À la pioche ! #2

Mes petits marcassins,

BONJOUR ! Et ravie de vous retrouver pour ce deuxième rendez-vous, après l’enthousiasme que vous avez réservé au premier 🙂 J’avoue que cela me plait de retrouver au gré des choix de Chéri des livres que j’ai parfois pu oublier :3

Cette semaine, Chéri a choisi le 4e livre  de la 1ere étagère, dans la 2e bibliothèque. Autrement dit…

Autrement dit, encore un très bon choix, bien que plus angoissant que le premier !

♣ Quand, comment, où ?

… Raaaah ! Je ne sais plus. Mais alors, PLUS DU TOUT. Il est arrivé dans ma PAL en Octobre 2014, et grâce au blog je sais que c’est un cadeau. Mais de qui, pour quoi ? Je ne sais pas. LA HONTE ULTIME. Heureusement que le blog était là, d’ailleurs, sinon… Sinon je ne me serais absolument pas rappelé de sa date d’entrée dans ma bibliothèque ‘_’

♣ Lu, ou non ?

… Je suis absolument incapable de vous le dire. L’histoire, avec cette dame qui voit son visage partir en lambeaux dès les premières lignes, me dit vaguement quelque chose. Mais, pour le reste… Je ne m’en souviens absolument pas. L’ai-je lu, sans en garder un seul souvenir ? Probable, mais étrange : je me souviens de tous les autres romans de Sire Cédric que j’ai pu lire. Pourquoi oublier celui-ci ? D’autant que cet auteur est un peu particulier pour moi : je l’ai rencontré pour la première fois alors que j’étais encore en DUT, en tout petit comité : le journal Métro avait organisé une petite rencontre avec une vingtaine de lecteurs afin qu’il nous présente son dernier roman en date, Le jeu de l’Ombre. Que j’avais dévoré le soir même ! Je m’étais ensuite empressée de lire L’enfant des cimetières, qui m’avait alors foutue une trouille de tous les diables… Bref, je n’ai pas manqué depuis d’aller le saluer à chaque fois que je le croisais dans une manifestation. Alors oublier ainsi un de ces livres… Étrange, vraiment.

♣ Et, de quoi ça parle ?

Puisque je suis incapable de me souvenir de quoi que ce soit… Le résumé parlera pour moi !
 » Par une nuit d’hiver glacée, deux flics de la criminelle, partis pour surveiller un parrain de la drogue en banlieue parisienne, mettent les pieds dans une étrange affaire. Leur principal suspect est mort brûlé vif dans son appartement et les méthodes employées ne ressemblent pas à un règlement de compte. Eva Svärta, la policière albinos, dominée par le désir obsessionnel de retrouver le meurtrier de sa mère et de sa sœur jumelle, pressent un danger imminent. Et si les fantômes du passé se mettaient à reprendre vie ? Hallucination ou réalité ? »

♣ Le mot de la fin ?

Chéri m’a bien mise dans l’embarras, avec celui-ci ! Espérons que je me souvienne mieux du prochain x) Certains d’entre vous l’ont-il lu ?

Du love mes petits ❤️

Sunday’s Books #85

Mes petits marcassins,

BONJOUR ! Comment allez-vous, en ce dimanche électoral ? De notre côté, nous avons profité du réveil matinal du Boubou pour être aux urnes avant la foule :3 Nous voici désormais rentrés, alors à moi le blogging ! Cette semaine fut assez intense (laquelle ne l’est pas, je vous le demande ?), mais riche en rencontres de toute sorte : même si ce n’est pas toujours la joie au boulot, on ne peut nier qu’il me permet de discuter avec des gens aussi passionnés que moi :3 Mais passons !

Côté lectures

Cette semaine, deux livres m’ont accompagnée : Membrane de Chi Ta-Wei, un roman SF très particulier mais non moins passionnant, et Transférés de Kate Blair, nouveauté de chez Michel Lafon. Si le premier est assez exigeant et ne peut se lire en deux temps, trois mouvements, le second se lit beaucoup plus rapidement : j’ai passé un bon (et court) moment avec ce roman ado à la fois original et prenant. Je ne regrette pas d’avoir différé mon envie de fantasy pour m’y plonger 🙂 Ceci dit, la semaine qui vient sera consacrée à deux monstres qu’il me tarde de retrouver : j’ai en effet décidé de relire Manesh de Stefan Platteau et Même pas mort de Jean-Philippe Jaworski avant de me plonger dans leurs suites respectives. Vous qui connaissez mon amour pour leurs plumes, vous pensez bien qu’il me tarde de m’y mettre !

Côté acquisitions

Une petite nouveauté à noter, seulement ! Nous ferons le compte d’ici quelques jours, mais je peux déjà vous dire que mon challenge 0 achat (ou presque) est en très bonne voie… Pour une fois ! Mais là n’est pas le sujet : cette petite pépite est arrivée pile au bon moment pour me redonner un coup de fouet. Mais qui, qui a la capacité de me mettre de bonne humeur ainsi, je vous le demande ? Comment, vous ne voyez vraiment pas… ?

Mais oui, évidemment : qui d’autre que Gabriel Katz ? Si son dernier né se rapproche bien davantage du polar que de la fantasy, je n’en reste pas moins convaincue qu’il me fera passer un excellent moment !

Blogo’s life

Incroyable mais vrai, j’ai pris le temps d’aller flâner sur la blogo. Et ai, comme à chaque fois, été diablement tentée par plusieurs d’entre vous ! Mention spéciale à BlackWolf pour sa chronique de Planetfall, à Apophis pour son avis sur Luna et à Albédo pour sa review de La compagnie noire (que je voulais déjà découvrir avant, et à laquelle je vais désormais avoir beaucoup de mal à résister) : ils m’ont tous les trois donné envie de me ruer sur l’instant dans les rayonnages de la librairie la plus proche. BOUH !

Je vous souhaite à tous une excellente semaine, à très vite !

Membrane, Chi Ta-Wei

Traduit par Gwennaël Gaffric

(N’ayant pas trouvé d’illustration convenable, j’ai pris la couverture de l’édition GF à la place de celle du poche ;))

L’histoire : Momo, une jeune esthéticienne réputée mais solitaire et marginale, vit dans une ville sous-marine d’un monde futur à l’écologie bouleversée. Ayant contracté enfant un virus d’un genre nouveau, il semble qu’elle ait subi de multiples transplantations d’organes artificiels.
Dans ce monde où les corps, les identités et les sexes se métamorphosent et se réinventent, les humains sont-ils encore maîtres de leur mémoire et de leur avenir ? Quel est le véritable passé de Momo ? Les prodigieuses membranes dont elle fait usage dans sa clinique auraient-elles une fonction insoupçonnée ?

Mon avis : Membrane est entré dans ma PAL un peu par hasard, alors que je n’en avais jamais entendu parler, ni de lui, ni de son auteur (bouuuh !). En me fiant uniquement à son résumé, donc, je me suis lancée à l’assaut de ce petit roman ma foi fort court… Mais non moins intense.
À l’aube du XXIIe siècle, nous découvrons une Terre dévastée par un réchauffement climatique que nul n’a su endiguer, contraignant la race humaine à se réfugier… Dans d’immenses cités sous-marines. C’est dans ce cadre que nous rencontrons Momo, jeune femme de 30 ans et esthéticienne de renom : dans une société où le paraitre et les soins de la peau sont primordiaux, l’artiste a pourtant décidé de vivre retirée loin du monde, n’entretenant de contact physique qu’avec ses clients, qu’elle choisi avec soin. Atteinte d’une grave maladie ayant nécessité une lourde opération quand elle avait dix ans, elle a également rompu tout lien avec sa mère peu après sa sortie d’hôpital… et l’on comprend, rapidement, que ce mal la ronge énormément. Mais, peu de jours avant son trentième anniversaire, « Maman » reprend contact avec elle : elle souhaite la voir. Mais, pourquoi cette envie soudaine ? Que cherche-t-elle, en voulant renouer avec sa fille unique ?
Membrane fait partie de ces OLNI que je serais bien en peine de classifier (si tant est que cela s’impose). Nous sommes de toute évidence dans un contexte post-apocalyptique, mais celui-ci reste relativement survolé : de par le format réduit du roman, l’auteur esquisse brièvement le cadre avant de s’attaquer à son intrigue en elle-même… Une intrigue qui n’en finit pas de nous surprendre. Si le début m’a paru un peu longuet, j’ai dévoré la seconde moitié du récit sans voir les pages défiler : j’avoue ne pas avoir une seconde anticipé la chute du roman. D’autant que l’auteur nous propose des thèmes pour le moins accaparants : la relation mère-fille tout d’abord, qui prend une place primordiale au sein du roman : qu’est-ce qui a bien pu pousser cette femme à abandonner son enfant, et pourquoi vouloir la revoir après tant d’années ? Deuxièmement, l’aspect particulièrement décomplexé de la sexualité : l’homosexualité est monnaie courante dans cette société futuriste, tout comme la transsexualité : c’est l’humain en tant que tel qui est mis au premier plan, et non son genre particulier, l’identité n’étant pas liée au sexe. Si la sexualité des personnages (et je ne parle qu’en matière de littératures de l’imaginaire, étant quelque peu larguée pour les autres genres) tend à s’assouplir de plus en plus, rares sont les auteurs à traiter l’homosexualité (et, de fait, le reste) comme quelque chose allant de soi : Chi Ta-Wei n’y prête ici pas grande attention (c’est du moins comme cela que je l’ai ressenti), se contentant d’énoncer un fait : telle est la société dans laquelle son héroïne évolue, point.
Le côté SF, lui… reste relativement secondaire : il ne s’agit pas d’un thème central, mais plutôt d’un relais servant une intrigue centrée sur le personnage de Momo. Je ne peux malheureusement pas vous en dire davantage, pour ne pas risquer de vous dévoiler une information cruciale… Mais je dois bien avouer avoir été un petit peu (tout petit peu, seulement) frustrée de ne pas avoir un background plus détaillé que ça : il y a tellement de potentiel dans le cadre imaginé par l’auteur que je me suis un peu emballée, des questions fusant à tout va dans ma tête. Pour autant, l’on se fait rapidement que ce n’est pas ce genre de livre que nous avons entre les mains : Membrane se situe davantage sur le plan psychologique qu’autre chose.
Finalement… Membrane aura su me toucher par sa singularité et sa profondeur. Même si Momo apparait très nettement comme un personnage excessivement peu sociable, je me suis sentie proche de cette jeune femme percluse de doutes et de traumatismes enfouis. L’intrigue développée par Chi Ta-Wei m’aura passionnée, et je ne peux désormais qu’espérer que ses autres romans seront traduits sous peu !

En bref, un roman à la croisée des genres qui aura su me séduire malgré un début un peu poussif : à découvrir !


On en redemande !

Bois d’Ombre, Nathalie Dau (Le livre de l’Enigme #2)

Couverture réalisée par Melchior Ascaride (N’est-elle pas splendide ?!)

Premier tome : Source des tempêtes

L’histoire : Les ténèbres ont un cœur de lumière.
Une abomination. C’est ainsi que me voient les hommes. Nombreux voudraient que je n’existe pas. D’autres rêvent de m’asservir, corps et âme. Même Cerdric attend de moi que je renonce aux robes bleues de l’Équilibre, car elles augurent d’un avenir trop dangereux. Mon frère ignore ce que j’endure au Séminaire. Mais, pour respecter l’Énigme et entrer dans Bois d’Ombre, il me faut en passer par là, et trouver de quoi conserver ma lumière.

Mon avis : … Je suis littéralement au bout de ma vie. AU BOUT. Au bout, parce que Nathalie Dau m’a mise à genoux. Oh, elle m’avait prévenue, que ce deuxième tome serait pire que le premier, niveau souffrance. Et pourtant, je m’y suis lancée le cœur léger, ravie de retrouver Cerdric et Ceredawn, convaincue que je saurais faire face. J’y suis allée la fleur au fusil, et bien mal m’en a pris : me voilà prostrée sur mon canapé, le cœur en miette, incapable de me plonger dans un autre bouquin.
Non pas que la fin soit SI terrible. Elle l’est, évidemment, parce qu’elle laisse présager de sombres évènements. Mais… C’est l’ensemble du récit qui m’a brisée. L’ensemble, parce que l’auteure poursuit sans sourciller le but qu’elle s’était fixé : nous offrir un roman sans concession ni faux-semblant, sans tour de passe-passe ni facilités. Le premier tome m’avait bouleversée : j‘y avais trouvé un récit extrêmement riche, une intrigue superbement menée et des personnages aussi vivants qu’il est possible de faire. Je m’étais énormément attachée à nos deux principaux héros, et les quitter avait été particulièrement difficile. Le coup de cœur avait été bel et bien là, niché au creux de mon ventre et explosant tel un feu d’artifice une fois la dernière page tournée. Et malgré l’année séparant ces deux lectures, je me souvenais encore avec justesse et précision des émotions que m’avait procuré le premier tome : c’est pourquoi j’étais particulièrement sereine en attaquant cette suite, ayant pleine confiance en Nathalie Dau pour m’offrir un moment inoubliable. Sereine, donc, et curieuse : car le temps des voyages était bel et bien terminé, Ceredawn entrant pour six ans au Séminaire, Cerdric choisissant de l’attendre dans la ville voisine. Qu’allait-il donc bien pouvoir ressortir de tout cela ? Évidemment, je n’en dirai pas plus : ni pour vous, qui n’avez pas encore eu la chance de découvrir la série, ni pour vous, qui avez su patienter et n’avez pas encore ouvert ce deuxième opus. Bien vous en a pris, d’ailleurs : je me mords désormais les doigts de n’avoir su patienter, tant je pressens que l’attente sera cruelle. Il faut dire que… Je n’ai pas su le faire durer : contrairement au premier, dont j’avais étalé la lecture sur plusieurs jours, voire une bonne semaine, j’ai lu celui-ci en deux tout petits jours. La faute, me direz-vous, à un voyage en train particulièrement long, et une journée de repos improvisée. Oui, mais… Même : même si je n’avais pas eu ce temps libre tombant à pic, je crois que j’aurais tout fait pour pouvoir rester plongée dedans. Parce que Nathalie Dau nous met sur les charbons ardents, ne termine pas un seul chapitre sans faire naitre en nous le sournois « Et après ?! » qui nous pousse à lutter contre le sommeil pour tourner encore une, deux, dix pages. Je l’ai donc lu, rapidement. Dévoré, même. Non pas qu’il soit moins exigeant que Source des tempêtes, notez-le bien : il est simplement plus… Stressant, angoissant. Le texte est aussi dense, la plume aussi merveilleusement poétique, l’intrigue aussi riche, voire davantage. Les émotions des personnages s’exacerbent, et eux-mêmes ne cessent de gagner en nuances, en profondeur. Si j’avais cru cela possible ! Il n’y avait déjà pas de manichéisme dans le précédent tome, et cela s’affirme avec celui-ci : les mauvais n’ont jamais aussi bien porté leur part de lumière, et les bons… Les bons s’assombrissent, bien malgré nous. Que j’ai pleuré, mais que j’ai pleuré ! Qu’elle ne nous épargne rien, ni en faits, ni en mots ! Le poing serré contre mes lèvres, je ne pouvais détacher mes yeux du texte : les passages les plus terribles m’ont fait l’effet d’un véritable cyclone, ravageant mon cœur de lectrice si peu accroché. J’ai lu avec fébrilité, oui, mais aussi avec horreur, stupéfaction, épouvante.
Et admiration, toujours : c’est une partition bien cruelle que se décide à jouer l’auteure, une partition à la beauté enivrante et blessante. Chaque note sonne juste, et l’harmonie de sa toile ne se dément absolument pas avec ce deuxième opus : elle gagne au contraire en profondeur, en richesse. J’ai été émerveillée, oui, à travers mes larmes. Parce que Bois d’Ombre ne fait que renforcer ma conviction d’avoir en face de moi une auteure d’exception, à la voix envoutante, mais aussi une femme d’une terrible empathie : car, comment parler aussi merveilleusement des émotions de ses personnages, comment créant d’aussi vibrants portraits si l’on ne porte pas en soi une grande sensibilité ? L’amour, l’horreur, l’amitié, la honte, l’échec, l’espoir, la vie… C’est une ode que nous écoutons-là, une ode splendide qui ne pourra que vous toucher.


COUP DE CŒUR !

Lu dans le cadre du Mois de Nathalie Dau, un grand merci à Dup et Phooka ❤️

1er ITV
2e ITV
3e ITV
4e ITV
5e ITV

Top Ten Tuesday #110

C’est mardi, l’heure du TTT hebdomadaire ! Ne me retrouvant plus dans les sujets français, j’ai décidé de passer sur les originaux, à savoir ceux planifiés sur le blog The Broke and the Bookish 🙂 Le principe reste le même : proposer notre top 10 (ou 5, ou 20) de livres pour un thème prédéfini.

top-ten-tuesday

Le thème de la semaine :
Les 10 petites choses nous donnant envie de lire un livre sur l’instant.

Une belle couverture : je crois que c’est ce qui va me faire aller vers un livre en premier, si je ne connais pas son auteur. Combien de livres n’ai-je achetés qu’en raison de leur sublime couverture ? Si je n’ai plus trop tendance à le faire, je continue tout de même à prêter énormément d’importance à ce que certains qualifieraient de détails : j’aime que la couverture me raconte une histoire, m’en dise davantage sur le livre que je tiens entre les mains 🙂

Des dragons : Je n’y résiste pas ! Qu’ils occupent une place centrale dans l’intrigue, ou ne servent que le décor… Je suis irrémédiablement attirée *_*

La mythologie celtique/Légende arthurienne : La faute à Chéri ! Si je n’étais pas forcément attirée par le sujet, il m’y a plus ou moins initiée et maintenant… Je résiste très rarement quand je croise un roman (ou une BD) traitant du sujet *_*

La Rome antique/mythologie grecque : Même topo, ce sont des sujets qui me passionnent. La faute, cette fois-ci, à Gladiator et Homère 🙂

Son auteur : allez, ne me dites pas que cela ne vous le fait pas, à vous aussi ! Vous vous promenez dans une librairie et là, BAM : vous repérez un livre écrit par l’un de vos auteurs préférés, mais dont vous ignoriez l’existence…. Moi, je ne peux pas résister ! C’est ainsi que j’ai craqué pour l’ensemble des romans de Messieurs Platteau, Jaworski, Damasio, Peru, Katz… Et quelques autres 🙂

Une bonne recommandation : autrement dit… VOUS ! Difficile de résister à une chronique particulièrement élogieuse, à ce petit commentaire qui, l’air de rien, se fait l’agent d’une envie irrépressible ! (sur la photo, la chronique d’Albédo sur La compagnie Noire !)

Et… C’est tout, je crois ? À vos claviers ! Je veux savoir ce qui vous fait craquer 🙂

 

À la Pioche ! #1

Mes petits Marcassins,

Bonjour ! Comment allez-vous, en ce beau lundi de Pâques ? Les cloches furent-elles généreuses ?  Elles furent un brin solitaires, chez nous : c’est en effet la première fois que nous ne le fêtons qu’à trois ‘_’ Étrange ! Nous sommes donc sortis faire une graaande randonnée, histoire de 🙂 Mais ce n’est pas ce qui nous intéresse ce jour : j’ai en effet un nouveau projet à vous présenter ! Quand je suis rentrée de vacances, j’ai eu la surprise de découvrir que Chéri avait construit une troisième bibliothèque, afin de désengorger les deux précédentes. Six bibliothèques peuplent donc notre chez nous, et toutes sont… Pleines à craquer. Ce pourquoi Chéri m’a demandé : « Mais, tu te souviens vraiment de tous les livres qui sont là-dedans ? Quand ils y sont rentrés, pour quelle occasion, si tu les as lus ou non ? »
La réponse est… OUI. Enfin, je crois. Du coup, on a décidé de se prêter à un petit jeu : une fois par semaine (du moins, j’aimerai), il choisira un livre dans l’une des bibliothèques. Peu importe lequel, que je l’ai lu ou non. Il choisira, et je vous en parlerai. Pas longtemps ! Mais histoire de vous en dire davantage sur son histoire 🙂 Le principe vous plait ? J’espère ! ❤️

Cette semaine, Chéri a choisi… : le 5e livre de la 1e rangée sur la 7e étagère de la 3e bibliothèque. Autrement dit…

Autrement dit, cet homme a excellent goût ! Enfin, mon petit doigt me dit qu’un petit Bout s’est immiscé dans le choix de son père, attrapant le livre mis en valeur sur une des étagères à sa portée 🙂

♣ Quand, comment, où ?

Cette petite beauté est arrivée dans ma PAL il y a quatre ou cinq ans, à la faveur de… Franchement, je ne sais plus. De mémoire, je crois avoir craqué au hasard de mes pérégrinations chez Gibert Jeune, charmée par sa couverture et finalement confortée par la merveilleuse chronique de Morgana 🙂

♣ Lu ou non ?

QUE OUI ! Bien sûr, qu’il est lu, et relu ! L’Empire Ultime marque mon coup de foudre pour l’œuvre de Brandon Sanderson. Ma première rencontre avec ce monstre sacré, c’est dire ! Je me souviens encore que j’avais été émerveillée par l’univers si riche et complexe qu’il mettait en place, et définitivement charmée par ses personnages tout simplement… Inoubliables. Le système de magie innovant, l’univers très bien dépeint… BREF, coup de cœur intersidéral, qui me hante encore quatre ans plus tard ❤️

♣ Et, de quoi ça parle ?

Luthadel, capitale de l’Empire Ultime. Gouvernée d’une main de fer par le Seigneur Maitre, tyran âgé de plusieurs siècles, cette ville est un concentré d’inégalité et de tragédies, où la majorité est cruellement opprimée au bénéfice de quelques uns. Vin est une jeune Skaa, vivant de rapines et de menus larcins aux côtés de son frère ainé. Le jour où celui-ci disparait, c’est tout son univers qui s’effondre : quelle vie peut-elle espérer, elle qui doit maintenant subir sans broncher les accès de colère du chef de bande, au risque de finir seule et brisée au fond d’une ruelle ? Un avenir sombre et sans relief s’offre à elle… jusqu’à ce qu’elle rencontre Kelsier. D’un ego surdimensionné et à l’humour ravageur, l’homme n’a qu’une idée en tête : renverser l’Empire. Et, pour ce faire… Il semblerait qu’il est plus que tout besoin de Vin.

♣ Le mot de la fin ?

Lisez-le ❤️ Je crois que tout est dit ! L’une des pépites de ma bibliothèque, à n’en pas douter 😉
Et vous, l’avez-vous lu ? Du love mes petits ❤️

 

Glass Sword, Victoria Aveyard (Red Queen #2)

Traduit par Alice Delarbre

L’histoire : Mare Barrow a le sang rouge, comme la plupart des habitants de Norta. Mais comme les seigneurs de Norta, qui se distinguent par leur sang couleur de l’argent, elle possède un pouvoir extraordinaire, celui de contrôler la foudre et l’électricité. Pour les dirigeants de Norta, elle est une anomalie, une aberration. Une dangereuse machine de guerre.
Alors qu’elle fuit la famille royale et Maven, le prince qui l’a trahie, Mare fait une découverte qui change la donne : elle n’est pas seule. D’autres Rouges, comme elle, cachent l’étendue de leurs pouvoirs. Traquée par Maven, Mare fait face à sa nouvelle mission : recruter une armée, rouge et argent. Aussi rouge que l’aube, plus rapide qu’un éclair d argent. Capable de renverser ceux qui les oppriment depuis toujours.
Mais le pouvoir est un jeu dangereux, et Mare en connaît déjà le prix.

Mon avis : Que je l’attendais, celui-ci ! Ayant lu le premier tome lors de sa sortie poche, je n’avais eu de cesse, depuis, d’appeler de tous mes vœux le deuxième, résistant tant bien que mal au grand format. Vous vous en souviendrez peut-être, j’avais effectivement eu un GROS coup de cœur pour Red Queen, le trouvant à la fois original et hyper prenant, et doté -qui plus est- de personnages fort bien construits. Se terminant sur un bon gros cliffhanger, il nous promettait une suite à la hauteur, voire davantage…
Glass Sword reprend ainsi où son prédécesseur s’était arrêté (on surligne, pour ceux l’ayant lu !) : Après son intégration à la famille royale pour avoir manifesté des pouvoirs dignes d’une princesse Argent tout en étant une simple Rouge, Mare avait finalement été trahie par Maven, son promis, devenant aux yeux de tous une paria… Tout comme Cal, lui aussi manipulé et trahi de la pire des façons. Ayant rejoint la Résistance, charge à eux de s’y faire une place… Mais comment y arriver, quand nul ne vous fait confiance, quand nul ne vous est semblable ? Pourtant, une information cruciale pourrait bien changer la donne : Mare n’est pas seule. Et si elle est courant de l’existence de ces autres mutants, Maven l’est aussi. Prendre le nouveau roi de vitesse est désormais une question de survie…
BON. Alors, je suis désolée, mais je ne vais pas être très tendre… Quand bien même ma lecture fut agréable. Agréable, oui. Agréable, quand je m’attendais à ce qu’elle soit… Je ne sais pas, EXPLOSIVE ! Incendiaire ! Incroyable, en un mot ! En vérité, j’ai trouvé ce deuxième opus en deçà du premier : oui, il se lit plutôt bien. Oui, Victoria Aveyard continue de nous passionner. Mais… C’est loooong ! C’est lent !!!! C’est que l’on arrive dans une partie cruciale du récit : Mare et Cal se lancent à la recherche des autres mutants, tout en luttant de toutes leurs forces pour devancer Maven. C’est une véritable course contre la montre, où le prix à gagner est une vie sauve… Et un potentiel soutien de plus dans un combat qu’ils sont loin d’avoir gagné. Autant dire qu’il y a de l’enjeu dans ce deuxième opus, et je ne vous parle pas des relations entre les personnages qui se complexifient énormément de par les évènements éprouvants du tome précédent De l’enjeu, donc. De la tension. Et pourtant… Pourtant, rien, ou presque : je m’imaginais déjà lire avec avidité, il n’en fut rien. Pire, je me suis parfois ennuyée, ne lisant que d’un œil fatigué. Oh, oui ! J’ai bien veillé pour terminer ma lecture ! Mais c’était plus histoire de me mettre un coup de pied aux fesses pour en finir qu’autre chose : j’en avais marre, marre de trainer ce deuxième tome tel un boulet, de n’y trouver de l’intérêt que par intermittence. Oui, oui je suis dure, j’avoue. Parce qu’au fond, j’étais contente de les retrouver, nos zigotos. J’étais contente de les suivre, une nouvelle fois. Mais je m’attendais à bien, bien plus, et surtout pas à ces moments où l’on a simplement l’impression qu’ils… Tournent en rond. Même la fin, qui sonne de nouveau comme LE cliffhanger qui tue, n’a pas réussi à me surprendre : on la voit venir depuis le début, ou presque. Le flop.
Côté personnages… Mare m’a clairement pris la tête. Oui, celle qui m’avait tant touchée précédemment m’a lassée, avec ses geignements et sa tête de lard. Évidemment, ce qu’elle vient de vivre est extrêmement traumatisant. Mais… Je ne sais pas, c’est une caractéristique commune à toutes les héroïnes un peu badass de passer par la phase « Je suis seule au monde, personne ne m’aime » ?! Une fois, deux fois, admettons. Mais en le répétant à longueur de temps, ça commence à devenir un peu… Oppressant, vous voyez ce que je veux dire ? Que j’aurais aimé que l’auteure s’appesantisse plus sur Cal, ou Shade, ou… Tous les autres, en fait ! Il y a tellement de personnages intéressants qui font leur entrée, que j’ai vécu leur mise de côté comme un crime de lèse majesté. J’ai été frustrée, oui, et à plus d’un titre. Cette lecture fut frustrante, VOILÀ.
Vous l’aurez compris, j’ai été un poil déçue. Déçue, et pourtant je ne peux m’empêcher de me demander ce que donnera le troisième opus, prévu pour dans une dizaine de jours. Malgré le goût doux-amer de celui-ci, j’aurai donc bien du mal à ne pas me jeter sur la suite, histoire de voir… Et bien, si Mare aura repris ses esprits. Espérons que oui, car cette série reste vraiment prometteuse !

En bref, une lecture en demi-teinte avec ce deuxième tome qui n’aura pas été, à mon goût, à la hauteur du premier. Espérons que la suite fera mieux !