Instant geek : Diablo 3 est sorti sur PS3 !

Bonjour mes petits poulets !

Me voici de retour pour un article un peu particulier, puisqu’il ne s’agit pas de lecture… Mais de jeux vidéos. Quoique, les uns n’étant pas sans rapport avec l’autre : si j’aime autant les littératures de l’imaginaire, c’est bien parce que j’ai été nourrie aux hack’n slash*, MMORPG** et autres réjouissances dès mon plus jeune âge. BREF. J’inaugure donc ce premier « Instant geek », ne sachant pas trop bien s’il s’agit là d’un nouveau rendez-vous ou d’une simple lubie passagère. Nous verrons ! Mais comme vous avez été plusieurs à me manifester votre intérêt pour un article de ce genre, je m’exécute avec joie 🙂

Il me faut tout d’abord vous parler de mon passé de « gameuse » : depuis aussi longtemps que je me souvienne, j’ai toujours été occupée par un jeu. Age of Empire, Diablo I et II, Titan Quest, Sacred, Dungeon Siege, WoW…  Peu importait le nom, tant que l’univers était médiéval. Mis à part Age (le chouchou de mes plus jeunes années), j’ai toujours eu un faible pour les jeux de rôles. Incarner un héros, le mener à travers des territoires hostiles et lui faire accomplir des quêtes, c’est mon dada ! J’ai passé des heures sur Sacred et Titan Quest, des heures encore sur Dungeon Siege, et… des jours et des jours sur WoW,  qui m’a fait découvrir les joies du jeu en ligne. Une vraie révélation, pour moi qui ne jouait que d’une manière très enfantine et peu sérieuse ! Le seul petit souci, en accrochant tellement à ce jeu…  c’est que je ne faisais plus que cela. Je jouais jusqu’à pas d’heure, j’en rêvais la nuit, j’écourtais les conversations avec Chéri pour pouvoir jouer un peu plus… Bref, l’horreur totale vue de l’extérieur. Heureusement, mon année plus ou moins sabbatique a fini par prendre fin, et j’ai arrêté de jouer. Mais vraiment arrêté. Pour tout dire, je me suis sevrée. Et ça a été dur !! Mais impossible de concilier cette passion dévorante avec mes études.
Mais, maintenant, j’ai mon diplôme en poche. Et même s’il est plus ou moins exclu que je reprenne WoW (du moins, tant qu’on a pas un PC digne de ce nom), je n’ai pas pour autant fait une croix sur mon amour des hack’n slash. Et, le top du top, c’est que j’ai un chéri qui peut jouer avec moi ! On a tout d’abord essayé la version PS3 de Dungeon Siege : quelle déception ! Par rapport au jeu originel, c’est vraiment une bouse. Bon, j’exagère peut-être un peu, mais quand même : la jouabilité est nulle, le graphisme pas top, et les possibilités de jeu sont réduites au maximum. Beurk ! Je l’ai laissé en plan et ai préféré me tourner vers une valeur sure mais totalement différente : les Sims 3. Mais voilà : au bout d’un moment, on se lasse. Et c’est là qu’est arrivé… Diablo 3 sur PS !

J’avais déjà pu l’expérimenter en vitesse sur PC, grâce à frérot. Mais vraiment en vitesse ! Pour tout dire, je crois que ma nièce de six ans y a joué plus que moi (oui oui, mon frère a une notion toute relative de ce que l’on peut montrer ou non à un enfant). Mais quand j’ai appris qu’il sortait (enfin) sur PS3, je ne me suis pas posé longtemps la question : j’ai filé à la Fnac, fait les yeux doux au vendeur pour qu’il m’applique le tarif internet, et suis repartie toute contente avec le jeu entre les mains. Un petit passage rapide à Auchan pour acheter quelques paquets de bonbons et de quoi faire une pizza, et notre soirée était faite !
18h : Chéri rentre à la maison. La pizza est prête à être enfournée, les bonbons déjà disposés dans les bols. Une heure plus tard, tout est fin prêt : la soirée peut commencer. On lance le jeu…
Première constatation : la cinématique d’entrée est superbe. Si elles sont toutes ainsi, ça promet ! Voyez plutôt (bien sûr là, elle est toute caca beurk. Mais en vrai, elle claque !) :

Deuxième surprise de taille : si l’envie nous prend de jouer à plusieurs en local, chaque personnage créé peut être associé à une session de la playstation. C’était LE gros défaut de Dungeon Siege : seul le personnage principal était sauvegardé, le joueur 2 perdant donc toutes ses données à chaque fin de partie. Or, là, si Chéri souhaite jouer tout seul sur sa session, il retrouvera et son personnage, et son stuff. Je ne sais pas si je suis très claire, mais le fait est que j’étais toute contente en voyant cela 🙂

Passées ces premières constatations, nous nous penchons sur la création de nos personnages. Cinq classes s’offrent à nous :
– Le barbare : gros bourrin par excellence, c’est le spécialiste du combat au corps à corps et du cri bestial. Il est censé assurer le rôle du tank dans un groupe de joueurs, c’est à dire concentrer sur sa petite personne le maximum de dégâts.
– Le moine : combattant à la fois au corps à corps et à distance, il peut également être le healer (= soigneur) du groupe. Un rôle clé, donc, mais difficile à assurer.
– Le féticheur : ou anciennement appelé « nécromancien », parce que combattant grâce aux morts qu’il relève. Charmant !
– Le sorcier : un DPS à distance un petit peu faiblard au début, mais tirant très vite son épingle du jeu.
– Le chasseur de démon : DPS à distance, affectionnant les armes de jets. Dans les niveaux supérieurs, il peut également faire appel à un familier (un corbeau au début, un loup à la fin).

Les choix sont rapidement faits : sorcier pour lui et chasseur de démon pour moi. Ça promet !

Diablo 3 Demon Hunter

Ça y est, nos personnages sont créés, il est temps de s’y mettre. Et dès les premières minutes de jeu, je me rends compte que la jouabilité est plutôt bonne. Plutôt très bonne, même, pour un jeu PC adapté sur PS3. Pas d’écran scindé, on est obligé de se suivre : Chéri ne pourra pas aller explorer la map tout seul dans son coin. Le premier acte prend place dans une campagne isolée, dont le chef-lieu n’est autre que cette très chère Tristram, célèbre depuis le premier opus. Les démons menacent à nouveau d’envahir la Terre, et nous allons incarner le dernier rempart entre l’enfer et le monde des hommes. Rien que ça ! On s’habitue assez vite, et je perds rapidement mes maladresses de joueuse-au-clavier. Et force m’est de dire que jongler entre les différentes commandes d’une manette est bien plus simple (et moins douloureux !) que de manier mon personnage au clavier, entre tous les différents raccourcis qui m’écartèlent les doigts.
Le graphisme est bon, sans être vraiment exceptionnel (j’avoue, je chipote un peu, là). Mais suffisamment poussé pour que l’on voit les viscères exploser quand on tue un monstre ! D’ailleurs, vous aurez droit à toute une foule de petites créatures toutes aussi charmantes les unes que les autres, et qui trouveront rapidement leur place dans vos rêves les plus tendres. Aperçu :

Sympa, non ? Et ce n’est que le début. Côté difficulté, plusieurs modes : Normal, Cauchemar, Enfer et Armageddon, chacun étant débloqué une fois le jeu terminé dans le mode précédent. Le jeu peut toutefois être corsé en augmentant la difficulté même du mode, sur une échelle de 11 niveaux (faible, normal, élevé, etc…). Les objets suivent, bien évidement : plus le niveau choisi est dur, plus le joueur a de chances de tomber sur du bon stuff. On n’a rien sans rien ! Après avoir commencé en faible, nous sommes rapidement passés au niveau « normal ». Mais, là encore, c’est très simple : pour peu que vous ne soyez pas empotés ni totalement néophytes, le jeu ne vous posera aucun problème. J’ai donc hâte de terminer ce premier mode pour en découdre avec le deuxième, qui risque d’être un peu plus palpitant 🙂
Les quêtes sont chouettes, le tout se tient très bien. Bon, c’est sûr que c’est un peu rapide, mais le premier mode est vraiment simple. Je doute que nous nous en sortions en quelques heures en Armageddon 🙂 Finalement, on ne voit absolument pas le temps passer, et c’est ce qui compte : c’est vraiment un très bon jeu.
Je n’ai pas vraiment testé le mode multijoueur, mais il m’a l’air plutôt sympa : à voir !

Mhhh, voyons voir… Vous ai-je tout dit ? Non, bien sûr, mais cet article serait démesuré si j’écrivais tout ce que j’ai en tête. Récapitulons, donc : les cinématiques sont très chouettes, la jouabilité vraiment très bonne, les possibilités de jeu très étendues, le graphisme plus que sympathique… Je ne vois que des bons points ! En vérité, je trouve que Blizzard a vraiment bien travaillé sur cette adaptation, et ne peux que leur adresser mes plus sincères félicitations : on n’a pas fini de passer nos soirées à parler mob, mana, stuff et compétences !
Diablo 3 ravira donc les amateurs du genre, ce nouvel opus reprenant les ficelles deux précédents avec brio. Seront également ravis ceux attendant avec impatience un Hack’n slash digne de ce nom sur PS 🙂

hack’n slash* : littéralement « porte-monstre-trésor ». Se rapporte aux jeux de rôles et à une façon particulière d’y jouer : schématiquement, ouvrir une porte, combattre le monstre se trouvant dans la pièce ainsi révélée et récupérer le trésor qu’il gardait. Réservée au départ aux jeux de plateau, la méthode s’est ensuite exportée dans les jeux vidéos.
MMORPG** : « Jeu de rôle en ligne massivement multijoueur ». Le plus célèbre reste, à mon humble avis, World of Warcraft.