Le mois de… Lionel Davoust !

Mes petits marcassins,

BONJOUR ! Et… Un nouveau mois qui commence sur les chapeaux de roue ! Car oui, vous l’avez deviné, ce mois-ci encore… J’ai l’honneur de participer au fameux Mois de organisé chez Book en Stock 🙂 Et, pour ne pas changer, nos chères Dup et Phooka nous gâtent plus que de raison ! Au mois de juin, nous aurons donc le plaisir de cuisiner Monsieur Lionel Davoust (que j’ai eu l’occasion de rencontrer aux Imaginales, et je crois qu’il ne mord pas !), et notamment sur son petit dernier, Les dieux sauvages. Cela fait maintenant deux petites semaines qu’il me fait clairement de l’œil, et j’ai dû réfréner mon envie dévorante de le faire passer avant d’autres lectures (très) urgentes. Heureusement, il passera bientôt à la casserole :3

Le résumé : Mériane est une trappeuse, une paria, une femme. Autant de bonnes raisons d’en vouloir aux Dieux qui ont puni le peuple de la Rhovelle pour les fautes de ses aïeux. Car depuis la chute du glorieux Empire d’Asrethia, le monde est parcouru de zones instables qui provoquent des mutations terrifiantes, les gens ont faim, et une religion austère qui prêche la haine des femmes soutient un système féodal.Pourtant, quand les Dieux décident de vider leur querelle par l’intermédiaire des humains, un rôle crucial échoit à Mériane. Pour elle débute une quête qui la verra devenir chef de guerre et incarner l’espoir de tout un peuple.

En attendant, je vous laisse donc retrouver la page facebook de nos hôtes, leur blog, ainsi que sur leurs deux chroniques du bébé, celle de Dup ici, et celle de Phooka !

On se retrouve très vite mes petits ❤️

Un dimanche aux Imaginales… Et une fête des mères livresque !

Mes petits marcassins,

BONJOUR ! Me voici de retour après une petite semaine de vacances imprévue : j’avais manifestement besoin de faire une petite pause ! Il faut dire que le week-end dernier fut particulièrement riche en émotions… Et en rebondissements !
Vous le savez sans doute, Les Imaginales sont LE festival que j’aime par dessus tout, celui où j’aime particulièrement me rendre, en raison de son ambiance si particulière et de l’accessibilité des auteurs qui y sont invités. Avec Chéri, nous y sommes ainsi allés deux fois déjà, et à chaque fois, ce fut… FIOU. Bref ! Cette année, malheureusement, il n’était pas vraiment pour nous question d’y aller : pas de vacances, manque de moyens… Autant de raisons qui m’avaient poussée à faire une croix sur l’édition 2017. Mais… MAIS ! C’était sans compter sur le Chéri. Le Chéri, ou cet homme qui exècre les espaces clos et bondés, et qui a, pourtant…. Décidé de me faire la surprise et d’embarquer femme et fils le samedi soir pour une petite virée dans les Vosges *_*
Nous sommes donc partis dès mon retour du boulot… pour un voyage assez folklorique : après une nuit plutôt agitée à Besançon (disons que Malo aime particulièrement son petit confort), nous repartons pour deux bonnes heures de route. Après avoir massacré Jean-Jacques Goldman pour maintenir Boubou dans une relative tranquillité, nous touchons enfin au but : pour la troisième année, nous voici en train de fouler le parc d’Épinal, et… Je ne tiens plus en place : 24h plus tôt, j’étais encore persuadée de ne pas y aller, et m’y voici ! Et cette année, ils ont fait les choses en grand : le parc est plus rempli que jamais, de nouveaux bâtiments sont apparus au détour des chemins, et nous en prenons plein les yeux. Malo est tout fou, et ne souhaite qu’une chose : courir absolument PARTOUT.

Par miracle, nous réussissons plus ou moins à canaliser l’enfant, le temps d’aller flâner dans la bulle du livre : à partir de ce moment, je dois bien dire que mes souvenirs sont assez flous x) Entre les auteurs et les copines, autant vous dire que j’étais à la fête ! Alors, en vrac : Christel, Bea, Dawn, Maia, Ellen, Erell, Aurélie, Pascal, Sia, Johanne, Angélique... Quel plaisir de vous revoir, le temps de papoter un instant ou davantage ! Les photos s’enchainent, les câlins et les sourires aussi : j’en oublierais presque mon petit monstre de Boubou ! Finalement, nous quittons ce joli monde pour aller à la rencontre des auteurs présents (je crois bien que l’idée d’assister à une conférence nous a effleuré l’esprit une ou deux fois, avant de devoir courir derrière Malo pour ne pas le voir plonger dans la Moselle)(cet enfant a un sérieux problème avec l’eau, j’en ai bien peur). Et… Comme chaque année, ils sont tellement, tellement accueillants, que l’on aurait envie de prendre un café avec chacun d’eux ! Entre un coucou à un Grégory Da Rosa adorable, une bonne discussion avec un Jean-Laurent Del Socorro passionné et passionnant, une visite à un Adrien Tomas fascinant, une rencontre enrichissante avec Stéphane Prybylski, une discussion bourrée de tentations avec Danielle Martinigol et une embrassade avec un Gabriel Katz toujours aussi bon en dessins, autant vous dire que ma jauge d’émotivité était à son paroxysme. Elle a bien failli déborder, d’ailleurs, quand Malo s’est mis en devoir de faire une jolie petite crise devant un Fabien Cerutti éberlué : cet enfant, avec sa joli tête blonde, peut décidément déployer des trésors d’inventivité pour nous faire payer sa fatigue x) Il me faut également remercier les équipes des Indés de l’imaginaire et du Bélial, toujours aussi accueillantes d’année en année !
Bien que nous ayons prévu de partir vers 20h, la fatigue du Bout et nos nerfs quelque peu usés (j’ai tout de même réussi à casser mon téléphone, ahem), nous poussent à décoller vers 16h. Pour arriver chez nous, éreintés et tendus, après SEPT HEURES de trajet : entre les routes fermées et les mauvais choix, ce trajet de retour fut un vrai calvaire, Malo étant beaucoup trop fatigué pour supporter de rester coincé aussi longtemps dans son petit siège. J’avoue que l’on s’en est pas mal voulu de lui avoir infligé cela, même s’il y eut pléthore de bons moments et que c’est eux, finalement, que l’on retiendra ‘_’ L’attention de Chéri était juste MÉGA touchante, et je ne le remercierai jamais assez de m’avoir offert cette petite parenthèse ❤️

Une parenthèse qui s’est poursuivie hier, de la meilleure des façons : après une journée au centre aquatique à voir Malo patauger avec délice (il n’était pas le seul, ceci dit : si je n’étais pas libraire, je serais sans doute maitre-nageur), j’ai eu droit au plus beau cadeau de fête des mères : une PAL s’agrandissant encore un peu plus ❤️ Ne sont-ils pas merveilleux ?

Me revoici donc gonflée à bloc et en pleine forme, la tête pleine de ces belles lectures qui m’attendent ❤️ Peut-être devrais-je prendre quelques semaines supplémentaires (sans bosser, cette fois), pour lire tout ça ? 😛

À très vite mes petits, je vous envoie du Love ❤️

Le mois de… Nathalie Dau !

Mes petits marcassins,

Bonjour ! Et pardonnez mon manque de présence ici (cela fait un bout de temps que je n’ai pas pu répondre à vos petits mots), les journées ont été chargées : un projet (assez lourd, puisqu’il faut l’avouer) se met en place, doucement mais surement… Afin de remédier à une situation professionnelle qui me pèse de plus en plus. J’espère pouvoir vous en dire davantage très bientôt ! Mais nous sommes pas là pour cela aujourd’hui.. Non, aujourd’hui nous parlons fantasy, fantasy française qui plus est ! Comme le mois dernier, j’ai l’honneur de participer à fameux Mois de organisé par nos très chères Dup et Phooka, qui mettra à l’honneur en avril…

NATHALIE DAU !

Après mon coup de cœur pour Source des tempêtes, autant vous dire que j’ai bien du mal à contenir ma joie : il est l’heure de découvrir la suite des aventures de nos héros ! Je m’y plongerai d’ailleurs sans tarder : je vais passer quelques jours chez mes parents, et ensuite… BANCO ! N’hésitez pas à aller faire un tour sur la page FB de ces dames, sur leur blog, ou encore sur l’article consacré à ce mois de qui s’annonce fabuleux, afin de suivre tout cela !

❤️❤️❤️

Les Seigneurs de Bohen, Estelle Faye

Couverture par Marc Simonetti

L’histoire : « J’avais seize ans quand j’ai quitté la steppe. Mais je ne vais pas vous narrer mon histoire. Je ne vais pas non plus vous relater les exploits de grands seigneurs, de sages conseillers, de splendides princesses et de nobles chevaliers. Je croyais, quand j’étais jeune, que c’était dans ce bois qu’on taillait les héros. Je me trompais. Je vais vous narrer les hauts faits de Sainte-Étoile, l’escrimeur errant au passé trouble, persuadé de porter un monstre dans son crâne. De Maëve la morguenne, la sorcière des ports des Havres, qui voulait libérer les océans. De Wenceslas le clerc de notaire, condamné à l’enfer des mines, et qui dans les ténèbres trouva un nouvelle voie… Et de tant d’autres encore, de ceux dont le monde n’attendait rien, et qui pourtant y laissèrent leur empreinte. Leur légende. Et le vent emportera mes mots sur la steppe. Le vent, au-delà, les murmurera dans Bohen. Avec un peu de chance, le monde se souviendra. »

Mon avis : … Je crois que je pourrais me contenter de faire un article blanc, avec un immense COUP DE CŒUR en plein milieu, histoire que vous compreniez bien l’effet que ce livre a eu sur moi. Mais, outre le fait que ce ne serait plutôt pas pro, j’ai BESOIN de vous en parler. BESOIN de vous dire pourquoi ce livre m’a chamboulée, BESOIN de vous dire à quel point il faut que vous le lisiez. BESOIN, surtout, de vous dire que je ne remercierai jamais assez Book en Stock et les édition Critic pour m’avoir permis de découvrir cette pépite à laquelle je ne m’attendais absolument pas. BESOIN de remercier Estelle Faye, pour nous offrir un récit aussi riche qu’enivrant. Tout ça, et plus encore…
Très honnêtement, je ne sais pas si je dois me lancer dans l’exercice ardu du résumé, d’autant que l’intrigue de ce petit pavé ne saurait contenir en quelques lignes succinctes. Estelle Faye nous offre une plongée en Bohen, une Terre faite de guerres et de conflits, d’intrigues politiques et de magie ancestrale. Aujourd’hui gouvernée par des Hommes ayant interdit la pratique de cet art païen, elle était jadis aux mains des Wurms, créatures difformes ayant apprivoisé les Dracs. Chassés par ceux-là mêmes qu’ils avaient réduis en esclavage, ils ont laissé une empreinte indélébile sur Bohen, une cicatrice purulente à l’odeur nauséabonde. C’est dans cet univers que nous rencontrons une multitude de personnages : Estelle Faye nous offre en effet un roman choral, bien que la narration soit effectué par un personnage bien précis. Personnages, donc, éparpillés aux quatre coins de l’Empire et n’ayant, vraisemblablement rien à voir les uns avec les autres. Pourtant, tous ou presque finiront par poursuivre un même but : faire de Bohen un autre monde, et rétablir une vérité depuis longtemps oubliée…
… Ce roman est ÉPOUSTOUFLANT. Et je pèse mes mots. Vous le savez, j’ai lu tout récemment Porcelaine, d’Estelle Faye également. Un conte d’inspiration asiatique qui m’avait beaucoup, beaucoup plu. Mais que dire, dans ce cas, de celui-ci ? Après une semaine où je me suis plongée à chacun de mes temps libres dans ce récit mené d’une main de maitre, je ne sais plus trouver mes mots : l’auteure m’a coupé la parole, laissée orpheline. Son intrigue m’a captivée, ensorcelée, hypnotisée : rares sont les romans de fantasy à être aussi aboutis, aussi merveilleusement menés. L’auteure ne laisse rien au hasard, et tisse avec intelligence et habileté une toile qui nous laisse abasourdis. Les détails sont pensés, pesés, toujours avec une justesse millimétrée. Séduite dès les premières lignes, j’ai été tout à la fois ravie et admirative de voir avec quelle maestria Estelle Faye réunissait finalement tous les pans de son intrigue pour nous servir sur un plateau un roman complet, complexe et… Émotionnellement surpuissant, puisqu’il faudra bien y venir : j’ai lu les cinquante dernières pages en pleurant à chaudes larmes, quasiment incapable de distinguer les mots filtrant à travers mon regard brouillé. Tout cela pour une simple et bonne raison : l’auteure nous livre des portraits d’hommes et de femmes extrêmement crédibles et attachants, et ne les ménage pas… C’est même le moins que l’on puisse dire. Ne vous y trompez pas ! Nous sommes bel et bien dans un roman de dark fantasy : tous, je dis bien tous, ont leur part d’ombres et de lumière, tous sont loin d’être des modèles de sainteté. Mais tous sont croqués avec une justesse incroyable, rendant leur portrait d’une vitalité vibrante. Je me suis attachée à chacun d’entre eux, de Sorenz à Sainte-Étoile, de Maëve à Sigalit, de Janosh à Wens en passant par Lantane… Et tous les autres, tous ces autres qui, à un moment ou à un autre, pénètrent avec force dans ce roman, y ajoutant toujours un peu plus d’émotions, un peu plus d’humanité. Estelle Faye crée des personnages forts, loin de tout manichéisme et, surtout, loin de tout clichés : fonctionnant essentiellement en duos, ils m’ont tous émue par la pureté de leurs sentiments, la justesse de leurs réactions. J’avoue avoir été surprise du chemin qu’empruntait l’auteure quant à ces duos, celui-ci étant rarement abordé en fantasy (du moins, dans le romans que j’ai pu lire jusqu’à présent…), mais je n’ai tout simplement rien à y redire : ce vent de fraicheur m’a fait un bien fou, et j’ai trouvé cela… Beau, tout simplement. Toutes ces rencontres un peu dues au hasard, ces sentiments à l’œuvre, ces relations aussi improbables que touchantes… Oui, j’ai été subjuguée. Subjuguée, aussi, parce qu’Estelle Faye crée des personnages terriblement réels : non, leurs décisions ne sont pas toujours sages, censées. Non, ils ne sont pas parfaits. Non, ils ne rentrent pas dans le moule que l’on trouve habituellement dans le genre, ce personnage emblématique qui ne fait jamais, JAMAIS le moindre faux pas. Des faux pas, ils en font. Beaucoup. Et prennent des chemins auxquels nous n’aurions pas songé un instant : Maeve, par exemple, m’a assise, je ne pourrais dire mieux. Me serais-je attendue à cela ? JAMAIS. JA-MAIS.
Une fois encore, j’ai l’impression de vous offrir une chronique terriblement décousue, qui veut tout et rien dire à la fois. Mais, comprenez-moi : je tiens là, sans hésitation, ma plus belle lecture de ce premier trimestre. En lice pour l’année, et très bien placée, m’est avis. Et pourtant, j’en ai eu, des coups de cœur ! Mais, force est de le dire, rien d’aussi… D’aussi parfait. Mon cœur en souffre encore, mes yeux sont toujours humides, et mes mains se trainent misérablement vers mon roman laissé là, sur le canapé, comme posé un instant pour être repris dans quelques secondes. Je suis tombée amoureuse d’un livre, oui, de ses personnages, surtout, de son intrigue, aussi. Je suis tombée amoureuse d’une plume pleine de poésie, et la rupture est cruelle. Je suis tombée amoureuse des Seigneurs de Bohen, de ce livre que je mettrais volontiers dans les mains de tout le monde, si je n’avais envie de le garder encore un instant pour moi. De ce livre dont j’attendais beaucoup, et qui m’a apporté plus encore. Alors oui, Estelle, merci, merci, merci. ❤️

En bref, COUP DE CŒUR pour ce roman à la fois puissant, merveilleux, et magnifiquement conté. A mettre dans toutes les mains, sans hésitation aucune !


Coup de cœur !

Retrouvez tous les articles sur Le mois d’Estelle Faye chez Book en Stock ❤️

Le mois de… Estelle Faye !

Mes petits marcassins,

>Bonjour ! Et Joyeux mois de Mars ! En attendant un bilan qui ne manquera d’arriver, laissez-moi vous informer que j’ai de nouveau la chance de participer au fameux rendez-vous organisé par nos très chères Dup et Phooka, j’ai nommé… Le mois de ! Et cette fois-ci, c’est Estelle Faye qui est mise à l’honneur, avec son petit dernier… Qui est, ma foi, fort alléchant. Voyez plutôt :

« « Je m’appelle Ioulia La Perdrix. Mon récit commence il y a près de cent ans, à l’époque où Iaroslav le Juste siégeait sur le trône de Bohen. Sur les hauteurs des monts des Sicambres, par une glaciale nuit d’hiver, une abbaye brûlait… »
Je vais vous raconter comment l’Empire est mort.
L’Empire de Bohen, le plus puissant jamais connu, qui tirait sa richesse du lirium, ce métal aux reflets d’étoile, que les nomades de ma steppe appellent le sang blanc du monde. Un Empire fort de dix siècles d’existence, qui dans son aveuglement se croyait éternel.
J’évoquerai pour vous les héros qui provoquèrent sa chute. Vous ne trouverez parmi eux ni grands seigneurs, ni sages conseillers, ni splendides princesses, ni nobles chevaliers… Non, je vais vous narrer les hauts faits de Sainte-Étoile, l’escrimeur errant au passé trouble, persuadé de porter un monstre dans son crâne. De Maëve la morguenne, la sorcière des ports des Havres, qui voulait libérer les océans. De Wens, le clerc de notaire, condamné à l’enfer des mines et qui dans les ténèbres découvrit une nouvelle voie… Et de tant d’autres encore, de ceux dont le monde n’attendait rien, mais qui malgré cela y laissèrent leur empreinte.
Et le vent emportera mes mots sur la steppe. Le vent, au-delà, les murmurera dans Bohen. Avec un peu de chance, le monde se souviendra. »

Se trouvent également dans PAL le premier tome de La voie des oracles, ainsi que Porcelaine que j’espère bien pouvoir lire durant les prochains jours ! Pour suivre nos discussions, n’hésitez donc pas à vous rendre sur le blog de nos hôtes, ainsi que sur l’article consacré à ce mois de qui s’annonce formidable. Et sur leur page facebook, tant qu’on y est !

À très vite mes petits ❤️

Brandon Sanderson : L’Interview !

Mes petits Marcassins… BONJOUR !

En octobre dernier (la honte… C’était il y a tellement longtemps !) m’était offerte la chance unique de rencontrer MON auteur favori DE TOUS LES TEMPS, ainsi ai-je nommé… BRANDON SANDERSON. Pensez donc : quand les deux adorables attachées de presse du Livre de Poche m’ont contactée dans ce sens, mon sang n’a fait qu’un tour : peu importe le boulot, les galères de transport et de logement, J’IRAI. J’IRAI, quoi qu’il en coûte ! Le dimanche 25, me voici donc dans l’avion direction Paris (et le pincement au cœur en laissant le Boubou, on en parle ?), afin d’y passer la nuit chez ma sœur chérie… Avant le grand moment, le 26 au matin. Après une nuit agitée, me voici donc fin prête, le cœur battant la chamade et la démarche sautillante : est-ce vraiment réel ? Vais-je vraiment rencontrer l’auteur que je vénère depuis maintenant six ans ? Je cours, vole, fuse vers le lieu de rendez-vous, arrive un brin essoufflée, la joue rosie d’excitation, attends quelques instants… Et vois arriver Sophie, sans qui rien n’aurait été possible. Je la suis, intimidée (quand même !) quand, soudain… LE VOILÀ. En chair et en os, le vrai, l’unique…

BRANDON SANDERSON !

Je vous passe les balbutiements et la petite larme de joie, pour en venir au fait : que nous sommes-nous dit, durant les trente minutes qui ont suivi ?

Bouch’ : Bonjour Brandon ! Alors, je me présente : je m’appelle Adeline, j’ai 25 ans, je suis maman d’un petit garçon, et je tiens depuis presque cinq ans un blog centré sur mes lectures, majoritairement issues des littératures de l’imaginaire… J’ai découvert vos romans il y a plusieurs années, et je dois dire que ça a été le coup de foudre : il n’y en a pas un que je n’ai pas lu, pas un que je n’ai pas aimé ! En attendant les prochains, je les relis avec mon petit bout : je ne sais pas s’il comprend ce que je lui lis {Rires}, mais on passe de super moments grâce à vous !

Brandon Sanderson : Mes enfants n’ont pas encore lu mes livres… J’ai trois garçons, et je crois qu’ils comprennent pas encore que je suis écrivain. Ils imaginent que c’est ce que tout le monde fait ! Ils ont même commencé à écrire leurs propres livres : mon petit de six ans m’a dit la semaine dernière « Je vais devoir écrire un livre pour le vendre, parce que c’est comme ça que nous gagnons notre argent ! » {Rires} Et il a écrit un livre sur minecraft, qu’il voulait publier ! Voilà comment il perçoit ce que je fais, c’est assez amusant {Rires}.

Bouch’ : Parlons sérieusement ! Vous êtes considéré comme l’un des meilleurs auteurs de fantasy dans le monde entier… Est-ce un rôle facile à assumer ? Plutôt stressant ?

Brandon Sanderson : C’est… Effrayant. Très effrayant. Ma passion pour ce genre a grandi avec moi. J’étais… perdu dans la vie, je ne savais pas quoi faire…. Et j’ai découvert la fantasy. Et, à travers elle, mon foyer ! J’ai passé les quinze années suivantes à apprendre comment faire la même chose, et maintenant… Maintenant, mes livres sont sur les étagères, et c’est… Tellement bizarre ! C’est toujours dur pour moi de réaliser que cela a marché, parce que out le monde s’acharne à te répéter que ça NE VA PAS marcher. Et qu’en fait… Ça marche ! C’est donc particulièrement effrayant… Mais aussi très gratifiant ! Beaucoup de gens me demandent quelles sont mes motivations, et la plus grande d’entre elles est certainement de prendre ce qui m’a été donné et de faire du bon boulot avec ça. Beaucoup d’auteurs voudraient être à ma place, je l’ai moi même voulu durant tant d’années… Je veux faire mon maximum.

Bouch’ : C’est un succès, qu’on se le dise ! {Rires} Mais du coup, quelles sont vos références littéraires ?

BS : Hum… Le livre qui m’a poussé à écrire de la fantasy est Fendragon de Barbara Hambly (Dragonsbane en VO – lecture à venir sur le blog !). Il n’est pas très connu, mais il reste mon livre favori. Je dois également beaucoup à Anne McCaffrey, {…} que j’ai énormément étudiée. Et côté classiques… Je ne dis pas ça parce que je suis en France {rires} ! J’aime beaucoup Victor Hugo, notamment pour ses personnages à la fois héroïques et très crédibles. Beaucoup de romans fantasy mettent en scène des personnages vraiment très noirs et… Je trouve ça vraiment intéressant, mais je préfère imaginer des héros foncièrement bons, mais prenant parfois de mauvaises décisions. Victor Hugo avait capturé ça, et cela m’a beaucoup inspiré.

Bouch’ : Et, le dernier livre que vous avez lu… ?

BS : En fait, j’en ai lu deux : City of Stairs de Robert Jackson et Ghost Talkers de Mary Robinette Kowal. Malheureusement, aucun n’est encore traduit en français…

Bouch’ : Question indiscrète, maintenant ! Vos livres sont toujours bourrés de détails, à un point parfois hallucinant… Comment faites-vous pour vous y retrouver ?

BS : En fait , j’oublie énormément, pour le premier jet ! Mais c’est normal pour un auteur {Rires} J’utilise actuellement un wiki, qui ne se trouve que sur mon ordinateur et celui de mon assistante. C’est extrêmement précieux ! J’organise et peaufine mes idées grâce à cela, et tous les détails de tous mes romans y sont référencés. La travail entier de mon assistante consiste d’ailleurs à s’assurer que je n’ai pas oublié un détail crucial… Elle lit mon manuscrit, le compare à mes précédents romans et me signale les points qui ne vont pas.

Bouch’ : Un wiki et une assistante, c’est super pratique en effet ! Mais je dois vous avouer… que j’ai souvent eu envie de venir jusque chez vous pour réclamer la suite des Archives de Roshar. Certains fans mettent-ils ce genre de menaces à exécution ?

BS : Cela n’arrive pas très souvent, à dire vrai ! J’ai eu un groupe de jeunes qui est venus devant chez moi, déguisés en hommes du pont. Ils en avaient même construit un ! Ils sont venus sonner chez moi, et se sont mis à chanter. C’était vraiment chouette 🙂 On a des photos !

Bouch’ : Vous êtes un auteur très prolifique (MERCI), et semblez pouvoir passer d’un univers à un autre sans difficulté… Comment faites-vous pour passer d’une histoire très noire, à un récit plus léger ?

BS : Ma méthode… Quand je finis un livre, j’ai besoin de faire quelque chose de VRAIMENT différent. J’ai besoin de changer, de faire quelque chose de totalement neuf. Par exemple, j’ai écrit Alcatraz en même temps que les Fils-des-brumes… J’ai besoin de me renouveler en plongeant dans quelque chose de radicalement différent. Fils-des-brumes et Les Archives de Roshar sont mes deux grands projets, et mes autres romans m’ont permis de me ressourcer.

Bouch’ : Quand on imagine l’investissement nécessaire… On peut le comprendre ! Et parmi tous vos livres… Y-en a t-il un qui vous a rendu plus fier, auquel vous êtes plus attaché ?

BS : Non… Non pas vraiment ! Le plus difficile, si je puis dire, est la fin de La Roue du temps de Robert Jordan. C’est un challenge extrêmement stimulant ! Reprendre le travail d’un autre auteur et réussir à créer une vraie continuité… Mais je ne peux pas dire que j’en préfère un par rapport aux autres, ce serait comme dire que je préfère un de mes enfants {Rires} ! Au fond, ce sont tous mes enfants.

Bouch’ : Justement, en parlant de La Roue du temps : votre style et celui de Robert Jordan sont vraiment très différents, comment faites-vous pour réussir à donner une cohérence à tout cela, à offrir une véritable continuité à la série ?

BS : Il faut avouer que c’est assez technique. J’ai essayé de reprendre sa voix… Et j’ai échoué. Cela relevait beaucoup plus de la caricature qu’autre chose. J’ai donc essayé de reprendre ses personnages en leur donnant vie à travers mon propre style et là… Le résultat était bien meilleur. Mais je dois quand même dire aux fans qu’il faut comprendre  que je ne suis pas là pour essayer de copier Robert Jordan. La comparaison que j’utilise régulièrement serait celle du réalisateur de film. Il aura forcément sa propre vision de ce que doit donner la production. Regardez avec Harry Potter ! Les réalisateurs ont changé, et même si l’essence du film reste la même, on sent une véritable différence.

Bouch’ : Ils seront compréhensifs, j’en suis certaine ! C’est un projet qui vous a d’ailleurs permis d’élargir encore davantage votre lectorat… Mais aux rares lecteurs ne vous connaissant pas, par lequel de vos livres conseilleriez-vous d’entamer votre bibliographie ?

BS : L’Âme de l’empereur ! Il est court, c’est un one-shot, un peu plus littéraire, poétique que certains autres… Surtout pour quelqu’un ne lisant que peu de fantasy. Pour quelqu’un connaissant davantage le genre, je conseillerais l’Empire ultime, le premier tome de la trilogie Fils-des-Brumes, parce que la fin est déjà là. Si je pense que les Archives de Roshar constituent mon meilleur travail, les romans sont surtout très longs, et font partie d’un cycle encore plus long… Ce ne serait peut-être pas le choix le plus judicieux.

Bouch’ : On voit d’ailleurs l’évolution de votre talent d’écrivain au fil de vos romans : entre Elantris, parfois un peu maladroit, et La voie des rois, qui reste LE livre le plus abouti que j’ai pu lire jusqu’à présent, on sent que vous avez fait un chemin incroyable ! A chaque fois que je me plonge dans un de vos romans, j’en oublie jusqu’à mon mari et mon fils… Mon mari n’était d’ailleurs pas vraiment ravi que je passe notre lune de miel en compagnie d’Elantris ^_^

BS : Vous savez… Ma femme est professeur de littérature. Durant notre lune de miel… Je lisais, elle lisait, ça collait super bien {Rires} Pour en revenir aux Archives de Roshar, c’est la série que je voulait écrire étant plus jeune, mais je n’avais pas le bagage suffisant pour le faire… Ce n’est que récemment que je m’en suis senti capable. J’ai essayé d’en écrire une première version en 2003, ça n’a pas marché. Je n’étais pas encore assez bon !  Il a fallu que j’écrive, que je travaille énormément sur Fils-des-brumes et sur La Roue du temps, pour acquérir l’expérience nécessaire…

Bouch’ : On remarque également que vos romans ont souvent une dimension politique… Vous inspirez-vous de notre monde actuel ?

BS : Oui, définitivement. Je suis passionné de politique et de religion, j’aime comprendre la façon dont les gens perçoivent notre monde… Mais je reste un écrivain : mon boulot n’est pas forcément d’apporter des réponses, mais plutôt de soulever des questions. J’aime avoir des personnages capables d’avoir une véritable réflexion sur tous ces sujets… C’est ensuite au lecteur d’en tirer les conclusions qu’il souhaite, sa charge de se faire son propre avis. Mais oui, effectivement, tout ce qu’il se passe dans notre société est extrêmement inspirant.

Bouch’ : Et cette réflexion transcende d’ailleurs vos romans, nous poussant à nous interroger bien que notre lecture soit terminée… Vos romans ont ce petit je-ne-sais-quoi qui nous les fait rester en tête bien après qu’on les ait terminé. Pour ma part, je sais quand je commence un de vos livres, je ne vais plus rien lire après, pendant une, deux, trois semaines. Le temps de digérer tout ça, d’être capable de passer à autre chose…

BS : Et pourtant, il y a tellement de bons livres à lire ! Quand on est auteur comme moi, tous nos amis -ou presque- sont eux-mêmes écrivains. Et l’on se doit de rester à jour, même si ce n’est pas toujours simple… {Rires}

Bouch’ : Et avec tous ces livres qui sont publiés chaque année, justement, comment arrivez-vous à faire constamment dans l’originalité ?

BS : Je lis énormément, j’essaye d’écrire les livres que je voudrais lire, mais que personne n’a encore mis sur papier. Comme avec Cœur d’acier ! On voit énormément de récits sur des gens ordinaires acquérant des super-pouvoirs, mais on ne parle pas de ceux qui tournent mal… Voilà ce que je me suis dit : « Personne n’a écrit là dessus ? Mais pourquoi ? Et bien, moi je vais le faire ! » Et ça marche généralement comme ça : tout ce que j’écris est en réaction à ce que je vois, ce que je constate…

Bouch’ : Et, finalement… Vous écrivez les livres que nous aussi, nous souhaitons lire ! Alors merci, merci pour tout, et restez tel que vous êtes : aussi généreux en vrai que dans vos romans 🙂

Vous pensez bien que, durant cette heure incroyable, j’étais totalement hypnotisée par les mots de cet homme hors du commun. J’étais venue rencontrer mon auteur chouchou, et c’est finalement un érudit que j’ai trouvé, aussi passionnant que gentil, abordable et proche de ses lecteurs. Une rencontre totalement inoubliable, donc, mais aussi marquée par la gentillesse de nos deux hôtesses : je ne les remercierai jamais assez de m’avoir offert une chance aussi unique ❤️ Et c’est d’ailleurs grâce à elle que je peux aujourd’hui vous offrir…

 

Le concours aura lieu du 8 au 14 février 23h59, et est ouvert à la France, la Suisse et la Belgique 🙂 Pour participer, rien de plus simple : m’envoyer un mail à l’adresse leslecturesdebouch@gmail.com, avec en objet {CONCOURS SANDERSON}. Me préciser ensuite pour quel(s) lot(s) vous souhaitez participer (vous ne pourrez être sélectionné que pour un lot), avec vos liens de partage s’il y a lieu. Un petit mot gentil ne serait bien évidemment pas de refus 🙂

J’espère que vous serez nombreux à participer… ET JE VOUS ENVOIE DU LOVE !

Challenge littérature de l’imaginaire – 5e édition

Mes petits chatons,

BONJOUR ! Et oui, vous avez bien lu : je me lance une nouvelle fois dans un challenge… Moi qui avais juré de m’abstenir ^_^ Mais, que voulez-vous : chassez le naturel… Bref. C’est donc sur le blog de Lupa que j’ai découvert ce challenge, repris par Amaruel pour cette cinquième édition 🙂 Le but est simple : Lire (et chroniquer) des livres ayant trait aux littératures de l’imaginaire (Fantasy, SF, Fantastique… Et leurs multiples sous-genres). Romans, recueils de nouvelles, mangas, comics, BD, magazines spécialisés, essais… Tout peut y passer ! Reste à choisir, en début de challenge, l’échelon que l’on souhaite viser. En voici la liste :

Échelon 1 : Atterrissage dans l’irréel – au moins 12 livres
Échelon 2 : Petit pas dans l’ailleurs – au moins 24 livres
Échelon 3 : Plongée dans l’inconnu – au moins 36 livres
Échelon 4 : Immersion dans le vide – au moins 48 livres
Échelon 5 : Absorption dans l’étrange – au moins 60 livres
Échelon 6 : Fusion dans l’utopique – au moins 72 livres
Échelon 7 : Je lis donc je chronique – au moins 100 livres
Échelon 8 : Synchronisation avec la page – au moins 130 livres

À cela, et pour corser un peu le tout, à nous de choisir (ou non) une catégorie dans laquelle officier. La liste :

Catégorie A : Ange gardien de la Simplicité – Le challenge reste comme il était jusque-là, à savoir tous les supports sont acceptés et vous lisez tous les genres des lectures de l’imaginaire.
Catégorie B : Banshee de la Double page – Vous choisissez de ne lire que deux genres que vous signalerez lors de votre inscription (par exemple : Fantasy/SF ou SF/Fantastique ou Fantasy/Fantastique). Tous supports confondus.
Catégorie C : Cerbère des Mots – On bannit les BDs et les mangas, la place est réservée aux romans uniquement. Tous genres confondus.
Catégorie D : Dragon de la Multidisciplinarité – Vous devrez choisir un genre en début de challenge entre la Fantasy et la SF. Ils ont tous deux des sous-genres, dans cette catégorie vous devrez lire un livre par sous-genre. A vous de voir ce que vous lisez pour le reste de la catégorie.
Catégorie E : Elfe de l’incontournable  – Vous lirez ce que vous voudrez durant ce challenge dans le genre que vous voulez MAIS il vous sera obligatoire de lire 3 livres écrits par des auteurs que l’on qualifie de « classiques » de l’imaginaire. Les incontournables quoi.
Il suffira ensuite de poster chaque chronique concernée dans la Chrobox pour que celle-ci soit acceptée dans le challenge 🙂 Simple comme bonjour, non ? Le challenge s’étend du 1er décembre 2016 au 31 décembre 2017, les inscriptions étant ouvertes jusqu’au 1er janvier. Vous avez encore le temps ! Pour ma part, je vais tenter l’échelon 4 (Immersion dans le vide – au moins 48 livres)(oui, je me mets un peu la pression), Catégorie E. De quoi faire de belles découvertes dans les mois à venir 😀 Alors, on se souhaite bonne chance ?
Et vous mes chatons, allez-vous tenter l’aventure ? DU LOVE !