Transférés, Kate Blair

Traduit par Alexandra Maillard

L’histoire : Dans un futur proche, l’humanité a trouvé le moyen de soigner facilement les malades : transférer les maladies aux criminels, qui sont parqués dans des ghettos à l’écart de la société.
C’est dans ce monde qu’est née Talia Hale. À seize ans, elle est la fille du peut-être futur Premier ministre d’Angleterre. Alors qu’elle est atteinte d’un rhume pour le plus grand dégoût de son entourage, elle va subir son premier Transfert. Mais rien ne va se passer comme prévu et Talia va sauver une petite fille d’une agression. Une petite fille qui vient des ghettos et qui va pousser Talia à découvrir l’envers du décor et l’horreur d’un système déshumanisé.
Talia va désormais tout faire pour empêcher son père d’aggraver la situation des bidonvilles, pour sauver ses nouveaux amis qui y habitent et rectifier une société où la frontière entre bien et mal est plus floue que jamais. Elle devra briser le cocon doré dans lequel elle a grandi et être prête à combattre tout ce en quoi elle a cru.

Mon avis : Une fois n’est pas coutume, la couverture de ce roman n’a absolument pas joué un rôle dans mon choix : je la trouve pour le moins… BOF. Mais le résumé, lui m’attirait : et comme l’habit ne fait pas le moine… Je me suis laissée tenter ! Un choix qui a ravi ma maman : le bouquin étant arrivé à mon ancienne adresse, elle a pu le dévorer avant que je m’y plonge moi-même… Et l’a lu en une petite journée. Un fait de bon augure !
Angleterre, époque non déterminée : l’humanité a fait des progrès incroyables en médecine, allant jusqu’à trouver le moyen de transférer les maladies d’un humain à un autre… Un moyen ayant permis d’éradiquer toute autre forme de sanction judiciaire : vous avez un rhume ? Allez dans un centre de Transfert, celui-ci sera injecté à une personne ayant commis un petit délit. Pratique, non ? D’une simple gastro à une maladie bien plus grave, chaque crime trouve sa réponse judiciaire, condamnant toute personne ayant enfreint la loi à rejoindre l’un des ghettos où se côtoient malades, anciens condamnés, et citoyens trop pauvres pour espérer une vie meilleure. Talia, elle, fait partie de la jeunesse dorée du pays : son père n’est autre que le sénateur Hale, l’homme que beaucoup pressentent pour reprendre la tête du pays lors des prochaines élections. Bien que ce dernier prône des sanctions bien plus radicales que celles en place, Talia n’y trouve rien à redire : après tout, les criminels ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes. Mais quand elle sauve une petite fille par le plus grand des hasards, c’est sa vie entière qui s’en trouve bouleversée : et si ce qu’elle prenait depuis toujours pour acquis se révélait totalement faux ?
Transférés est un roman qui se lit vite et bien : l’action est efficace et prenante, et l’on ne s’étonnera pas de le finir en quelques heures à peine. L’idée de départ est originale, et l’on entre rapidement dans le récit, se laissant porter au gré des chapitres… Mais c’est tout, ou presque : oui, l’idée de départ était intéressante. Oui, l’action est prenante. Mais… Mais Transférés sonne creux, malheureusement pour nous : si l’univers mis en place par l’auteur est original et possède un beau potentiel, il aurait mérité d’être bien plus approfondi, et à tout point de vue : le Transfert, d’abord, et toutes les interrogations qu’il suscite. Les inégalités sociales ensuite, qui sont certes abordées mais… Survolées, comme tout le reste. L’auteure souhaite nous offrir du Young adult à la sauce SF en éclairant le genre sous un œil nouveau mais, malheureusement, elle tombe dans les travers propres à ce type de publication : plutôt que de se concentrer sur le contexte pour nous offrir quelque chose de cohérent, amenant à une véritable réflexion (et il y avait matière !), elle finit peu à peu par laisser une (trop) grande place à une romance qui n’a que peu d’intérêt. Vous allez me dire que je suis dure : je ne suis jamais aussi tranchée en matière de romance. Oui, mais… Là encore, problème : les personnages n’ont aucune substance et ne m’ont, de fait, absolument pas touchée. C’est bien simple : cela fait une petite semaine que je l’ai terminé, et je ne me souviens plus que du nom de l’héroïne. Et ça, avec moi, cela ne passe pas : je peux fermer plus ou moins les yeux sur une intrigue molette et un background peu travaillé. Mais des personnages qui ne sont en réalité que des clichés de ce que l’on retrouve dans la littérature ado, non merci.
La plume, quant à elle, est quelconque : quelques maladresses sont à noter, et ne font que renforcer mon impression d’à-peu-près.
Alors non, Transférés n’est pas mauvais : comme je vous l’ai dit, il se lit vite et bien, et nous passons au final un agréable moment. Mais ce ne sera pour ma part clairement pas la lecture de l’année, et je doute malheureusement de m’en souvenir bien longtemps. Dommage !

En bref, un livre qui se lit vite, mais qui ne nous laissera pas d’impression impérissable en raison de son trop grand nombre de défauts… On passe !

Laborieux !

Forget Tomorrow, Pintip Dunn

Forget tomorrow

Traduit par Diane Durocher

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L’histoire : Imaginez un monde où votre avenir a déjà été fixé… par votre futur moi ! Callie vient d’avoir dix-sept ans et, comme tous ses camarades de classe, attend avec impatience le précieux « souvenir », envoyé par son moi futur, qui l’aidera à se glisser dans la peau de la femme qu’elle est-destinée à devenir. Athlète de haut niveau? Scientifique de renom… Politique de premier plan… Ou, dans le cas de Callie, tueuse. Car dans son rêve, elle se voit assassiner Jessa, sa jeune soeur adorée… qu’elle passe pourtant ses journées à protéger des autorités, car l’enfant a le pouvoir caché de prédire l’avenir proche ! Avant même de comprendre ce qui lui arrive, Callie est arrêtée et internée dans les Limbes – une prison réservée à tous ceux qui sont destinés à enfreindre la loi. Avec l’aide inattendue de Logan, un vieil ami qui a cessé, cinq ans auparavant, de lui parler du jour au lendemain, elle va tenter de déclencher une série d’événements capables d’altérer son destin. Lorsque l’avenir semble tout tracé, le combat est-il perdu d’avance ? Dans la veine de Minority Report, Forget Tomorrow est le premier tome d’une dystopie haletante, dont l’héroïne va devoir trouver un moyen infaillible de protéger sa sœur de la plus grande des menaces : elle-même…

Mon avis : Comment voulez-vous résister aux publications de chez Lumen, quand ils mettent tant d’énergie à nous tenter ? Avec une campagne d’information aussi mystérieuse que séduisante, Forget Tomorrow ne pouvait qu’atterrir dans nos wish-list : cette idée d’inéluctabilité, de futur tout puissant m’a de suite attirée, me paraissant particulièrement intéressante à développer. Je me suis donc lancée dans cette lecture aux côtés de Léa, le cœur battant d’avance la chamade…
Callie va avoir dix-sept ans. Dans quelques heures à peine, elle recevra, comme tous les jeunes de son âge, un souvenir de son moi « futur ». Un souvenir censé la guider dans ses choix, lui montrer la voie qu’elle doit emprunter. Elle espère s’y voir cuisinière de renom, ou du moins heureuse, entourée de sa mère et de sa petite sœur… Mais certainement pas en train de tuer cette dernière. Alors qu’elle sort à peine de ce cauchemar, Callie est menottée et conduite des les Limbes, où atterrissent tous les futurs criminels. Décidée à éviter à tout prix la réalisation de son souvenir, Callie ne peut tout de même pas s’imaginer passer le reste de sa vie enfermée entre quatre murs, où la folie ne tarde pas à devenir aussi proche qu’une vieille amie…
ALORS. Cette lecture ? Haletante, je crois que c’est le mot. Dès que vous vous plongerez dans les premières pages de Forget Tomorrow, vous aurez envie d’en connaitre la suite. Immanquablement. Ce pourquoi je me suis retrouvée à sacrifier une partie de ma nuit, ayant eu la riche idée de le commencer à l’occasion du réveil nocturne de Malo… Tant pis pour les cernes, je n’aurais de toute façon pas pu fermer l’œil. Parce que le fil rouge est quand même SACRÉMENT sympa : alors qu’elle espère assister à une bribe radieuse de son avenir, la voilà s’imaginant tuer l’être qui compte le plus au monde pour elle… Dès lors, elle va tout faire pour éviter cela. Mais une question demeure : les actions qu’elle va entreprendre pour contrer ce destin qui parait inéluctable ne vont-elles pas la conduire JUSTEMENT à accomplir ce qu’elle redoute ? Toute la question est là, et nous voilà embarqués pour plus de 400 pages mêlant action, rebondissements, révélations et… Amour.
Amour un poil transi, entre nous ! Si je n’ai pas entièrement été convaincue par la romance entre nos deux personnages principaux -le tout évolue trop vite à mon goût, surtout quand on connait leur passif… mais passons-, elle aura tout de même eu le mérite de me faire rire un bon coup : c’est que notre Roméo ne manque pas d’imagination quand il s’agit de complimenter sa belle ! Je m’en serais presque étouffée, dites. A en croire certaines réactions, je n’ai d’ailleurs pas été la seule à trouver cela un peu incongru. Qu’à cela ne tienne, cette jolie petite romance comblera les plus fleur-bleue d’entre nous 😉
Pour ma part, j’avoue que j’aurais préféré que le tout soit un peu plus… Dramatique. J’ai trouvé l’ambiance un peu trop légère par rapport au pitch de départ et, si j’ai été emballée par l’intrigue, j’aurais aimé voir mes émotions un peu plus mises à mal. Des pleurs, de la rage, des frissons, que diable ! Alors oui, Miss Dunn, vous gérez le côté prenant. Mais il va falloir donner un peu plus dans l’intense, dans le qui-prend-aux-tripes ! Des personnages un peu plus creusés et une atmosphère plus travaillée, voilà qui rendra votre intrigue parfaite ❤️
Donc. Même si cette dystopie n’est pas exempte de défauts, elle a tout de même le mérite de nous présenter une intrigue assez originale, qui ne nous laisse pas une minute de répit. Il ne manquait pas grand chose pour en faire une lecture vraiment excellente, mais je ne doute pas que le prochain tome fera mieux : Miss Dunn, je compte sur vous !

En bref, un premier tome qui m’aura fait passer un agréable moment, avec une idée de départ qui m’a beaucoup, beaucoup plu. La romance et l’atmosphère un brin trop légère m’ont quelque peu freinée mais, qu’à cela ne tienne : le prochain fera mieux !

On en redemande
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En plus :
La chronique de mon petit Chat ❤️

Silo, Hugh Howey

Silo

Traduit par Yoann Gentric & Laure Manceau

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L’histoire : Dans un futur postapocalyptique indéterminé, une communauté d’hommes et de femmes a organisé sa survie dans un silo souterrain géant. Du monde extérieur, devenu hostile, personne ne sait rien, sinon que l’atmosphère y est désormais irrespirable. Les images de mauvaise qualité relayées par d’antiques caméras, montrant un paysage de ruines et de dévastation balayé de vents violents et de noirs nuages, ne semblent laisser aucune place à l’illusion.
Pourtant, certains continuent d’espérer. Ces individus, dont l’optimisme pourrait s’avérer contagieux, représentent un danger potentiel. Leur punition est simple. Ils se voient accorder cela même à quoi ils aspirent : sortir.

Mon avis : Haaaa, Silo. Silo, Silo, Silo. C’est d’abord la représentante d’Hachette qui m’en a parlé, le présentant comme la réédition d’un des titres les plus prometteurs en matière de dystopie. Et puis, je l’ai aperçu chez Cajou, et j’ai définitivement été ferrée : il me le FALLAIT. J’ai ainsi repoussé certaines de mes lectures les plus pressantes pour m’y plonger… Et la chose ne fut pas aisée. Du tout.
Une terre hostile, ravagée par des vents violents et des nuages toxiques. Au centre de celle-ci, un silo. Un silo de 144 étages, abritant une colonie humaine de quelques milliers d’âmes, avec pour seule connaissance du monde extérieur ce vaste écran affichant toujours la même vue, relayée par des caméras hors d’âge, se couvrant peu à peu d’une poussière compacte. Parmi toutes les règles coercitives visant à maintenir la paix au sein de la ville, une fondamentale : ne jamais, jamais manifester son envie de sortir. Sous peine d’être expulsé, avec juste assez de temps devant soi pour mettre un coup de chiffon sur le capteur des caméras…
… ALLEZ, J’RIGOLE ! Enfin, juste à moitié : le début fut très, très laborieux. Pendant un temps, j’ai même songé à abandonner, dites ! Et pourtant, chose assez paradoxale, je trouvais ma lecture vraiment intéressante. Mais… l’action me paraissait vraiment lente. Lente à se mettre en place, lente à m’imprégner. Pendant… Deux cents pages ou presque, je dirais, j’ai donc trimé. Dur. Mais le potentiel était là, et je ne voulais pas lâcher prise. Et, soudain… Tout s’est débloqué. Et à un point tel que j’ai fini ma lecture à deux heures du matin, si captivée que je n’ai pas vu le temps passer. Pour un retournement de situation, c’en est un !
Il faut dire que, véritablement, Hugh Howey nous offre un récit tout à fait excellent : contrairement aux dystopies que j’ai pu lire jusqu’à présent, qui restaient somme toute assez « ado », Silo va jusqu’au bout des choses : le background est tout à fait maitrisé, creusé à souhait. Les personnages sont parfaitement croqués, dotés d’une matérialité indéniable, et loin d’être manichéens : on en aime certains autant qu’on en déteste d’autres, mais tous sont dotés d’une part d’ombres et de lumière. L’action, plutôt que lente, prend son temps pour se mettre en place, et ne faiblit pas à un seul instant une fois lancée. L’intrigue fourmille de questions et de mystères, de revers et de tournants, qui pousseront le lecteur à se creuser les méninges pour démêler le vrai du faux. Du bon, du très bon, du tout bon !
Nous pénétrons donc dans cette colonie formée au sein d’un immense cylindre en béton, sans savoir comment les choses ont pu dégénérer pour en arriver à ce point. Pour la plupart des habitants, nulle question : la vie suit son cours, uniquement rythmée par les nettoyages occasionnels et les bruits de pas sur l’immense escalier parcourant le silo dans toute sa hauteur. Quant aux autres… A trop poser de questions sur l’extérieur, ils finissent invariablement par s’y retrouver, promis à une mort aussi certaine qu’atroce. C’est ainsi que nous rencontre Holston, shérif en exercice et mari dévasté : sa femme gît maintenant depuis trois ans à l’extérieur du Silo, après avoir fait des découvertes cruciales sur le pouvoir en place. Comme Allison avant lui, Holston va demander à sortir… demande entrainant une réaction en chaine : le temps de l’insurrection est arrivé. Peu à peu, l’ordre bien établi du Silo va se désagréger, le masque des convenances partir en lambeaux : tout comme les personnages principaux, nous comprenons rapidement qu’il y a bien plus à cacher que ce que l’on veut bien nous dévoiler. L’atmosphère du roman devient peu à peu de plus en plus oppressante, crispante : on ne tarde pas à se ronger les sangs, incapables d’envisager la suite du roman. Plusieurs fois, j’ai retenu mon souffle, totalement happée par l’action, incapable de détourner mon regard du destin de ces personnages auxquels je n’avais pas tardé à m’attacher. Après avoir mis une bonne semaine à lire les deux cents premières pages, j’ai lu les deux cents dernières d’une traite, au beau milieu de la nuit, le cœur battant la chamade et l’esprit entièrement tourné vers cette tour de béton et de ferraille. Avec, en refermant mon livre, une seule idée en tête : me procurer la suite 😅

En bref, après un début qui ne laissait pas présager grand chose de bon, j’ai été totalement happée par ma lecture : Hugh Howey nous offre une dystopie de haut vol, aussi bien construite dans le fond que dans la forme. Les amateurs du genre s’y retrouveront sans peine, avec un plaisir d’autant plus grand si les dystopies actuellement en vogue vous paraissent un brin survolées !

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The Revolution of Ivy, Amy Engel

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Traduit par Anaïs Goacolou

Premier tome : The book of Ivy

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L’histoire : Condamnée à l’exil pour ses crimes, Ivy se retrouve seule au-delà de la barrière qui protège les siens d’un monde hostile, dévasté par l’arme atomique des décennies plus tôt. Trahie par sa famille, abandonnée par Bishop, elle doit quitter Westfall et s’enfonce dans la nature sauvage et découvre qu’elle est habitée…

Mon avis : Que je l’attendais, cette suite et fin ! Quelle torture, en tournant les dernières pages du premier tome ! Et quelle épreuve, que ces sept mois passés dans l’expectative, sans savoir ce qu’Amy Engel réservait à notre chère Ivy ! J’avais été totalement séduite par le premier opus, subjuguée par ce roman original et extrêmement prenant. La relation entre Ivy et Bishop m’avait totalement hypnotisée, et j’avais fini ma lecture les larmes aux yeux et le cœur serré. Alors oui, je l’attendais de pied ferme, cette suite ! Dire que je me suis jetée dessus est un doux euphémisme : à peine avait-il franchi le seuil de notre boite aux lettres que je me précipitais dessus, le glissant dans mon sac pour m’accompagner au boulot…
{Si vous n’avez pas lu le premier tome, gare aux SPOILERS !}
Tout a basculé pour Ivy : trahie par les siens, la voilà condamnée à l’exil. Jetée aux portes de Westfall comme la pire des criminelles, elle ne peut -et ne doit- plus compter que sur elle-même pour assurer sa survie. Mais le froid, la disette et les dangers permanents qui la guettent ne sont rien, rien face à la douleur d’avoir perdu Bishop. Ivy est seule, plus seule que jamais… Mais surtout déterminée à s’en sortir, malgré la douleur. Coûte que coûte.
Par où commencer ? Par une évidence, peut-être : ce second opus est riche, très riche. Nous allons de rebondissements en rebondissements, Amy Engel semblant bien décidée à ne pas nous laisser un seul instant de répit. Comme pour le premier tome, l’immersion fut très rapide : quelques pages et HOP ! Nous voilà aux côtés d’Ivy, comme si nous ne l’avions jamais quittée… Et, que j’aime cette petite ! Elle est vraie, entière et intègre. Et va, une nouvelle fois, beaucoup évoluer au fil du tome : les épreuves qu’elle traverse la font grandir, mûrir, la forgent bon gré mal gré, lui redonnant force, courage et envie d’avancer. J’ai été admirative de la pugnacité dont elle faisait preuve, admirative de sa ténacité.
Question intrigue, le roman se déroule selon trois « grandes » étapes. Et, pour bien faire -et ne rien vous spoiler- je ne vous parlerai que de la première : Ivy est seule, brisée, tout juste expulsée de Westfall avec force coups. Je dois bien avouer que, malgré le fait qu’Amy Engel nous embarque rapidement dans son récit, cette première partie m’a laissée un peu sur ma faim : je ne dirais pas que l’on tourne en rond, mais presque. L’action manque un peu de pep’s, et l’on se prend à ronger notre frein : mais que diable va-t-il se passer ? Et bien, croyez-moi, il va s’en passer, des choses… Beaucoup, beaucoup. Un peu trop, d’ailleurs : après une première partie longuette, les deux suivantes m’ont donné l’impression de filer à la vitesse de l’éclair. A peine avais-je compris ce qu’il était en train de se passer que la fin était déjà là, consommée et digérée. Du coup… Non pas que j’ai été frustrée, hein. Mais, oui… The Revolution of Ivy m’a laissé un petit goût de trop peu, si vous voyez ce que je veux dire. Allez, si je dis les choses carrément… Oui, j’ai été un poil déçue. Un tout petit poil, mais quand même. C’est que j’en attendais ÉNORMÉMENT, de ce deuxième opus. Du grand, du tonitruant, de l’énorme. Alors oui, c’est géant, ce que nous offre Amy Engel. Nos sentiments sont encore une fois mis à mal, notre petit cœur peine à suivre le rythme. Maiiiis… Raaah, voilà. J’aurais voulu ne pas voir les heures défiler, en compagnie d’Ivy. J’aurais voulu ne penser à rien d’autre, ne pas me remettre de ce dénouement à la fois dur et inévitable. Voilà tout…
Par contre… Force est de dire que Bishop gagne haut la main la palme du personnage le plus attachant du roman. C’est simple : je suis de nouveau tombée amoureuse de ce jeune homme à la fois torturé et profondément altruiste. On le découvre sous un jour nouveau, et ce n’en est que meilleur : Amy Engel a vraiment fait du beau boulot avec ce personnage. Je le dis et l’affirme haut et fort 🙂
Quoi qu’il en soit, et malgré la légère -légère !- déception que j’ai pu ressentir, The Revolution of Ivy m’aura surtout permis de passer un excellent moment. Et oui ! Amy Engel sait nous surprendre quand il faut, nous tirer des larmes quand on s’y attend le moins, et faire battre notre cœur et celui de ses héros en cadence. Si vous ne connaissez pas encore cette duologie qui a tout pour réussir… Foncez !

En bref, un deuxième tome tout à fait efficace, malgré une légère frustration engendrée par un début un peu longuet, et une fin un brin rapide. En aurais-je voulu davantage ? Bien sûr que oui 😀

On en redemande
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La Rose Blanche, Amy Ewing

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Traduit par Cécile Ardilly

Tome 1 : Le Joyau

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L’histoire : Après que la Duchesse du Lac l’a surprise avec Ash, le compagnon loué pour sa fille, Violet n’a plus le choix : elle doit s’évader du Joyau sous peine d’être exécutée. Accompagnée de sa meilleure amie, Raven, et d’Ash, Violet laisse donc derrière elle cette vie de servitude. Mais personne n’a dit que sortir du Joyau serait une partie de plaisir : à mesure qu’ils traversent les anneaux de la Cité solitaire, les régimentaires les traquent sans pitié, et ce n’est que de justesse qu’ils atteignent le lieu sûr qu’on leur avait promis.
Cependant, la rébellion gronde et Violet s’y retrouve malgré elle en plein coeur. Au côté d’un nouvel allié, Violet va découvrir que ses Augures sont largement plus puissants qu’elle ne l’avait imaginé. Mais aura-t-elle pour autant la force de se dresser contre le Joyau et contre tout ce qu’elle a toujours connu ?

Mon avis : Mais c’est qu’on l’attendait, cette suite ! Après avoir dévoré le premier tome, je peux vous assurer que j’ai rongé mon frein : le cliffangher final m’avait mise à genoux. Quand le deuxième tome a enfin été annoncé, je ne me suis donc pas faite prier : à moi, à moi !
Surprise dans une position tout à fait compromettante avec Ash, Violet n’a plus guère le choix : il lui faut fuir, pour ne pas affronter la violence sans limite de la Duchesse du Lac. Fuir, oui, mais pas seule : il lui faut arracher Ash et Raven de leurs geôliers respectifs. Une fois sortis du Joyau, ils seront libres… Ou presque : pourchassés, traqués à travers les différents cercles de la Cité, ils doivent à tout prix atteindre la Ferme pour espérer s’en sortir vivants. Et, une fois arrivés, commencer à fomenter la rébellion dont ils rêvent tant….
Alors. ALORS. Que dire ? Déjà, une chose : si je me souvenais de l’effet que m’avait fait la lecture du premier tome, j’en avais oublié partiellement oublié l’intrigue. Hum. Les premières pages furent donc un poil hésitantes, le temps que je me replonge dans le bain. Et une fois ma mémoire revenue… Force est de constater que ce second opus m’a bien moins embarquée que le premier, malheureusement. Oh, ne froncez pas les sourcils ! Cette lecture ne fut pas non plus mauvaise. Juste… un peu frustrante. Vous savez ce que c’est : vous vous faites des montagnes sur un livre et, finalement… Ce n’est pas trop ça.
A bien y réfléchir, le vrai problème c’est que… Je me suis ennuyée. J’ai trouvé qu’Amy Ewing tournait en rond, qu’il y avait beaucoup de redites. L’action ne m’a pas vraiment passionnée sur la première partie du livre, et la seconde a peiné à raviver mon intérêt, du moins suffisamment pour que je considère cette lecture autrement que passable. Peut-être est-ce parce que je deviens plus exigeante au fil du temps, mais la plume de l’auteure (ou la traduction ?) m’a également gênée : j’ai trouvé certains passages maladroits, peu gracieux. Au final, ma lecture n’a pas été sans heurts, et je le regrette.
Autre point noir : le personnage de Violet. Est-elle sans cœur, ou bien ? Je pense au passage concernant la petite sœur de Ash. La gamine est QUAND MÊME en train de mourir, et elle s’en tape comme de sa première couche. Limite, il faudrait que Ash soit moins touché, se concentre davantage sur sa jolie petite personne plutôt que sur le destin inexorable de sa sœur. SA SŒUR, QUOI. Enfin.
Malgré tout, La Rose Blanche n’est pas exempte de qualités : le concept des Augures, premièrement. J’ai beaucoup aimé le tour que cela prenait avec ce tome-ci, et j’ai hâte d’en savoir plus, de voir la façon dont tout cela va évoluer dans l’ultime tome. Et puis, il faut bien avouer que, malgré les petits désagréments cités plus haut… On a tout de même du mal à lâcher le bouquin ! Il y a une certaine frénésie qui s’installe, une curiosité bien tenace pour le destin des personnages mis en scène. Qui ne s’arrête évidemment pas une fois la dernière page tournée : une fois encore, Amy Ewing réussit à nous ferrer pour la suite. Joli !

En bref, un deuxième tome moins convaincant que le premier, mais aux implications intéressantes. Espérons que le troisième sera davantage dans la lignée du Joyau !

Un bon moment
Un bon moment

7 secondes, Tom Easton

7 secondes 1

Traduit par Emilie Gourdet

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L’histoire : Partie chercher une vie meilleure dans ce qu’on appelle désormais les Îles, au Nord d’une Europe ravagée par la guerre, Mila est capturée par des agents du gouvernement qui implantent dans sa tête, comme à tous les citoyens du pays, un téléphone destiné à leur transmettre quasiment en temps réel le moindre de ses mouvements. Le hic ? Au cours de l’opération, ils découvrent un autre appareil suspect dans son crâne, un objet qui ressemble beaucoup à une bombe.
Qui a placé cet engin là et pourquoi ? Elle-même l’ignore. Mila n’a plus le choix… Elle doit fuir. Et pour sauver sa vie, c’est peu de dire que le temps lui manque. Afin d’échapper aux soldats d’élite lancés à ses trousses, elle ne dispose que d’un seul minuscule avantage : 7 petites secondes d’avance sur ses poursuivants, pas une de plus ! C’est le temps que mettent les informations saisies par le téléphone à parvenir aux autorités.
Une impitoyable course contre la montre commence, qui pousse peu à peu Mila dans ses retranchements… Contrainte de faire preuve d’une inventivité permanente, elle doit exploiter toutes les failles du système et rivaliser de sang-froid, de réactivité et de ruse pour survivre !

Mon avis :  Aaaah, 7 secondes ! Le nouveau poulain des écuries Lumen n’a pas fini de faire parler de lui, vous pouvez me croire =) Ce roman mêlant thriller et anticipation est tout simplement terriblement efficace : une fois commencé, bien insensible sera celui qui réussira à le poser de bon gré !
Mila vient de l’E. L’E., une terre ravagée par la guerre et la famine, terre hostile et n’offrant aucune perspective d’avenir pour ses habitants. Décidée à s’en sortir, Mila saisit au vol l’opportunité de laisser misère et pénurie pour partir vers les Îles, havre de paix où l’on ne manque de rien, sauf d’intimité : chaque habitant y possède un téléphone, sorte d’appareil directement implanté dans le cerveau et permettant de visionner la vie de n’importe qui en temps réel. Mais n’entre pas dans les Îles qui veut : les migrants sont bien souvent reconduits sans cérémonie à la frontière, parfois même emmenés dans des camps de travail aux conditions de vie effroyables. C’est pourquoi, quand la jeune fille est capturée, elle s’attend à tout sauf à recevoir, elle aussi, un téléphone. Pendant quelques minutes, Mila pense avoir réussi. Jusqu’à ce que les médecins découvrent un étrange objet au cœur de son cerveau : une bombe, autre chose ? Pas question de prendre le moindre risque, la jeune fille doit être neutralisée. Mais celle-ci parvient à s’enfuir… Son seul avantage, alors même que toutes les forces armées du pays sont à ses trousses ? Sept précieuses petites secondes d’avance sur ses poursuivants, sept secondes de latence pour la retransmission en temps réel de son téléphone…
La force de ce roman ? Son intrigue menée tambour battant, évidemment ! A partir du moment où Mila pose le pied dehors, traquée comme un animal sauvage, sans cesse menacée d’être acculée par des hommes qui ne souhaitent qu’une chose, la voir morte, on calque notre rythme cardiaque sur le sien : autant vous dire qu’il ne tarde pas à s’emballer ‘_’ Je n’ai malheureusement pas pu m’y plonger comme je le souhaitais, et j’en ai été fort frustrée, vous pouvez me croire : les éditions Lumen nous offrent une nouvelle fois un roman que l’on aimerait pouvoir dévorer d’une traite. A chaque fois que je me voyais contrainte de différer ma lecture, je ne pouvais empêcher mon esprit de vagabonder aux côté de Mila, de me demander si elle allait finalement s’en sortir. On s’attache de suite à cette jeune fille qui en a bien trop vu pour son âge, et qui reste malgré tout doté d’une fureur de vivre qui force l’admiration : farouche, déterminé et définitivement bien plus dangereuse que sa frêle apparence ne le laisse penser, elle saura en surprendre plus d’un… À commencer par Adam, cet agent chargé de surveiller la retransmission du téléphone de notre héroïne.
Cependant, et je vous en touchais deux mots lors de mon dernier Sunday’s Books, il m’a manqué un petit quelque chose pour être entièrement et complètement conquise : je vous avoue que, avant d’avoir tourné la dernière page de ce roman, j’étais persuadée qu’il ne s’agissait pas d’un one-shot. Quand j’ai compris qu’il n’en était rien, je n’ai pas pu m’empêcher d’être un poil déçue : la quasi-totalité du roman retrace la course-poursuite qui oppose Mila aux autorités des Îles, et la fin… Est très, très rapide. Pour ne pas dire trop. Un petit « Et c’est tout ? » s’est insidieusement frayé un chemin sous mon crâne, et à quelque peu gâté la fin de ma lecture. J’avais trouvé le background tellement chouette que j’aurais aimé le voir davantage exploité par l’auteur, d’autant qu’il avait la possibilité de faire quelque chose de VRAIMENT sympathique, au vu du dénouement (je ne parle pas de la toute, toute fin, qui m’a semblé un peu en contradiction avec le reste du roman). M’enfin ! 7 secondes me restera tout de même en mémoire pour l’excellent moment qu’il m’a fait passé, malgré ce petit goût de trop peu final 🙂

En bref, une dystopie à la fois originale et prenante, doublée d’une petite touche de thriller qui n’a pas été pour me déplaire. On est embarqué dès les premières lignes dans une course-poursuite haletante, et malgré la fin un peu trop rapide à mon goût, 7 secondes m’aura décidément beaucoup plu. On en redemande !

On en redemande
On en redemande !

The book of Ivy, Amy Engel

The book of Ivy

Traduit par Anaïs Goacolou

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{Un grand merci aux éditions Lumen et à Emily pour m’avoir permis de découvrir cet ouvrage}

L’histoire : Voilà cinquante ans qu’une guerre nucléaire a décimé la population mondiale. Un groupe de survivants d’une dizaine de milliers de personnes a fini par se former, et ce qui reste des Etats-Unis d’Amérique s’est choisi un président. Mais des deux familles qui se sont affrontées pour obtenir le pouvoir, la mienne a perdu. Aujourd’hui, les fils et les filles des adversaires d’autrefois sont contraints de s’épouser, chaque année, lors d’une cérémonie censée assurer l’unité du peuple.
J’ai seize ans cette année, et mon tour est venu. Je m’appelle Ivy Westfall, et je n’ai qu’une seule et unique mission dans la vie : tuer le garçon qu’on me destine, Bishop, le fils du président. Depuis ma plus tendre enfance, je me prépare pour ce moment. Peu importent mes sentiments, mes désirs, mes doutes. Les espoirs de toute une communauté reposent sur moi. Le temps de la rébellion approche…
Bishop doit mourir. Et je serai celle qui le tuera. Née pour trahir et faite pour tuer… Sera-t-elle à la hauteur ?

Mon avis : ENCORE UN LUMEN ?! Eh oui, encore un. Mais pas n’importe lequel, je vous prie : The Book of Ivy fut en effet la cerise sur le gâteau d’une opération de communication massive, et surtout… tout bonnement géniale. Après nous avoir fait baver des jours et des jours durant à coups de mails tous plus intrigants les uns que les autres, de mystérieux courriers et j’en passe… Ces petits farceurs nous ont enfin dévoilé le mystérieux roman se cachant derrière tout cela. Allait-il être à la hauteur, ou tous ces efforts avaient-ils été déployés en vain ? Grande curieuse que je suis, je n’ai pas tardé à m’y plonger…
Pour y découvrir bien plus qu’un simple roman young-adult. Si le cadre ne change pas fondamentalement (un futur où l’humanité est au bord du précipice, une autorité quasi-dictatoriale instaurée pour garantir la sécurité des survivants et faire renaitre les hommes de leurs cendres, une ville centrée sur elle-même et coupée du monde extérieur par une barrière infranchissable…), deux « choses » distinguent pour moi ce petit bijou de ce que l’on peut habituellement lire en matière de YA : premièrement, ces mariages « arrangés » pour maintenir la cohésion sociale – les fils des perdants avec les filles des gagnants (le groupe de survivants s’étant divisé pour obtenir le pouvoir et la gouvernance de la nouvelle cité), et inversement. J’ai trouvé ça carrément malin, et surtout très bien exploité (vous imaginez un peu les difficultés qui en découlent ?). À la base du roman, donc, Ivy, jeune fille de 16 ans issue de la famille des grands perdants, ainsi contrainte de se marier avec le fils du président actuel, Bishop. Mais ce qui m’a plu, surtout, c’est le fait que ce petit roman ne se cantonne pas aux frontières de la dystopie. Non, c’est aussi une histoire d’amour dramatique et torturée (et vous savez combien j’aime ça), un roman particulièrement noir jouant sur la psychologie des personnages, avec une cruauté indéniable. Car, vous l’aurez compris en lisant le résumé, Ivy n’a d’autre but que de tuer Bishop. Complètement sous la coupe de son père et de sa sœur, elle ne vit que pour cela. Et si elle est bien déterminée à ne pas flancher, mettre en branle ses résolutions n’a rien d’évident. Surtout quand le garçon que l’on vous a appris à haïr se révèle très différent de ce que l’on imaginait…
L’action est menée tambour battant, l’auteure ne nous laissant que peu de répit : on comprend dès les premières pages que tout cela finira forcément mal. Pour Ivy, pour Bishop… Ou les deux. Mais le plus cruel, là-dedans, c’est plus on sent la catastrophe arriver, plus on s’attache à nos deux amoureux maudits. Vous parlez d’une injustice ! J’avais peur qu’Amy Engel fausse le jeu en choisissant une porte de sortie convenue et attendue, mais… Heureusement (ou non, je n’ai pas encore décidé), ce n’est pas le cas : la fin du roman m’a laissée abasourdie, sous le choc, en larmes, bien décidée à faire le voyage Outre-Atlantique pour menacer l’auteure des pires représailles si elle ne m’offrait pas la suite immédiatement. Faute de pouvoir mener à bien ce plan diabolique, j’ai préféré me terrer sous la couette en attendant que le chagrin passe.
Tout aurait été plus simple si Ivy et Bishop étaient moins… Moins… Moins tout. Dès le début, je me suis sentie proche d’Ivy, cette jeune fille complètement endoctrinée par sa famille, profondément seule et, il faut le dire, un peu perdue. A seize ans, et avec un tel destin… Je n’aurais clairement pas été mieux. C’est sans doute le personnage qui évolue le plus au cours de ce premier tome, apprenant au fil du texte à se démarquer des opinions familiales, devenant plus forte de jour en jour. Et Bishop, Bishop… Si seulement il avait pu se montrer un poil détestable ! Rien qu’un peu, pour rendre les choses plus faciles… Et bien moins séduisantes, il faut l’avouer :/
Donc, The Book of Ivy m’a beaucoup plu. Mieux : il m’a captivée. A un point tel que je vais vous dire une chose : si ce roman vous fait un tant soit peu envie, foncez. Foncez, sans un regard en arrière, saisissez-le et prenez quelques heures de votre temps pour le dévorer. Laissez-vous envahir par cette intrigue à la fois irrésistible et angoissante, laissez-vous charmer par Bishop, laissez Ivy se faufiler dans votre cœur. Laissez, une fois encore,  ce que les éditions Lumen savent faire de mieux : marquer votre vie de lecteur avec un petit bijou délectable. Voilà.

On en redemande
On en redemande !