Bilan du mois d’Avril

Mes petits marcassins,

Bonjour ! Une nouvelle page se tourne, avec ce mois de mai qui s’annonce ! Les choses devraient en effet s’accélérer pour moi : j’ai rendez-vous le 15 du mois pour savoir si, oui ou non, ma formation a quelque chance d’être financée par mon boulot (et je peux vous dire que ça m’enlèverait une sacrée épine du pied, à 2000 € l’année), et les dossiers de candidature seront mis en ligne dès le 22. J’AI HÂTE ! Vous ne pouvez pas savoir à quel point il me tarde de mettre tout ça en route :3 Je ne vous le cache pas, je suis juste morte de trouille : peur de ne pas y arriver, de surévaluer la somme de travail que cela va demander (et elle sera conséquente, voilà une chose de sûr), de me planter ROYALEMENT, en somme. Et pourtant, pourtant… Il FAUT y croire ! Parce que je ne veux pas moisir où je suis actuellement, que tout ce système ne me convient absolument pas… BREF. Il faut y arriver ! Ce mois de mai signe également la fin de ma gestion du rayon BD : j’ai adoré ces quatre mois passé en son sein, mais il est temps pour moi de passer à autre chose (même si je ne nie pas la petite frustration qui m’étreint à l’idée de ne pas avoir eu le temps d’approfondir réellement mes connaissances) : c’est désormais les sciences humaines, le développement personnel et le parascolaire (ça, ça me botte carrément MOINS) qui occuperont mes journées. Si je pressens que les deux premiers seront enrichissants, je pense m’arracher les cheveux avec le troisième. M’enfin ! Si tout se passe comme je le souhaite, cette situation ne sera que temporaire, dooonc… 🙂

Côté lectures

>Bouuuuh, ce ne fut pas la grande forme, ce mois-ci ! Je n’ai lu que cinq romans, la faute à une jolie panne de lecture… La loose, donc. À noter, tout de même : un énoooorme coup de cœur pour Bois d’Ombre, la suite de Source des tempêtes, une véritable petite merveille, un concentré d’émotions surpuissantes. J’en tremble encore ! Nathalie m’a fait pleurer comme bien peu, et j’ai eu grand mal à m’en remettre ‘_’ J’ai également passé un bon moment avec Membrane, un court roman incisif s’inscrivant dans un cadre SF tout en étant fort travaillé sur le plan psychologique. Je me suis ensuite replongée dans Même pas mort, souhaitant lire la suite sous peu… Et j’avoue n’avoir, une nouvelle fois, pas retrouvé le plaisir que j’avais eu avec Gagner la Guerre. La gouaille de Jaworski est toujours aussi savoureuse, mais je trouve que le roman manque un tantinet de rythme. Nous verrons avec le deuxième opus ! Déception, enfin, avec Transférés et Glass Sword : le premier se lit bien mais sonne terriblement creux, et le second n’est clairement pas à la hauteur de son prédécesseur. DOMMAGE !
Contrairement à d’habitude, je sais exactement à quoi est due cette panne de lecture . Vous le savez peut-être, d’ici quelques jours/semaines sortiront deux suites que j’attends depuis des mois et des mois : le troisième tome de La Passe-Miroir, le 1er juin, et la suite des Archives de Roshar courant mai. Et… C’est comme si mon cerveau refusait de lire autre chose tant que je ne m’étais pas frottée à eux. Impossible pour moi de lire de la fantasy ou de l’ado avant de les avoir lus, eux. Qu’à cela ne tienne, je lirai donc les quelques bouquins de développement personnel/psychologie de l’enfant parsemant ma PAL… Mais c’était sans compter sur ma collègue du rayon jeunesse, qui a gracieusement accepté de me prêter… LE TROISIÈME TOME DE LA PASSE-MIROIR, REÇU EN SP AU BOULOT. Comment vous décrire ma réaction, à ce moment-là ? Je pense que si un arc-en-ciel avait éclaté dans mon ventre, le résultat n’aurait pas été différent. Depuis samedi soir, le précieux est donc en ma possession… Et je me réfrène au maximum pour ne pas le lire trop rapidement : je crois que je pourrais n’en faire qu’une bouchée, tant il est bien. Mais… Non, je savoure !

 

Côté acquisitions

… Hum, laissez-moi réfléchir… Il semblerait bien que… OUI ! Je n’ai véritablement acheté AUCUN roman ce mois-ci. Rien. Nada ! Mis à part deux SP, ma PAL ne s’est donc guère alourdie en Avril, et je prends ça comme un excellent point… D’autant que les tentations, elles, n’ont pas faibli. Notons tout de même les quelques BD pour lesquelles nous avons craqué, mais qui restent tout de même d’un poids tout relatif quand on songe à ce que pouvaient donner mes bilans précédents. Serais-je en train de m’assagir ? Je crains que oui !

Prévisions livresques

Pour ce mois de mai, je ne prévois donc que trois lectures : La mémoire de Babel, bien évidemment, et les deux volumes du deuxième tome des Archives de Roshar (fiou !). Je pressens que ces deux lectures seront éprouvantes à plus d’un titre, et je ne peux présumer de mes forces en vous promettant d’enchainer sur autre chose sans savoir si j’en serai capable ‘_’


* En bonus, la photo de mon shooting totalement raté. La faute à la tête blonde !*

Je vous souhaite à tous un merveilleux mois de mai ! Qu’il soit riche en lectures et en rencontres ❤️

 

À la pioche ! #3

Mes petits marcassins,

Bonjour ! Et Joyeux 1er Mai à tous 😀 Chez nous, il sera pluvieux : nous avons profité de notre journée d’hier pour aller faire notre petite randonnée hebdomadaire, et nous avons bien fait : nous sommes tombés sur une foule de brins de muguet 😀 Ce jour d’hui sera de fait plus studieux : une foule d’articles attendent d’être écris ! Sans plus attendre, je vous présente donc le livre choisi par Chéri cette semaine… :

Cette semaine, Chéri a choisi le3e livre de la deuxième rangée de la 4e étagère, dans la 5e bibliothèque. Autrement dit…

Autrement dit, un livre qui se trouve depuis des années en ma possession !

♣ Quand, comment, où ?

Quand ? Il y a des années : j’étais encore en DUT, j’en suis certaine. Donc… Il y a au minimum cinq ou six ans. Où, chez Gibert Jeune (ce qui explique l’état un peu défraichi du bouquin !). Je m’en souviens encore ! J’y faisais une virée avec l’une des mes amies, et c’est justement elle qui m’avait conseillé la série. La petite anecdote, c’est que j’ai acheté trois tomes. Le troisième des chroniques, donc, mais aussi le premier et, pensais-je, le deuxième. Sauf que je suis rendu compte en rentrant qu’il s’agissait bien d’un deuxième tome, oui, mais… Pas de la même série. La honte.

♣ Lu, ou non ?

… Non. Vous rendez-vous compte ? Des années qu’il est dans ma PAL, et je ne l’ai pas lu. Ni lui, ni aucun des deux autres achetés à la même occasion. Je crois que j’attendais d’acquérir la trilogie complète avant de m’y mettre… La bonne excuse ! Le comble, c’est que j’ai depuis découvert d’autres trilogies de l’auteur, s’inscrivant dans le même cycle mais bien après celle-ci. Je fais parfois preuve d’une logique tout à fait particulière, que voulez-vous ‘_’

♣ Et, de quoi ça parle ?

Un petit résumé, ça vous dit ?
La guerre entre les mondes de Midkemia et Kelewan s’est achevée. Le royaume de Krondor espère connaître la paix, même précaire car dans le Nord se lève une sinistre armée d’elfes noirs, trolls et gobelins, annonçant l’avènement du chaos. Une terrible prophétie doit bientôt s’accomplir, mettant en péril les jours d’Arutha, prince de Krondor. Une horde d’assassins et de guerriers maléfiques est lancée à ses trousses…
Pourra-t-il échapper à son destin ?

♣ Le mot de la fin ?

Pendant un instant, je me suis dit qu’il serait bien que je m’engage à le lire d’ici la fin de l’année. Mais je me connais : je crois que cela reviendrait à anéantir toutes mes chances de le lire dans les mois qui viennent ! Je ne peux donc qu’espérer que l’un d’entre vous l’ait lu, et me fasse l’apologie de cette trilogie 🙂

Du love mes petits, et à très vite !

Transférés, Kate Blair

Traduit par Alexandra Maillard

L’histoire : Dans un futur proche, l’humanité a trouvé le moyen de soigner facilement les malades : transférer les maladies aux criminels, qui sont parqués dans des ghettos à l’écart de la société.
C’est dans ce monde qu’est née Talia Hale. À seize ans, elle est la fille du peut-être futur Premier ministre d’Angleterre. Alors qu’elle est atteinte d’un rhume pour le plus grand dégoût de son entourage, elle va subir son premier Transfert. Mais rien ne va se passer comme prévu et Talia va sauver une petite fille d’une agression. Une petite fille qui vient des ghettos et qui va pousser Talia à découvrir l’envers du décor et l’horreur d’un système déshumanisé.
Talia va désormais tout faire pour empêcher son père d’aggraver la situation des bidonvilles, pour sauver ses nouveaux amis qui y habitent et rectifier une société où la frontière entre bien et mal est plus floue que jamais. Elle devra briser le cocon doré dans lequel elle a grandi et être prête à combattre tout ce en quoi elle a cru.

Mon avis : Une fois n’est pas coutume, la couverture de ce roman n’a absolument pas joué un rôle dans mon choix : je la trouve pour le moins… BOF. Mais le résumé, lui m’attirait : et comme l’habit ne fait pas le moine… Je me suis laissée tenter ! Un choix qui a ravi ma maman : le bouquin étant arrivé à mon ancienne adresse, elle a pu le dévorer avant que je m’y plonge moi-même… Et l’a lu en une petite journée. Un fait de bon augure !
Angleterre, époque non déterminée : l’humanité a fait des progrès incroyables en médecine, allant jusqu’à trouver le moyen de transférer les maladies d’un humain à un autre… Un moyen ayant permis d’éradiquer toute autre forme de sanction judiciaire : vous avez un rhume ? Allez dans un centre de Transfert, celui-ci sera injecté à une personne ayant commis un petit délit. Pratique, non ? D’une simple gastro à une maladie bien plus grave, chaque crime trouve sa réponse judiciaire, condamnant toute personne ayant enfreint la loi à rejoindre l’un des ghettos où se côtoient malades, anciens condamnés, et citoyens trop pauvres pour espérer une vie meilleure. Talia, elle, fait partie de la jeunesse dorée du pays : son père n’est autre que le sénateur Hale, l’homme que beaucoup pressentent pour reprendre la tête du pays lors des prochaines élections. Bien que ce dernier prône des sanctions bien plus radicales que celles en place, Talia n’y trouve rien à redire : après tout, les criminels ne peuvent s’en prendre qu’à eux-mêmes. Mais quand elle sauve une petite fille par le plus grand des hasards, c’est sa vie entière qui s’en trouve bouleversée : et si ce qu’elle prenait depuis toujours pour acquis se révélait totalement faux ?
Transférés est un roman qui se lit vite et bien : l’action est efficace et prenante, et l’on ne s’étonnera pas de le finir en quelques heures à peine. L’idée de départ est originale, et l’on entre rapidement dans le récit, se laissant porter au gré des chapitres… Mais c’est tout, ou presque : oui, l’idée de départ était intéressante. Oui, l’action est prenante. Mais… Mais Transférés sonne creux, malheureusement pour nous : si l’univers mis en place par l’auteur est original et possède un beau potentiel, il aurait mérité d’être bien plus approfondi, et à tout point de vue : le Transfert, d’abord, et toutes les interrogations qu’il suscite. Les inégalités sociales ensuite, qui sont certes abordées mais… Survolées, comme tout le reste. L’auteure souhaite nous offrir du Young adult à la sauce SF en éclairant le genre sous un œil nouveau mais, malheureusement, elle tombe dans les travers propres à ce type de publication : plutôt que de se concentrer sur le contexte pour nous offrir quelque chose de cohérent, amenant à une véritable réflexion (et il y avait matière !), elle finit peu à peu par laisser une (trop) grande place à une romance qui n’a que peu d’intérêt. Vous allez me dire que je suis dure : je ne suis jamais aussi tranchée en matière de romance. Oui, mais… Là encore, problème : les personnages n’ont aucune substance et ne m’ont, de fait, absolument pas touchée. C’est bien simple : cela fait une petite semaine que je l’ai terminé, et je ne me souviens plus que du nom de l’héroïne. Et ça, avec moi, cela ne passe pas : je peux fermer plus ou moins les yeux sur une intrigue molette et un background peu travaillé. Mais des personnages qui ne sont en réalité que des clichés de ce que l’on retrouve dans la littérature ado, non merci.
La plume, quant à elle, est quelconque : quelques maladresses sont à noter, et ne font que renforcer mon impression d’à-peu-près.
Alors non, Transférés n’est pas mauvais : comme je vous l’ai dit, il se lit vite et bien, et nous passons au final un agréable moment. Mais ce ne sera pour ma part clairement pas la lecture de l’année, et je doute malheureusement de m’en souvenir bien longtemps. Dommage !

En bref, un livre qui se lit vite, mais qui ne nous laissera pas d’impression impérissable en raison de son trop grand nombre de défauts… On passe !

Laborieux !

IMM exceptionnel : La Dernière Terre is coming !

Mes petits marcassins,

BONJOUR ! C’est toute excitée que je vous retrouve aujourd’hui, pour vous parler d’un projet qui me tient ÉNORMÉMENT à cœur… Rien que cela ! Si vous me suivez depuis un moment, vous connaissez fatalement mon amour pour la merveilleuse série de Magali Villeneuve et Alexandre Dainche, La Dernière Terre. Hors, il y a plusieurs mois de cela, un fantastique projet a vu le jour : ces deux amours ont décidé de nous gâter en nous offrant la possibilité de précommander les deux premiers tomes réunis en une superbe intégrale, présentée au sein d’un coffret de toute beauté. Parce qu’ils font décidément les choses à la perfection, ils ont choisi de faire non pas un mais deux coffrets : l’édition Agrevine, ou édition de luxe, et l’édition Merehdiane… Qui est également magnifique. Autant vous dire que choisir entre l’une et l’autre fut un crève cœur, tant les deux coffrets sont splendides 🙂
Quoi qu’il en soit, je n’ai pas pu m’empêcher de précommander la merveille, choisissant du même coup l’édition Agrevine. Après… Il a fallu attendre ! Le boulot à abattre étant colossal, le délai fut en conséquence. Mais… Le résultat en vaut LARGEMENT la peine : cette édition est tout simplement magnifique. Un contenant merveilleux, à l’image d’un contenu d’une rare beauté ❤️ Et puisque les mots ne pèsent pas grand chose face aux preuves en images…


* Le coffret est d’un blanc pur, et le liseré couleur or… Qui ne rend évidemment par très bien sur la photo. Mais, vous pouvez me croire : il est canon !*

*La merveille avec sa jaquette…*

* Et sans ! Cette fois-ci, c’est l’argent qui est à l’honneur, et sublime cette couverture en simili-cuir magnifique… Les détails vous dis-je, les détails !*

*De multiples illustrations parsèment les chapitres, toutes réalisées par Magali et Alex…*




*Les goodies sont à l’image du reste : de grande qualité !*

Vous vous en doutez, ouvrir ce coffret fut un peu comme découvrir la caverne d’Ali Baba… D’autant que je ne vous ai pas tout mis :3 L’émotion était telle que nous avons décidé le soir même de partager notre amour pour la saga (oui oui, Chéri a lu et adoré les deux tomes :D) avec p’tit Bout : nous lui lisons maintenant tous les soirs quelques pages avant de le coucher. Et force est de dire qu’il apprécie ces moments où les mots prennent leur envol avec une musicalité incroyable 🙂 Bref, je remercie de TOUT CŒUR Magali et Alex pour le travail de fou qu’ils ont réalisé, et pour avoir tant pris à cœur notre satisfaction. S’il y a bien des foufoutes dans ce monde, ce sont eux ❤️

… Pssst ! Pour les retardataires, vous pouvez encore acquérir cette merveilleuse intégrale juste ici… Vite ! Il n’y en aura pas pour tout le monde ❤️

 

Élections 2017 : le cri du cœur.

Mes petits marcassins,

Une fois encore, je doute que ce lieu soit le bon endroit pour ce que je vais y écrire. Mais cela fait bien longtemps que j’ai abandonné l’idée de faire des Lectures de Bouch’ un site aseptisé, où je ne vous parlerais ni de ce que je suis ni de ce qui me touche au quotidien, de mes combats et des mes rêves. C’est pourquoi… C’est pourquoi je m’installe devant mon clavier aujourd’hui, pour vous porter un message qui, je l’espère, trouvera un écho chez certains d’entre vous.
Il y a deux jours, nous avons voté. Nous avons finalement voté, après une campagne qui n’a duré que trop longtemps, où les problèmes de fond ont été oubliés au profit des petites et grandes bassesses des uns et des autres. Une campagne où la classe politique française s’est ridiculisée, où les méfaits dévoilés des uns ont permis d’imaginer les crimes impunis des autres. Une campagne qui nous a asphyxié, submergé. Moi-même, je ne pouvais m’empêcher d’allumer les infos à chaque fois que je montais en voiture, afin d’en savoir plus sur ces onze personnes. Ces personnes propulsées sur le devant de la scène publique sans qu’elles y aient, pour certaines, leur légitimité.  Je m’y suis intéressée plus qu’à aucune autre : peut-être que je deviens adulte, finalement. Peut-être que, sentant le regard de mon fils sur mon visage, je me crois obligée de prêter une oreille attentive à tout ce fatras. Sans doute.
Le fait est que mon choix s’est révélé compliqué : j’ai toujours voté à gauche, que l’on se le dise. Je viens d’une famille qui vote à gauche, et épouser un Chéri qui se retrouve davantage dans le centre n’y a rien changé : mes convictions s’affirment avec les années qui passent. Sauf que, cette année, que faire ? Pas de langue de bois ici : passée la primaire du PS, je m’étais décidée à voter Hamon. Parce que je me retrouvais dans son programme, dans ses convictions écologiques et humanistes. Parce que, en l’écoutant, j’avais l’impression… Oui, cela va sans doute sonner stupide : j’avais l’impression de faire face à quelqu’un de profondément gentil. D’avoir là un rêveur, simplement. Quelqu’un qui pourrait, peut-être, donner à la France la douceur qui lui manque cruellement. Pendant un temps, j’y ai cru. Et puis, je ne sais pas… La campagne s’est poursuivie, et il s’est effacé. Les médias se sont acharnés à le voir comme perdant, les sondages nous bourrant le crâne avec cette défaite assurée. Et le fait est… Le fait est que je me suis demandé si mon vote ne serait pas plus utile ailleurs. S’il ne fallait pas l’engager dans un mouvement avec une véritable dynamique. Comme tous ces électeurs de Gauche s’étant détournés du PS par peur de voir un Fillon/Le Pen au deuxième tour, je me suis donc détournée de mon candidat. Non pas vers Macron, comme beaucoup… Mais vers Mélenchon. Certains points de son programme me chagrinaient un peu, je l’avoue : son avis sur l’Europe, notamment… Mais sa dynamique me paraissait énorme, et le fond de son mouvement sain, et solide. J’ai étudié, réfléchi. Me suis convaincue que la voie que je souhaitais pour mon pays était la sienne. J’ai prié pour que les choses changent enfin, pour qu’il nous montre une issue à ce joli chaos.
Et… Dimanche soir, c’est la douche froide. Aurons-nous donc le choix entre un capitalisme exacerbé et une xénophobie immonde ? J’ai le cœur au bord des lèvres, et pourtant je ne tarde pas à le dire : je voterai bien évidemment Macron. Contre mauvaise fortune bon cœur… Mais je ne peux m’empêcher de rallier bon nombre de personnes : nous voici repartis pour cinq ans de galère, où rien ne changera véritablement. La nuit passe, je dors mal, me tournant et retournant sans cesse.
Le réveil est amer : mes espoirs sont douchés, et j’ai bien du mal à faire bonne figure. Malo, lui… Malo est en pleine forme : il me réclame câlins et chahut, et ne tarde pas à me dérider. Il fait le fou, inconscient de ce qui est en train de se jouer… Et me donne à réfléchir : et si j’avais tout faux ? Et si on avait tout faux ? Depuis la veille, les messages de déception fleurissent à foison. Les messages haineux. Les intentions d’abstention, de vote blanc. Et je me suis laissée prendre au jeu, moi aussi. Mais est-ce vraiment ce dont j’ai envie ? Est-ce vraiment ainsi que je souhaite apparaitre aux yeux de mon fils ? Je me pose un instant… Et, définitivement, NON.
Comprenez-moi bien : oui, je suis déçue. Évidemment. J’étais persuadée que la voie de l’extrême gauche, n’ayant jamais été tentée, pouvait peut-être nous apporter des solutions nouvelles. Mais… La coalition non plus, n’a jamais été tentée. Un président ni de droite, ni de gauche… Ou, plutôt : et de droite, et de gauche. Gouvernant avec les uns comme avec les autres, instaurant un vrai débat pour n’en faire surgir que le meilleur. Finalement, pourquoi pas ? Peut-être est-il là, le rassemblement. Peut-être est-elle là, la solution qui rassemblera tous les français.
De toute façon, nous n’avons PAS le choix : c’est le jeu de la démocratie, et nous ne pouvons que respecter cela. Deux candidats ont été désignés, et il n’en restera qu’un d’ici quinze jours… Les cartes sont distribuées. Alors, plutôt que de se coucher tout de suite, en criant haut et fort que c’est injuste, pourquoi ne pas tenter d’en tirer le meilleur possible ? Là vient mon véritable coup de gueule : nulle part, je n’ai vu de messages d’espoir. Et j’ai cherché, pourtant. Je peux concevoir que le choc soit rude, je le sais même parfaitement. Mais, POUR UNE FOIS, peut-on essayer d’aller de l’avant ?  Peut-on éviter de rester à pleurnicher ? Si l’on fait les comptes, en ajoutant les scores de Mélenchon et Hamon, sans compter la part d’électeurs de gauche partis vers Macron… Il y a quand même un sacré paquet de gens partageant au moins un même socle d’idées. Et je suis certaine que l’on peut également en trouver à droite. Que si l’on dépasse ce foutu clivage pour se concentrer sur ce qui compte vraiment, on peut y arriver. Est-ce parce que je n’ai pas eu le président écologiste dont je rêvais que je vais arrêter tous mes efforts pour réduire mon impact sur la planète ? Non ! Est-ce parce que je n’ai pas eu le président humaniste que j’espérais que je vais me détourner de mon prochain ? Non ! Ce n’est pas l’élection d’un président qui fera changer la mentalité des gens, j’en suis convaincue. Et je suis également convaincue que l’on s’est enlisé avec délice dans une société basée sur la contrainte. Si l’on ne m’oblige pas à le faire, je ne le fais pas. Même si, dans le fond, je suis d’accord ! Prenons les devants, préparons le terrain pour 2022 : le changement passe avant tout par le peuple français.
Alors, oui, j’irai voter Macron. Parce que c’est HORS DE QUESTION qu’une manipulatrice comme Marine Le Pen arrive à la tête de mon pays. Parce qu’il est temps de lui montrer que les Français n’ont guère besoin de son aide pour prouver qu’ils sont un peuple fort. Parce que la peur n’a jamais mené nulle part, hormis sur des sentiers extrêmement dangereux. Parce que nous devons déjà faire face à deux tyrans hystériques, que la menace d’une guerre n’a jamais été aussi proche, et que la mettre au pouvoir… C’est définitivement s’engager sur ce terrain miné.
J’irai donc voter Macron, et je voterai pour lui. J’éplucherai son programme, je trouverai des points d’accord. Je voterai pour lui, pour mon pays et pour mon fils. Je voterai pour Macron, convaincue que si lui ne nous sauvera pas, nous le pouvons, nous. Je souhaite juste que nous puissions ouvrir les yeux et prendre les choses en main, devenir actifs, nous qui sommes restés passifs depuis bien trop longtemps. Je me fais l’effet d’un bisounours, en écrivant cela. Et pourtant, je ne demande pas la lune : juste un peu d’optimisme et de bonne volonté. Je vous en prie : ne laissez pas le dégoût et la déception vous aveugler, donnez-vous un terrain favorable pour agir : l’avenir se construit maintenant, et croire qu’il sera le fait d’un seul homme est faux. Ce sera le geste du plus petit qui comptera, multiplié par cent, mille, un million.
J’ai été atterrée de voir mes amis sur FB s’entre-déchirer. Le débat n’y existe plus : tu n’es pas du même avis que moi ? Tu as donc tort. J’ai donc décidé de réduire drastiquement ma consommation de ce RS, tant je trouve son ambiance malsaine : à croire que le terreau dont il dispose n’aspire qu’à faire pousser des plantes pourries à la racine. Peu importe si je passe pour une illuminée, une abrutie ou une simple d’esprit : j’ai choisi le modèle que je voulais être pour Malo. Et nos maitres mots seront optimisme, entre-aide et bonne volonté. Le monde de demain ne se construira pas sans nous, et je ne re-signerai pas pour cinq ans supplémentaires de bougonnage passif. Macron n’est certes pas le sauveur de la France, je le répète, mais nul ne l’est. Nul, sauf nous. Et ce serait bien que l’on s’en rende -enfin- compte.

Du love, pour tous, que je vous soyez de droite, de gauche… Ou de nulle part ❤️

À la pioche ! #2

Mes petits marcassins,

BONJOUR ! Et ravie de vous retrouver pour ce deuxième rendez-vous, après l’enthousiasme que vous avez réservé au premier 🙂 J’avoue que cela me plait de retrouver au gré des choix de Chéri des livres que j’ai parfois pu oublier :3

Cette semaine, Chéri a choisi le 4e livre  de la 1ere étagère, dans la 2e bibliothèque. Autrement dit…

Autrement dit, encore un très bon choix, bien que plus angoissant que le premier !

♣ Quand, comment, où ?

… Raaaah ! Je ne sais plus. Mais alors, PLUS DU TOUT. Il est arrivé dans ma PAL en Octobre 2014, et grâce au blog je sais que c’est un cadeau. Mais de qui, pour quoi ? Je ne sais pas. LA HONTE ULTIME. Heureusement que le blog était là, d’ailleurs, sinon… Sinon je ne me serais absolument pas rappelé de sa date d’entrée dans ma bibliothèque ‘_’

♣ Lu, ou non ?

… Je suis absolument incapable de vous le dire. L’histoire, avec cette dame qui voit son visage partir en lambeaux dès les premières lignes, me dit vaguement quelque chose. Mais, pour le reste… Je ne m’en souviens absolument pas. L’ai-je lu, sans en garder un seul souvenir ? Probable, mais étrange : je me souviens de tous les autres romans de Sire Cédric que j’ai pu lire. Pourquoi oublier celui-ci ? D’autant que cet auteur est un peu particulier pour moi : je l’ai rencontré pour la première fois alors que j’étais encore en DUT, en tout petit comité : le journal Métro avait organisé une petite rencontre avec une vingtaine de lecteurs afin qu’il nous présente son dernier roman en date, Le jeu de l’Ombre. Que j’avais dévoré le soir même ! Je m’étais ensuite empressée de lire L’enfant des cimetières, qui m’avait alors foutue une trouille de tous les diables… Bref, je n’ai pas manqué depuis d’aller le saluer à chaque fois que je le croisais dans une manifestation. Alors oublier ainsi un de ces livres… Étrange, vraiment.

♣ Et, de quoi ça parle ?

Puisque je suis incapable de me souvenir de quoi que ce soit… Le résumé parlera pour moi !
 » Par une nuit d’hiver glacée, deux flics de la criminelle, partis pour surveiller un parrain de la drogue en banlieue parisienne, mettent les pieds dans une étrange affaire. Leur principal suspect est mort brûlé vif dans son appartement et les méthodes employées ne ressemblent pas à un règlement de compte. Eva Svärta, la policière albinos, dominée par le désir obsessionnel de retrouver le meurtrier de sa mère et de sa sœur jumelle, pressent un danger imminent. Et si les fantômes du passé se mettaient à reprendre vie ? Hallucination ou réalité ? »

♣ Le mot de la fin ?

Chéri m’a bien mise dans l’embarras, avec celui-ci ! Espérons que je me souvienne mieux du prochain x) Certains d’entre vous l’ont-il lu ?

Du love mes petits ❤️

Sunday’s Books #85

Mes petits marcassins,

BONJOUR ! Comment allez-vous, en ce dimanche électoral ? De notre côté, nous avons profité du réveil matinal du Boubou pour être aux urnes avant la foule :3 Nous voici désormais rentrés, alors à moi le blogging ! Cette semaine fut assez intense (laquelle ne l’est pas, je vous le demande ?), mais riche en rencontres de toute sorte : même si ce n’est pas toujours la joie au boulot, on ne peut nier qu’il me permet de discuter avec des gens aussi passionnés que moi :3 Mais passons !

Côté lectures

Cette semaine, deux livres m’ont accompagnée : Membrane de Chi Ta-Wei, un roman SF très particulier mais non moins passionnant, et Transférés de Kate Blair, nouveauté de chez Michel Lafon. Si le premier est assez exigeant et ne peut se lire en deux temps, trois mouvements, le second se lit beaucoup plus rapidement : j’ai passé un bon (et court) moment avec ce roman ado à la fois original et prenant. Je ne regrette pas d’avoir différé mon envie de fantasy pour m’y plonger 🙂 Ceci dit, la semaine qui vient sera consacrée à deux monstres qu’il me tarde de retrouver : j’ai en effet décidé de relire Manesh de Stefan Platteau et Même pas mort de Jean-Philippe Jaworski avant de me plonger dans leurs suites respectives. Vous qui connaissez mon amour pour leurs plumes, vous pensez bien qu’il me tarde de m’y mettre !

Côté acquisitions

Une petite nouveauté à noter, seulement ! Nous ferons le compte d’ici quelques jours, mais je peux déjà vous dire que mon challenge 0 achat (ou presque) est en très bonne voie… Pour une fois ! Mais là n’est pas le sujet : cette petite pépite est arrivée pile au bon moment pour me redonner un coup de fouet. Mais qui, qui a la capacité de me mettre de bonne humeur ainsi, je vous le demande ? Comment, vous ne voyez vraiment pas… ?

Mais oui, évidemment : qui d’autre que Gabriel Katz ? Si son dernier né se rapproche bien davantage du polar que de la fantasy, je n’en reste pas moins convaincue qu’il me fera passer un excellent moment !

Blogo’s life

Incroyable mais vrai, j’ai pris le temps d’aller flâner sur la blogo. Et ai, comme à chaque fois, été diablement tentée par plusieurs d’entre vous ! Mention spéciale à BlackWolf pour sa chronique de Planetfall, à Apophis pour son avis sur Luna et à Albédo pour sa review de La compagnie noire (que je voulais déjà découvrir avant, et à laquelle je vais désormais avoir beaucoup de mal à résister) : ils m’ont tous les trois donné envie de me ruer sur l’instant dans les rayonnages de la librairie la plus proche. BOUH !

Je vous souhaite à tous une excellente semaine, à très vite !