Glass Sword, Victoria Aveyard (Red Queen #2)

Traduit par Alice Delarbre

L’histoire : Mare Barrow a le sang rouge, comme la plupart des habitants de Norta. Mais comme les seigneurs de Norta, qui se distinguent par leur sang couleur de l’argent, elle possède un pouvoir extraordinaire, celui de contrôler la foudre et l’électricité. Pour les dirigeants de Norta, elle est une anomalie, une aberration. Une dangereuse machine de guerre.
Alors qu’elle fuit la famille royale et Maven, le prince qui l’a trahie, Mare fait une découverte qui change la donne : elle n’est pas seule. D’autres Rouges, comme elle, cachent l’étendue de leurs pouvoirs. Traquée par Maven, Mare fait face à sa nouvelle mission : recruter une armée, rouge et argent. Aussi rouge que l’aube, plus rapide qu’un éclair d argent. Capable de renverser ceux qui les oppriment depuis toujours.
Mais le pouvoir est un jeu dangereux, et Mare en connaît déjà le prix.

Mon avis : Que je l’attendais, celui-ci ! Ayant lu le premier tome lors de sa sortie poche, je n’avais eu de cesse, depuis, d’appeler de tous mes vœux le deuxième, résistant tant bien que mal au grand format. Vous vous en souviendrez peut-être, j’avais effectivement eu un GROS coup de cœur pour Red Queen, le trouvant à la fois original et hyper prenant, et doté -qui plus est- de personnages fort bien construits. Se terminant sur un bon gros cliffhanger, il nous promettait une suite à la hauteur, voire davantage…
Glass Sword reprend ainsi où son prédécesseur s’était arrêté (on surligne, pour ceux l’ayant lu !) : Après son intégration à la famille royale pour avoir manifesté des pouvoirs dignes d’une princesse Argent tout en étant une simple Rouge, Mare avait finalement été trahie par Maven, son promis, devenant aux yeux de tous une paria… Tout comme Cal, lui aussi manipulé et trahi de la pire des façons. Ayant rejoint la Résistance, charge à eux de s’y faire une place… Mais comment y arriver, quand nul ne vous fait confiance, quand nul ne vous est semblable ? Pourtant, une information cruciale pourrait bien changer la donne : Mare n’est pas seule. Et si elle est courant de l’existence de ces autres mutants, Maven l’est aussi. Prendre le nouveau roi de vitesse est désormais une question de survie…
BON. Alors, je suis désolée, mais je ne vais pas être très tendre… Quand bien même ma lecture fut agréable. Agréable, oui. Agréable, quand je m’attendais à ce qu’elle soit… Je ne sais pas, EXPLOSIVE ! Incendiaire ! Incroyable, en un mot ! En vérité, j’ai trouvé ce deuxième opus en deçà du premier : oui, il se lit plutôt bien. Oui, Victoria Aveyard continue de nous passionner. Mais… C’est loooong ! C’est lent !!!! C’est que l’on arrive dans une partie cruciale du récit : Mare et Cal se lancent à la recherche des autres mutants, tout en luttant de toutes leurs forces pour devancer Maven. C’est une véritable course contre la montre, où le prix à gagner est une vie sauve… Et un potentiel soutien de plus dans un combat qu’ils sont loin d’avoir gagné. Autant dire qu’il y a de l’enjeu dans ce deuxième opus, et je ne vous parle pas des relations entre les personnages qui se complexifient énormément de par les évènements éprouvants du tome précédent De l’enjeu, donc. De la tension. Et pourtant… Pourtant, rien, ou presque : je m’imaginais déjà lire avec avidité, il n’en fut rien. Pire, je me suis parfois ennuyée, ne lisant que d’un œil fatigué. Oh, oui ! J’ai bien veillé pour terminer ma lecture ! Mais c’était plus histoire de me mettre un coup de pied aux fesses pour en finir qu’autre chose : j’en avais marre, marre de trainer ce deuxième tome tel un boulet, de n’y trouver de l’intérêt que par intermittence. Oui, oui je suis dure, j’avoue. Parce qu’au fond, j’étais contente de les retrouver, nos zigotos. J’étais contente de les suivre, une nouvelle fois. Mais je m’attendais à bien, bien plus, et surtout pas à ces moments où l’on a simplement l’impression qu’ils… Tournent en rond. Même la fin, qui sonne de nouveau comme LE cliffhanger qui tue, n’a pas réussi à me surprendre : on la voit venir depuis le début, ou presque. Le flop.
Côté personnages… Mare m’a clairement pris la tête. Oui, celle qui m’avait tant touchée précédemment m’a lassée, avec ses geignements et sa tête de lard. Évidemment, ce qu’elle vient de vivre est extrêmement traumatisant. Mais… Je ne sais pas, c’est une caractéristique commune à toutes les héroïnes un peu badass de passer par la phase « Je suis seule au monde, personne ne m’aime » ?! Une fois, deux fois, admettons. Mais en le répétant à longueur de temps, ça commence à devenir un peu… Oppressant, vous voyez ce que je veux dire ? Que j’aurais aimé que l’auteure s’appesantisse plus sur Cal, ou Shade, ou… Tous les autres, en fait ! Il y a tellement de personnages intéressants qui font leur entrée, que j’ai vécu leur mise de côté comme un crime de lèse majesté. J’ai été frustrée, oui, et à plus d’un titre. Cette lecture fut frustrante, VOILÀ.
Vous l’aurez compris, j’ai été un poil déçue. Déçue, et pourtant je ne peux m’empêcher de me demander ce que donnera le troisième opus, prévu pour dans une dizaine de jours. Malgré le goût doux-amer de celui-ci, j’aurai donc bien du mal à ne pas me jeter sur la suite, histoire de voir… Et bien, si Mare aura repris ses esprits. Espérons que oui, car cette série reste vraiment prometteuse !

En bref, une lecture en demi-teinte avec ce deuxième tome qui n’aura pas été, à mon goût, à la hauteur du premier. Espérons que la suite fera mieux !

Tuto n°1 : Embrasser comme une déesse, Brianna R. Shrum

Traduit par Maud Ortalda

L’histoire : Suite au remariage de son père avec une femme beaucoup plus jeune que lui, Renley n’a quasiment plus aucun contact avec sa mère, partie vivre à New York depuis 4 ans. La jeune fille est une tête en maths – bref, on ne peut pas dire que ce soit la plus cool des lycéennes – et entretient une relation platonique avec son voisin et meilleur ami, aux côtés duquel elle a grandi. Car même s’il est très amoureux, elle ne se voit pas du tout sortir avec lui. Pour un voyage de classe…à New York justement…Renley a besoin de réunir un peu d’argent et décide de lancer une chaîne de tutos qu’elle monétise. L’argument ? Des réponses d’expert, vécues de première main, aux questions que se posent les ados. Jalouse de son indépendance, elle préfère garder sa véritable identité secrète. C’est le début d’une quête qui va la transformer et changer le regard que les autres portent sur elle.

Mon avis : Il faut que je vous avoue quelque chose. Il se pourrait que… J’ai complètement craqué pour cette couverture, qui fait étrangement écho à mon côté fleur bleue. Le jeu des couleurs, tout ça… Vous voyez ce que je veux dire ? J’adore ‘_’ BREF. Laissons-là mon côté superficiel et parlons plutôt du livre en tant que tel : petite nouveauté de chez Lumen, il nous raconte l’histoire d’une lycéenne lambda, Renley. Vivant avec son père et sa belle-mère, cette jeune fille fait partie de la classe moyenne au lycée : ni populaire ni paria, elle vit sa vie sans faire de vagues. Mais quand son professeur de maths annonce un potentiel voyage à New York pour la bagatelle de 3000 $, Renley prend une grande décision : plutôt que de chercher un petit boulot pour réunir la somme, elle se lancera dans les tutos internet payants… De manière anonyme, histoire d’entretenir un peu de mystère. Des tutos, oui, mais de quoi ? Et bien… Tout dépend des questions de ses abonnés : de la meilleure manière de se faire un œil de biche à la technique pour embrasser comme une déesse, Renley devra donner de sa personne… pour le meilleur et pour le pire !
Que l’on se le dise : j’ai beaucoup aimé ma lecture. C’est léger, drôle, et ça le lit clairement tout seul : en quelques heures, je l’avais ouvert et refermé, le cœur un peu plus léger. Les personnages sont attachants, et l’on se prend facilement au jeu de savoir si, oui ou non, Renley va réussir à mener son projet jusqu’au bout sans y laisser des plumes. L’écriture de l’auteure est fluide et nous fait l’effet d’un baume apaisant : ce roman pourrait être comparé à un petit bonbon acidulé.
Le souci, avec ce genre de bonbons… C’est que, bien souvent, quand on en a mangé un, on les a tous goutés. Et c’est ce qu’il se passe avec ce récit : si notre lecture est agréable et efficace, il n’en reste pas moins que je l’ai trouvée plutôt convenue : les personnages, bien qu’attachants, ne sortent pas vraiment du moule et ne me laisseront, malheureusement, pas  d’impression impérissable : la jeune fille qui ignore sa beauté, le beau gosse inaccessible, le meilleur ami devenu subitement bien attirant… On les connait ! Et ils finissent, malheureusement, par ne plus avoir d’identité propre mais par être de simples personnages-types auxquels on n’a recourt sans les retravailler. J’aurais notamment aimé que l’auteure approfondisse la relation de Renley avec ses parents, je pense qu’il y avait là matière à faire quelque chose de vraiment touchant, pouvant de plus parler à beaucoup d’ados. L’intrigue, quant à elle, est quelque peu cousue de fil blanc : pas de grandes surprises à noter, et l’on devine très vite comment les choses vont tourner… La faute au sujet déjà sur-traité : accordons à l’auteure qu’il est en effet particulièrement délicat de se démarquer dans le registre qu’elle a choisi, tant la production est importante.
Finalement… Que retenir ? Tuto n°1 : Embrasser comme une déesse plaira sans conteste aux ados souhaitant lire une histoire légère, mêlant amour et amitié, peuplée de personnages qui leur seront proches. Il restera pour moi une lecture parfaite pour se détendre après une bonne journée de boulot, même si j’aurais aimé un peu plus de profondeur, tant côté intrigue que personnages : je pense, pour le coup, ne pas être dans la cible visée pour ce roman !

En bref, un petit roman se lisant vite et bien, qui plaira très certainement à un public adolescent recherchant des récits aux thèmes qu’ils connaissent bien !


Un bon moment !

Top Ten Tuesday #109

C’est mardi, l’heure du TTT hebdomadaire ! Ne me retrouvant plus dans les sujets français, j’ai décidé de passer sur les originaux, à savoir ceux planifiés sur le blog The Broke and the Bookish 🙂 Le principe reste le même : proposer notre top 10 (ou 5, ou 20) de livres pour un thème prédéfini.

top-ten-tuesday

Le thème de la semaine :
Les 10 livres les plus singuliers que l’on ait lu (dans l’excellent sens du terme !)

Évidemment, je ne pouvais pas passer sur un thème comme celui-ci. Un thème qui me permet, une fois de plus, de vous parler de ces ouvrages qui m’ont touchée au delà du dicible, qui m’ont surprise par la qualité de leur plume, la richesse de leur intrigue et la vitalité de leurs personnages. De ces ouvrages qui m’ont ouvert le cœur tout grand, et ne l’on jamais refermé. Oui, je parle bien sûr de La dernière Terre, de ce livre doudou que je garde précieusement contre moi comme un talisman.
Oui, je parle bien sûr du Nom du vent, de cette pépite à laquelle je peine encore à croire, qui m’a laissée orpheline une fois terminée.
Oui, je parle bien sûr de La Horde du Contrevent, de cet OLNI fourmillant tout bonnement incroyable, qui me laisse admirative et pantoise dès que j’en ouvre les pages.
Oui, je parle bien sûr de Gagner la Guerre, de ce roman qui fait battre mon cœur un peu plus vite à chaque fois que je l’ai entre les mains.
Oui, je parle bien sûr de Manesh, qui me transporte instantanément sur les flots grâce à la voix magique de son conteur.
Oui, je parle bien sûr de Kushiel, de ce bouquin qui n’avait rien pour me plaire et qui, pourtant, m’a marquée au fer rouge…
Oui, je parle bien sûr de Fils-des-brumes, de cette superbe trilogie dont les personnages sont devenus des amis.
Oui, je parle des Royaumes du Nord, de ce livre si singulier qui m’a appris à rêver et à aimer la lecture.
Oui, je parle des Fiancés de l’Hiver, qui m’appelle irrésistiblement à chaque fois que je pose les yeux sur lui.

Oui, je parle de tous ces livres qui m’ont époustouflée par leur qualité, par leur singularité. De tous ces livres qui ont marqué irrémédiablement mon parcours de lectrice, et dont je me complairais à me replonger dans les pages, indéfiniment. Je parle de ces livres qui furent des coups de cœur absolus, des coups de foudre. Je parle de ces livres dont je suis tombée amoureuse, une idylle qui dure encore. Je parle de ces livres qui ne sont sans doute pas parfaits, mais qui le sont pour moi. Je parle de ces livres… ❤️

Et vous, quels sont les livres les plus incroyables que vous ayez lu ? Je veux la liste ! Bonne journée mes petits ❤️

In My Mailbox -5-

Mes petits marcassins,

BONJOUR ! Oui, je fus bien silencieuse, ces derniers jours… Pardonnez-moi ! Il faut dire que je me suis offert une petite escapade en Seine et Marne avec mon petit Boubou chéri, pour que nous puissions rencontrer (ENFIN !) notre adorable petit neveu/cousin ❤️ Rencontre qui a, d’ailleurs, donné lieu à une scène plutôt comique : Malo n’a pas vraiment supporté de me voir avec un autre bébé dans les bras x) Que cet enfant est exclusif ! Enfin, que voulez-vous. Je n’ai donc pas eu le temps de bloguer… Ni de lire : malgré les deux livres que j’avais pris soin de glisser dans ma valise, je n’ai pas eu le temps d’en ouvrir un seul. Pas même depuis que je suis rentrée, c’est dire ‘_’ À ma décharge, notre temps fut bien occupé : balades, jeux, discussions… Discussions, surtout : comme je vous le disais dans mon bilan de Mars, j’ai décidé de sauter le pas et de reprendre les études. Et, maintenant que cela est décidé, je n’en peux plus d’attendre ! Les inscriptions ne se feront qu’en mai, alors que je trépigne déjà d’impatience de m’y mettre. QUE C’EST LONG !
Enfin, passons. Un petit In My Mailbox s’impose car, malgré ma résolution de réduire drastiquement ma consommation globale, nous avons quelque peu craqué hier. La cause ? Un salon BD à Sevrier, et les 48h de la BD (encore), évidemment. J’y ai ainsi trainé Mari et fils, qui n’étaient pas franchement convaincus de la justesse de la chose… Et, je dois bien avouer que, quand j’ai vu le nombre de personnes s’étant donné le mot pour être présents dès l’ouverture, j’ai bien failli les rejoindre. Fort heureusement, nous avons pu flâner de-ci de-là… Et craquer ! Une BD pour Jo, une pour Malo et une pour moi, sans compter les trois BD à 1€. Une si belle occasion, pourquoi s’en priver ? Nous avons en outre pu discuter un bon moment avec Sophian Cholet, illustrateur de la série Zombies (scénarisée par M. Olivier Peru himself), ma foi fort sympathique. Boubou aura même réussi à lui soutirer l’un de ses outils de travail ‘_’ Malheureusement, nous n’aurons pu approcher aucun autre artiste : les files d’attente étaient terriblement longues, et avec Malo… Compliqué d’attendre. Nous sommes ainsi partis avant que le sieur Barbucci (illustrateur d’Ekhö) ne daigne pointer le bout de son nez, quand bien même un petit dessin n’aurait pas été pour me déplaire ‘_’ À la place, nous avons préféré aller flâner au bord du lac d’Annecy (cette fois-ci, Malo n’est pas tombé dedans, rassurez-vous) et profiter du beau temps. Histoire de faire le plein de bonne humeur avant une rentrée qui s’annonce bien, bien morose…

Mais laissons-là ces considérations déprimantes, et permettez-moi de vous montrer nos pépites !

Je vous laisse deviner ce qui est pour qui !
Du love mes petits, on se retrouve vite ❤️

 

Bilan du mois de Mars

Mes petits marcassins,

Bonjour ! Comment allez-vous ? Je sais, je n’ai pas été très présente ce mois-ci… Pour tout vous dire, le moral n’y était pas vraiment. Le boulot me pèse pas mal, et j’ai passé pas mal de temps à trouver une solution pour remédier à cela. Que je crois avoir trouvé, que l’on se le dise ! Je vais en effet… Me réinscrire à la fac. À distance. Pour faire une L3 Sciences de l’éducation, que je poursuivrais par un master… Afin de passer le CAPES de professeur documentaliste. Je crois en effet que le commerce n’est définitivement pas pour moi, et les contraintes qu’il impose nuisent de plus en plus à ma santé mentale ‘_’ Il est temps de changer cela ! Je sais que ça ne sera pas facile, que tout mener de front va vite devenir délicat, et que c’est sans doute le blog qui en pâtira en premier… Mais je vais tout faire, tout, pour faire les choses au mieux. Enfin, ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué : si les inscriptions se font au mois d’avril, la rentrée, elle, n’est qu’en septembre. Nous avons le temps de voir venir !

Côté lectures…

… Je ne suis pas mécontente ! Je n’ai certes pas lu dix livres, mais six… C’est déjà pas mal, non ? D’autant que, parmi eux, se trouve LE coup de cœur : Les seigneurs de Bohen m’a véritablement enchantée. C’est un livre magnifique, d’une richesse incroyable, aux personnages extrêmement forts et à l’intrigue particulièrement prenante… FIOU. Je ne m’en suis pas bien remise, que l’on se le dise. Très bon moment également avec Porcelaine, que nous devons lui aussi à Estelle Faye, mais aussi avec Winter People, un roman fantastique horrifique qui m’aura fichu une bonne trouille. Très bonne surprise ensuite avec le nouveau roman d’Agnès Martin-Lugand, qui sort pour une fois de sa zone de confort pour nous offrir un roman à l’aura pesante, mais non moins prenant. Petite déception, par contre, avec Le Sixième sommeil de Bernard Werber : si ma lecture fut assez bonne, la qualité que j’espérais n’était pas au rendez-vous. C’est un coup dans l’eau ! Ma dernière lecture du mois fut, quant à elle, tout à fait sympathique : Tuto n°1 – Embrasser comme une déesse m’aura beaucoup fait rire. Le pitch est relativement simple et l’intrigue un peu convenue, mais l’on passe un bon moment… Et c’est l’essentiel 🙂

Côté acquisitions

Que résonnent tambour et trompettes, je n’ai pas acheté un seul roman ce mois-ci ! Oui, j’ai craqué pour quelques albums pour Boubou, et un ou deux petits guides pratiques :3 Mais… Pas de romans ! Ceci dit, ce n’est pas pour ça que ma PAL ne s’est pas alourdie… Voyez plutôt :

Prévisions livresques

Hum… Voyons voir ! Ce mois-ci, seront donc au programme de source sûr Bois d’ombre, mais aussi Glass Sword et Membrane. J’aimerais également beaucoup relire Manesh et Même pas mort, en prévisions de ma lecture de leurs suites respectives. Et, clairement, vue la taille des pavés… C’est tout ! Je serai déjà ravie si j’arrivais à tenir mon programme 🙂

Je vous souhaite à tous un merveilleux mois d’avril, plein de bonnes choses et de belles lectures mes petits ❤️ À très vite !

Le mois de… Nathalie Dau !

Mes petits marcassins,

Bonjour ! Et pardonnez mon manque de présence ici (cela fait un bout de temps que je n’ai pas pu répondre à vos petits mots), les journées ont été chargées : un projet (assez lourd, puisqu’il faut l’avouer) se met en place, doucement mais surement… Afin de remédier à une situation professionnelle qui me pèse de plus en plus. J’espère pouvoir vous en dire davantage très bientôt ! Mais nous sommes pas là pour cela aujourd’hui.. Non, aujourd’hui nous parlons fantasy, fantasy française qui plus est ! Comme le mois dernier, j’ai l’honneur de participer à fameux Mois de organisé par nos très chères Dup et Phooka, qui mettra à l’honneur en avril…

NATHALIE DAU !

Après mon coup de cœur pour Source des tempêtes, autant vous dire que j’ai bien du mal à contenir ma joie : il est l’heure de découvrir la suite des aventures de nos héros ! Je m’y plongerai d’ailleurs sans tarder : je vais passer quelques jours chez mes parents, et ensuite… BANCO ! N’hésitez pas à aller faire un tour sur la page FB de ces dames, sur leur blog, ou encore sur l’article consacré à ce mois de qui s’annonce fabuleux, afin de suivre tout cela !

❤️❤️❤️

J’ai toujours cette musique dans la tête, Agnès Martin-Lugand

L’histoire : Yanis et Véra ont la petite quarantaine et tout pour être heureux. Ils s’aiment comme au premier jour et sont les parents de trois magnifiques enfants. Seulement voilà, Yanis, talentueux autodidacte dans le bâtiment, vit de plus en plus mal sa collaboration avec Luc, le frère architecte de Véra, qui est aussi pragmatique et prudent que lui est créatif et entreprenant. La rupture est consommée lorsque Luc refuse LE chantier que Yanis attendait. Poussé par sa femme et financé par Tristan, un client providentiel qui ne jure que par lui, Yanis se lance à son compte, enfin.
Mais la vie qui semblait devenir un rêve éveillé va soudain prendre une tournure plus sombre. Yanis saura-t-il échapper à une spirale infernale sans emporter Véra ? Son couple résistera-t-il aux ambitions de leur entourage ?

Mon avis : Il y a quelques temps, je découvrais la plume d’Agnès Martin-Lugand avec son roman Désolée, je suis attendue, qui m’avait beaucoup plu. J’avais aimé la plume de l’auteure, son sens de l’intrigue et ses personnages hauts en couleurs… Et ai donc souhaité réitérer l’expérience avec son petit dernier, dont l’une de mes collègues m’avait dit le plus grand bien. Et, effectivement… Je l’ai lu en une soirée ! Fait rare qui n’était pas arrivé depuis un long moment, je l’ai dévoré en quelques petites heures, totalement absorbée par ma lecture 🙂 Il faut dire que ce roman, plus que le précédent, possède un petit côté sombre qui m’a mise sur les charbons ardents. J’oserai même dire qu’il m’a noué l’estomac, le bougre !
Nous y rencontrons Yanis et Véra, un couple de quarantenaires parents de trois enfants… Et, surtout, amoureux fous. Alors que Véra travaille dans une agence de voyage, Yanis, lui est associé à son beau-frère dans un cabinet d’architecture… Une association qu’il supporte de plus en plus mal, tant le fait qu’il ait tout appris sur le terrain lui pèse. Après une dispute de trop, c’est la rupture : Yanis se retrouve sans travail… Jusqu’à ce qu’il tombe sur Tristan, homme d’affaires mystérieux qui le pousse à s’établir en son propre nom, quitte à se porter garant pour lui. Yanis hésite, et se jette finalement à l’eau : une telle chance est bien trop belle pour la laisser passer… N’est-ce pas ?
Ouuh, que cette chronique va être délicate à écrire ! Le tout, c’est de ne pas vous en dévoiler trop : l’élément de surprise est crucial, et participe de manière décisive à la montée en puissance de l’intrigue. Agnès Martin-Lugand joue très bien sa partition en captant notre intérêt très rapidement, et ne le lâche pas : j’ai vraiment été captivée par ce récit qui démarre doucement, en nous présentant des personnages attachants auxquels je me suis beaucoup identifiée, puis en instillant une aura de malaise parfaitement dérangeante qui ne pourra laisser quiconque indifférent. Malgré la fatigue, malgré la journée du lendemain qui promettait d’être harassante, j’ai donc lu, encore et encore, les mains crispées sur mon bouquin. D’intriguée, je suis passée à méfiante, me retenant de jeter un coup d’œil angoissé derrière mon épaule. Et… J’ai aimé ça ! Parce que l’auteure m’a beaucoup surprise, ce n’était pas du tout un terrain sur lequel je l’attendais. Nous ne sommes pas dans le thriller ou le polar… Mais presque. Mais je ne vous en dis pas plus !
Quoi qu’il en soit, je pense que ce récit sera à même de plaire à beaucoup : les lecteurs aimant les récits de vie présentant des personnages forts qui nous marquent par leur vitalité y trouveront leur compte, tout comme ceux avides de suspense et d’intrigues non cousues de fil blanc. J’y ai pour ma part trouvé mon compte, quitte à y perdre ma nuit !

En bref, ce nouveau roman d’Agnès Martin-Lugand ne sera pas sans surprendre les inconditionnels de l’auteure, tant ce petit côté sombre dénote dans sa bibliographie… Elle s’en sort pourtant particulièrement bien, nous offrant un récit prenant et bien ficelé. On en redemande !


On en redemande !