Interstellar, Christopher Nolan

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Date de sortie : 5 novembre 2014
Avec : Matthew McConaughey, Anne Hathaway, Jessica Chastain

Synopsis : Le film raconte les aventures d’un groupe d’explorateurs qui utilisent une faille récemment découverte dans l’espace-temps afin de repousser les limites humaines et partir à la conquête des distances astronomiques dans un voyage interstellaire.  (Allociné)

Mon avis :

WAHOU.

Est-ce que je peux m’arrêter là ? Non, parce que je ne pense pas pouvoir faire mieux. Ce mot résume à merveille ce que j’ai pensé de ce chef d’œuvre. Chef d’œuvre, oui, et je pèse mes mots. Ce film est tout simplement magnifique. Tant du point de vue de la réalisation, du jeu des acteurs, de la bande son, des effets spéciaux, que du message sous-jacent qu’il véhicule. Pousser Jo à aller le voir aura été la meilleure décision que j’aurai prise ce mois-ci.
Au départ, pourtant, on était sceptiques. Enfin, surtout lui (j’avais été conquise dès la bande-annonce) : n’allait-on pas s’ennuyer, pendant quasiment trois heures, sur nos sièges ?
Le fait est que… Non. Ces deux heures et quarante minutes, je ne les ai pas vues passer. Mieux : j’en aurai voulu plus. Je suis ressortie de la salle complètement abasourdie, les lèvres tremblotantes, les yeux brillants, le cœur battant la chamade. Et je n’ai pas repris mes esprits avant trois bonnes heures.
Alors oui, j’ai aimé ce film. Je l’ai aimé, et je l’ai surtout trouvé sublime. A tel point que j’ai bien dû rester bouche bée pendant les trois quarts du temps, totalement absorbée par ce qu’il se passait à l’écran, captivée au plus haut point, happée par ces images cruellement belles.
L’histoire, la voilà : l’espèce humaine est au bord de l’extinction, soufflée par une planète qui ne peut plus subvenir à ses besoins. La famine n’a jamais été si proche, et c’est à peine si la prochaine génération verra le jour, inapte à vivre dans cet environnement devenu terriblement hostile. Toute la population est tournée vers un unique but : produire suffisamment de ressources pour grappiller quelques années de survie supplémentaires. Cooper, comme tout le monde, est devenu cultivateur. Pilote interstellaire reconnu, ses compétences ont été rendues caduques quand les programmes de recherches ont été abandonnés, le gouvernement préférant tout miser sur la production de denrées alimentaires. Et pourtant… Quand il découvre, avec l’aide de sa fille Murphy, qu’une mission « de la dernière chance » se prépare, visant à exploiter un trou de verre pour cheminer à vitesse grand V vers d’autres galaxies et, ainsi, multiplier leurs chances de trouver un autre monde viable, Cooper n’hésite pas une seconde : il accepte la proposition qui lui ait faite et embarque, aux côtés de trois autres explorateurs. Il ne sait pas s’il reverra un jour ses enfants vivants, s’ils pourront mener cette mission à bien, mais… De lui et de ses quatre compagnons, l’avenir de l’humanité dépend…
Il faut que vous sachiez : mon cœur s’est serré dès les premières minutes du film, et ne s’est relâché qu’à la toute fin. Interstellar est un concentré d’émotions poignantes, et je n’ai pas tardé à fondre en larmes. Ce que nous avons là, sans fioritures aucunes, sans exagération, c’est tout simplement la fin de l’humain. Des années et des années de surproduction, des années à pomper à la Terre jusqu’à la moindre de ses ressources l’ont précipitée vers la seule échappatoire possible : l’autodestruction. Et ça… Merde, quoi ! C’est pas dans deux cents ou trois cents ans, c’est demain. J’étais là, scotchée à mon siège, le cœur en lambeaux à l’idée de ce que nous sommes en train de faire. Pas de zombies ici, pas de grand méchant qui vient tous nous tuer, non, on s’en charge très bien nous-mêmes. Et voir cette poignée de gens se débattre, tenter d’aspirer une dernière goulée d’air avant qu’il ne soit trop tard, ben… Ça m’a dévastée, oui.
Mais ce qu’on a là, surtout, c’est le courage d’un père, c’est son amour complètement fou pour ses enfants qui va le pousser à accomplir l’impensable : les quitter pour espérer leur offrir un avenir. A eux, et aux millions de familles qui attendent la mort sur Terre. Il garde espoir de les revoir, on le sent, on le sait. Et nous aussi. Et plus le film passe, et plus notre cœur se serre, plus les larmes coulent, moins on y croit, même si on ne cesse jamais d’espérer. Les évènements s’enchainent, nous laissant complètement abasourdis, abattus, incertains. Jusqu’à la toute fin…

Je pense que je pourrais encore vous en parler pendant des heures. Vous détailler par le menu tout ce pourquoi j’ai trouvé ce film magistral. Des acteurs, dont le jeu est au summum de la justesse. De la cohérence de l’ensemble, de la beauté des images. Je pourrais. Mais je préfère encore vous dire ceci : prenez trois heures de votre temps, et allez le voir. Vous ne le regretterez pas.

The Maze Runner, Wes Ball

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POOOOOOOOOOOH !

Mais qu’il est biiiien, ce film ! J’ai eu la chance d’aller le voir en avant première grâce à ma Manounette d’amour, avec une petite centaine d’autres chanceux. Et bien, je ne regrette pas d’être restée sur Paris quelques heures de plus, qu’on se le dise 😀

Vous l’ignorez peut-être, mais je ne pas lu la série de James Dashner, bien qu’elle me fasse clairement de l’œil depuis des mois. Et si je préfère habituellement lire les livres avant de passer par la case ciné, je n’allais pas louper cette occasion : avec mon challenge 200 jours 0 achat, l’attente pour me procurer le premier tome risquait d’être longue. Je n’ai donc pas réfléchi longtemps avant d’aller m’installer sur mon siège.
Les lumière s’éteignent….

Et un garçon complètement paniqué apparait à l’écran. Il est dans ce qui semble être un ascenseur, une cage grillagée remplie de tonneaux et de caisses. Soudain, le mouvement s’arrête. Une trappe s’ouvre et, au dessus de lui, apparaissent une multitude de visages. Des garçons. Uniquement des garçons, de tout âge et de tout poil. Rapidement, ils le font sortir de là… Et c’est ainsi que Thomas fait la connaissance de son nouvel environnement, une petite portion de verdure encadrée par de hautes murailles. Et, derrière elles, le Labyrinthe. Infranchissable, changeant de configuration à la nuit tombée et, surtout, abritant des créatures… Qu’il ne vaut mieux pas rencontrer.

Qui, quand, quoi, comment, où ? Dès les premières minutes, les interrogations de Thomas se font nôtres. Son court séjour en ascenseur nous fait comprendre que les deux heures restantes ne vont pas être de tout repos : j’avais déjà les mains serrées l’une contre l’autre, le cœur battant, la gorge sèche. Au bout de trente secondes, c’est plutôt pas mal ! Sitôt le film commencé, j’étais donc déjà à fond dedans. Et aucune fausse note n’est venue gâcher ce plaisir : Wes Ball ne concède à l’action aucun temps mort. Notre attention est entièrement focalisée sur ce qu’il se passe à l’écran, complètement hermétique au monde extérieur. Et, même une fois le film terminé, on a bien du mal à remettre les pieds sur terre.
Il faut dire que ce film a tout, ou presque, pour plaire : l’intrigue est terriblement prenante (pourquoi sont-ils parqués au sein du Labyrinthe ? Qui les y envoie ? Et pourquoi ne se souviennent-ils de rien ? Et puis, au niveau de la communauté elle-même, que nous découvrons en même temps que Thomas : comment ont-ils fait pour survivre si longtemps dans cet environnement hostile ? Pourquoi n’ont-ils jamais essayé de s’échapper ?), les acteurs sont assez parfaits dans leur genre (j’ai beaucoup Dylan O’Brian, qui est complètement rentré dans la peau de son personnage. Son jeu d’acteur est excellent, sublimé par un rôle taillé sur-mesure. Et puis, la présence de Thomas Sangster ne gâche définitivement rien ♥), la BO qui colle parfaitement au film, et le fait qu’on en prenne plein les mirettes… En bref, ce film est une petit bombe. Une petite bombe qui n’a pas manqué de nous exploser au visage.
Et puis cette fin ! Aucun doute là-dessus : les ventes du deuxième tome vont décoller. C’est O-B-L-I-G-É ! Vous voilà donc prévenus : pour votre santé mentale, mieux vaut que vous ayez sous la main de la suite… Et peut-être même le troisième opus ^_^
J’ai donc passé un excellent (et je pèse mes mots) moment avec ce film, et si j’avais peur de ne pas suivre à cause de la VO, mes craintes se sont rapidement apaisées : outre quelques passages où leur baragouinage m’a totalement échappé (merci les sous-titres !), j’ai plutôt bien géré la chose. Voilà qui m’encourage à préférer plus souvent les versions originales que la VF !

En bref, The Maze Runner est un film à ne pas manquer : le 15 octobre prochain, réservez votre soirée !


The Maze Runner – Official Trailer #1 [HD] par movietrailerz

Divergent, Neil Burger

MAZETTE !!

Voilà, à peu de chose près, ce que j’avais dans la tête en sortant du cinéma mardi dernier. SANS BLAGUE ! Cela faisait des semaines (depuis sa sortie, en fait) que je tannais Chéri pour qu’on aille le voir, mais il n’était pas super chaud. Il faut dire que je l’avais trainé devant Beautiful creatures et The mortal instruments, et que… Baaah, on avait bien rigolé, quoi. La crainte de voir une énième bouse l’a donc retenu pendant quelques jours. Jusqu’au moment où je suis devenue carrément infernale (la faute à vos chroniques, vouivouivoui), et où il a été bien obligé de céder. Un petit paquet de pop-corn pour l’amadouer, des places idéales, et…


*Non mais, matez-moi ces tatouages ! RrrrrRrrr*

C’EST PARTI MON KIKI !

Pendant quasiment deux heures et demi, j’ai été scotchée à mon siège. Alors, je n’ai pas encore lu roman, mais une chose est sure : ce film est une bombe atomique. J’en attendais beaucoup, et j’ai été plus qu’agréablement surprise : totalement emballée serait plus juste. Le jeu des acteurs, l’histoire, les décors, les effets spéciaux… C’est juste parfait. Il n’y a pas à tortiller : j’ai adoré. De bout en bout, mon cœur n’a pas cessé d’essayer d’enfoncer ma cage thoracique. Et quel plaisir, quand on pense à tous les précédents films que j’ai vu, et devant lesquels je me suis à moitié endormie au bout de quelques minutes (Thor, si tu passes par là…) !! Là, pas question de sommeiller, il s’agissait de ne pas en perdre une miette. Non, mes yeux étaient bien grand ouverts, sauf quand il fallut que je retienne mes larmes. Oui, j’ai pleuré. Et retenu mon souffle, aussi. Et puis… J’ai sans doute cassé une ou deux phalanges à Chéri, qui ne s’est aperçu de rien tant il était captivé par l’écran.
Pourtant, on pourrait croire que c’est du déjà-vu. Que Tris n’est qu’une copie palote de Katniss Everdeen. Et bien non, trois fois non. Je ne vais pas vous retracer l’intrigue, puisque vous y aurez droit dans quelques jours, avec ma chronique du premier tome. Parlons donc de Tris. Au cours des premières minutes du film, j’ai été assez sceptique devant le jeu de l’actrice. Elle me paraissait fade, sans commune mesure avec ce personnage dont j’entendais parler depuis des semaines. Et puis, finalement… Je l’ai trouvé géniale (allez savoir quand le revirement s’est opéré, je ne l’ai pas du tout vu venir). Peut-être vais-je me tromper, et n’hésitez à me corriger si c’est le cas. Mais, Tris m’a tout d’abord eu l’air d’être l’archétype de la nana kick-ass par excellence (après tout, elle peut venir à bout de toutes ses peurs… Non ? Et moi, les héroïnes kick-ass… Ça va bien deux minutes, mais on ne voit plus que cela). D’où l’intérêt de nuancer tout cela : avec son physique, d’abord (elle se prend de bonnes claques, la pauvre), et son mental, ensuite (au début, tout du moins, elle est vraiment très effacée. Je n’ai pas eu l’impression qu’elle s’impose en meneuse, mais ce n’est peut-être qu’un parti-pris du réalisateur). Shailene Woodley s’adapte très bien à ces contraintes : on la voit à la fois forte et fragile, sure d’elle et pleine de doutes. Son jeu évolue tout au long du film, collant au plus près du personnage. Ce n’est ni une tête brûlée, ni une midinette au cœur tendre (merci, MERCI de ne pas avoir intégré une énième romance complètement improbable et surjouée), juste… Une jeune femme complexe. Et l’actrice le lui rend bien.
Quant à Four… J’ai plus que hâte de me confronter au personnage initial. En tout cas, Theo James (pas taper Althea, pas taper ! Je sais bien que vous êtes fiancés…) est irrésistible dans ce rôle. J’ai eu beaucoup de mal au début, en voyant à quel point il pouvait se montrer froid et insensible. Et puis, j’ai fondu. D’autant plus qu’il n’y a quasiment aucune (voire carrément aucune) scène où il est bien rasé. Et moi, la barbe de trois jours bien portée… Brrr. *Ronronne*
Récapitulons : une héroïne loin des stéréotypes collant habituellement au genre, un Theo James assez badass, des personnages secondaires qui rehaussent le tout, une action qui ne nous laisse que peu de répit, et des scènes complètement « Waaaaaaah » (c’est qu’ils aiment sauter des trains en marche, ou prendre des tyroliennes à 1000 km/h, les loulous), de l’émotion, du frisson, de l’exaltation, une BO à tomber, vous mélangez tout ça et hop, voilà un Bouchon complètement convaincu. YOUHOU !


* J’ai pas l’air de m’amuser comme une petite folle, là ? Si, si.*

Je suis sortie de là en sautillant comme une enfant de cinq ans, tirant sur le bras de Jo pour lui dire que les deux premiers tomes de la trilogie étaient déjà sortis, et que le troisième n’allait pas tarder à l’être. Si j’avais pu, je crois que je serais retournée dans la salle pour en remettre une couche ! Gros gros coup de cœur pour ce premier volet, donc (totalement indéniable, pour le coup, je l’ai su dès que je me suis rendue compte que ça faisait une demi-heure que je tenais le même pop-corn dans la main), et je ne saurais que vous conseiller d’aller le voir si ce n’est déjà fait : nous tenons là quelque chose de bien, les amis, c’est certain !

Bonus : la chronique de ma coupine Althea le lama ♥

althea*Et une petite bande-annonce pour le plaisir, une…*

La reine des neiges, Chris Buck & Jennifer Lee

Le dernier bébé des écuries Disney est arrivé ! Il est beau, il est bien, et il plaira aux petits comme aux grands.
J’ai nommé… LA REINE DES NEIGES !

En comparaison des autres Disney (récents, j’entends), la promotion de ce petit bijou m’a parue bien faiblarde. Ou peut-être est-ce parce que je vis dans une grotte. Quoi qu’il en soit, je n’en avais (quasiment) pas entendu parler avant d’aller sur le parc : j’ai donc été plutôt surprise de trouver affiches, banderoles et produits dérivés dans tous les coins, supplantant parfois les vieux de la vieille (où est donc passée Pocahontas ?). Ma première réflexion en voyant le joli minois d’Elsa ? « Tiens, voilà un p’tit dessin animé qui colle parfaitement à la période ». Et je ne croyais pas si bien dire, puisque j’ai ensuite appris qu’il ne s’agissait en réalité… que DU dessin animé phare de cette fin d’année, LE dessin animé de Noël 2013. Comme quoi, je dois vraiment vivre dans une grotte…
Cédant (bon, je fais genre, mais j’avais aussi envie de le voir, moi, ce nouveau dessin animé) aux instances d’Arcaa-chou, je me suis donc précipitée dirigée tranquillement vers le monsieur de la caisse afin d’acheter les places. Passé le petit moment d’effarement provoqué par le prix des sièges « qui-te-font-bouger-dans-tous-les-sens-pour-être-encore-plus-dans-l’ambiance-du-film », l’enthousiasme s’empare de moi, et mon âme d’enfant se réveille : nous allons voir un Disney ! Et pas n’importe lequel : un Disney de NOËL ! On s’installe confortablement, on chausse nos lunettes 3D… Et nous voilà parties pour 1 heure et demi de ravissement pur et simple <3

 

La Reine des neiges raconte l’histoire de deux sœurs, Elsa et Anna, princesses du royaume d’Arendelle. Depuis son plus jeune âge, Elsa possède des pouvoirs magiques : la neige et la glace obéissent à ses moindres vœux. Alors qu’elles jouaient ensemble, l’impensable se produit : Elsa blesse sa sœur. Sauvée in extremis, Anna oublie tout des pouvoirs d’Elsa, et celle-ci se voit contrainte de les dissimuler. Commence alors pour la jeune fille une vie de solitude et de peur : ses pouvoirs grandissent de jour en jour, sans qu’elle puisse les contrôler. Les années passent, et son couronnement approche : Elsa ne peut s’empêcher d’appréhender l’évènement. Anna, elle, a depuis longtemps cessé d’espérer après son ainée, qui a brutalement mis fin à tous leurs jeux quand elle n’était qu’une enfant. Pour elle, le couronnement a une tout autre signification : elle pourra enfin sortir de sa retraite forcée et, pourquoi pas… Rencontrer le grand amour. Et c’est chose faite quand elle tombe sur Hans, treizième prince d’un grand royaume. Alors qu’elle annonce à sa sœur qu’elle compte bien se marier avec le jeune homme, Elsa voit rouge : ses pouvoirs se manifestent malgré elle, avec une violence telle qu’elle n’en a jamais connu. Fuyant son peuple qui la voit désormais comme une sorcière, Elsa abandonne tout derrière elle… Sans penser une seconde à Anna. Pour la jeune fille, il n’y a qu’une chose à faire : se lancer à la poursuite de sa sœur… Et tenter de réparer les liens qui ont été brisés il y a bien longtemps.

Déjà, une chose : les histoires de sœurs, ça me botte. Je ne sais pas, ça change un peu de d’habitude… Pour une fois que le prince charmant n’est pas au centre de tout ! D’ailleurs, sans trop vous en dévoiler, il en prend une sacrée claque, ce jeune godelureau ! Lui qui a produit toute une génération de jeunes filles énamourées et pourtant inaptes à l’amour, car ne rêvant que DU mâle suprême… Autrement dit inexistant… Il la méritait, et plutôt deux fois qu’une. En fait, j’ai trouvé que La Reine des neiges dépoussiérait un peu le genre, tout en restant attaché à certains principes dignes des plus vieux Disney. La magie est bel et bien là, mais on ne ment plus (ou moins) aux enfants, et ça… C’est PARFAIT. La trame générale, donc, m’a beaucoup plu, à la fois parce que je l’ai trouvée originale et touchante : c’est une vraie quête que mène Anna, une quête pour retrouver sa sœur et… se trouver elle-même. On rit, on frémit, on sourit des gaffes des différents personnages, on se laisse gagner par cette atmosphère romantique et innocente propre aux Disney, et on finit inévitablement par retomber en enfance, des étoiles plein les yeux et les joues rougies par la joie de l’émerveillement.  Je vous le dis : j’ai adoré !
Il faut dire que les studios ont mis le paquet : il est véritablement magnifique. Si je n’ai pas saisi l’intérêt de la 3D, je l’ai vraiment trouvé enchanteur : les paysages, la magie d’Elsa… Juste sublime. Et puis… Impossible de résister aux grands yeux bleus de nos héroïnes ^_^ Côté bande son, c’est également un franc succès : mon coeur a vibré dès les premières de musique, dont le film regorge.

Je pense que vous l’aurez compris : j’ai énormément apprécié ce film, qui plaira sans aucun doute à beaucoup. Oui, c’est du numérique et non du dessin. Mais à part ça, franchement… Il a tout pour être placé à côté de nos classiques, vraiment. Et puis, si vous ne me croyez pas… Allez le voir 🙂 On verra bien si vous êtes capables de résister au reste infime de votre âme d’enfant qui ne manquera pas de venir toquer aux portes de votre conscience 😉

Gatsby le magnifique – Baz Luhrmann

Chose promise, chose due ! Me voici de retour (non pas que je sois véritablement partie, mais passons) pour vous parler de l’adaptation cinématographique de Gatsby le magnifique.
Acheté sur un coup de tête et lu dans la foulée ou presque, j’avais passé un excellent moment avec cette pièce maitresse de l’œuvre de F.S Fitzgerald. Un excellent moment, certes, mais me laissant avec trop d’interrogations en tête pour qu’il s’agisse d’un coup de cœur. Ayant gagné une place de cinéma pour aller voir son adaptation, je comptais sur celle-ci pour répondre à mes questions et éclaircir certains points restés obscurs. Et… 

*** Mon Dieu que c’était bon ! ***
Avant toute chose, petit aperçu du synopsis… Au cas où vous auriez la flemme d’aller sur ma chronique du livre 😉
Printemps 1922. L’époque est propice au relâchement des mœurs, à l’essor du jazz et à l’enrichissement des contrebandiers d’alcool… Apprenti écrivain, Nick Carraway quitte la région du Middle-West pour s’installer à New York. Voulant sa part du rêve américain, il vit désormais entouré d’un mystérieux millionnaire, Jay Gatsby, qui s’étourdit en fêtes mondaines, et de sa cousine Daisy et de son mari volage, Tom Buchanan, issu de sang noble. C’est ainsi que Nick se retrouve au cœur du monde fascinant des milliardaires, de leurs illusions, de leurs amours et de leurs mensonges. Témoin privilégié de son temps, il se met à écrire une histoire où se mêlent des amours impossibles, des rêves d’absolu et des tragédies ravageuses et, chemin faisant, nous tend un miroir où se reflètent notre époque moderne et ses combats. 

Je ne sais pas si vous êtes allés faire un petit tour du côté des critiques mais, si c’est le cas, vous n’avez pas pu manquer de remarquer que cette adaptation est extrêmement controversée : géniale pour certains, totalement vaine pour d’autres… Et vous aurez compris que je me classe bien évidemment dans la première équipée. Pourtant, ce n’était pas gagné : la bande-annonce m’avait plu, mais j’avais été totalement rebutée par la BO. Je la trouvais vulgaire, sans aucun rapport avec l’œuvre de Fitzgerald et ce qu’elle représentait. Si je n’avais pas eu cette place, je serais sans doute restée tranquillement chez moi. 
Mais j’y suis allée. Et les premières minutes ont été éprouvantes : j’ai été affreusement gênée par le jeu de Tobey Maguire. Le voir incarner Nick Carraway m’a paru incongru, improbable, totalement hors de propos. La voix française qui lui colle aux basques depuis Spider-Man m’a semblé étrangement enfantine, très loin du personnage. Bref, je me trémoussais sur mon siège en me demandant ce que je pouvais bien faire là, dépitée de voir s’éloigner à tire d’ailes tous mes espoirs de ressortir comblée de cette séance. Désespérée, j’ai carrément englouti mon mini paquet de skittles en quelques minutes, pour y puiser quelque réconfort. Et c’est LA qu’il a fait son entrée… J’ai nommé :

Leonardo Dicaprio !

Jusqu’à présent, je n’avais rien contre lui, mais je ne lui vouais pas non plus un culte. Nous dirons qu’il m’était absolument indifférent. Mais alors LA… Excusez-moi du peu, mais je l’ai trouvé fantastique. Pour être plus précise, c’est à ce moment que j’ai craqué :

Et oui. Que vous dire… Ce sourire, ces mimiques, cette gestuelle… Pouf, oublié Tobey Maguire et sa voix de gamin, oubliée la BO finalement plutôt bonne (en vérité, elle déchire grave), oublié, tout, TOUT ! J’ai trouvé son jeu excellent, vraiment. Et, à partir de là, je me suis ouverte au film, je me suis laissée porter par son atmosphère complètement déjantée. Finis, les mystères insolubles, les interrogations restées en suspens ! J’en ai pris plein les mirettes, et j’ai adoré. 
Gatsby par Baz Luhrmann, c’est avant tout et surtout une débauche de couleurs et de sons. C’est un film exubérant, où tout est démesurément fou. Souvenez-vous de Moulin Rouge : c’était dingue ! Cette musique, tout le temps, ces froufrous, ce maquillage, cette ambiance… Et bien, cette ambiance justement, nous la retrouvons dans Gatsby. Tout y est exacerbé, exagéré. Et cela colle parfaitement au cadre du film : ce monde où richesse est un moindre mot, où vos caprices les plus fous peuvent être réalisés d’un claquement de doigts, où se divertir es
t devenu un art qui se pratique au quotidien. Les décors sont somptueux, les costumes également. Je ne sais que vous dire, tant j’ai été subjuguée. Je regardais la toile les yeux écarquillés, complètement absorbée. 

Peut-être vais-je dire une énormité mais… Je me lance : j’ai davantage été séduite par l’adaptation que par le livre. Il me parait, en comparaison, si épuré, si… lisse ! C’est peut-être cette explosion des sentiments qui m’avait manqué lors de ma lecture, et que j’ai retrouvé en regardant le film. Si j’ai été davantage séduite, je ne dirais pas pour autant que l’adaptation dépasse l’œuvre originale : à mon sens, toutes deux se complètent parfaitement. Si le livre m’avait plu, il prend, grâce au film, une toute autre dimension pour moi. Je le relirais avec grand plaisir, la tête pleine d’images colorées, de musiques trépidantes, et de Leo. Et oui. Il fait un très bon Gatsby, soyez-en sûrs. 

En bref, une adaptation qui m’a complètement chamboulée, tant je l’ai trouvée merveilleuse. A voir, à revoir, et à re-re-voir !

PS : Vous savez quoi ? J’étais tellement à fond en rentrant chez moi, que j’ai failli me payer un camion alors que je roulais en voiture. Dangereux, Gatsby, dangereux !

Le monde fantastique d’Oz, Sam Raimi

Bien le bonjour, mes petits loulous !
Je m’essaye aujourd’hui à un nouveau type de chronique : la chronique cinématographique (Tadaaaam !). Car, oui, en bonne jeune fille de 21 ans, je vais au cinéma et je regarde des films/séries. Du coup, je me suis dit que partager cela avec vous ne mangerait pas de pain. Je vous demanderai donc un tout petit minuscule chouilla d’indulgence pour cette première critique de…. (Roulement de tambours)
Lorsque Oscar Diggs, un petit magicien de cirque sans envergure à la moralité douteuse, est emporté à bord de sa montgolfière depuis le Kansas poussiéreux jusqu’à l’extravagant Pays d’Oz, il y voit la chance de sa vie. Tout semble tellement possible dans cet endroit stupéfiant composé de paysages luxuriants, de peuples étonnants et de créatures singulières ! Même la fortune et la gloire ! Celles-ci semblent d’autant plus simples à acquérir qu’il peut facilement se faire passer pour le grand magicien dont tout le monde espère la venue. Seules trois sorcières, Théodora, Evanora et Glinda semblent réellement douter de ses compétences…
Grâce à ses talents d’illusionniste, à son ingéniosité et à une touche de sorcellerie, Oscar va très vite se retrouver impliqué malgré lui dans les problèmes qu’affrontent Oz et ses habitants. Qui sait désormais si un destin hors du commun ne l’attend pas au bout de la route ?


Pourquoi ce film ? Et bien, plusieurs raisons à cela, toutes contenues dans cette affiche : Disney, Oz, James Franco. Et oui ! Je résiste très rarement à un Disney, Oz éveille en moi des échos de mon enfance, et James Franco… James Franco, quoi. D’ailleurs, à ce propos… C’est quoi cette coupe de pignouf ? Il est où le beau gosse avec les cheveux en bataille ? Bref, passons. 
En voyant l’affiche dans le métro, je me suis tout d’abord dit que Sam Raimi avait souhaité remettre au goût du jour le viiieux film de Victor Fleming, plus connu sous le titre : Le magicien d’Oz (1939). Que nenni ! Le monde fantastique d’Oz, si l’on devait établir une chronologie, se déroule AVANT le magicien d’Oz. Theodora est encore gentille et le magicien est bien en chair et en os. Parlons de ce magicien, justement. James Franco fut, à mon avis, un choix judicieux. Et puis, ça le change agréablement de son rôle torturé de « Fils du Bouffon vert ». Je l’ai même trouvé touchant. Quand on pense que c’est tout de même le troisième choix de la production, je le trouve pas si mal : Robert Downey Jr fait, à mon avis, bien trop sérieux, et Johnny Depp beaucoup trop déjanté. James Franco, lui, se glisse plutôt bien dans la peau du personnage, incarnant un homme au caractère en demi-teinte, tantôt superficiel, vaniteux et affreusement matérialiste, tantôt courageux, bon, et assez altruiste (faut pas pousser le bouchon trop loin, quand même). Et surtout attachant.
Par contre, pour ce qui est des actrices… Mince, pourquoi une BLONDE pour la GENTILLE sorcière ? Mila Kunis aurait été parfaite en Glinda ! Au diable les codes ! Bon, je ne dis pas que Michelle Williams ne remplit pas bien son rôle mais… Quand même. 
Une chose m’a surprise dès le début : la façon dont les acteurs surjouaient. Tous. Passé la première demi-heure, j’ai commencé à me dire que c’était peut-être normal, étant donné que le film est estampillé Disney. Supposition que l’on m’a par la suite maintes fois confirmée. Bon, j’avoue que des mines gravissimes et un sérieux inébranlable n’aurait pas bien cadré avec le film. Mais, sur le coup, cela m’a tout de même un peu gênée. Et puis, j’ai fait fi de mes réticences quand Mila Kunis à commencer à sautiller à l’écran comme une enfant de cinq ans. Après tout, le monde d’Oz est un peu fou.
Un peu fou, mais surtout magnifique. Ce film, c’était juste un plaisir pour les yeux. Malheureusement, je l’ai vu en numérique et non en 3D. Mais cela devait être quelque chose ! Une effusion de couleur toutes plus éclatantes les unes que les autres a de suite capté mon regard pour ne pas le lâcher un instant. Les décors sont vraiment somptueux, on en prend plein les mirettes. Petit aperçu :
 
Qu’est ce que je vous disais ? Cette arrivée dans le monde enchanteur d’Oz est d’autant plus merveilleuse qu’elle marque dans le film le passage à la couleur (les premières scènes, se déroulant dans le Kansas, sont en noir et blanc). 
Vous l’aurez compris, j’ai passé un agréable moment. Je n’ai pas vu passer les deux heures et quelques de ce film, tant j’étais occupé à examiner le moindre détail de la fresque qui se dévoilait sous nos yeux. Et j’ai ri, également. J’ai même été émue. Alors, pour tous les grands enfants comme moi, les adeptes du numérique, les fanas du magicien d’Oz, les collectionneurs de porcelaine et tous ceux souhaitant passer un bon moment… Le monde fantastique d’Oz vous comblera, c’est certain.