressants qui font leur entrée, que j’ai vécu leur mise de côté comme un crime de lèse majesté. J’ai été frustrée, oui, et à plus d’un titre. Cette lecture fut frustrante, VOILÀ.
Vous l’aurez compris, j’ai été un poil déçue. Déçue, et pourtant je ne peux m’empêcher de me demander ce que donnera le troisième opus, prévu pour dans une dizaine de jours. Malgré le goût doux-amer de celui-ci, j’aurai donc bien du mal à ne pas me jeter sur la suite, histoire de voir… Et bien, si Mare aura repris ses esprits. Espérons que oui, car cette série reste vraiment prometteuse !

En bref, une lecture en demi-teinte avec ce deuxième tome qui n’aura pas été, à mon goût, à la hauteur du premier. Espérons que la suite fera mieux !

Tuto n°1 : Embrasser comme une déesse, Brianna R. Shrum

Traduit par Maud Ortalda

L’histoire : Suite au remariage de son père avec une femme beaucoup plus jeune que lui, Renley n’a quasiment plus aucun contact avec sa mère, partie vivre à New York depuis 4 ans. La jeune fille est une tête en maths – bref, on ne peut pas dire que ce soit la plus cool des lycéennes – et entretient une relation platonique avec son voisin et meilleur ami, aux côtés duquel elle a grandi. Car même s’il est très amoureux, elle ne se voit pas du tout sortir avec lui. Pour un voyage de classe…à New York justement…Renley a besoin de réunir un peu d’argent et décide de lancer une chaîne de tutos qu’elle monétise. L’argument ? Des réponses d’expert, vécues de première main, aux questions que se posent les ados. Jalouse de son indépendance, elle préfère garder sa véritable identité secrète. C’est le début d’une quête qui va la transformer et changer le regard que les autres portent sur elle.

Mon avis : Il faut que je vous avoue quelque chose. Il se pourrait que… J’ai complètement craqué pour cette couverture, qui fait étrangement écho à mon côté fleur bleue. Le jeu des couleurs, tout ça… Vous voyez ce que je veux dire ? J’adore ‘_’ BREF. Laissons-là mon côté superficiel et parlons plutôt du livre en tant que tel : petite nouveauté de chez Lumen, il nous raconte l’histoire d’une lycéenne lambda, Renley. Vivant avec son père et sa belle-mère, cette jeune fille fait partie de la classe moyenne au lycée : ni populaire ni paria, elle vit sa vie sans faire de vagues. Mais quand son professeur de maths annonce un potentiel voyage à New York pour la bagatelle de 3000 $, Renley prend une grande décision : plutôt que de chercher un petit boulot pour réunir la somme, elle se lancera dans les tutos internet payants… De manière anonyme, histoire d’entretenir un peu de mystère. Des tutos, oui, mais de quoi ? Et bien… Tout dépend des questions de ses abonnés : de la meilleure manière de se faire un œil de biche à la technique pour embrasser comme une déesse, Renley devra donner de sa personne… pour le meilleur et pour le pire !
Que l’on se le dise : j’ai beaucoup aimé ma lecture. C’est léger, drôle, et ça le lit clairement tout seul : en quelques heures, je l’avais ouvert et refermé, le cœur un peu plus léger. Les personnages sont attachants, et l’on se prend facilement au jeu de savoir si, oui ou non, Renley va réussir à mener son projet jusqu’au bout sans y laisser des plumes. L’écriture de l’auteure est fluide et nous fait l’effet d’un baume apaisant : ce roman pourrait être comparé à un petit bonbon acidulé.
Le souci, avec ce genre de bonbons… C’est que, bien souvent, quand on en a mangé un, on les a tous goutés. Et c’est ce qu’il se passe avec ce récit : si notre lecture est agréable et efficace, il n’en reste pas moins que je l’ai trouvée plutôt convenue : les personnages, bien qu’attachants, ne sortent pas vraiment du moule et ne me laisseront, malheureusement, pas  d’impression impérissable : la jeune fille qui ignore sa beauté, le beau gosse inaccessible, le meilleur ami devenu subitement bien attirant… On les connait ! Et ils finissent, malheureusement, par ne plus avoir d’identité propre mais par être de simples personnages-types auxquels on n’a recourt sans les retravailler. J’aurais notamment aimé que l’auteure approfondisse la relation de Renley avec ses parents, je pense qu’il y avait là matière à faire quelque chose de vraiment touchant, pouvant de plus parler à beaucoup d’ados. L’intrigue, quant à elle, est quelque peu cousue de fil blanc : pas de grandes surprises à noter, et l’on devine très vite comment les choses vont tourner… La faute au sujet déjà sur-traité : accordons à l’auteure qu’il est en effet particulièrement délicat de se démarquer dans le registre qu’elle a choisi, tant la production est importante.
Finalement… Que retenir ? Tuto n°1 : Embrasser comme une déesse plaira sans conteste aux ados souhaitant lire une histoire légère, mêlant amour et amitié, peuplée de personnages qui leur seront proches. Il restera pour moi une lecture parfaite pour se détendre après une bonne journée de boulot, même si j’aurais aimé un peu plus de profondeur, tant côté intrigue que personnages : je pense, pour le coup, ne pas être dans la cible visée pour ce roman !

En bref, un petit roman se lisant vite et bien, qui plaira très certainement à un public adolescent recherchant des récits aux thèmes qu’ils connaissent bien !


Un bon moment !

Le club des mauvais jours, Alison Goodman (Lady Helen #1)

Traduit par Philippe Giraudon
Couverture réalisée par Laurent Besson

***

L’histoire : Londres, avril 1812. Lady Helen Wrexhall s’apprête à faire son entrée dans le monde. Bientôt, elle sera prise dans le tourbillon des bals avec l’espoir de faire un beau mariage. Mais d’étranges faits surviennent qui la plongent soudain dans les ombres de la Régence : une bonne de la maison disparaît, des meurtres sanglants sont commis et Helen fait la connaissance de lord Carlston, un homme à la réputation sulfureuse. Il appartient au Club des mauvais jours, une police secrète chargée de combattre des démons qui ont infiltré toutes les couches de la société. Lady Helen est dotée d’étranges pouvoirs mais acceptera-t-elle de renoncer à une vie faite de privilèges et d’insouciance pour basculer dans un monde terrifiant?

Mon avis : Mais qu’il est bon, ce premier tome ! Oui, j’annonce la couleur de suite : j’ai beaucoup, beaucoup aimé ma lecture ! Il m’a fallu un bon moment pour en venir à bout (quasiment une semaine, alors qu’il était très prenant), n’ayant pas eu beaucoup de temps à lui consacrer, mais les heures passées avec lui furent vraiment, vraiment excellentes : si j’avais pu n’en faire qu’une bouchée, pensez bien que je n’aurais pas hésité !
J’ai été interpellée par ce roman dès sa sortie, soyons honnêtes : sa sublime couverture passait difficilement inaperçue, de même que son épaisseur un poil conséquente : je me souviens l’avoir alors pris, posé, repris, reposé, repris… Reposé. Parce que, si vous ne le saviez pas encore, je suis quelqu’un de fort raisonnable (et là, je suis crédible ?). Je n’ai donc pas craqué sur le coup, et l’ai quelque peu oublié. Jusqu’à ce que… Jusqu’à ce que je rejoigne mon équipe actuelle, tous grands lecteurs et passionnés de genres bien différents (mais, comme ce sont tous des personnes de bon goût, elles marquent tous une petite prédilection pour les littératures de l’imaginaire. Comme quoi, je suis VRAIMENT bien tombée), et notamment ma collègue gérant le rayon jeunesse. Avec qui je me suis mise à discuter, devant la table ado. Et qui m’a dit « Mais quoi, tu n’as pas lu Lady Helen ?! » Ni une, ni deux, je lui ai donc piqué son exemplaire, et me suis plongée dedans peu après…
Helen est une jeune fille de bonne famille. Âgée de 18 ans, elle s’apprête à faire son entrée dans le monde : dans quelques jours à peine, elle se tiendra devant la Reine d’Angleterre et devra être tout simplement parfaite. Car Helen porte un lourd fardeau : sa mère, disparue quand elle avait huit ans, a été condamnée pour trahison, entachant ainsi durement leur nom. Si la jeune fille souhaite trouver un beau parti, elle devra donc être exemplaire. Mais les choses ne se passent pas comme prévu : une petite phrase chuchotée d’une voix royale, et c’est les convictions de toute une vie qui s’écroulent. Une rencontre fortuite avec un homme dangereux, mais oh combien mystérieux, et c’est le monde policé qu’Helen a toujours connu qui s’affadit. La vie de Cour n’a jamais été aussi loin, surtout  quand la jeune fille se découvre des pouvoirs bien trop étranges pour être naturels…
Alison Goodman plante ainsi son intrigue en plein 18e siècle, dans le décor fastueux de l’aristocratie londonienne. Ne connaissant pas particulièrement bien cette période, et la croisant assez rarement dans mes lectures, je dois dire que j’ai été de suite séduite par ces descriptions riches et imagées, l’auteure parvenant sans peine à créer une atmosphère toute particulière, entre préciosité et mystère. Nous rencontrons donc Helen, cette jeune fille d’une vivacité d’esprit ma foi fort agréable, et dotée d’un caractère décidément assez loin de ce que son entourage aurait souhaité. Un combo fort attachant, et c’est avec un intérêt grandissant que j’ai suivi le méandre de ses aventures : si les premiers chapitres se lisent avec curiosité, les derniers se dévorent littéralement (j’ai d’ailleurs lu les 250 dernières pages d’une traite). Alison Goodman nous propose en effet une intrigue qui ne cesse de gagner en intensité : cette rencontre avec la Reine, tout d’abord, qui amorce les premiers bouleversements. Et avec Carlston ensuite, ce noble énigmatique dégageant une aura à la fois dangereuse et profondément séduisante. J’en vois tiquer, là-bas, avec ce dernier mot ! Laissez-moi vous détromper : si l’on sent bien (et je ne précise pas avec qui) une petite amorce de romance, elle est tout bonnement ridiculement minuscule : ce n’est absolument pas ce qui nous préoccupe ici. Et j’avoue avoir été agréablement surprise de ce fait, tout comme de la façon dont c’est amené : loin des habituels clichés que l’on retrouve en littérature adolescente, j’ai trouvé qu’Alison Goodman faisait preuve de doigté et d’intelligence : on se laisse bien volontiers prendre au jeu, un jeu loin de toute niaiserie, paraissant donc bien plus crédible que toutes ces relations sans profondeur qui se nouent et se dénouent au fil des romans. Et cela tient sans doute au fait que l’auteure ne sacrifie pas à l’intrigue la psychologie des personnages : la galerie est plutôt restreinte, certes (nous avons deux personnages centraux, et une petite dizaine de personnages secondaires), mais les portraits n’en sont pas moins travaillés : il m’a été fort aisé de leur laisser prendre vie à mes côtés. Concernant Carlston et Helen, ils m’ont d’ailleurs fait étrangement penser à deux héros me tenant particulièrement à cœur : Rose et Artus, que nous retrouvons dans la série Rose Morte de Céline Landressie. À vous de juger 🙂
Côté univers… Une nouvelle fois, c’est excellent : sans entrer dans les détails (vous voulez des surprises, vous en aurez !), laissez moi vous dire que l’auteure amène particulièrement bien l’élément fantastique. Qui a, en outre, l’avantage d’être assez novateur : j’ai été fascinée devant ces nouvelles « créatures » (appelons-les comme ça, voulez-vous ?), et j’aurais voulu en apprendre encore davantage : nous restons effectivement dans un roman classé « ado », et tout n’est pas développé à l’extrême. Mais cela n’empêche pas l’auteure de nous servir  quelque chose d’à la fois très crédible, et vraiment passionnant. Ajoutez à cela une plume fort agréable à lire, et vous comprendrez pourquoi j’ai été ravie de découvrir ce roman : ma première lecture de 2017 augure décidément une excellente année livresque 🙂

En bref, le premier tome d’une trilogie que je ne manquerai pas de suivre ! Alison Goodman nous offre ici un roman tout à fait prenant, vraiment bien construit et mené : les personnages sont attachants et loin d’être fade, l’intrigue est captivante et la plume de l’auteure très évocatrice. L’un des meilleurs romans ado que j’ai pu lire, je le dis sans fard !

 
On en redemande ! (Carrément !)

1/48

Les légions de poussière, Brandon Sanderson

Legions de poussières

Traduit par Mélanie Fazi

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L’histoire : Joel est un élève de la prestigieuse académie Armedius et un passionné de Rithmatique, cet art étrange qui permet à ceux qui ont reçu le don de dessiner d’une simple craie des figures quasi impénétrables et de donner vie à des créatures fantastiques. Mais Joel ne possède pas ce talent, il ne fait que rêver de rejoindre les rangs des étudiants rithmaticiens. Ses lectures et recherches en solitaire vont pourtant s’avérer très utiles.
Ayant réussi à devenir l’assistant de l’éminent professeur Fitch, Joel se trouve dans le secret de l’enquête sur les disparitions qui frappent les jeunes élus de l’université. Tout semble indiquer qu’ils ont subi des attaques de crayolins, ces êtres de poussière de craie en deux dimensions qui dévorent les hommes. Mais comment est-ce possible, ici, si loin de la ligne de front de Nebrask, défendue par les meilleurs Rithmaticiens ? Joel n’appartient peut-être pas à cette caste, mais sa persévérance va lui ouvrir les portes des mystères de la Rithmatique et en changer à jamais la pratique…

Mon avis : … Laissez-moi savourer ces quelques secondes. Ces quelques secondes avant la rédaction à proprement parler de ma chronique, où mon expérience de lecture n’appartient encore qu’à moi. Ces quelques secondes, où vous vous demandez (si vous n’avez pas lu mes derniers commentaires sur cette lecture sur Twitter ou FB) si Brandon Sanderson aura de nouveau fait, avec ce roman, un carton plein. Laissez-moi donc vous présenter, après Fils-des-Brumes, après L’âme de l’empereurLes Légions de Poussière !
La Rithmatique est un art auquel bien peu sont initiés : moins d’un enfant sur mille reçoit ainsi le don de donner vie à ses dessins de craie, que cela soit sous forme de barrières infranchissables ou de licornes virevoltantes. Joel, lui, n’a pas eu la chance d’être désigné par le Maitre… Mais cela ne l’empêche guère d’être passionné par le sujet, glanant autant d’informations qu’il peut sur cet art secret. Étudiant au sein de l’académie Armedius, il va jusqu’à se faufiler dans les cours réservés aux Rithmaticiens pour en apprendre davantage…. Et devient, contre tout attente, l’assistant du professeur Fitch, historien et Rithmaticien de son état. C’est alors que surviennent d’étranges disparitions : nul indice sur les scènes de crime, hormis quelques traces de craies… Indiquant une possible attaque de crayolins sauvages. Hors, ceux-ci sont censés être cantonnés aux frontières de Nebrask, repoussés sans relâche par des combattants aguerris. Charge à Fitch et Joel de mener l’enquête…
J’avais un petit peu peur, j’avoue. Parce que… Je ne sais pas. L’avis un brin moins enthousiaste que d’habitude de ma chère Livresse des mots, peut-être ? Et il est vrai que, passant après Fils-des-brumes et Les Archives de Roshar… Ce roman peut paraitre un poil moins abouti, moins creusé. Notez pourtant la potentialité : en ce qui me concerne, je me suis simplement RÉGALÉE. J’ai retrouvé avec délice la plume oh combien aiguisée de l’auteur (et, une fois encore, magnifiquement rendue par notre chère Mélanie Fazi), son humour mordant et son imaginaire débridé. Oui, c’est indéniable, Les Légions de poussière est bien plus abordable que bon nombre des autres romans de l’auteur. Est-ce pour autant un mal ? Loin s’en faut : cela fait parfois du bien de se plonger dans un roman peut-être un peu moins « ambitieux », mais tout aussi génial à lire 🙂
Quoi qu’il en soit, l’univers que nous présente l’auteur est FAS-CI-NANT. Une fois encore, il met en œuvre un système de magie totalement inédit, et pour le moins attirant : tout passe (enfin…) par ces craies, grâces auxquelles les Rithmaticiens peuvent rendre tangibles de simples dessins. Le système est complexe, ne vous y trompez pas : Brandon Sanderson nous fait ainsi part de plusieurs stratégies de combat, créant tout un champ lexical pour nous rendre ce concept intelligible… Et prégnant : comme toujours, son écriture est très visuelle, particulièrement immersive. Je n’avais qu’une envie : en apprendre davantage, tant sur cette magie (essentiellement offensive/défensive, en fait… Même si, je ne sais pas pourquoi, j’ai l’intuition que l’auteur nous en réserve de belles pour la suite) que sur l’univers, lui aussi passionnant : pas de fantasy médiévale ici, nous sommes au vingtième siècle… A ceci près qu’il est alternatif au notre. Regardez plutôt la carte (♥) du théâtre des opérations :

the_rithmatist___isles_map_by_inkthinker-d6bat3cL’action étant vraiment mise au premier plan, il est vrai que nous avons, finalement, assez peu de détails sur l’univers en tant que tel : peu de descriptions sur l’environnement dans lequel évoluent nos héros, ni de détails à foison sur l’Histoire de ce monde… Pourtant, ce n’est pas la matière qui manque : on sent que l’auteur a mûrement pensé la chose, ne laissant rien au hasard. J’imagine que cela viendra simplement avec la suite, cet opus évitant ainsi le travers du premier tome un brin trop introductif.
Parlons-en, de l’intrigue, justement… J’ai commencé ma lecture aux urgences, qu’on se le dise. Alors que j’avais le dos en compote, et que des gens criaient un peu partout (sympa, l’ambiance). Autant vous dire que le lieu n’aurait pu être moins adapté à une lecture paisible et concentrée. Pourtant, une fois plongée dedans… Je n’en suis plus sortie : j’en ai lu les trois quarts d’une traite, et le reste d’une traite également, me couchant à pas d’heure pour le terminer. Addictif, ce roman ? Que oui ! Il faut dire que cette affaire d’enlèvements, l’enquête de Joel, ses découvertes quant à la Rithmatique, ce que l’on apprend sur son passé… Dire que j’ai été captivée serait un euphémisme, notamment en ce qui concerne la fin : alors que je tombais de fatigue, je n’ai pas pu m’en détacher  L’atmosphère est tellement agréable ! C’est à la fois léger et intense, juste… Parfait. Une fois encore… Où est donc la suite ?!
Parlons, finalement, des personnages. De Joel, tout simplement hyper attachant, un brin nerd et bien plus talentueux qu’il ne semble le croire. J’ai adoré évoluer à ses côtés, en apprendre davantage sur lui et les origines de sa passion pour la Rithmatique, et surtout, surtout, le voir prendre confiance en lui au fil des chapitres. Fitch m’a, lui aussi, beaucoup plu : il m’a fait l’effet d’un savant un peu fou, ayant tout du prof passionné et incompris… Autant dire que je donnerais beaucoup pour assister à l’un de ses cours 😀 Mais la palme revient à… Melody ! Melody, cette jeune Rithmaticienne un peu ratée, capricieuse et râleuse, au sens du drame particulièrement bien développé… Qu’elle m’a fait rire ! Quelle légèreté confère t-elle au roman ! C’est une bulle de fraicheur, cette jeune fille, elle est juste IRRÉSISTIBLE ♥

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Vous l’aurez compris, c’est… Un coup de cœur. Oui, bel et bien un coup de cœur pour cet univers une fois encore fort original, pour cette magie qui m’a laissée rêveuse, pour ces personnages si bien dépeints, et pour cette plume… Cette plume ♥ Brandon Sanderson ne cesse de se renouveler et de nous prouver qu’il peut exceller dans de multiples genres, peu importe le nombre de pages qu’il nous offre, peu importe le public auquel il décide de s’adresser, peu importe tout, en vérité : il écrit avec passion, cette passion qu’il nous communique avec une facilité absolument déconcertante, qui transpire de chacun de ses mots. Et nous la recevons pour ce qu’elle est : une offrande inestimable, capable d’ouvrir les portes de notre imaginaire tout grand… Et les laisser ainsi à jamais ♥

En bref, tout cela se passe de mots. Une fois encore… ♥♥♥

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Coup de cœur !

Phobos – Origines, Victor Dixen (Phobos #0)

Phobos origines

Phobos #1
Phobos #2

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L’histoire : Six pionniers en apparence irréprochables.
Six jeunes terriens rongés par leurs secrets.
Six dossiers interdits, qui auraient dû le rester.

Ils incarnent l’avenir de l’humanité.
Six garçons doivent être sélectionnés pour le programme Genesis, L’émission de speed-dating la plus folle de l’histoire, Destinée à fonder la première colonie humaine sur Mars. Les élus seront choisis parmi des millions de candidats pour leurs compétences, Leur courage et, bien sûr, leur potentiel de séduction.
Ils dissimulent un lourd passé.
Le courage suffi t-il pour partir en aller simple vers un monde inconnu ? La peur, la culpabilité ou la folie ne sont-elles pas plus puissantes encore ? Le programme Genesis a-t-il dit toute la vérité aux spectateurs Sur les  » héros de l’espace  » ?
Ils doivent faire le choix de leur vie, avant qu’il ne soit trop tard.

Mon avis : HA ! Quand ma Repré Robert Laffont est passée il y a quelques mois, en me disant que la suite et fin de Phobos arrivait en librairie pour fin mai, et que je lui ai gentiment fait remarquer que ce n’était pas la fin, mais plutôt le début… Et qu’elle m’a regardé d’un air dégoûté en me demandant si je voulais faire son boulot à sa place… Je n’ai rien répliqué. Mais, je peux vous dire que quand j’ai ouvert Phobos – Origines, si je l’avais eu en face de moi… Je lui aurais bien jeté à la tête (ouuh, la violente !). Parce que ce que nous avons là, c’est bien le prélude (une partie, en fait) des aventures de nos héros. Masculins, en l’occurrence : nous y découvrons plus avant chacun des six garçons, et notamment… Leurs vilains petits secrets. Car certains d’entre eux sont effectivement très, très vilains : Victor Dixen nous réserve de sacrées surprises, je puis vous l’assurer. Les pistes qu’il nous laissait entrevoir dans les deux premiers sont ici étayées… Ou totalement balayées : certains personnages m’ont plongée dans une profonde confusion, mes questions étant plus pressantes que jamais. Les découvrir ainsi, en dehors du programme Genesis ou presque (pendant les rounds de sélection, plus précisément), m’a énormément plu : j‘ai dévoré cet opus en quelques heures seulement, avide d’en apprendre davantage sur nos héros. Et quelle frustration, de devoir les laisser là ! Et de ne pas avoir le pendant féminin du roman ! Comme à chaque fois que je me plonge dans un roman de l’auteur, j’aurais voulu en avoir plus. Deux, trois, quatre fois plus ? C’est que sa plume est si immersive que l’on n’en sort qu’à reculons, malheureusement pour nous…
Après cette lecture, je serais bien en peine de retrouver les sentiments qui m’animait à la sortie du second tome : découvrir leurs failles et leurs faiblesses a totalement perturbé l’idée que je me faisais d’eux. Alors que je ne pouvais pas supporter Alexeï, je me suis surprise à éprouver à son égard une compassion sincère. Tao, qui me laissait assez insensible, m’a énormément touchée… Kenji, lui, lève un peu le voile de mystère planant sur son personnage… Pour le rendre plus opaque encore. Gros coups de cœur pour Samson et Mozart, leur passé torturé m’ayant bouleversée. Et Marcus… Marcus ! Marcus, qui m’avait donné envie de hurler dans le deuxième tome, qui m’avait affreusement déçue… m’a plongée dans un abîme de perplexité. RAAAAAH ! Et dire qu’il va falloir attendre encore de loooooongues semaines pour connaitre le fin mot de toute cette histoire ! ÇA, c’est sadique. ÇA, on aime. ÇA…. ça me donne envie de taper du pied. Qu’on se le dise ! Bien qu’il s’agisse d’un prélude, je vous conseillerai tout de même de lire les romans dans l’ordre de parution : vous découvririez dans cet opus des secrets qu’il est agréable d’ignorer au début de notre lecture. Suspense, suspense… Quoi qu’il en soit, les amateurs de la série y trouveront tout à fait leur compte : une fois encore… C’est génial !

En bref, ON EN VEUT ENCORE ! Plus de secrets, plus d’explications, plus de… Tout, c’est possible ? 😀

On en redemande
On en redemande !

La Couronne, Kiera Cass (La Sélection #5)

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Traduit par Fabienne Vidallet

Tome 1 : La Sélection
Tome 2 : L’Élite
Tome 3 : L’Élue
Tome 4 : L’Héritière

Se le procurer :
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L’histoire : Dans L’Héritière, une nouvelle ère a soufflé sur le monde de la Sélection : vingt ans se sont écoulés depuis qu’America Singer et le Prince Maxon sont tombés amoureux, et leur fille est la première princesse à se prêter au jeu de la Sélection. Eadlyn ne pensait pas trouver chaussure à son pied parmi les trente-cinq prétendants, et encore moins l’amour véritable. Mais le cœur réserve parfois des surprises à qui sait l’écouter.  C’est à la princesse désormais de faire un choix qui va se révéler à la fois plus complexe – et crucial – qu’elle ne s’y attendait.

Mon avis : Cinquième – et dernier !- tome d’une saga qui m’a autant enthousiasmée qu’elle m’a déçue, La Couronne portait un lourd poids sur ses frêles épaules. Souvenez-vous : j’avais été cruellement déçue par ce troisième tome que j’avais jugé policé et tout à fait expéditif, alors que les deux premiers avaient été de vrais coups de cœur… Mais le quatrième, début des aventures d’Eadlyn, m’avait pas mal plu. Qu’allait-il en être de celui-ci ?
Je vous passerai l’habituel résumé, pour ne pas spoiler ceux d’entre vous qui n’auraient pas encore découvert l’univers de La Sélection. Notre chère -et un brin autoritaire- princesse poursuit donc bon gré mal gré sa Sélection, malgré les évènements venus perturber celle-ci… Et autant vous dire que, vu les personnages que touchent les-dits évènements, je ne faisais pas vraiment la fière. Kiera Cass a le don de nous donner des palpitations ! Pour autant, je ne m’inquiétais pas trop : le troisième tome nous avait montré qu’elle avait particulièrement à cœur la bonne santé de ses personnages chouchous, ceux-ci ne risquant donc pas grand chose. Pour être tout à fait franche, et même si cet ultime tome m’a fait passer un moment tout à fait agréable -après tout, je l’ai lu d’une traite, le terminant à plus de minuit (non, Malo n’est pas le seul responsable de mes cernes, je dois bien l’avouer) -, j’ai trouvé cela un peu dommage : le cliffhanger sur lequel l’opus précédent se terminait aurait pu être tellement puissant émotionnellement parlant, si l’auteure avait été jusqu’au bout de ses idées ! Parce que parfois, le sadisme… C’est bien, aussi ‘_’ ENFIN ! Nous ne sommes pas là pour pleurer toutes les larmes de notre corps, non : il s’agit plutôt d’avoir des papillons dans le ventre et des étoiles dans les yeux. Et pour ça, rien à dire : Kiera Cass est très, très forte. Même si l’on sait quel prétendant remportera finalement la palme, même si l’on a 25 ans et que l’on est censée être un peu moins rêveuse qu’une ado de 15, même si… Même si tout ça : au final, on se laisse porter par la plume délicate de l’auteure, on suit les jeux amoureux de nos héros et l’on prend plaisir à les voir se rapprocher, s’éloigner, s’aimer, se détester. Le récit n’est pas exempt de surprises, et l’action est suffisamment rythmée pour nous donner envie de tourner les pages les unes après les autres : La Couronne se lit très vite, se dévore, même. Et tant mieux ! Le charme est ainsi entier ❤️ Et puis, cette Eadlyn… On finit par s’y attacher, malgré son caractère de cochon et ses grands airs ! La (les) quitter m’a quelque peu serré le cœur, je dois bien l’avouer… Même si je sais que l’on se reverra, tôt ou tard : un petit coup de blues, une envie de lecture doudou… Et La Sélection tombera à pic !

En bref, un ultime tome dans lequel on se plonge avec nostalgie, conscient que cette atmosphère un petit peu bisounours ne tardera pas à s’envoler : malgré les hauts et les bas, Kiera Cass aura tout de même réussi à finir sa série sur une note franchement positive, ayant pour ma part terminé La Couronne le coeur joyeux et l’âme romantique. Quand est-ce que l’on s’y remet ?