Pas de chichis entre nous !


Chers internautes égarés, soyons clairs :

 
Je ne vais pas tenter de vous cacher la vérité, ce petit manège ne durerait que peu de temps. En ouvrant cette page, vous venez de pénétrer dans l’esprit clairement dérangé qui est le mien. Vous êtes prévenus.
 
Pourquoi avoir fait ce blog (un énième, diront certains) ? Je ne prétends pas vous apprendre quoi que ce sot, je souhaite simplement vous faire partager mon environnement, celui-ci passant avant tout par trois points :
 
– Mes gerbilles (5 pensionnaires à la maison, avec l’accord de l’Homme),
– La cuisine (Je suis en stage. Il faut nécessairement donner de sa personne pour que cela marche),
– Les livres (Je ne suis pas accro, non non non non. Enfin, un petit peu).
 
 
Si vous êtes ici de votre plein gré, tant mieux pour moi. Si ce n’est pas le cas, j’espère que je réussirai, le temps d’un ou deux articles, à vous communiquer une miette (ou plus, cela ne tient qu’à vous) du bonheur apporté par ces trois…composantes de ma vie ?
 
 

Puisqu’il faut partir…. BIENVENUE !


PS : J’oubliais : si vous avez le temps, allez faire un tour sur ce site, les critiques sont supers et les membres vraiment accueillants. Un forum qui en vaut la peine !

« Et pourtant ils lisent… »

En cette fin d’après midi nuageuse, moi, Bouchon des bois, ai gravi les marches menant au saint des saints, au paradis sur terre, au…7ème de l’IUT Paris Descartes. Outre mon attirance particulière pour ce lieu, je m’y rendais chargée d’une mission importante : abandonner mon mémoire de fin d’études aux mains de mes intransigeants correcteurs.
Le sujet :
 
 
Les adolescents et la lecture :
Anatomie d’une crise culturelle.
 
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Ça en jette, pas vrai ? Et si on rajoute à ce titre sans prétentions 73 pages d’analyse, de tableaux et d’enquêtes, ça fait un gros paquet à lire pour l’examinateur. Comme ce sujet m’a passionné durant des mois et des mois, je me permets de vous en parler durant quelques lignes.
 
Les ados sont-ils vraiment non-lecteurs ? Le livre de poche a-t-il réellement cédé sa place de prédilection aux téléphones portables ? La culture est-elle véritablement en perdition ? Vaste programme pour des problématiques peu évidentes à résoudre, pour certaines tout du moins. Si les chiffres montrent que les adolescents lisent moins de livres, ils démontrent également que le secteur jeunesse ne s’est jamais aussi bien porté. Twilight, Eragon et Harry Potter n’ont jamais fait autant d’émules qu’aujourd’hui, même si les auteurs classiques sont désormais perçus comme des auteurs dédiés à l’étude. Opinion renforcée par l’usage abusif au collège des classiques abrégés, ces compilations de textes infâmes et incompréhensibles, desservant l’oeuvre qu’elles sont censées promouvoir. Bah !
Bref, ce qu’il faut retenir, c’est que les ados ont clairement séparé lecture-plaisir et lecture-scolaire, jusqu’à, parfois, considérer que leurs lectures n’en sont pas réellement : « j’aime pas lire sauf ce que j’aime ». Ils ont désacralisé le livre (blasphème !), l’ont fait descendre de son piédestal, là où l’avaient mis les générations précédentes. Ils lisent sur papier, mais aussi sur écran. Téléphones mobiles, Ipad et ordinateurs doivent aujourd’hui compter dès lors que nous parlons de lecture, et principalement quand il s’agit de lecture adolescente.
Plus encore, les adolescents ont fait de la lecture une activité sociale : si les filles ont réussi à tisser autour du livre un véritable réseau social physique (en en parlant avec leurs ami(e)s par exemple), les ados témoignent, pour leur grande majorité, d’une activité intense sur les forums et blogs littéraires. Le meilleur exemple reste peut être le succès du site internet Lecture-Academy.com, dont les membres se comptent par dizaine de milliers. Ils ont ainsi sorti la lecture hors de ses gonds, l’ont adapté à leur propre culture. Si c’est pas beau !
Quoique l’on en dise, la lecture n’est pas en crise chez les adolescents, qui lisent, en réalité, en permanence (textos, mails, magazines…). Si le livre n’est plus plébiscité comme avant, il n’en reste pas moins indispensable pour la plupart de ces ados, qui ne se verraient pas « vivre sans livres ».
 
 
Les temps changent, les modes de consommation également !