Visions de Feu, Gillian Anderson & Jeff Rovin (Earthend #1)

visions-de-feu-701289-250-400

Traduit par Isabelle Pernot

Se le procurer :
Decitre FNAC-logo-noir-et-blanc-UNE-communication

L’histoire : La fille du représentant indien à l’ONU se met à parler une langue inconnue et souffre de violentes visions. Une jeune Haïtienne manque de se noyer sur la terre ferme. Un étudiant iranien s’immole par le feu…
À New York, Caitlin O’Hara, psychologue pour adolescents renommée, est chargée de traiter la jeune Maanik. Elle est convaincue que les crises de sa patiente ont un rapport avec la récente tentative d’assassinat qu’a subie son père et qui n’a fait qu’aggraver les tensions entre l’Inde et le Pakistan. Mais lorsque, partout dans le monde, des adolescents commencent à présenter les mêmes symptômes, Caitlin est obligée de reconnaître qu’elle a affaire à quelque chose de plus sinistre encore…

Mon avis : ALORS ! Comme beaucoup d’entre vous, c’est surtout la curiosité qui m’a poussée vers ce roman : Scully, qui écrit un livre ? Il fallait que je vois ça de mes propres yeux. Je m’y suis donc plongée, sans appréhension ni apriori. Cette lecture me réserverait-elle autant de plaisir que X-Files ? Mystère…
Caitlin O’Hara, psychologue pour adolescents, est appelée au chevet de Maanik : alors que son père, représentant indien à l’ONU, vient tout juste de réchapper d’une tentative d’assassinat, la jeune fille est prise de démence, parlant soudainement une langue totalement inconnue et souffrant de terrifiantes visions. Peu de temps après, Caitlin apprend qu’une jeune femme a manqué de se noyer sur la terre femme, tandis qu’un étudiant iranien s’est immolé par le feu… Psychose collective, ou manifestation d’un ancien pouvoir ? Caitlin va devoir rapidement trouver des réponses à ces questions, sous peine de voir son monde s’effondrer…
Bien. Bien, bien, bien… Quid de cette lecture ? Disons-le franchement : j’ai passé un moment agréable. Un moment agréable, oui, parce que les idées sont plutôt bonnes, et que l’on est assez rapidement pris au jeu : quelle est donc cette force mystérieuse poussant des adolescents du monde entier à tomber dans les affres de visions aussi destructrices qu’angoissantes ? Notre intérêt ne tarde donc pas à s’éveiller… Mais voilà : c’est long. C’est long, long, long ! Je pensais pouvoir le lire en deux jours, résultat… J’ai mis presque une semaine à en venir à bout, n’étant finalement pas si ferrée que cela : oui, j’avais envie de savoir ce qu’il allait se passer. Mais au bout de quelques pages, mon attention faiblissait, doucement mais sûrement.
Il faut dire que… Les explications, quand elles tombent (et c’est assez rare, finalement. Et frustrant), nous font l’effet d’un cheveu sur la soupe : pourquoi, quand, comment ? Voilà qui aurait mérité d’être davantage creusé (je pense notamment aux réactions de Caitlin, après avoir pris contact avec Gaëlle.). Les personnages eux-mêmes ne sont pas transcendants, et manquent parfois de consistance. C’est… Moyen, disons-le : on passe un bon moment, parce qu’au final ce n’est pas mauvais, au contraire : les idées sont vraiment bonnes, et le terreau particulièrement fertile si l’on sait le bichonner. Mais voilà, on en reste aux prémices, quand il y avait matière à développer beaucoup plus, à offrir aux lecteurs quelque chose de vraiment à part, complet, intéressant. Je m’arrêterai donc ici en ce qui me concerne, et me fierai surtout à vos avis pour savoir quel sort réserver au deuxième tome 😉

En bref, une lecture qui, malheureusement, ne m’aura pas entièrement conquise : si l’intrigue est intéressante et laisse entrevoir de nombreuses possibilités, j’ai trouvé que l’ensemble du récit manquait de profondeur et de réflexion. On passe certes un bon moment, mais Gillian Anderson restera surtout pour moi notre chère Scully, plutôt que l’une de mes auteures favorites !

laborieux
Lecture moyenne…

Alive, Scott Sigler (The Generations #1)

3alive

Traduit par Mathilde Montier

Se le procurer :
Decitre FNAC-logo-noir-et-blanc-UNE-communication

L’histoire : Em se réveille dans le noir, seule, entravée, dans un espace confiné qui ressemble à un sarcophage. C’est le jour de son anniversaire, elle a douze ans et… c’est tout. Elle ne se rappelle pas comment elle s’appelle, ce qu’elle a fait la veille ou à quoi ressemble le visage de ses parents. Elle ne comprend pas du tout ce qui se passe. Lorsqu’elle parvient, à force de volonté, à se libérer de ce piège, elle découvre, autour d’elle, onze autres cercueils, dont certains occupants sont toujours en vie. Une initiale et un nom de famille sont gravés sur chaque sarcophage.
La jeune fille prend la tête du petit groupe d’adolescents – ils ont en fait tous dix-sept ans – et découvre un labyrinthe de couloirs poussiéreux, constellés par endroits d’ossements. Sont-ils sous terre ? Y a-t-il d’autres survivants ? Comment trouver eau et nourriture ? Et surtout, qui sont-ils, quels sont ces étranges symboles qui marquent leur front, et comment sont-ils arrivés là ?

Mon avis : Mais qu’ils font fort, chez Lumen, en ce début d’année ! Après Forget Tomorrow et avant le deuxième tome du Secret de l’inventeurALIVE ! Un thriller YA fort prometteur, qui m’avait fait baver d’envie dès que j’en avais entendu parler. Il faut dire que, moi, ces histoires d’amnésie… Ça me botte. Et plutôt deux fois qu’une.
Quand Em se réveille, convaincue qu’elle est en retard pour sa journée d’école, elle ne saisit pas tout de suite où elle se trouve. Le noir est absolu et… Ses membres sont entravés. Pire : elle est incapable de se rappeler quoi que ce soit, hormis une chose : elle fête ses douze ans aujourd’hui. Alors qu’elle se déchaine, prête à tout pour sortir de ce qui ressemble terriblement à un cercueil, sa prison cède enfin… Pour la laisser au milieu d’autres caveaux, renfermant eux-aussi des adolescents complètement perdus. Que font-ils ici ? Comment se fait-il qu’aucun d’entre eux n’arrive à se souvenir de son prénom ? Et pourquoi diable sont-ils convaincus d’avoir douze ans, quand ils en paraissent cinq de plus ? Em prend alors la tête du petit groupe, bien décidée à les sortir de cette galère… Sans se douter que leur cauchemar ne fait que commencer.
TADADAAAAA ! Intrigant, non ?  Et si je vous dis que je l’ai lu quasiment d’une traite, le bougre ? Qu’une fois plongée dedans, j’ai eu bien du mal à m’en détacher, malgré l’horreur que j’ai pu ressentir ? Car, si je dois être tout à fait honnête avec vous… Je ne conseillerais pas Alive aux âmes sensibles. Écoutez plutôt : on y découvre, à travers le regard d’une poignée d’adolescents, un environnement totalement dévasté, où des milliers de personnes se sont entretuées il y a, semble-t-il, bien des années. Les descriptions sont CARRÉMENT crues, et j’en ai souvent eu mal au cœur. Tant de détails, tant d’horreurs… Je vous avoue que je ne faisais pas trop la maligne, par moments. Scott Sigler n’y va pas par quatre chemins, et l’on prend ses manigances de plein fouet, en pleine tête. BOUH !
Et malgré tout, malgré tout… On lit, avec impatience, frénésie : l’intrigue est telle que l’on se pose un millier de questions (facile), et que plus on lit… Plus l’on s’interroge : mais qui sont-ils, où sont-ils, pourquoi eux et, surtout… QUE VA-T-IL LEUR ARRIVER ?! J’avoue que j’ai parfois trouvé le temps un peu long, mais voilà : Scott Sigler nous tient, et nous mène -si j’ose dire- par le bout du nez : je n’avais pas encore dépassé les dix premières pages que je savais que je tenais là un roman qui ne me laisserait pas en paix tant que je n’aurais pas le mot de la fin, et force fut de constater que mon flair ne m’avait point trompée : j’y ai gagné une nuit blanche et des cernes artistiquement violacées, MAIS JE L’AI FINI. Le souffle court et les jambes flageolantes, le cœur plein de ressentiment envers l’auteur pour son inhumanité (mais comment peut-on terminer un roman ainsi, franchement ?), et surtout, surtout, avec une envie dévorante de lire la suite. VIVEMENT !
Ceci dit, quelques petites choses m’ont tout de même gênée. Je vous ai déjà parlé des petites longueurs que j’avais pu ressentir, et je dois avouer que j’ai également eu un peu de mal avec les personnages. J‘ai trouvé certaines de leurs réactions assez étranges, voire illogiques… Ce qui peut s’expliquer par le décalage entre leur âge ressenti et leur âge réel, ceci dit. Je me suis donc peu attachée à nos héros, bien que leur destin m’ait passionnée. Logique, ça ? Absolument pas, non.
En somme, Alive m’a fait passé un moment… Fort, fort particulier. Très intense, et assez dérangeant. Les idées de l’auteur sont bonnes, et il les développe d’une manière vraiment intéressante, en instillant à son récit une atmosphère pesante, angoissante. Soyez prévenus !

En bref, une très bonne lecture qui m’aura donné la chair de poule. Malgré les descriptions profondément crues et parfois carrément glauques, on a qu’une seule envie : lire la suite, et savoir. Brrr !

A fleur de peau, Brandon Sanderson (Légion #2)

Legion

Traduit par Mélanie Fazi

Se le procurer :
Decitre FNAC-logo-noir-et-blanc-UNE-communication

L’histoire : Stephen Leeds, surnommé « Légion », est un homme aux capacités mentales singulières lui permettant de générer une multitude d’avatars : des hallucinations aux caractéristiques individuelles variées et possédant une vaste gamme de compétences très spécifiques. Leeds est investi d’une nouvelle mission : retrouver un corps qui a été dérobé à la morgue locale. Il ne s’agit pas de n’importe qui. Le cadavre est celui d’un pionnier dans le domaine de la biotechnologie expérimentale, un homme qui travaillait sur l’usage du corps humain en tant qu’espace de stockage. Il se peut qu’avant sa mort il ait incorporé des données dans ses propres cellules. Ce qui pourrait se révéler dangereux…

Mon avis : BRANDON, COMME ON SE RETROUVE ! Haaaaa, voilà qui fait du bien. Une bonne petite lecture pour terminer en beauté la semaine, il n’y a que ça de vrai ! Et ce, d’autant plus quand l’auteur y instille un beau brin de folie, comme il l’avait fait avec Alcatraz 😬 Avec Légion, nous rencontrons (ou pas, si vous avez lu la précédente nouvelle de l’auteur !) Stephen Leeds, un Sherlock Holmes un brin névrosé mais, surtout, absolument génial : doté d’un cerveau extraordinaire, le bonhomme peut devenir spécialiste d’à peu près n’importe quel sujet en très peu de temps. Une maitrise qui se manifeste par l’apparition d’un « aspect », autrement dit d’une personnalité imaginaire dotée de ladite connaissance. Vivant reclus dans son manoir aux côtés de ses multiples compagnons, Stephen Leeds loue ses services à qui peut les payer, afin de résoudre des affaires délicates. Et, justement, il semblerait qu’un cadavre ait disparu… Le cadavre d’un scientifique spécialisé en biotechnologie expérimentale, ayant découvert comment faire du corps humain un espace de stockage et ayant, bien entendu, emmagasiné quelques données cruciales dans ses propres cellules…
Cette nouvelle m’a enchantée. En deux cents pages, Brandon Sanderson nous livre un récit de haut vol, relevant à la fois du thriller et de l’humour, une fois encore parfaitement écrit et maitrisé. N’ayant pas lu la première nouvelle mettant en scène Stephen, quelques petites données m’ont manqué… Et pourtant, cela n’a pas entaché ma compréhension de l’intrigue : c’est simple et efficace, et ça se savoure comme un délicieux petit chou à la crème : une bouchée, et hop ! Nous voilà comblés.
J’ai adoré découvrir ce personnage atypique, tout comme ses aspects qui deviennent de véritables personnages secondaires à part entière : on aimerait en lire davantage sur eux, les découvrir un à un tant l’auteur sait y faire pour leur donner une personnalité distincte. L’action, quant à elle, démarre sur les chapeaux de roue et ne faiblit pas : deux cents pages, oui, mais deux cents pages des plus intenses !
Ceci dit, je ne saurais pas trop vous dire si, oui ou non, Légion convient pour pénétrer dans l’univers de l’auteur. Il est excellent, ça oui… Mais rien ne m’enlèvera de la tête que le talent de l’auteur se révèle tout entier dans des ouvrages plus… Non pas complets ou ambitieux, mais simplement plus étendus. Cette semaine encore, j’ai eu un retour d’une jeune femme a qui j’avais conseillé L’empire ultime. Un retour tellement chaleureux qu’il en a illuminé ma journée ❤️ Quoi qu’il en soit, tout est bon à prendre dans l’œuvre de Sanderson, et Légion ne fait pas exception : J’ADORE !

En bref, une courte nouvelle qui ne nous pousse qu’à une seule chose : en réclamer davantage à corps et à cris !

On en redemande
On en redemande !

Les polars nordiques s’affichent !

Le bonhomme de neige - la princesse des glaces

Depuis plusieurs années, les auteurs de polar nordiques ont la cote : Stieg Larsson, Arnaldur Indridason et autres Jussi Adler Olsen ont ainsi envahi les étals de nos librairies, faisant souffler un vent polaire sur nos auteurs traditionnels… Un courant nouveau qui a le vent en poupe, et duquel je devais absolument me rapprocher. Pour se faire, j’ai décidé de me frotter à deux piliers du genre : Camilla Lackberg, avec la première aventure de son enquêtrice chouchou, Erica Falk, et Jo Nesbo, lui aussi accompagné de son personnage fétiche, Harry Hole…

la princesse des glaces

Traduit par Lena Grumbach & Marc de Gouvernain

Se le procurer :

FNAC-logo-noir-et-blanc-UNE-communication Decitre

L’histoire : Erica Falck, trentenaire installée dans une petite ville paisible de la côte ouest suédoise où elle écrit des biographies, découvre le cadavre aux poignets tailladés d’une amie d’enfance dans une baignoire d’eau gelée. Impliquée malgré elle dans l’enquête, Erica est vite convaincue qu’il ne s’agit pas d’un suicide. Sur ce point, et sur beaucoup d’autres, l’inspecteur Patrik Hedstrôm, amoureux transi, la rejoint.
Stimulée par cette flamme naissante, Erica se lance à la conquête de la vérité et met au jour, dans la petite société provinciale qu’elle croyait bien connaître, des secrets détestables. Bientôt, on retrouve le corps d’un peintre clochard, encore une mise en scène de suicide…

Mon avis : Il y avait bien longtemps que je me tâtais pour me frotter, enfin, à Camilla Läckberg : n’ayant eu que des retours positifs sur ses romans, je ne prenais pas grand risque. L’occasion m’en a été offerte lors de mon dernier anniversaire, et je n’ai pas tardé à le dévêtir de son emballage pour l’embarquer avec moi… Et bien m’en a pris : si cette lecture ne fut pas explosive, du moins fut-elle tout à fait agréable 🙂
Nous rencontrons Erica, trentenaire un brin atypique, retranchée depuis peu dans la maison de son enfance afin d’y faire le deuil de ses parents. Biographe de son métier, Erica s’attendait à tout, en pénétrant dans la demeure de son amie d’enfance, alors ouverte aux quatre vents. A tout, sauf à trouver cette dernière dans son bain, les poignets tailladés. Suicide ? C’est du moins ce que l’on a voulu faire croire… Missionnée par les parents de la défunte pour écrire une nécrologie à la hauteur du personnage, Erica se lance sur la piste du meurtrier. Au risque de faire ressurgir de vieux souvenirs, que beaucoup s’attachent à cacher…
Précisons tout d’abord une chose : à choisir, je m’oriente plus facilement vers les thrillers que les polars : j’ai besoin de me ronger les sangs, de frémir sous ma couette. Avec La princesse des glaces… Ce ne fut pas vraiment le cas : l’auteure n’instille pas vraiment de tension à son intrigue, ne nous met jamais au supplice en plaçant ses héros dans de tragiques situations. Non, Camilla Lackberg développe en ce sens un vrai polar : l’accent est mis sur l’enquête, la mise en scène reste assez sobre, et les personnages, tout comme leur environnement, sont plutôt bien soignés. Pour autant, cette sortie de ma zone de confort ne m’a pas déplu : j’ai apprécié ma rencontre avec Erica, suivre ses aventures sur fond de paysage glacé. Si la plume (la traduction ?) m’a laissée quelque peu insensible, j’ai suivi avec intérêt la progression de notre enquêtrice du dimanche… Et pourtant diablement perspicace. Camilla Lackberg nous offre là un récit à la fois efficace et prenant, et nous prouve joliment qu’elle n’usurpe pas sa réputation, tout au contraire !

******

le bonhomme de neige

Traduit par Alex Fouillet

Se le procurer :

FNAC-logo-noir-et-blanc-UNE-communication Decitre

L’histoire : Les premiers flocons ont quelque chose de féerique. Ils rapprochent les couples dans la chaleur des veillées, étouffent les bruits, étirent les ombres et masquent les traces. Dans le jardin familial des Becker, un bonhomme de neige fait son apparition, sorte de croquemitaine blanc, ses grands yeux noirs braqués vers les fenêtres du salon. Le lendemain matin, la mère a disparu seule reste une écharpe rose autour du cou du bonhomme de neige…
Trop de femmes en Norvège, depuis des années, n’ont plus donné signe de vie le jour des premières neiges. Harry Hole reçoit une lettre qui lui annonce d’autres victimes. D’une sobriété étonnante, l’inspecteur va se retrouver confronté, pour la première fois de sa carrière, à un tueur en série agissant sur son territoire. L’enquête le conduira jusqu’au gouffre de la folie.

Mon avis : Les connaisseurs s’étonneront certainement de trouver ce roman ici, sans trace d’autres écrits de Jo Nesbo sur le blog. Effectivement, je n’avais lu encore aucun récit de cet auteur… Et ai décidé, naturellement, de commencer par le huitième (si je ne m’abuse) tome des aventures de son enquêteur attitré, Harry Hole. Vous vous en doutez, c’est une erreur de ma part 😅 J’ai donc été un peu perdue en rencontrant Hole, puisque les détails le concernant sont assez rares. Nesbo distille ça et là informations éparses, toutes ou presque faisant référence à des évènements passés que je n’ai pu, donc, que deviner. Cela a quelque peu haché mon récit, et ma lecture s’en est trouvée un poil laborieuse. Dommage ! Car la trame de fond, elle, est vraiment intéressante : l’auteur m’a complètement baladée de bout en bout, et je suis tombée des nues à chacune de ses révélations. Nul doute que si j’avais suivi l’ordre habituel de lecture, les moments passés en compagnie de cet enquêteur revêche mais talentueux m’auraient paru bien moins longuets ! Pour une première expérience avec l’auteur, ce fut tout de même concluant : du moins assez pour que j’ai envie de m’essayer à un autre de ses romans !

En bref, ces deux romans m’ont plutôt convaincue, sans pour autant m’emporter comme ont pu le faire Mo Hayder ou Sire Cédric. A voir si leurs prochains romans sauront me faire vivre une expérience de lecture inoubliable !

972b6-bonmomentUn bon moment !

Phobos #2, Victor Dixen

phobos,-tome-2-701013

Premier tome : Phobos #1 – Il est trop tard pour regretter

Se le procurer :
Decitre  FNAC-logo-noir-et-blanc-UNE-communication

L’histoire : Ils croyaient maîtriser leur destin.
Ils sont les douze pionniers du programme Genesis.
Ils pensaient avoir tiré un trait sur leur vie d’avant pour devenir les héros de la plus fabuleuse des odyssées.
En réalité, ils sont les victimes de la plus cruelle des machinations.
Elle croyait maîtriser ses sentiments.
Sur Mars, Léonor espérait trouver la gloire et, pourquoi pas, l’amour.
Elle pensait pouvoir ouvrir son cœur sans danger.
En réalité, elle a ouvert la boîte de Pandore du passé.
Même si les souvenirs tournent au supplice, il est trop tard pour oublier.

Mon avis : AAAAAAH ! Et BAM, second coup de cœur du mois de Novembre ! Et BIM, une jolie claque finale, doublée d’un beau tapage de pied dû à une frustration intense ! Écoutez, c’est simple : depuis que j’ai lu ce deuxième tome, je passe ma VIE à le conseiller à qui veut bien m’écouter. En trépignant au milieu de mon rayon, en brandissant à qui mieux-mieux cet engin de torture sous le nez du potentiel lecteur, maiiiiis…. Ça marche. A croire que les gens aiment souffrir (voilà qui devrait plaire à un monsieur dont je ne citerai pas le nom), mais ça marche d’enfer. Aujourd’hui encore, d’ailleurs…
Mais, bref, on s’en tamponne un peu. QUID de Phobos #2 ? Trêve de blablas, inutile de vous faire languir plus longtemps : ce deuxième tome est une véritable TUERIE. Oui, en majuscules, parce que je le crie haut et fort : C’EST UNE BOMBASSE ATOMIQUE DE LA MORT QUI TUE. Aaaaaah, qu’il est loin, le temps où j’avais « simplement » été charmée par Animale ! Victor Dixen s’est carrément surpassé, et réussit le très joli coup (hum-hum, euphémisme bonjour ?) de faire encore mieux qu’avec son premier tome. Quel homme, mais quel homme ! J’ai littéralement d-é-v-o-r-é ces 496 pages, complètement happée par une intrigue aussi intense qu’insoutenable. C’est du tout bon, mes petites loutres des neiges, DU TOUT BON !
{GARE AUX SPOILERS !}
Léonor et ses onze compagnons pensaient avoir signé pour l’amour, la gloire et la reconnaissance éternelle de leurs pairs. Les yeux tournés vers les étoiles, ils s’imaginaient un destin hors du commun, là-haut, sur le sol rouge de Mars… Et pourtant. Pourtant, quand ils apprennent faire l’objet d’une odieuse machination, d’un plan inhumain destiné à rapporter des millions aux commanditaires du programme Genesis, tout espoir parait perdu. Un terrible choix s’impose à eux : descendre sur la planète rouge et dépendre entièrement du bon vouloir de Serena, tout en espérant trouver une solution au sombre avenir qui se présente à eux,  ou rester dans le vaisseau et aller vers une mort plus que certaine…
MON DIEU. Clairement, je ne me suis pas remise de cette lecture. Cela fait maintenant un bon moment que je l’ai terminée (honte à moi, et dire que je voulais poster ma chronique le 19.11), et j’en ai encore des frissons. Alors, oui, le premier tome m’avait emballée. Plus que ça, même. Mais, avec ce deuxième opus… Victor Dixen nous offre un cocktail tout simplement exceptionnel : impossible de lâcher le roman, j’ai dû le lire de bout en bout. Il est tout simplement PAL-PI-TANT, et encore… c’est peu dire. Il faut dire que la fin du premier volume nous laissait sur des charbons ardents : nous venions tout juste de découvrir la « trahison » (quelle immonde pourriture, celle-ci !) de Serena, et Léonor peinait à faire accepter la dure réalité des choses à ses compagnons. Qu’allaient-ils décider ? Rester dans le vaisseau, et dévoiler au monde entier la face cachée du programme Genesis, ou descendre et promettre de se taire… A jamais ? Tout débute donc sur ce choix des plus cornéliens, nos pionniers devant clairement choisir entre Charybde et Scylla. Évidemment, et même si nous sommes fixés relativement rapidement, ne comptez pas sur moi pour vous dire quel sera leur choix final… Mais sachez que l’on est loin, très loin du conte de fée que l’on aurait pu attendre : si l’intrigue glissait doucement mais sûrement dans le premier tome, elle plonge ici à pieds joints dans le thriller. Je ne compte d’ailleurs plus le nombre de fois où mon cœur s’est emballé, où j’ai cru mourir d’angoisse si je ne tournais pas dans la seconde la page suivante. Victor Dixen nous offre un récit extrêmement prégnant, dans lequel on se plonge avec une facilité déconcertante… Jusqu’à en oublier tout le reste. Sans exagération aucune.
Côté personnages, nous ne sommes pas non plus au bout de nos peines : vous croyiez avoir réussi à tous les cerner, en finissant le premier tome ? Que nenni ! Tous nous réservent de sacrées surprises, et toutes ne sont pas bonnes. Mon cœur saigne rien que d’y penser, et je me revois encore les yeux écarquillés, parcourant fébrilement les pages en me mordillant les doigts, totalement incrédule devant la tournure prise par les évènements. Non, pas la peine de me faire de gros yeux ! Aucun nom ne sortira de ma bouche. Aucun…
C’est donc un véritable page-turner que nous offre Victor Dixen, qui mène avec brio une intrigue devenant à chaque page plus riche, plus complexe. On aurait pu croire qu’il avait tout donné avec le premier tome, et l’on n’aurait pas pu se tromper plus lourdement : Phobos #2 rehausse de dix crans un niveau déjà excellent, et nous plonge sans remord dans une tourmente implacable… MAIS QU’ATTENDEZ-VOUS POUR LE LIRE, BON DIEU ?!!

En bref, COUUUUUUUP DE CŒUR !!!! Excellent, haletant, implacable… Je pourrais vous en parler pendant des heures avec emphase, placer hyperbole sur hyperbole que cela serait encore trop peu : j’ai été PLUS que CONQUISE par ce second opus. Alors, n’attendez plus… Et foncez vous aussi en direction de Mars !

7 secondes, Tom Easton

7 secondes 1

Traduit par Emilie Gourdet

Se le procurer :
Logo Decitre copie_1

L’histoire : Partie chercher une vie meilleure dans ce qu’on appelle désormais les Îles, au Nord d’une Europe ravagée par la guerre, Mila est capturée par des agents du gouvernement qui implantent dans sa tête, comme à tous les citoyens du pays, un téléphone destiné à leur transmettre quasiment en temps réel le moindre de ses mouvements. Le hic ? Au cours de l’opération, ils découvrent un autre appareil suspect dans son crâne, un objet qui ressemble beaucoup à une bombe.
Qui a placé cet engin là et pourquoi ? Elle-même l’ignore. Mila n’a plus le choix… Elle doit fuir. Et pour sauver sa vie, c’est peu de dire que le temps lui manque. Afin d’échapper aux soldats d’élite lancés à ses trousses, elle ne dispose que d’un seul minuscule avantage : 7 petites secondes d’avance sur ses poursuivants, pas une de plus ! C’est le temps que mettent les informations saisies par le téléphone à parvenir aux autorités.
Une impitoyable course contre la montre commence, qui pousse peu à peu Mila dans ses retranchements… Contrainte de faire preuve d’une inventivité permanente, elle doit exploiter toutes les failles du système et rivaliser de sang-froid, de réactivité et de ruse pour survivre !

Mon avis :  Aaaah, 7 secondes ! Le nouveau poulain des écuries Lumen n’a pas fini de faire parler de lui, vous pouvez me croire =) Ce roman mêlant thriller et anticipation est tout simplement terriblement efficace : une fois commencé, bien insensible sera celui qui réussira à le poser de bon gré !
Mila vient de l’E. L’E., une terre ravagée par la guerre et la famine, terre hostile et n’offrant aucune perspective d’avenir pour ses habitants. Décidée à s’en sortir, Mila saisit au vol l’opportunité de laisser misère et pénurie pour partir vers les Îles, havre de paix où l’on ne manque de rien, sauf d’intimité : chaque habitant y possède un téléphone, sorte d’appareil directement implanté dans le cerveau et permettant de visionner la vie de n’importe qui en temps réel. Mais n’entre pas dans les Îles qui veut : les migrants sont bien souvent reconduits sans cérémonie à la frontière, parfois même emmenés dans des camps de travail aux conditions de vie effroyables. C’est pourquoi, quand la jeune fille est capturée, elle s’attend à tout sauf à recevoir, elle aussi, un téléphone. Pendant quelques minutes, Mila pense avoir réussi. Jusqu’à ce que les médecins découvrent un étrange objet au cœur de son cerveau : une bombe, autre chose ? Pas question de prendre le moindre risque, la jeune fille doit être neutralisée. Mais celle-ci parvient à s’enfuir… Son seul avantage, alors même que toutes les forces armées du pays sont à ses trousses ? Sept précieuses petites secondes d’avance sur ses poursuivants, sept secondes de latence pour la retransmission en temps réel de son téléphone…
La force de ce roman ? Son intrigue menée tambour battant, évidemment ! A partir du moment où Mila pose le pied dehors, traquée comme un animal sauvage, sans cesse menacée d’être acculée par des hommes qui ne souhaitent qu’une chose, la voir morte, on calque notre rythme cardiaque sur le sien : autant vous dire qu’il ne tarde pas à s’emballer ‘_’ Je n’ai malheureusement pas pu m’y plonger comme je le souhaitais, et j’en ai été fort frustrée, vous pouvez me croire : les éditions Lumen nous offrent une nouvelle fois un roman que l’on aimerait pouvoir dévorer d’une traite. A chaque fois que je me voyais contrainte de différer ma lecture, je ne pouvais empêcher mon esprit de vagabonder aux côté de Mila, de me demander si elle allait finalement s’en sortir. On s’attache de suite à cette jeune fille qui en a bien trop vu pour son âge, et qui reste malgré tout doté d’une fureur de vivre qui force l’admiration : farouche, déterminé et définitivement bien plus dangereuse que sa frêle apparence ne le laisse penser, elle saura en surprendre plus d’un… À commencer par Adam, cet agent chargé de surveiller la retransmission du téléphone de notre héroïne.
Cependant, et je vous en touchais deux mots lors de mon dernier Sunday’s Books, il m’a manqué un petit quelque chose pour être entièrement et complètement conquise : je vous avoue que, avant d’avoir tourné la dernière page de ce roman, j’étais persuadée qu’il ne s’agissait pas d’un one-shot. Quand j’ai compris qu’il n’en était rien, je n’ai pas pu m’empêcher d’être un poil déçue : la quasi-totalité du roman retrace la course-poursuite qui oppose Mila aux autorités des Îles, et la fin… Est très, très rapide. Pour ne pas dire trop. Un petit « Et c’est tout ? » s’est insidieusement frayé un chemin sous mon crâne, et à quelque peu gâté la fin de ma lecture. J’avais trouvé le background tellement chouette que j’aurais aimé le voir davantage exploité par l’auteur, d’autant qu’il avait la possibilité de faire quelque chose de VRAIMENT sympathique, au vu du dénouement (je ne parle pas de la toute, toute fin, qui m’a semblé un peu en contradiction avec le reste du roman). M’enfin ! 7 secondes me restera tout de même en mémoire pour l’excellent moment qu’il m’a fait passé, malgré ce petit goût de trop peu final 🙂

En bref, une dystopie à la fois originale et prenante, doublée d’une petite touche de thriller qui n’a pas été pour me déplaire. On est embarqué dès les premières lignes dans une course-poursuite haletante, et malgré la fin un peu trop rapide à mon goût, 7 secondes m’aura décidément beaucoup plu. On en redemande !

On en redemande
On en redemande !

In the End, Demitria Lunetta

in-the-end-demitria-lunetta-lumen-editions-annonce

Traduit par Maud Ortalda
Tome 1 : In the After

Se le procurer :
Decitre

L’histoire : Voilà trois mois qu’Amy a fui New Hope pour échapper au diabolique docteur Reynolds. Grâce à l’équipement de Gardienne que lui a fourni Kay et à l’émetteur sonique qui éloigne les créatures, elle survit tant bien que mal dans les étendues désertiques du Texas. Jusqu’au jour où une voix lui parvient à travers l’oreillette qui la relie encore à ses anciens camarades : Baby, restée à New Hope, est en danger.
Amy n’a pas le choix : si elle veut sauver sa sœur d’adoption, il va lui falloir se rendre à Fort Black, là où d’autres survivants se sont rassemblés et vivent selon la loi du plus fort. Dans cette véritable jungle, la jeune fille va tout faire pour retrouver Ken, le frère de Kay, seul capable de l’aider à secourir Baby.

Mon avis : ENFIN ! ENFIN, LA SUITE ! Non mais parce que, franchement, je n’en pouvais plus d’attendre, moi. In the After s’était terminé tellement abruptement ! Tant de stress, tant de pressiiiion… C’en était trop pour moi ! J’ai terminé ma lecture aussi frustrée que si on m’avait mise devant une tarte au citron avec l’interdiction d’y toucher. Alors, quand j’ai eu la très agréable surprise de recevoir In the End… Je n’ai pas boudé mon plaisir : hop, deux-trois lectures obligatoires expédiées, et j’ai ENFIN pu me replonger dans cet univers apocalyptique aux côtés d’Amy. Et même les ruades de Bébé n’ont pas su me détourner de ma lecture…
{SPOILER TOME 1 – BEWARE !}
Trois mois ont passé depuis qu’Amy a fui New Hope en urgence. Pour autant, elle n’a pas rejoint Fort Black comme le lui avait conseillé Kay : elle vit désormais en recluse, se déplaçant le jour grâce à l’émetteur lui permettant de repousser les Floraes, et se terrant la nuit pour éviter d’éventuels groupes de survivants. Jusqu’au jour où, une fois encore, tout bascule : Kay l’informe que Baby est en danger. Reynolds a découvert que sa sœur était étrangement immunisée contre la bactérie responsable de l’invasion des Floraes, et compte bien lui pomper tout le sang nécessaire pour établir un vaccin enfin efficace. Pour autant, Amy ne peut se précipiter à New Hope afin de tirer Baby des griffes de ce savant fou. Non, son seul espoir réside en Ken, le frère de Kay. Ken, envoyé à Fort Black pour y mener lui aussi des expériences. Si Amy est prête à tout pour sauver sa sœur d’adoption, rien ne l’avait préparée à ce qu’elle va vivre dans les murs de cette ancienne prison, où la loi du plus fort est appliquée de la plus cruelle des façons…
Comme In the After, In the End se lit d’une traite, ou presque. L’ambiance est toutefois extrêmement différente : on ne ressent plus le besoin de marcher sur la pointe des pieds, de respirer le plus discrètement possible, de ne pas faire le moindre geste brusque. Pour la simple et bonne raison que, cette fois-ci, les Floraes et leur goût immodéré pour la chair humaine sont le cadet de nos soucis : Amy a bien plus à craindre des humains qui l’entourent. Fort Black est en effet tout le contraire de New Hope : c’est une véritable jungle, où les plus faibles ont toutes les chances d’y passer. Alors que tout est aseptisé, sous contrôle dans la première colonie, que les manœuvres crapuleuses des dirigeants sont soigneusement cachées à la population, l’anarchie la plus complète règne sur Fort Black, où la violence n’est pas seulement tolérée mais carrément encouragée. À partir du moment où Amy y met les pieds, on comprend pourquoi elle s’est si bien appliquée à fuir tous les groupes de survivants qu’elle a pu rencontrer jusqu’ici :  la barbarie semble régir le moindre des rapports humains, dans l’Après. Et d’autant plus à Fort Black, où d’anciens criminels se sont transformés en gardes d’élite…
Une chose m’a profondément marquée dans ce nouvel univers tout aussi hostile que l’Extérieur : la place des femmes. Non qu’elle soit plus enviable du côté de New Hope. Mais là… Ce ne sont que de simples objets. De simples objets à la merci des plus pervers, ayant tout intérêt à être revendiqués pour espérer obtenir la plus élémentaire des protections. On s’en rend compte rapidement : pour espérer sortir de là vivante, Amy va devoir faire plus que montrer ses talents de combattante, même si elle doit pour cela mettre sa fierté de côté. Brrrr… J’en ai encore des sueurs froides : l’atmosphère régnant sur Fort Black est lourde, moite, aigre, aussi désagréable que ces regards qui vous déshabillent en quelques secondes. On a donc qu’une seule envie : qu’elle se tire de là au plus vite.
Une fois encore, Demitria Lunetta fait fort : il n’y a vraiment aucun temps mort dans sa narration. Si vous lisez les deux tomes à la suite, je doute que vous y passiez plus d’une journée ! De nouveau, sa plume se fait extrêmement vive, efficace. En quelques lignes, elle campe avec dextérité atmosphère et personnages, distillant ensuite au gré de son texte mille émotions. Peur, dégoût, espoir, inquiétude, tendresse, fascination, stress… J’ai bien cru devenir folle. Inutile de vous dire que je l’ai lu d’une traite, ou presque.
Et cette fin… C’est marrant, je viens de finir un autre roman (le troisième et dernier tome des 100, pour ne pas le nommer) dont la fin m’a semblé étrangement biaisée. Simple, pour ne pas dire simpliste, comme si l’auteure n’avait pas pu se résoudre à aller jusqu’au bout de son idée. Au contraire, In the End se clôt très… Justement : je ne vois pas d’autre mot. Ce n’est peut-être pas ce que l’on aurait voulu, ce que l’on aurait imaginé pour nos personnages chouchous, peut-être que certains d’entre vous seront gênés par l’aspect relativement ouvert de la chose… Mais, personnellement, je trouve que l’auteure ne pouvait pas mieux clore sa duologie. J’en resterai donc là : Demitria Lunetta m’a amplement convaincue, conquise. Je referme In The End l’esprit un peu ailleurs, un peu moins tourmentée, le cœur un peu plus gros… Et avec l’espoir d’avoir réussi à convaincre certains d’entre vous d’aller faire un tour dans l’Après 🙂

En bref, un second tome encore plus addictif que le premier, où Demitria Lunetta repousse encore les limites de l’horreur. Un roman post-apocalyptique, oui, mais surtout un thriller haletant, un compte à rebours infernal, une vision sans fard d’une humanité plus bestiale que jamais. Ou, plus simplement… Un sacré coup de cœur !

725a8-coupdecoeur2
Coup de cœur !