Phobos #3, Victor Dixen

Tome 1
Tome 2
Phobos – Origines

L’histoire : Fin du programme Genesis dans
1 mois…
1 jour…
1 heure…

Ils sont prêts à mentir pour sauver leur peau.
Ils sont les douze naufragés de Mars. Ils sont aussi les complices d’un effroyable mensonge.
Les spectateurs se passionnent pour leur plan de sauvetage, sans se douter du danger sans précédent qui menace la Terre.
Elle est prête à mourir pour sauver le monde.
Au risque de sa vie, Léonor est déterminée à faire éclater la vérité. Mais en est-il encore temps ?
Même si le compte à rebours expire, il est trop tard pour renoncer.

Mon avis : Mais mais maiiiiis…. MAIS C’EST QUOI CE BOUQUIN ?! Troisième tome, troisième coup de cœur – si tant est que Victor Dixen m’en ai laissé un, de cœur. J’accumule les lectures sadiques, et cela se ressent : j’avance le regard vide, tel un zombie privé de sentiments. Alors, avant de spoiler à tout va, un petit mot pour tous les malheureux n’ayant pas encore découvert cette série : FONCEZ. Foncez, parce que vous avez là trois romans qui se DÉVORENT, trois romans qui nous embarquent dans la plus folle des aventures, trois romans qui bouleversent, captivent, passionnent. Trois romans qui ont fait battre mon cœur à mille à l’heure, et que je ne saurais que trop recommander à quiconque souhaite passer un moment hors du temps.
Ceci étant dit… Bouchez vos oreilles, vous qui n’avez pas encore lu les deux opus précédents, et fermez vos yeux : le spoil est tout près ! Nous retrouvons nos pionniers là où nous les avions laissés : Léonor en pleurs, encore sous le choc de la révélation fracassante de Marcus. Le jeune homme, loin d’être le joli cœur qui nous avait précédemment fait fondre, s’était en réalité révélé être le pire des menteurs, arriviste à souhait et prêt à tout pour arriver à ses fins. De quoi mettre dans tous leurs états nos héros, que l’on se le dise. La situation est donc plus que tendue, à l’aube de ce troisième opus : que faire de Marcus, qui aurait pu tous les sauver s’il ne s’était pas montré aussi égoïste ? Que penser du retournement -forcé- de veste de Serena, et ce providentiel ascenseur spatial qui pourrait bien les sauver de la prochaine tempête martienne ? Que faire avec la seconde sélection de candidats pour Mars ? Parler, pour sauver treize personnes, et risquer la dépressurisation de la base… Ou se taire,  et les condamner, peut-être, au même sort terrible ? Et surtout, comment continuer à vivre comme si de rien était, sous l’œil inquisiteur des centaines de caméras, quand la mort rôde bien plus près qui quiconque ne peut s’en douter ?
Que l’on se le dise : ce troisième tome fourmille d’interrogations. Cela fait maintenant deux ans que notre cœur bat à l’unisson de ceux de nos prétendants, et l’heure du dénouement a sonné : entre rebondissements (certains n’en sont pas, pour ceux ayant lu Origines… Mais rassurez-vous : vous aurez largement de quoi faire avec le reste) et retournements de situations totalement imprévus (j’ai beaucoup, beaucoup aimé ce que faisait l’auteur avec le personnage de Serena, notamment)(je hais cette femme autant qu’elle me laisse sans voix), il m’a été particulièrement difficile de stopper ma lecture : bien que ce soit un joli pavé, il n’a pas fait long feu, vous pouvez me croire. Victor Dixen instille une tension particulièrement perfide, nous laissant pendus à ses mots et à son imagination : que nous réserve-t-il encore ? J’ai donc lu, lu et encore lu, encourageant mes collègues à faire de même (et, force est de dire que le lire à trois n’a pas la même saveur qu’en le lisant seule) : totalement prise dans les rets tendus par Victor Dixen, je n’ai pu empêcher mon cœur de s’emballer follement, oubliant jusqu’au monde extérieur… Et chutant cruellement, à la toute fin du roman : y aurait-il donc un quatrième tome, dont je n’ai été informée ? Parce que ce n’est plus une porte ouverte qu’il laisse, mais une arche ! D’après mes recherches, il semblerait qu’il envisage en effet une suite… Ou, plutôt, le début d’un nouveau cycle (quand on voit comment celui-ci se termine, on peut comprendre). Soyez rassurés, tous ! Nous n’avons pas fini d’en entendre parler 🙂
Je vous le disais : j’ai lu ce troisième opus d’une traite, ou presque. Je suis restée immergée de bout en bout dans l’atmosphère du roman, comme hypnotisée par une intrigue ne manquant pas de piquant. Si j’avais écrit ma chronique sitôt ma lecture terminée, elle aurait donc été peuplée de OOOOOH et de AAAAAAH, de ?!!!!!! et de #*¨?!! »(§#. Par manque de temps, cela n’a pas été possible… Et cela m’a donc permis de réfléchir un peu à ce que je venais de lire. Cela m’a permis, surtout, de comprendre pourquoi ce troisième tome avait tant fait parler : entre déceptions et coups de foudre, il a en effet déchainé les passions. Si de mon côté le coup de cœur ne se dément pas, je dois bien reconnaitre – à mon grand dam- qu’il n’est exempt de défauts. En vrac, parlons de :
– certains passages un peu « niaiseux », intervenant à la toute fin du roman (pour ceux ayant déjà lu cet opus : le dernier dialogue entre Léonor et Marcus, et la déclaration d’Harmony à Andrew) : j’ai trouvé leur mise en place assez maladroite, faisant descendre l’intensité du moment plutôt que l’inverse.
– Le changement radical de comportement des pionniers face à Serena : mais sont-ils tous stupides, ou bien ? Si je n’y est pas prêté grande attention sur le moment, cela m’a tout de même fait l’effet d’une piqûre urticante : agaçant au possible. Qu’ils cessent donc de faire les girouettes et se posent deux minutes pour réfléchir un peu -_-
– Le manque d’approfondissement sur l’environnement : Mars offrait un tel potentiel ! Il y avait tant à faire, notamment avec cette « chose » mentionnée dans le deuxième tome ! Et là… Bref, je trouve ça dommage de s’être concentré quasiment exclusivement sur les pionniers et les membres du programme sur Terre, le récit perdant quelque peu son petit côté thriller.
Autant de petits points que l’on passe aisément sous silence lors de notre lecture, tant celle-ci est prenante, mais qui reviennent nous tarauder une fois celle-ci terminée : je ne pouvais donc pas les occulter dans cette chronique.
Finalement, c’est avant tout curieuse que je termine cette aventure : nous le savons désormais, Victor Dixen n’a pas tout à fait tourné la page du programme Genesis. Qui sait ce qu’il nous réserve pour la suite ? Une chose est sûre, de mon côté : il a réussi le joli coup de me passionner de manière égale sur plus de mille pages, touts romans confondus, et ça… Ce n’est pas donné à tout le monde 🙂

En bref, un troisième tome fort en surprises, qui aura su me tenir en haleine de bout en bout. Malgré ses quelques petits défauts, je le crie donc haut et fort : c’est un coup de cœur !

Coup de cœur !

Phobos – Origines, Victor Dixen (Phobos #0)

Phobos origines

Phobos #1
Phobos #2

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L’histoire : Six pionniers en apparence irréprochables.
Six jeunes terriens rongés par leurs secrets.
Six dossiers interdits, qui auraient dû le rester.

Ils incarnent l’avenir de l’humanité.
Six garçons doivent être sélectionnés pour le programme Genesis, L’émission de speed-dating la plus folle de l’histoire, Destinée à fonder la première colonie humaine sur Mars. Les élus seront choisis parmi des millions de candidats pour leurs compétences, Leur courage et, bien sûr, leur potentiel de séduction.
Ils dissimulent un lourd passé.
Le courage suffi t-il pour partir en aller simple vers un monde inconnu ? La peur, la culpabilité ou la folie ne sont-elles pas plus puissantes encore ? Le programme Genesis a-t-il dit toute la vérité aux spectateurs Sur les  » héros de l’espace  » ?
Ils doivent faire le choix de leur vie, avant qu’il ne soit trop tard.

Mon avis : HA ! Quand ma Repré Robert Laffont est passée il y a quelques mois, en me disant que la suite et fin de Phobos arrivait en librairie pour fin mai, et que je lui ai gentiment fait remarquer que ce n’était pas la fin, mais plutôt le début… Et qu’elle m’a regardé d’un air dégoûté en me demandant si je voulais faire son boulot à sa place… Je n’ai rien répliqué. Mais, je peux vous dire que quand j’ai ouvert Phobos – Origines, si je l’avais eu en face de moi… Je lui aurais bien jeté à la tête (ouuh, la violente !). Parce que ce que nous avons là, c’est bien le prélude (une partie, en fait) des aventures de nos héros. Masculins, en l’occurrence : nous y découvrons plus avant chacun des six garçons, et notamment… Leurs vilains petits secrets. Car certains d’entre eux sont effectivement très, très vilains : Victor Dixen nous réserve de sacrées surprises, je puis vous l’assurer. Les pistes qu’il nous laissait entrevoir dans les deux premiers sont ici étayées… Ou totalement balayées : certains personnages m’ont plongée dans une profonde confusion, mes questions étant plus pressantes que jamais. Les découvrir ainsi, en dehors du programme Genesis ou presque (pendant les rounds de sélection, plus précisément), m’a énormément plu : j‘ai dévoré cet opus en quelques heures seulement, avide d’en apprendre davantage sur nos héros. Et quelle frustration, de devoir les laisser là ! Et de ne pas avoir le pendant féminin du roman ! Comme à chaque fois que je me plonge dans un roman de l’auteur, j’aurais voulu en avoir plus. Deux, trois, quatre fois plus ? C’est que sa plume est si immersive que l’on n’en sort qu’à reculons, malheureusement pour nous…
Après cette lecture, je serais bien en peine de retrouver les sentiments qui m’animait à la sortie du second tome : découvrir leurs failles et leurs faiblesses a totalement perturbé l’idée que je me faisais d’eux. Alors que je ne pouvais pas supporter Alexeï, je me suis surprise à éprouver à son égard une compassion sincère. Tao, qui me laissait assez insensible, m’a énormément touchée… Kenji, lui, lève un peu le voile de mystère planant sur son personnage… Pour le rendre plus opaque encore. Gros coups de cœur pour Samson et Mozart, leur passé torturé m’ayant bouleversée. Et Marcus… Marcus ! Marcus, qui m’avait donné envie de hurler dans le deuxième tome, qui m’avait affreusement déçue… m’a plongée dans un abîme de perplexité. RAAAAAH ! Et dire qu’il va falloir attendre encore de loooooongues semaines pour connaitre le fin mot de toute cette histoire ! ÇA, c’est sadique. ÇA, on aime. ÇA…. ça me donne envie de taper du pied. Qu’on se le dise ! Bien qu’il s’agisse d’un prélude, je vous conseillerai tout de même de lire les romans dans l’ordre de parution : vous découvririez dans cet opus des secrets qu’il est agréable d’ignorer au début de notre lecture. Suspense, suspense… Quoi qu’il en soit, les amateurs de la série y trouveront tout à fait leur compte : une fois encore… C’est génial !

En bref, ON EN VEUT ENCORE ! Plus de secrets, plus d’explications, plus de… Tout, c’est possible ? 😀

On en redemande
On en redemande !

Phobos #2, Victor Dixen

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Premier tome : Phobos #1 – Il est trop tard pour regretter

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L’histoire : Ils croyaient maîtriser leur destin.
Ils sont les douze pionniers du programme Genesis.
Ils pensaient avoir tiré un trait sur leur vie d’avant pour devenir les héros de la plus fabuleuse des odyssées.
En réalité, ils sont les victimes de la plus cruelle des machinations.
Elle croyait maîtriser ses sentiments.
Sur Mars, Léonor espérait trouver la gloire et, pourquoi pas, l’amour.
Elle pensait pouvoir ouvrir son cœur sans danger.
En réalité, elle a ouvert la boîte de Pandore du passé.
Même si les souvenirs tournent au supplice, il est trop tard pour oublier.

Mon avis : AAAAAAH ! Et BAM, second coup de cœur du mois de Novembre ! Et BIM, une jolie claque finale, doublée d’un beau tapage de pied dû à une frustration intense ! Écoutez, c’est simple : depuis que j’ai lu ce deuxième tome, je passe ma VIE à le conseiller à qui veut bien m’écouter. En trépignant au milieu de mon rayon, en brandissant à qui mieux-mieux cet engin de torture sous le nez du potentiel lecteur, maiiiiis…. Ça marche. A croire que les gens aiment souffrir (voilà qui devrait plaire à un monsieur dont je ne citerai pas le nom), mais ça marche d’enfer. Aujourd’hui encore, d’ailleurs…
Mais, bref, on s’en tamponne un peu. QUID de Phobos #2 ? Trêve de blablas, inutile de vous faire languir plus longtemps : ce deuxième tome est une véritable TUERIE. Oui, en majuscules, parce que je le crie haut et fort : C’EST UNE BOMBASSE ATOMIQUE DE LA MORT QUI TUE. Aaaaaah, qu’il est loin, le temps où j’avais « simplement » été charmée par Animale ! Victor Dixen s’est carrément surpassé, et réussit le très joli coup (hum-hum, euphémisme bonjour ?) de faire encore mieux qu’avec son premier tome. Quel homme, mais quel homme ! J’ai littéralement d-é-v-o-r-é ces 496 pages, complètement happée par une intrigue aussi intense qu’insoutenable. C’est du tout bon, mes petites loutres des neiges, DU TOUT BON !
{GARE AUX SPOILERS !}
Léonor et ses onze compagnons pensaient avoir signé pour l’amour, la gloire et la reconnaissance éternelle de leurs pairs. Les yeux tournés vers les étoiles, ils s’imaginaient un destin hors du commun, là-haut, sur le sol rouge de Mars… Et pourtant. Pourtant, quand ils apprennent faire l’objet d’une odieuse machination, d’un plan inhumain destiné à rapporter des millions aux commanditaires du programme Genesis, tout espoir parait perdu. Un terrible choix s’impose à eux : descendre sur la planète rouge et dépendre entièrement du bon vouloir de Serena, tout en espérant trouver une solution au sombre avenir qui se présente à eux,  ou rester dans le vaisseau et aller vers une mort plus que certaine…
MON DIEU. Clairement, je ne me suis pas remise de cette lecture. Cela fait maintenant un bon moment que je l’ai terminée (honte à moi, et dire que je voulais poster ma chronique le 19.11), et j’en ai encore des frissons. Alors, oui, le premier tome m’avait emballée. Plus que ça, même. Mais, avec ce deuxième opus… Victor Dixen nous offre un cocktail tout simplement exceptionnel : impossible de lâcher le roman, j’ai dû le lire de bout en bout. Il est tout simplement PAL-PI-TANT, et encore… c’est peu dire. Il faut dire que la fin du premier volume nous laissait sur des charbons ardents : nous venions tout juste de découvrir la « trahison » (quelle immonde pourriture, celle-ci !) de Serena, et Léonor peinait à faire accepter la dure réalité des choses à ses compagnons. Qu’allaient-ils décider ? Rester dans le vaisseau, et dévoiler au monde entier la face cachée du programme Genesis, ou descendre et promettre de se taire… A jamais ? Tout débute donc sur ce choix des plus cornéliens, nos pionniers devant clairement choisir entre Charybde et Scylla. Évidemment, et même si nous sommes fixés relativement rapidement, ne comptez pas sur moi pour vous dire quel sera leur choix final… Mais sachez que l’on est loin, très loin du conte de fée que l’on aurait pu attendre : si l’intrigue glissait doucement mais sûrement dans le premier tome, elle plonge ici à pieds joints dans le thriller. Je ne compte d’ailleurs plus le nombre de fois où mon cœur s’est emballé, où j’ai cru mourir d’angoisse si je ne tournais pas dans la seconde la page suivante. Victor Dixen nous offre un récit extrêmement prégnant, dans lequel on se plonge avec une facilité déconcertante… Jusqu’à en oublier tout le reste. Sans exagération aucune.
Côté personnages, nous ne sommes pas non plus au bout de nos peines : vous croyiez avoir réussi à tous les cerner, en finissant le premier tome ? Que nenni ! Tous nous réservent de sacrées surprises, et toutes ne sont pas bonnes. Mon cœur saigne rien que d’y penser, et je me revois encore les yeux écarquillés, parcourant fébrilement les pages en me mordillant les doigts, totalement incrédule devant la tournure prise par les évènements. Non, pas la peine de me faire de gros yeux ! Aucun nom ne sortira de ma bouche. Aucun…
C’est donc un véritable page-turner que nous offre Victor Dixen, qui mène avec brio une intrigue devenant à chaque page plus riche, plus complexe. On aurait pu croire qu’il avait tout donné avec le premier tome, et l’on n’aurait pas pu se tromper plus lourdement : Phobos #2 rehausse de dix crans un niveau déjà excellent, et nous plonge sans remord dans une tourmente implacable… MAIS QU’ATTENDEZ-VOUS POUR LE LIRE, BON DIEU ?!!

En bref, COUUUUUUUP DE CŒUR !!!! Excellent, haletant, implacable… Je pourrais vous en parler pendant des heures avec emphase, placer hyperbole sur hyperbole que cela serait encore trop peu : j’ai été PLUS que CONQUISE par ce second opus. Alors, n’attendez plus… Et foncez vous aussi en direction de Mars !

Phobos, Victor Dixen

Phobos

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L’histoire : Six prétendantes d’un côté. Six prétendants de l’autre. Six minutes pour se rencontrer. L’éternité pour s’aimer.   Ils sont six filles et six garçons, dans les deux compartiments  séparés d’un même vaisseau spatial. Ils ont six minutes chaque semaine pour se séduire et se choisir, sous l’œil des caméras embarquées. Ils sont les prétendants du programme Genesis, l’émission de speed-dating la plus folle de l’Histoire, destinée à créer la première colonie humaine sur Mars.   Léonor, orpheline de dix-huit ans, est l’une des six élues. Elle a signé pour la gloire. Elle a signé pour l’amour. Elle a signé pour un aller sans retour. Même si le rêve vire au cauchemar, il est trop tard pour regretter.

Mon avis : Alors là… Clairement, Victor Dixen m’épate ! Pour une fois, je n’ai pas vraiment prêté attention aux sirènes me vantant avec force cris la valeur de ce roman. Pour la simple et bonne raison que, si j’avais particulièrement aimé Animale, je n’en avais pour autant pas moins laissé filer le coup de coeur que l’on m’avait moult fois promis. Trop d’attentes ? Sans doute. Une erreur que je ne voulais pas commettre avec Phobos, et c’est sans aucune idée de ce qui m’attendait que je me suis lancée, à mon tour, à l’assaut de cette aventure pour le moins… Flamboyante.
Confrontés à une crise économique sans précédent, les États-Unis ont mis au point une campagne de redressement financier des plus radicales : les grandes institutions du pays sont désormais en vente. La NASA a ainsi été rachetée par un fond d’investissement privé, Atlas. Et, pour rentabiliser leur investissement, ces derniers ont mis au point un vaste projet de téléréalité : le programme Genesis est sur le point d’envoyer douze jeunes gens dans l’espace pour le speed-dating le plus incroyable de l’Histoire, avec pour objectif final… Rien de moins que l’établissement d’une colonie humaine sur Mars. Des candidats triés sur le volet, sélectionnés à travers le monde entier et entrainés dans le plus grand secret durant une année entière. Léonor, dix-huit ans et orpheline, fait partie des six jeunes fille s’apprêtant à rejoindre le Cupido. Bien décidée à tirer un trait sur son passé, elle ne peut, pourtant, s’empêcher de douter : en embarquant ainsi pour un voyage sans retour, ne commet-elle pas la plus grosse erreur de sa vie ? Mais, déjà, il est trop tard pour faire marche arrière : peu importe les sombres machinations qui se cachent véritablement derrière ce projet interplanétaire, Léonor a signé…
Et bien… Wahou !! Bravo, M’sieur Dixen ! On nous avait promis du lourd, du prenant, de l’intense… Pas d’erreur, Phobos tient CLAIREMENT ses promesses. Entendez par là qu’une fois plongés dedans, je doute que vous réussissiez à le lâcher. Oscillant entre le roman d’anticipation et la science-fiction, mêlant romance et thriller psychologique, il nous offre un semi huis-clos proprement passionnant. On aurait pu craindre qu’à jouer ainsi sur tous les tableaux, l’auteur finisse par s’éparpiller, puis se perdre. Mais non ! Tout est très justement dosé, et l’équilibre est maintenu jusqu’à la toute fin : j’ai été à la fois attendrie par ces jeunes qui se cherchent à travers leur potentielle âme sœur, fascinée par cette mission complètement folle, crispée, effrayée même par les sombres secrets qui semblent (euphémisme ! On comprend très vite que la réalité est très loin du romantisme étalé sur papier glacé pour les téléspectateurs du monde entier) se dessiner en arrière plan. Avec une agilité proprement stupéfiante, l’auteur tisse une toile minutieusement calibrée et parfaitement pensée.
Oui, c’est une Bouchon complètement séduite que vous avez devant vous, mais surtout extrêmement frustrée… De ne pas avoir la suite ! Car si l’on est sur les charbons ardents tout au long du roman, ce n’est rien comparé à ce que la fin nous réserve… Quel sadisme T.T Parce que, mine de rien, on s’y attache à ces douze jeunes gens. Et surtout à notre brûlante Léoparde ! Quel caractère, quel charisme… Et quel passif ! Elle a vraiment touché une corde sensible chez moi, et j’ai souvent eu les larmes aux yeux en la voyant se débattre ainsi contre les démons de son passé. De manière générale, tous les personnages m’ont énormément plu. Ils sont… Comment dire ? Tangibles, voilà. Loin d’être aussi parfaits que ce qu’ils veulent bien nous montrer, et c’est ce qui me les a rendus attachants. Ce premier tome restant particulièrement centré sur Léonor, les petites bribes d’informations que l’on arrive à grappiller de-ci de-là sur chacun d’eux sont assez savoureuse. Notre idée fixe ? Découvrir plus avant chacun d’entre eux, et essayer de comprendre ce qui les a mené jusque dans cette aventure. Et, croyez-moi… Nous ne sommes pas au bout de nos peines.
Je ne vous en dirai pas plus, parce que ce roman est bien trop court pour vous dévoiler quoi que ce soit d’autre. Clairement, Phobos se dévore, et bien trop rapidement ! Si vous êtes en quête d’un roman qui fera battre votre cœur tout en menaçant de l’arrêter, ne cherchez plus : Victor Dixen nous offre là son ultime coup de génie. À vos marques, prêts ? LISEZ !

En bref, un premier tome qui décoiffe : l’auteur nous sort le grand jeu en nous offrant une aventure aussi riche que passionnante, parfaitement maitrisée. Mais qu’attendez-vous pour vous y plonger ?

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Coup de cœur !

Animale, Victor Dixen

Animale

L’histoire : Et si le conte le plus innocent dissimulait l’histoire d’amour la plus terrifiante ?
1832. Blonde, dix-sept ans, orpheline, vit depuis toujours dans un couvent, entourée de mystères. Pourquoi les soeurs l’obligent-elles à couvrir ses cheveux d’or et à cacher sa beauté troublante derrière des lunettes noires ? Qui sont ses parents et que leur est-il arrivé ? Quelle est la cause de ses évanouissements fréquents ?
Blonde est différente et rêve de se mettre en quête de vérité. Alors qu’elle s’enfuit du couvent pour remonter le fil du passé, elle se découvre un côté obscure, une part animale : il y a au cœur de son histoire un terrible secret.

Mon avis : En voilà, une chouette lecture ! Quand ma très chère Souris m’a proposé de faire une lecture commune pour ce roman, je n’ai pas hésité un instant. D’une, parce que j’adoooore Souris, et de deux parce qu’Animale me faisait terriblement envie ^_^ Depuis que les premières chroniques à son propos sont parues, en fait : il faut dire que vous vous êtes montrés particulièrement enthousiastes à son propos ! Et si cette lecture ne fut pas un coup de cœur pour moi, elle a néanmoins tenu toutes ses promesses : Victor Dixen m’a fait passé un excellent moment 🙂
Blonde a dix-sept ans. Depuis son plus jeune âge, elle vit enfermée dans le couvent de Sainte-Ursule, une bâtisse sombre et froide perdue au fin fond des bois. D’un naturel apathique, elle n’y a pas beaucoup d’amies : ses jeunes camarades préfèrent se moquer des lunettes teintées que les sœurs l’obligent à porter, et de la torpeur dont elle ne semble devoir jamais sortir. Destinée à rester au couvent toute sa vie durant, Blonde n’entretient pas beaucoup d’espoir face à son avenir. Et pourtant… Elle ne peut s’empêcher de frémir quand Gaspard, apprenti sculpteur, pose les yeux sur elle. Alors qu’elle lui sert de modèle pour restaurer une statue, Blonde est pour la première fois débarrassée de ses lunettes, et de la gangue de tissu enfermant la masse dorée de ses cheveux. Ainsi exposée au regard du jeune homme, Blonde semble revivre. Une énergie nouvelle coule dans ses veines, une énergie intarissable, grondante… Animale. Une énergie grâce à laquelle elle va pouvoir enfin découvrir la vérité sur son passé, un passé trouble, effrayant, qui la relie à un conte bien connu : Boucle d’or
Alors alors, par où commencer ? Ce roman est terriblement captivant, qu’on se le dise : j’en ai dévoré les trois quarts en une journée à peine. Victor Dixen mêle allégrement romance (à petites doses), fantastique et horreur, et une chose est sûre : le mélange des trois est savoureux ! D’autant plus que l’auteur possède une plume des plus évocatrices, et particulièrement agréable à lire : une fois dedans, elle ne cessera pas une seconde d’entretenir votre intérêt. Moi qui aime être embarquée par mes lectures, vous pensez bien que j’étais aux anges 🙂
Contrairement à ce que je pensais, Animale n’est pas un remake de Boucle d’or. Vous savez, ce petit conte nian-nian et gentillet… Et bien non. Ou plutôt… Pas vraiment, disons : une partie des évènements d’Animale sont ainsi présentés comme étant à l’origine du conte (et ils sont bien moins gentillets, je puis vous l’assurer)(et là se trouve, à mon sens, le tour de force réalisé par V.Dixen : pour un peu, on croirait avoir entre les mains de véritables documents d’archives !), et la majeure partie du roman découle de ceux-ci. Allez, je l’annonce : Blonde est la fille de Boucle d’Or, autrement appelée Gabrielle de Brance. C’est donc l’histoire de ces deux jeunes femmes que nous raconte Victor Dixen, une histoire difficile, sombre, criante d’injustice mais, surtout, porteuse d’espoir. Parce que l’amour est là, cet amour incommensurable et complètement fou, qui nous pousse à tout abandonner pour l’être aimé, à passer outre les convenances et les aprioris, à oublier les apparences pour se concentrer sur l’essentiel. Fiou <3
J’ai beaucoup aimé Blonde. Elle évolue tout au long du roman, passant d’une jeune fille fragile et persuadée d’être condamnée à un avenir sans couleur, à une jeune femme forte, prête à tout pour s’en sortir et rétablir la vérité. Son histoire m’a beaucoup touchée, et j’ai eu à cœur de la voir s’en sortir, de la voir heureuse, enfin.
Je me suis également beaucoup attachée à Gabrielle. Je ne vous en dirais pas beaucoup sur son compte, pour vous garder la surprise intacte… Mais le fait est que je l’ai trouvée particulièrement courageuse, et droite. Une seule chose m’a gênée : pourquoi avoir abandonner la petite Renée ? Pas compris…
Je m’arrêterai là, de peur de vous en dire trop sur cette petite pépite. Je suis véritablement ravie d’avoir sauté le pas avec ce roman, qui m’a tout bonnement conquise. L’intrigue, la plume, les personnages… Tout est fait pour embarquer le lecteur dans une aventure palpitante, qui ne laissera personne insensible. Un petit regret toutefois, qui explique l’absence de coup de cœur : j’ai trouvé la fin un tantinet moins captivante… Mon attention a davantage vagabondé, disons. Mais rien de bien méchant 😉

En bref, Victor Dixen reprend le conte de notre enfance pour lui donner une toute autre ampleur, bien plus sombre, plus inquiétante mais, il faut le dire, captivante. L’intrigue est parfaitement construite et tient entièrement ses promesses : à découvrir si ce n’est déjà fait !

 
On en redemande !

L’avis des copines :

Souris