Un dimanche aux Imaginales… Et une fête des mères livresque !

Mes petits marcassins,

BONJOUR ! Me voici de retour après une petite semaine de vacances imprévue : j’avais manifestement besoin de faire une petite pause ! Il faut dire que le week-end dernier fut particulièrement riche en émotions… Et en rebondissements !
Vous le savez sans doute, Les Imaginales sont LE festival que j’aime par dessus tout, celui où j’aime particulièrement me rendre, en raison de son ambiance si particulière et de l’accessibilité des auteurs qui y sont invités. Avec Chéri, nous y sommes ainsi allés deux fois déjà, et à chaque fois, ce fut… FIOU. Bref ! Cette année, malheureusement, il n’était pas vraiment pour nous question d’y aller : pas de vacances, manque de moyens… Autant de raisons qui m’avaient poussée à faire une croix sur l’édition 2017. Mais… MAIS ! C’était sans compter sur le Chéri. Le Chéri, ou cet homme qui exècre les espaces clos et bondés, et qui a, pourtant…. Décidé de me faire la surprise et d’embarquer femme et fils le samedi soir pour une petite virée dans les Vosges *_*
Nous sommes donc partis dès mon retour du boulot… pour un voyage assez folklorique : après une nuit plutôt agitée à Besançon (disons que Malo aime particulièrement son petit confort), nous repartons pour deux bonnes heures de route. Après avoir massacré Jean-Jacques Goldman pour maintenir Boubou dans une relative tranquillité, nous touchons enfin au but : pour la troisième année, nous voici en train de fouler le parc d’Épinal, et… Je ne tiens plus en place : 24h plus tôt, j’étais encore persuadée de ne pas y aller, et m’y voici ! Et cette année, ils ont fait les choses en grand : le parc est plus rempli que jamais, de nouveaux bâtiments sont apparus au détour des chemins, et nous en prenons plein les yeux. Malo est tout fou, et ne souhaite qu’une chose : courir absolument PARTOUT.

Par miracle, nous réussissons plus ou moins à canaliser l’enfant, le temps d’aller flâner dans la bulle du livre : à partir de ce moment, je dois bien dire que mes souvenirs sont assez flous x) Entre les auteurs et les copines, autant vous dire que j’étais à la fête ! Alors, en vrac : Christel, Bea, Dawn, Maia, Ellen, Erell, Aurélie, Pascal, Sia, Johanne, Angélique... Quel plaisir de vous revoir, le temps de papoter un instant ou davantage ! Les photos s’enchainent, les câlins et les sourires aussi : j’en oublierais presque mon petit monstre de Boubou ! Finalement, nous quittons ce joli monde pour aller à la rencontre des auteurs présents (je crois bien que l’idée d’assister à une conférence nous a effleuré l’esprit une ou deux fois, avant de devoir courir derrière Malo pour ne pas le voir plonger dans la Moselle)(cet enfant a un sérieux problème avec l’eau, j’en ai bien peur). Et… Comme chaque année, ils sont tellement, tellement accueillants, que l’on aurait envie de prendre un café avec chacun d’eux ! Entre un coucou à un Grégory Da Rosa adorable, une bonne discussion avec un Jean-Laurent Del Socorro passionné et passionnant, une visite à un Adrien Tomas fascinant, une rencontre enrichissante avec Stéphane Prybylski, une discussion bourrée de tentations avec Danielle Martinigol et une embrassade avec un Gabriel Katz toujours aussi bon en dessins, autant vous dire que ma jauge d’émotivité était à son paroxysme. Elle a bien failli déborder, d’ailleurs, quand Malo s’est mis en devoir de faire une jolie petite crise devant un Fabien Cerutti éberlué : cet enfant, avec sa joli tête blonde, peut décidément déployer des trésors d’inventivité pour nous faire payer sa fatigue x) Il me faut également remercier les équipes des Indés de l’imaginaire et du Bélial, toujours aussi accueillantes d’année en année !
Bien que nous ayons prévu de partir vers 20h, la fatigue du Bout et nos nerfs quelque peu usés (j’ai tout de même réussi à casser mon téléphone, ahem), nous poussent à décoller vers 16h. Pour arriver chez nous, éreintés et tendus, après SEPT HEURES de trajet : entre les routes fermées et les mauvais choix, ce trajet de retour fut un vrai calvaire, Malo étant beaucoup trop fatigué pour supporter de rester coincé aussi longtemps dans son petit siège. J’avoue que l’on s’en est pas mal voulu de lui avoir infligé cela, même s’il y eut pléthore de bons moments et que c’est eux, finalement, que l’on retiendra ‘_’ L’attention de Chéri était juste MÉGA touchante, et je ne le remercierai jamais assez de m’avoir offert cette petite parenthèse ❤️

Une parenthèse qui s’est poursuivie hier, de la meilleure des façons : après une journée au centre aquatique à voir Malo patauger avec délice (il n’était pas le seul, ceci dit : si je n’étais pas libraire, je serais sans doute maitre-nageur), j’ai eu droit au plus beau cadeau de fête des mères : une PAL s’agrandissant encore un peu plus ❤️ Ne sont-ils pas merveilleux ?

Me revoici donc gonflée à bloc et en pleine forme, la tête pleine de ces belles lectures qui m’attendent ❤️ Peut-être devrais-je prendre quelques semaines supplémentaires (sans bosser, cette fois), pour lire tout ça ? 😛

À très vite mes petits, je vous envoie du Love ❤️

Brandon Sanderson : L’Interview !

Mes petits Marcassins… BONJOUR !

En octobre dernier (la honte… C’était il y a tellement longtemps !) m’était offerte la chance unique de rencontrer MON auteur favori DE TOUS LES TEMPS, ainsi ai-je nommé… BRANDON SANDERSON. Pensez donc : quand les deux adorables attachées de presse du Livre de Poche m’ont contactée dans ce sens, mon sang n’a fait qu’un tour : peu importe le boulot, les galères de transport et de logement, J’IRAI. J’IRAI, quoi qu’il en coûte ! Le dimanche 25, me voici donc dans l’avion direction Paris (et le pincement au cœur en laissant le Boubou, on en parle ?), afin d’y passer la nuit chez ma sœur chérie… Avant le grand moment, le 26 au matin. Après une nuit agitée, me voici donc fin prête, le cœur battant la chamade et la démarche sautillante : est-ce vraiment réel ? Vais-je vraiment rencontrer l’auteur que je vénère depuis maintenant six ans ? Je cours, vole, fuse vers le lieu de rendez-vous, arrive un brin essoufflée, la joue rosie d’excitation, attends quelques instants… Et vois arriver Sophie, sans qui rien n’aurait été possible. Je la suis, intimidée (quand même !) quand, soudain… LE VOILÀ. En chair et en os, le vrai, l’unique…

BRANDON SANDERSON !

Je vous passe les balbutiements et la petite larme de joie, pour en venir au fait : que nous sommes-nous dit, durant les trente minutes qui ont suivi ?

Bouch’ : Bonjour Brandon ! Alors, je me présente : je m’appelle Adeline, j’ai 25 ans, je suis maman d’un petit garçon, et je tiens depuis presque cinq ans un blog centré sur mes lectures, majoritairement issues des littératures de l’imaginaire… J’ai découvert vos romans il y a plusieurs années, et je dois dire que ça a été le coup de foudre : il n’y en a pas un que je n’ai pas lu, pas un que je n’ai pas aimé ! En attendant les prochains, je les relis avec mon petit bout : je ne sais pas s’il comprend ce que je lui lis {Rires}, mais on passe de super moments grâce à vous !

Brandon Sanderson : Mes enfants n’ont pas encore lu mes livres… J’ai trois garçons, et je crois qu’ils comprennent pas encore que je suis écrivain. Ils imaginent que c’est ce que tout le monde fait ! Ils ont même commencé à écrire leurs propres livres : mon petit de six ans m’a dit la semaine dernière « Je vais devoir écrire un livre pour le vendre, parce que c’est comme ça que nous gagnons notre argent ! » {Rires} Et il a écrit un livre sur minecraft, qu’il voulait publier ! Voilà comment il perçoit ce que je fais, c’est assez amusant {Rires}.

Bouch’ : Parlons sérieusement ! Vous êtes considéré comme l’un des meilleurs auteurs de fantasy dans le monde entier… Est-ce un rôle facile à assumer ? Plutôt stressant ?

Brandon Sanderson : C’est… Effrayant. Très effrayant. Ma passion pour ce genre a grandi avec moi. J’étais… perdu dans la vie, je ne savais pas quoi faire…. Et j’ai découvert la fantasy. Et, à travers elle, mon foyer ! J’ai passé les quinze années suivantes à apprendre comment faire la même chose, et maintenant… Maintenant, mes livres sont sur les étagères, et c’est… Tellement bizarre ! C’est toujours dur pour moi de réaliser que cela a marché, parce que out le monde s’acharne à te répéter que ça NE VA PAS marcher. Et qu’en fait… Ça marche ! C’est donc particulièrement effrayant… Mais aussi très gratifiant ! Beaucoup de gens me demandent quelles sont mes motivations, et la plus grande d’entre elles est certainement de prendre ce qui m’a été donné et de faire du bon boulot avec ça. Beaucoup d’auteurs voudraient être à ma place, je l’ai moi même voulu durant tant d’années… Je veux faire mon maximum.

Bouch’ : C’est un succès, qu’on se le dise ! {Rires} Mais du coup, quelles sont vos références littéraires ?

BS : Hum… Le livre qui m’a poussé à écrire de la fantasy est Fendragon de Barbara Hambly (Dragonsbane en VO – lecture à venir sur le blog !). Il n’est pas très connu, mais il reste mon livre favori. Je dois également beaucoup à Anne McCaffrey, {…} que j’ai énormément étudiée. Et côté classiques… Je ne dis pas ça parce que je suis en France {rires} ! J’aime beaucoup Victor Hugo, notamment pour ses personnages à la fois héroïques et très crédibles. Beaucoup de romans fantasy mettent en scène des personnages vraiment très noirs et… Je trouve ça vraiment intéressant, mais je préfère imaginer des héros foncièrement bons, mais prenant parfois de mauvaises décisions. Victor Hugo avait capturé ça, et cela m’a beaucoup inspiré.

Bouch’ : Et, le dernier livre que vous avez lu… ?

BS : En fait, j’en ai lu deux : City of Stairs de Robert Jackson et Ghost Talkers de Mary Robinette Kowal. Malheureusement, aucun n’est encore traduit en français…

Bouch’ : Question indiscrète, maintenant ! Vos livres sont toujours bourrés de détails, à un point parfois hallucinant… Comment faites-vous pour vous y retrouver ?

BS : En fait , j’oublie énormément, pour le premier jet ! Mais c’est normal pour un auteur {Rires} J’utilise actuellement un wiki, qui ne se trouve que sur mon ordinateur et celui de mon assistante. C’est extrêmement précieux ! J’organise et peaufine mes idées grâce à cela, et tous les détails de tous mes romans y sont référencés. La travail entier de mon assistante consiste d’ailleurs à s’assurer que je n’ai pas oublié un détail crucial… Elle lit mon manuscrit, le compare à mes précédents romans et me signale les points qui ne vont pas.

Bouch’ : Un wiki et une assistante, c’est super pratique en effet ! Mais je dois vous avouer… que j’ai souvent eu envie de venir jusque chez vous pour réclamer la suite des Archives de Roshar. Certains fans mettent-ils ce genre de menaces à exécution ?

BS : Cela n’arrive pas très souvent, à dire vrai ! J’ai eu un groupe de jeunes qui est venus devant chez moi, déguisés en hommes du pont. Ils en avaient même construit un ! Ils sont venus sonner chez moi, et se sont mis à chanter. C’était vraiment chouette 🙂 On a des photos !

Bouch’ : Vous êtes un auteur très prolifique (MERCI), et semblez pouvoir passer d’un univers à un autre sans difficulté… Comment faites-vous pour passer d’une histoire très noire, à un récit plus léger ?

BS : Ma méthode… Quand je finis un livre, j’ai besoin de faire quelque chose de VRAIMENT différent. J’ai besoin de changer, de faire quelque chose de totalement neuf. Par exemple, j’ai écrit Alcatraz en même temps que les Fils-des-brumes… J’ai besoin de me renouveler en plongeant dans quelque chose de radicalement différent. Fils-des-brumes et Les Archives de Roshar sont mes deux grands projets, et mes autres romans m’ont permis de me ressourcer.

Bouch’ : Quand on imagine l’investissement nécessaire… On peut le comprendre ! Et parmi tous vos livres… Y-en a t-il un qui vous a rendu plus fier, auquel vous êtes plus attaché ?

BS : Non… Non pas vraiment ! Le plus difficile, si je puis dire, est la fin de La Roue du temps de Robert Jordan. C’est un challenge extrêmement stimulant ! Reprendre le travail d’un autre auteur et réussir à créer une vraie continuité… Mais je ne peux pas dire que j’en préfère un par rapport aux autres, ce serait comme dire que je préfère un de mes enfants {Rires} ! Au fond, ce sont tous mes enfants.

Bouch’ : Justement, en parlant de La Roue du temps : votre style et celui de Robert Jordan sont vraiment très différents, comment faites-vous pour réussir à donner une cohérence à tout cela, à offrir une véritable continuité à la série ?

BS : Il faut avouer que c’est assez technique. J’ai essayé de reprendre sa voix… Et j’ai échoué. Cela relevait beaucoup plus de la caricature qu’autre chose. J’ai donc essayé de reprendre ses personnages en leur donnant vie à travers mon propre style et là… Le résultat était bien meilleur. Mais je dois quand même dire aux fans qu’il faut comprendre  que je ne suis pas là pour essayer de copier Robert Jordan. La comparaison que j’utilise régulièrement serait celle du réalisateur de film. Il aura forcément sa propre vision de ce que doit donner la production. Regardez avec Harry Potter ! Les réalisateurs ont changé, et même si l’essence du film reste la même, on sent une véritable différence.

Bouch’ : Ils seront compréhensifs, j’en suis certaine ! C’est un projet qui vous a d’ailleurs permis d’élargir encore davantage votre lectorat… Mais aux rares lecteurs ne vous connaissant pas, par lequel de vos livres conseilleriez-vous d’entamer votre bibliographie ?

BS : L’Âme de l’empereur ! Il est court, c’est un one-shot, un peu plus littéraire, poétique que certains autres… Surtout pour quelqu’un ne lisant que peu de fantasy. Pour quelqu’un connaissant davantage le genre, je conseillerais l’Empire ultime, le premier tome de la trilogie Fils-des-Brumes, parce que la fin est déjà là. Si je pense que les Archives de Roshar constituent mon meilleur travail, les romans sont surtout très longs, et font partie d’un cycle encore plus long… Ce ne serait peut-être pas le choix le plus judicieux.

Bouch’ : On voit d’ailleurs l’évolution de votre talent d’écrivain au fil de vos romans : entre Elantris, parfois un peu maladroit, et La voie des rois, qui reste LE livre le plus abouti que j’ai pu lire jusqu’à présent, on sent que vous avez fait un chemin incroyable ! A chaque fois que je me plonge dans un de vos romans, j’en oublie jusqu’à mon mari et mon fils… Mon mari n’était d’ailleurs pas vraiment ravi que je passe notre lune de miel en compagnie d’Elantris ^_^

BS : Vous savez… Ma femme est professeur de littérature. Durant notre lune de miel… Je lisais, elle lisait, ça collait super bien {Rires} Pour en revenir aux Archives de Roshar, c’est la série que je voulait écrire étant plus jeune, mais je n’avais pas le bagage suffisant pour le faire… Ce n’est que récemment que je m’en suis senti capable. J’ai essayé d’en écrire une première version en 2003, ça n’a pas marché. Je n’étais pas encore assez bon !  Il a fallu que j’écrive, que je travaille énormément sur Fils-des-brumes et sur La Roue du temps, pour acquérir l’expérience nécessaire…

Bouch’ : On remarque également que vos romans ont souvent une dimension politique… Vous inspirez-vous de notre monde actuel ?

BS : Oui, définitivement. Je suis passionné de politique et de religion, j’aime comprendre la façon dont les gens perçoivent notre monde… Mais je reste un écrivain : mon boulot n’est pas forcément d’apporter des réponses, mais plutôt de soulever des questions. J’aime avoir des personnages capables d’avoir une véritable réflexion sur tous ces sujets… C’est ensuite au lecteur d’en tirer les conclusions qu’il souhaite, sa charge de se faire son propre avis. Mais oui, effectivement, tout ce qu’il se passe dans notre société est extrêmement inspirant.

Bouch’ : Et cette réflexion transcende d’ailleurs vos romans, nous poussant à nous interroger bien que notre lecture soit terminée… Vos romans ont ce petit je-ne-sais-quoi qui nous les fait rester en tête bien après qu’on les ait terminé. Pour ma part, je sais quand je commence un de vos livres, je ne vais plus rien lire après, pendant une, deux, trois semaines. Le temps de digérer tout ça, d’être capable de passer à autre chose…

BS : Et pourtant, il y a tellement de bons livres à lire ! Quand on est auteur comme moi, tous nos amis -ou presque- sont eux-mêmes écrivains. Et l’on se doit de rester à jour, même si ce n’est pas toujours simple… {Rires}

Bouch’ : Et avec tous ces livres qui sont publiés chaque année, justement, comment arrivez-vous à faire constamment dans l’originalité ?

BS : Je lis énormément, j’essaye d’écrire les livres que je voudrais lire, mais que personne n’a encore mis sur papier. Comme avec Cœur d’acier ! On voit énormément de récits sur des gens ordinaires acquérant des super-pouvoirs, mais on ne parle pas de ceux qui tournent mal… Voilà ce que je me suis dit : « Personne n’a écrit là dessus ? Mais pourquoi ? Et bien, moi je vais le faire ! » Et ça marche généralement comme ça : tout ce que j’écris est en réaction à ce que je vois, ce que je constate…

Bouch’ : Et, finalement… Vous écrivez les livres que nous aussi, nous souhaitons lire ! Alors merci, merci pour tout, et restez tel que vous êtes : aussi généreux en vrai que dans vos romans 🙂

Vous pensez bien que, durant cette heure incroyable, j’étais totalement hypnotisée par les mots de cet homme hors du commun. J’étais venue rencontrer mon auteur chouchou, et c’est finalement un érudit que j’ai trouvé, aussi passionnant que gentil, abordable et proche de ses lecteurs. Une rencontre totalement inoubliable, donc, mais aussi marquée par la gentillesse de nos deux hôtesses : je ne les remercierai jamais assez de m’avoir offert une chance aussi unique ❤️ Et c’est d’ailleurs grâce à elle que je peux aujourd’hui vous offrir…

 

Le concours aura lieu du 8 au 14 février 23h59, et est ouvert à la France, la Suisse et la Belgique 🙂 Pour participer, rien de plus simple : m’envoyer un mail à l’adresse leslecturesdebouch@gmail.com, avec en objet {CONCOURS SANDERSON}. Me préciser ensuite pour quel(s) lot(s) vous souhaitez participer (vous ne pourrez être sélectionné que pour un lot), avec vos liens de partage s’il y a lieu. Un petit mot gentil ne serait bien évidemment pas de refus 🙂

J’espère que vous serez nombreux à participer… ET JE VOUS ENVOIE DU LOVE !

Salon du livre de Paris : édition 2015

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Bonjour mes chatons !

Bien que le salon soit passé depuis maintenant un bon moment, je voulais revenir sur cette journée un peu particulière et vous en toucher deux mots : c’est que cette édition fut particulièrement riche en rencontres ♥

En soi, le salon du livre de Paris n’est pas le salon que je préfère : il y a toujours une foule monstre venue pour les têtes d’affiches (et bonjour les encombrements dans les allées que ça occasionne), la littérature contemporaine est sur-représentée par rapport aux autres genres, et il est juste impossible de tomber sur LA pépite, puisque celle-ci est sans doute noyée dans l’intégralité des publications que l’éditeur aura jugé bon de ramener. Pour toutes ces raisons, cela faisait deux ou trois ans que je n’y étais pas allée. Mais cette année… J’ai décidé de lui redonner une chance. Deux raisons majeures à cela : la perspective de rencontrer bon nombre de copines blogueuses (♥), mais aussi l’invitation à un petit déjeuner en compagnie d’Andrea Cremer, auteure du Secret de l’Inventeur. Comment y résister ?

Samedi matin – 8h00

Après avoir secoué Jojo pendant une bonne demi-heure pour qu’il daigne ouvrir un œil, nous descendons prendre des forces. Fromage blanc-chocolat-céréales pour lui, pain-beurre-confiture pour moi. La journée sera dure, longue, éprouvante pour nos nerfs… Un bon petit déjeuner s’impose.

Samedi matin – 9h45

Après trois quarts d’heure de route, nous voilà arrivés. Voiture garée, sacs récupérés, je me mets en quête de l’Hôtel Mercure où doit se dérouler la rencontre avec Andrea Cremer. Avant de se quitter, Jo me redemande ce que je vais faire pendant l’heure suivante : « Mais je t’ai diiiit, c’est un petit déjeuner organisé par Lumen, avec une de leur auteure phare ! » – « Un petit déjeuner ? Mais pourquoi t’as mangé ce matin, alors ? » – « … »
Décidément, il a le chic pour mettre le doigt où ça fait mal, celui-là. J’avoue, j’avais complètement occulté cette partie. Bon, et puis, petit-déjeuner… Peut-être qu’ils ont un peu exagéré ? Une ou deux briochettes, du café, et on s’arrête là ?

Samedi matin – 10h (et des brouettes)

Après avoir retrouvé Flora et Emily dans le hall d’entrée (♥), nous montons rejoindre les autres invitées. Une porte s’ouvre, et… MANQUÉ ! Par petit-déjeuner, Emily entendait bien « petit-déjeuner ». Ou plutôt « petit-déjeuner-pantagruélique-qui-vous-calera-jusqu’à-ce-soir ». Voyez plutôt :

petit dejeuner

Et encore, on ne voit ni les baguettes de pain, ni les jus, ni les pains au chocolat, ni… Bref, vous avez compris. S’en suit une heure de discussion à bâtons rompus avec une auteure fort sympathique (et c’est un euphémisme ! Si j’avais osé, je l’aurais serrée dans mes bras), les questions s’enchainant d’abord avec hésitation puis sans aucun répit. Les minutes passent sans qu’on le remarque, et voici déjà venu le temps de mettre un terme à cette très agréable rencontre, que l’on aurait bien aimé voir se prolonger encore un peu. Enfin… Ça dépend qui ! Jojo, lui, n’en peut plus d’attendre : cela fait une demi-heure qu’il poireaute devant l’hôtel, les mains glacées et la barbe au vent. Impossible d’ignorer son soulagement quand il nous voit enfin sortir : l’heure d’aller se mettre au chaud est venue ^_^
Quoi qu’il en soit, et avant de passer à la suite, je tiens vraiment à remercier l’équipe Lumen pour ce moment extrêmement chaleureux qu’ils nous ont gracieusement offert. La journée a débuté en douceur, et j’ai vraiment été ravie de retrouver les copines autour de cette table bien garnie, tout en écoutant une auteure passionnante nous parler de son roman. Une matinée vraiment excellente ♥

Rencontre

Samedi après-midi – en vrac

Après avoir poireauté un bon moment à l’entrée du salon le temps d’acheter nos places, nous filons nous acheter à manger. L’heure du rendez-vous avec les Serial Blogueurs est déjà là ! Manque de bol, nous finissons par déjeuner en tête à tête, Chéri et moi : impossible de mettre la main sur les copines (je vous ai dit que, pour retrouver quelqu’un, c’était mission impossible dans ce salon ?). Qu’à cela ne tienne, elles seront sûrement au rendez-vous de 15h, pour la dédicace de notre chère Cindy ♥
Nous déambulons donc, sandwich à la main, Jo tentant vainement de rester serein malgré la foule compacte qui nous entoure (et qui risque, à son avis, de me filer un coup de coude dans le bidou à tout moment). Il faut dire que l’on a trouvé le moyen de se mettre pile entre Albin Michel et Fleuve, au moment où dédicace chez l’un Amélie Nothomb et, chez l’autre, Gilles Legardinier. De loin, ça donnait ça :

Au milieu… Vous vous imaginez un troupeau d’élans terrifiés, fuyant le danger en piétinant jeunes, vieux et infirmes ? L’image est assez juste. A dire vrai, encore aujourd’hui, je me demande comment on a fait pour s’en sortir sans une égratignure (ou presque). Une expérience traumatisante…

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Bref, nous nous sommes finalement tiré de ce mauvais pas, et avons continué à déambuler à travers le salon. Et, au détour d’une allée… SURPRISE ! Qui vois-je donc, le sourire aux lèvres et toujours aussi choupinoute ? Ma petite Anne-C Gala de livres, bien sûr ♥ Et à ses côtés, Momoko ! Et plus loin dans la queue de dédicace pour Andrea Cremer, encore plein de copines : Supy, Léa et Léa de chez Le Chat du Cheshire et Paroles de Léa, et enfin Christel, du blog La tête dans les livres ♥ Autant vous dire que je suis RA-VIE ! Embrassades et effusions d’amour sont de rigueur, en bons petits bisounours que nous sommes. Et ce n’est pas fini ! Après avoir papoté quelques instants, nous nous séparons… Pour mieux se retrouver sur le stand de Gulf Stream, cette fois-ci en compagnie de Cindy ♥
Nous sommes partis peu après, avec Chéri, la journée ayant été assez rude. Mais je retiendrai une chose de ce salon : si je n’ai que peu craqué, si je n’ai que peu profité du salon en lui-même (comment voulez-vous, avec ce monde de dingue ?!), j’en suis ressortie comblée et le cœur gonflé à bloc : les filles, je suis juste ravie de vous avoir croiser, toutes autant que vous êtes ! Donc, en récapitulant : Flora, Emily, Phebusa, Anne-So, Momoko, Léa, Léa (bis ♥), Supy, Christel, Cindy… Vous avez fait ma journée ♥ On remet ça QUAND VOUS VOULEZ !

***


* Trois craquages et deux SP, c’est super raisonnable, non ?*

Imaginales 2015 – Il est temps de se mettre au boulot !

Imaginales 2015 - imagipal

Bonjour mes chatons !

ENFIN ! Enfin, je prends le temps de me poser entre deux chroniques pour vous écrire un article qui me tenait VRAIMENT à cœur. Un article qui me fait trépigner d’impatience, hurler de joie et bondir tel un écureuil affamé : oui, vous avez bien deviné… La quatorzième édition des Imaginales s’invite sur le blog !

Si vous me suivez depuis un an ou plus, vous savez que je suis tombée amoureuse de ce festival en mai 2014. Que ce fut un tel coup de foudre que je braverai tout, je dis bien TOUT, pour pouvoir y retourner. Parce qu’il s’agit, et de loin, du salon que je préfère. Parce que Jojo s’y sent (presque) comme un poisson dans l’eau, parce qu’il nous offre des journées hors du temps. Parce qu’on y fait des rencontres ahurissantes, parce les gens y sont d’une gentillesse folle.  Et, surtout, parce qu’il n’y a que des passionnés, parce que ces univers que j’aime tant sont pour une fois mis à l’honneur. Pour tout ça, les Imaginales sont devenues incontournables pour moi. Quitte à ce que je me fasse un challenge 0 achat pendant X mois avant d’y aller, chaque année ^_^

Cette année encore, donc, nous y retournons. À moins d’un gros problème avec bébé (réponse à la fin du mois même si, en principe, il n’y a pas de souci à se faire), nous sommes déjà parés ! Et impatients, c’est le moins que l’on puisse dire 😀 Parce que l’édition 2015 menace d’être carrément épique, qu’on se le dise : la liste des auteurs invités est juste impressionnante (Robin Hobb *_*)(ce qui pressent des conférences de folie, donc)(et des craquages irraisonnés, re-donc), parce que ça va être l’occasion de revoir trois personnes que j’aime d’amour et que je n’ai pas vu depuis un an (Poke Céline, Magali et Alex ♥), parce que Chéri est aussi enthousiaste que moi, quand il y allait un peu à reculons l’année passée, et surtout… Surtout… Parce que je vais avoir l’occasion de voir plein (plein !) de copines. Et ça, c’est juste LA cerise sur le gâteau. À chaque fois que l’une d’entre elles me dit « Mais moi aussi, j’y vais ! », je ne me sens plus de joie *_* Flora, Cindy, Johanne, Angélique, Supy, Christel, Caladhiel, Phebusa, Léa, Maia… Et Alliiiiiiii ! Et toutes celles que j’oublie ! Toutes ces viles tentatrices qui me font craquer avec leurs chroniques de malades, toutes ces adorables blogueuses que j’ai appris à connaitre et qui sont, désormais, bien plus que de simples connaissances immatérielles… FIOU ! Il y a du câlin dans l’air, c’est moi qui vous le dit *_* Et du craquage, mon dieu, du craquage…

Mais avant de craquer, il va d’abord falloir lire. ET PAS QU’UN PEU ! Bon, évidemment, ce n’est rien comparé à mon petit chat des prés Allison, qui possède une ImagiPàL de 25 bouquins. D’ici le 28 mai, c’est EASY ! Si je me la fais petite joueuse sur ce coup là, j’ai tout de même décidé de la rejoindre dans son challenge Imaginales 2015. Touuuut de suite, en exclusivité (ou presque), les romans que je prévois de lire pour cette fameuse occasion !

ImagiPAL
* Un lapin s’est glissé sur cette photo, sauras-tu le retrouver ?« 

Neuf p’tits livres (j’ai déjà commencé Blizzard), 10 si l’on compte L’Opéra Macabre de Jeanne Faivre d’Arcier – sur lequel je n’arrive pas à remettre la main et qui n’est donc pas sur cette photo. 11 avec L’Héritage des Rois Passeurs de Manon Fargetton que je n’ai pas encore reçu ! Une PAL ma foi fort raisonnable, qui me réjouit au plus haut point (tiens, maintenant que j’y pense, il faudrait aussi que je termine Janua Vera ! Douze, donc). J’ai  prévu de lire Manesh avec ma petite Maia (Et Alli aussi, me semble-t-il), et suis bien entendu ouverte à toutes les propositions de LC que vous pourriez me faire :3

Les paris sont donc ouverts : réussirai-je à lire cette pile d’ici la fin du mois prochain ? Et vous, avez-vous déjà réfléchi à votre ImagiPàL ? Je veux TOUT savoir !

Montreuil 2014 : deux jours de folie !

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Bonjour mes chatons !

ME REVOILÀ ! Après quelques jours d’absence, je reprends enfin du service 😀 Et, pour l’occasion, le blog a revêtu sa tenue de fête ! Il vous plait, comme ça ?
Bref, trêve de blablas et venons-en au fait : ce salon de Montreuil fut épique 🙂 Même si mes pieds n’en sont pas encore remis, je ne regrette absolument pas d’y avoir passé deux jours au lieu de mon après-midi habituel ! On a piétiné, attendu, attendu et piétiné encore, bousculé des enfants, tenté de se frayer un passage dans la masse de visiteurs… Un dur combat, mais nous en sommes sorties victorieuses 🙂

Oui, nous, parce que ce weekend, je l’ai passé avec mon petit Caribou d’amour, j’ai nommé Saefiel ♥ Une véritable crème, cette petite ! Et puis, il faut dire que mes craquages sont passés tout seul, quand Chéri a vu la masse de livres qu’elle ramenait, elle aussi ^_^

Parce que, oui… On a craqué. On a craqué, et pas qu’un peu ! Après quasiment 100 jours sans achat (ou presque… Hum), on s’est légèrement lâchées. JE SAIS ! J’avais crié partout sur facebook que je serais sérieuse. Que je n’achèterais qu’un, ou deux livres maximum. Le fait est que, emportée par l’euphorie ambiante, je suis revenue avec un peu plus que deux livres. Un tout petit plus… Et une épaule quasiment démise en raison du poids qui pesait dessus ^_^ Mais avant de vous montrer tout ça… Un petit compte rendu s’impose !

– Vendredi 28 novembre –

9h15 : Après un bon petit déjeuner, nous nous mettons en route. Sac sur le dos, baskets aux pieds, sandwichs et bouteilles d’eau en poche, nous avons encore le teint frais. Et rosi par le froid ambiant, amplifié par le fait que nous n’avons qu’un pauvre gilet sur le dos : j’ai prévenu Sae, il fera une chaleur d’enfer à l’intérieur du salon. Et s’encombrer d’un manteau n’est peut-être pas une très bonne idée…

10h30 : Nous voilà arrivées ! Fébriles, nous sortons du métro. Et sommes déjà confrontées à nos premiers groupes scolaires de la journée sur le quai… Des enfants, partout ! Et pas des plus disciplinés, mais plutôt du genre à courir partout et à vous hurler dans les oreilles. Sae me regarde d’un air inquiet, je hoche lentement la tête : ce sera bien pire dans les allées…

12h00 : premiers repérages faits, et premiers achats aussi : nos bras commencent déjà à fatiguer. Il est temps de reprendre des forces ! D’autant plus que nous avons croisé sur notre route Phebusa et Cranberries : un instant papotage s’impose !

13h00 : Les achats s’enchainent, sans qu’on y prenne véritablement garde. C’est que nous avons un programme chargé ! Au menu de l’après-midi : quelques heures de queue, pour espérer avoir une dédicace de certains illustrateurs célèbres. Nous voilà en train de camper devant le stand de Glénat…

Heure indéterminée : nous sommes au bout du rouleau. Cela fait plusieurs heures que nous attendons pour voir Lacombe, Boulet, et j’en passe. Le teint de rose a laissé place à une fine pellicule de transpiration, les bouteilles d’eau sont vides depuis longtemps : il fait une chaleur d’enfer, là-dedans. Plus question d’éviter les enfants, d’ailleurs : ils sont partout, le plus simple est de foncer dans le tas. Alors que Sae plaisante avec Boulet, un homme surgi à côté de moi, manquant de piétiner nos achats durement acquis, et me passe carrément devant. Il ne manque pas d’air ! Alors qu’il se retourne, il bute lamentablement sur mon pied : bien fait. Et c’est là que je le vois : le regard horrifié de Sae, passant de mon pied à l’homme essayant de se rattraper. Elle me souffle à l’oreille « Tu viens de faire un croche-pied à Julien Neel ! JULIEN NEEL ! ».
Oui, Julien Neel. L’auteur de Lou. Rien que ça…

Heure indéterminée – Bis : nos dédicaces en poche, nous entreprenons de faire un dernier petit tour sur la salon. Et d’aller voir Gabriel Katz, présent sur le stand Scrinéo. Adorable ! On papote, on papote, et je suis sur mon petit nuage : c’est tellement agréable de rencontrer un auteur aussi abordable, et qui – cerise sur le gâteau – se souvient de notre rencontre aux Imaginales de mai dernier. Phebusa, Erell et Emily nous rejoignent, se moquant gentiment du monceau de sacs trainant à nos pieds : le compte n’est pas encore fait, mais nous savons toutes les deux que nous avons laaaargement dépassé nos prévisions. Dommage !
Et LÀ, je le vois. Il vient d’arriver sur le stand Scrinéo, incognito. Alors que je n’avais pas pu aller lui parler aux Imaginales, trop assailli qu’il était, il est là, tout seul, en train de plaisanter avec Gabriel Katz. Oui, je parle bien d’Oliver Peru ! Impossible de manquer une telle chance : j’ai enfin pu lui dire tout le bien que je pensais de Martyrs. Le rouge aux joues, le regard un peu fou et les gestes fébriles, d’accord, mais quand même…

20h30 : Fin de cette première journée, nous montons enfin dans la voiture. Eh oui, Chéri n’a pas eu le cœur à nous laisser galérer dans le métro avec tous nos sacs. Qu’il est mignon, ce petit ! Cette première journée nous laisse sur les rotules, des souvenirs plein la tête et une trentaine de livres -à nous deux- dans le coffre. Et ce n’est pas fini…

– Samedi 29 novembre –

Pas de compte rendu heure par heure pour cette journée, puisque je suis tout bonnement incapable de remettre tout ça en ordre. Je sais seulement que la journée a commencé avec un petit déjeuner sur le stand Michel Lafon, et qu’elle s’est terminée par la soirée organisée par le Club R. Assez épique, cette soirée, d’ailleurs ! Nous nous souviendrons longtemps d’un certain macaron au goût innommable… Bref. Schématiquement, voilà à quoi elle a ressemblé : queue, rencontres entre blogueurs, queue encore… Mal de dos, de crâne, et lassitude, puisqu’il faut bien l’avouer ^_^ Je vous avoue que j’étais un peu nostalgique du dernier salon que nous avions fait, avec Chéri, où je m’étais davantage retrouvée : ici, sur Montreuil, pas vraiment de grands lecteurs de fantasy, les échanges ont donc été un peu limités :/ Heureusement que nous avons retrouvé des blogueuses adorables, et passé notre soirée en très bonne compagnie également !

Finalement, il était plus de minuit quand nous nous sommes enfin glissées sous la couette, courbatues mais le sourire aux lèvres. Quel weekend ! Nous avons fait des rencontres tout simplement parfaites, et j’ai été plus que ravie de partager ça avec ma p’tite Sae, sans compter nos copines blogueuses qui nous ont suivi dans nos folles aventures. Les filles, vous avez illuminé mon weekend ♥

– Le panier –

Voici venu l’heure de vous présenter mes craquages. Oui, vous pourrez me flageller, me huer autant que vous le souhaiterez… MAIS JE NE REGRETTE RIEN !

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Quinze. Quinze livres/albums/BD. M’en fiche ! L’histoire sans fin est juste magnifique. Je cherchais depuis des années La cité des livres qui rêvent. Flame vient logiquement trouver sa place aux côté de Glow et Spark. Charles à l’école des dragons est trop mignon, Matilda, Le passage et Ma vie a changé sont des classiques que je me dois d’avoir lus avant d’ouvrir ma librairie. Le Gemmell se passe de commentaire, et l’intégrale de La Moïra est pour Chéri. Les autres, je le dénonce, sont entièrement du fait de Sae. ELLE M’A FORCÉE ! Et je me suis laissée faire. Un peu. ♥

J’espère que ce petit compte rendu vous aura plu, et je vous dis à très vite ! Plein de bisous mes chatons ♥

Imaginales 2014 : Le festival des belles rencontres !

Imaginales 2014Me revoilà !

Le cœur un peu plus gros qu’il y a quelques jours, le nez un peu plus rouge, la tête un peu plus remplie et la bibliothèque un peu plus au bord de l’effondrement. Tout ça ! Et avec un Chéri carrément décidé à s’habiller en pirate l’année prochaine, ou en mousquetaire, ou en Arpenteur, ou en Fils-des-brumes, ou en n’importe quoi pourvu qu’il ait un beau costume et/ou une cape.
Les Imaginales, c’est donc fini ! Et pour une première expérience du festival… Je peux vous dire qu’elle fut éblouissante. Entre rencontres génialissimes et trouvailles démentes, j’en ressors les yeux tout brillants d’excitation, d’émotion et, il faut bien l’avouer, de nostalgie. Bouh, que c’est dur de quitter un tel univers pour revenir au monde normal ! Heureusement, il me reste une chose à faire avant de devoir véritablement tourner la page… Ou plutôt deux : cet article, tout d’abord, que je vous avais promis. Et ensuite… Lire tous les livres que l’on a ramenés. Et il y a du boulot, je vous l’assure 😀

Vendredi 23 mai

Après une nuit de sommeil mouvementée (je n’ai pas cessé de me réveiller pour regarder l’heure, m’apprêtant à sauter sur Chéri pour lui hurler dans les oreilles « C’EST L’HEEEEEURE !!! »), il est enfin temps de se mettre en mouvement. Pouf pouf, je décongèle le pain de nos sandwichs pour le midi, fignole les derniers préparatifs… Et vais finalement bondir sur le lit, Jo ne semblant pas décidé à se lever. Bon gré mal gré (et une ou deux côtes en moins), il se lève, l’esprit brumeux. C’est donc tout vu : je conduirai à l’aller ! Non mais, pas question d’avoir un papi pour chauffeur. C’est qu’on a un festival à voir ! Nous décollons finalement vers 8h30, une bonne heure plus tard que ce qu’on avait prévu. Damn it !

Photo : Gus : "Paré, M'dame !!"

Je prends le volant, donc. Et gagne près d’une heure sur l’heure d’arrivée prévue par le GPS, mouhahaha 😀 L’ambiance est bonne, Chéri est plutôt content de faire une pause après une semaine fort mouvementée côté boulot. On chante, on se trémousse, on s’amuse comme on peut dans la voiture. Et, enfin, on arrive ! Il fait beau, très chaud, un temps idéal, quoi. Vite vite, on pose les bagages, et on saute de nouveau dans la voiture : c’est par où ? Maligne que je suis, je n’ai pas pensé à prendre d’adresse. Nous n’avons pas le GPS, de toute façon… On a tourné, quoi ? Une demi-heure facile dans la ville avant de tomber par hasard sur le festival. Une demi-heure, quand il aurait suffi d’aller tout droit… Bref. On se gare, on s’extirpe, et là… On ouvre de grands yeux : plusieurs chapiteaux sont disséminés dans un parc, c’est juste… O.O Haaaa, il est bien loin, la hall d’exposition de la porte de Versailles, tout en tôle et béton ! Pour la première fois, je réalise où on est : à plus de 400 km de chez nous, et surtout à quelques mètres d’une auteure que je chéris plus que tout… Magali Villeneuve et son célèbre acolyte, Nalex ! Si j’avais les jambes tremblantes le matin, ce n’est rien comparé à cet instant précis : j’ai l’impression de jouer ma vie de lectrice. Une sensation un peu étrange, mais pas inconnue : j’avais ressenti la même chose avant de voir B. Werber, et j’avais été assez déçue. Autant vous dire que la pression était bel et bien là. On avance, donc. En jetant des regards émerveillés autour de nous (pas difficile de trouver des sources d’émerveillements, avec tous ces gens superbement habillés ! Mousquetaires, chevaliers, pirates, dames de la cour, vampires, personnages de jeux vidéos… Il y en avait pour tous les goûts). Et on pénètre finalement dans la Bulle du livre. Le paradis sur Terre. Sur, je ne sais pas moi, 30-40 mètres, s’étalent des centaines et des centaines de romans, tous consacrés aux littératures de l’imaginaire. Le paradis, je vous dis. Bon, je passe sur le monde et la chaleur qui rendaient l’endroit tout simplement étouffant, mais, sans ça… ^_^ On s’avance, donc. Je zieute à droite à gauche, en quête de visages connus, mais rien. On avance, on avance… Et là, au fond… L’Homme sans Nom ! Et Magali et Nalex ! Ouuuuh, je suis littéralement en train de sautiller de joie, tirant sur la manche de Jo pour qu’il avance plus vite. Enfin, enfin ! Arrivée devant le stand, patatras : qu’est-ce que je suis censée dire ? Je ne vais pas paraitre trop cruche ? QUELLE PRESSION ! Je bredouille un vague « Bonjouuuur, je suis Bouchon… » (je devais être rouge pivoine à ce moment, mais il n’y a pas de photo pour en témoigner. Quel dommage.), et… Pouf, la magie opère : grand sourire de leur côté, grand sourire du mien, une bise et le tour est joué ! Je l’avais deviné il y a bien des mois, et j’en ai la confirmation sous les yeux : ils sont tout simplement adorables. Mais juste ADORABLES. On va d’ailleurs vite se rendre compte que c’est quelque chose qu’ils partagent avec les autres auteurs de la maison : si j’avais déjà rencontré Feldrik Rivat (Les kerns de l’oubli), gentil comme tout et super accessible, je fais maintenant la connaissance de Céline Landressie (Rose morte – Céline, Céline, Céline !!! Tellement, tellement gentille, elle nous a accueilli à bras ouverts. Elle est juste…. *_* ❤︎❤︎❤︎), Nicolas Debandt (Iluvendan/Xénome – suuuper accueillant lui aussi, et un grand sourire communicatif sur le visage) et Sébastin Peguin, alias John Ethan Py (Le songe d’Adam/ChessTomb – qui m’aura bien fait rire avec ses deux costumes :D). Et de Dimitri Pawlowski aussi, ainsi que de ses deux adorables collègues qui ont maintenu le stand à flots quand les stocks diminuaient dangereusement ^_^
Bref, je ne suis que joie et amour devant tant de gentillesse et, du coup, mon porte-monnaie aussi : premiers craquages en vue ! Je me contenterai de HSN pour ce premier jour, sentant bien que Jo est au bord de l’évanouissement (chaleur+monde+Bouchon qui achète plein de bouts de papier = un Jojo menaçant de faire une crise d’apoplexie). Alors, hum… Rose morte, Iluvendan et ChessTomb ? Emballez, c’est pesé !

Nous retournons finalement à l’hôtel (je vous passe l’épisode de « On se perd encore une fois », qui aura duré une bonne heure, cette fois-ci), afin d’y déposer nos premiers achats et, surtout, de reprendre un peu du poil de la bête : une longue soirée nous attend ! Nous sommes en effet invités chez Magali et Alex pour un apéro post-Imaginales. Un apéro qui s’est super bien passé, puisqu’on en parle ! A part le retour sous les éclairs et dans le brouillard (je ne faisais pas la fière, je vous le dis), on a passé une excellente soirée à papoter. Et j’ai pu rencontrer ma petite Maia chérie ! Ainsi que Maureen, Tsuki et Dawn 😀 Une superbe soirée, dont je garderai longtemps le souvenir ❤︎

Samedi 24 mai

Une fois encore, la nuit n’a pas été très reposante. Matelas mou, excitation… Bref, on est quand même d’attaque. Aujourd’hui, on est bien décidé à faire le tour du festival, et surtout à traquer les auteurs des livres que l’on a ramené ! Mais d’abord, arrêt sur notre stand de prédilection : c’est que je n’ai pas fini mes achats, moi. Cette fois-ci, je craque sur Xénome, Le songe d’Adam et le premier tome d’Alamander, ainsi que pour un suuuuublime portrait de Feor ❤︎ Chéri a cessé d’hyperventiler depuis une bonne heure, quand il a compris que j’allais suivre le même rythme durant tout le weekend. Nous passons encore un certain temps sur le stand HSN, avant de migrer vers le centre de la bulle : je viens de repérer Cassandra O’Donnell, et Victor Dixen ! Ni une, ni deux, je dégaine mes exemplaires (et ceux de Saechounette) : il est temps de se mettre aux choses sérieuses. On papote, on papote, et je sens Chéri qui trépigne : il est l’heure de manger. Déjà.
14h : première conférence, sur les récits celtiques. A laquelle on a assisté en compagnie de Maia, Maureen, Dawn et Tsuki ! Intéressante, mais un peu longuette. Je ressors de là bien décidée à craquer sur les romans d’un certain Jean-Philippe Jaworski… Mais avant, oh ! Celle que je guette depuis que je suis arrivée est enfin là : Cindy Van Wilder dédicace son premier roman, Les Outrepasseurs 😀 Je file comme le vent, perdant Chéri dans la foule. Tant pis, on se retrouvera ! Quatrième craquage de la journée, donc. J’y vais assez doucement, non ?

Photo : Imaginales, j-2 : .... !!!!!

On passera finalement la fin de notre journée sur le stand HSN à embêter l’équipe, et à faire de grands sourires à tout le monde. En partant, je craque de nouveau : Chloé Neill est derrière sa table, j’en profite pour lui prendre et lui faire dédicacer le sixième tome des Vampires de Chicago. Je prends aussi deux romans de ce fameux J-P Jaworski, Janua Vera et Gagner la guerre. Il n’est pas là pour que je lui fasse dédicacer, on verra demain !

Dimanche 25 mai

Dernière journée. Aujourd’hui, on se lève tôt ! A neuf heures, on décolle. Direction la boulangerie, pour prendre notre petit déjeuner… Et prendre des croissants pour le stand HSN, Magali nous ayant avoué la veille qu’ils n’avaient pas le temps de manger le matin. On peut bien faire ça, eux qui nous supportent avec tant de gentillesse ! Mais avant de les atteindre, alors que nous sur un banc en train de déguster nos pains au chocolat, Chéri se tourne vers moi : « Mais, du coup, tu les as tous achetés, ou non ? » – « Ben, non, j’ai pris que les premiers tomes d’Iluvendan et de Rose morte, parce que bon, après ça fait peut-être beaucoup… » – « Baaaah, on est là pour ça, non ? Allez, je te les offre. » QUOIQUOIQUOI ? Ouuuuh, qu’il est cool, ce Chéri ! Paf, on se précipite sur le stand, on confie à Alex le sachet de croissants, et on repart avec deux nouveaux livres (quatre, si on compte la folie d’Alex ❤︎). La journée commence bien ! Pas de temps à perdre, une conférence nous appelle : La science-fiction, une lecture plaisir (assez intéressante, mais la discussion a vite tourné hors sujet). Avant d’aller déjeuner, nous filons faire un petit tour dans la bulle du livre : Sire Cédric et Garbiel Katz nous accueillent avec de grands sourires. Et deux craquages de plus ! A 14h, nouvelle conférence : Le grand retour des dystopies… ça se confirme ! Mouais. Pas top, celle-ci. On se requinque comme on peut, avec l’achat du premier tome des Larmes Rouges, et d’une illustration de… De… Je vous retrouverai le nom :3
Alors que nous nous dirigeons vers notre troisième conférence de la journée, je repère de loin Jean-Philippe Jaworski : ça tombe bien, j’ai ses deux livres dans mon sac ! Vite vite, il nous reste un peu de temps. Sa dédicace de Gagner la guerre est sûrement celle qui m’aura fait le plus rire ^_^
Nous finissons par arriver au Magic Mirrors, prêts à entendre débattre des auteurs autour de La fantasy, une lecture plaisir. Un sujet passionnant, mais absolument pas abordé ici : les conférenciers se sont contentés de nous raconter leurs romans. Mouais.
18h. L’heure est presque venue, le festival touche à sa fin. Nous avons fait tous nos achats, plus que ce l’on avait prévu, même. Le cœur lourd (même Jojo, sisi !), nous nous dirigeons vers le fond de la bulle, pour dire au revoir à nos auteurs fétiches. Bouuh, quel moment ! Tous, ils ont tous été adorables. On peut même dire qu’ils ont fait notre salon, tant par leur accessibilité que par leur générosité. Autant vous dire que les larmes n’étaient pas loin, pas loin du tout. Vite vite, pour ne pas m’effondrer en public (c’est que je suis un Bouchon sensible, vous savez.), on leur fait un bisou, on prend une photo et… On s’en va. Brusquement, peut-être, mais c’était soit ça, soit les grandes eaux. BOUUUUH !
Arrivés à l’hotel, nous prenons une décision : plutôt que de partir le lendemain matin et de passer notre soirée à se morfondre, nous partirons le soir même. Hop, ni une, ni deux, nous faisons nos bagages : en une demi heure, tout est prêt, nous partons. A plus, Epinal ! Tu nous reverras l’année prochaine, sans faute ❤︎

IMG_1002*Vous les voyez, les étoiles dans mes yeux, là ?*

Photo : On est de retour !!! Maintenant, on range...
*Maintenant, il va falloir ranger tout ça…*

Un GRAND merci à l’équipe HSN, qui a fait de ce salon un moment unique. Un GROS bisous à Maia, Maureen, Dawn et Tsuki, que j’ai été ravie de rencontrer. Et un IMMENSE bravo à vous, si vous avez eu le courage d’arriver jusqu’ici ❤︎ A très vite mes belettes des prés ❤︎

Je suis venue vous dire que je m’en vaiiiis…

Mais que pour le weekend, heureusement !

Mes petites beautés des iles, je pars pour les Imaginales. Il est 6h45, Chéri n’est pas encore levé et je n’ai envie que d’une chose : aller sauter sur le lit en hurlant « C’est aujourd’huiiii vite vite vite c’est aujourd’huiiiiii ! »

Les bagages sont finis, les sandwichs sont en passe d’être prêts, les livres sont parés, BREF : ce n’est plus qu’une question de minutes avant le grand départ. Je vous dis à lundi, puisque je n’emmène pas mon mac à Epinal, et ne publierai donc aucun article avant la semaine prochaine (à part un petit test Pocket Jeunesse que j’ai pré-publié pour demain). Pour suivre nos aventures, il faudra donc aller sur facebook ou instagram 🙂
En attendant, si je vous manque trop (dites-le, c’est bon pour l’ego)(vous aussi, vous allez me manquer ❤︎), vous pouvez toujours aller faire un tour sur les derniers articles parus sur le blog :

Allegiant, Veronica Roth (Divergent #3)
Top Ten Tuesday : les dix objets magiques que j’aimerais posséder
L’alliage de la justice, Brandon Sanderson
Test Pocket Jeunesse : Pouvez-vous citer un livre qui… ?
Chroniques d’une bride-to-be : mon Enterrement de Vie de Jeune Fille

BISES MES CHATONS !!

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