Le mercredi vendredi des petits ! #7

Mes petits marcassins,

BONJOUR ! Ahem, le timing est assez peu respecté, mais… Vous ne m’en voulez pas, hein ? C’est surtout qu’il fallait ABSOLUMENT que je vous présente mon dernier craquage en date, véritable coup de coeur que je n’ai pu m’empêcher de ramener à Malo. Et quand je parle de craquage… Je pense en vérité à trois livres. Trois petites beautés qui sont désormais dans notre bibliothèque, et que nous prenons plaisir à parcourir tous les jours ou presque.
Vous le savez sans doute, LE truc qui marche d’enfer en librairie jeunesse -entre autre, évidemment-, c’est les imagiers. Ces espèces de gros bouquins remplis d’images, de photos, de dessins, avec le nom correspondant en dessous. Qui, d’ailleurs, n’en a pas eu un durant ses plus jeunes années ? Tout y passe : l’imagier de la maison, l’imagier des animaux, l’imagier du père Noël, des moyens de transports, de la ville, et j’en passe… Et, globalement, j’avoue ne pas être fan. La mise en page est redondante, les illustrations souvent simplistes, voire carrément irréalistes (comment voulez-vous que votre enfant reconnaisse une tomate si celle-ci ressemble à un melon rouge ?). BREF, à presque deux ans, Malo n’avait donc toujours pas ce fameux imagier dans sa bibliothèque, et ne s’en portait pas plus mal. Et puis… LE DRAME. Le drame est arrivé, alors que je me baladais fortuitement dans le rayon jeunesse, absolument pas à l’affût d’un petit quelque chose pour le Boubou (HÉ ! Ça fait au moins un mois que je ne lui avais pas pris de livres, alors hein.). Le nez en l’air et l’œil aux aguets, je suis alors tombée sur…

Et ils sont SUPERBES ! Enfin, ENFIN je trouve un imagier où les illustrations sont aussi mignonnes que soignées, où les pages ne se contentent pas de lister une série d’objets mais racontent une véritable histoire. Le format est particulièrement grand, les détails sont partout : c’est un véritable plaisir de découvrir chaque double page avec Malo, qui ne cesse de pointer du doigt tout ce qui l’interpelle. Mais ce que j’aime PAR DESSUS TOUT, c’est qu’ils ne se contentent pas de mettre les animaux ou les objets les plus convenus. Honnêtement, vous connaissiez le capybara, vous ? Moi, non. Et j’adore. J’adore que des livres pour enfants soient capables d’apprendre des choses aux adultes, et d’éveiller les tout-petits à un univers bien plus vaste que ce les parents auraient pu faire. Bref, je suis tombée littéralement AMOUREUSE de ces deux imagiers (qui sont, en plus, relativement bon marché : 18 € pour un album cartonné de cette taille et de cette richesse, CLAIREMENT, ça vaut le coup), et il fallait que je vous en parle. Et que je vous montre, surtout 😉

Dans le même style, j’aime beaucoup beaucoup les livres de Rotraut-Susanne Berner, notamment sa série sur les saisons : un livre pour chacune, présentant une scène unique sur chaque double-page. Aucun texte, mais des détails… Des détails partout ! D’une double-page à l’autre, nous suivons ainsi une foule de petits personnages bien précis, et l’histoire se construit en fonction de ce que l’on souhaite mettre en valeur. Le principe me plait énormément, et si nous n’avons pour l’instant que Le printemps… Nul doute que les autres arriveront dans notre bibliothèque au fil du temps !

Pour en savoir davantage, vous trouverez les deux imagiers ici, et les livres des saisons . J’en reste là pour aujourd’hui, et vous dit à très vite ! ❤️

Et, dans mon rayon… Des tentations ! #5

Mes petits marcassins,

BONJOUR ! Fiou, cela fait un bout de temps que je n’ai pas fait ce genre d’article… Et, pourtant, dieu sait que ce ne sont pas les tentations qui manquent, en librairie ‘_’ Mais étant dans une lecture certes diablement prenante mais surtout très longue (le premier volume du Livre des Radieux, si vous ne l’aviez deviné :P), je me suis dit que cela nous passerait agréablement le temps, jusqu’à ce que les chroniques reviennent 🙂
Ces derniers temps, donc, j’ai été pas mal à l’affût de toutes les petites merveilles qui pourraient, potentiellement, rentrer dans ma PAL sous peu (ou pas. Je suis en phase ÉCONOMIES !). Et… Il y en a un bon paquet ! Une sélection s’impose donc…. 🙂

Histoire du futur, Robert Heinlein – Éditions Mnémos, Janvier 2017
J’ai découvert cette petite beauté (il faut la voir en vrai, l’intégrale est superbe !) grâce à un client : venu chercher l’un des romans de l’auteur, il est reparti avec le pavé entier… Et en a profité pour me dire COMBIEN ce qu’il écrivait était cool. Depuis… Je me retiens de craquer à chaque fois que je passe à côté !
Et si la colonisation de la Lune était devenue indispensable à l’économie mondiale sur la Terre ? Et si Mars était habitée par une civilisation en déclin ? Et si quelques privilégiés possédaient une espérance de vie bien supérieure au reste de la population ? Avec son Histoire du futur, Robert Heinlein a composé l’une des oeuvres les plus ambitieuses et les plus réussies de la SF, dressant un panorama complet et vraisemblable de l’avenir de l’humanité sur plus de cinq cents années. Il marie ainsi le fameux sense of wonder de la science-fiction à la rigueur de la physique, de la biologie ou aux richesses de l’anthropologie et de la psychologie.

Les Doldrums, Nicholas Gannon – Pocket Jeunesse, Avril 2017
Je suis tombée en arrêt devant la couverture de celui-ci… Avant de m’extasier sur son contenu : les illustrations intérieures sont sublimes. Sincèrement, je pourrais craquer sur ce livre, sans même savoir de quoi il parle tant il me plait, physiquement ‘_’
Archer Helmsley rêve d’aventure. Il ferait n’importe quoi pour quitter le 375 Willow Street, la maison pleine d’objets bizarres et d’animaux empaillés collectionnés par ses grands-parents, de célèbres explorateurs. Alors, quand il apprend dans la Gazette des Doldrums qu’ils ont disparu en Antarctique et dérivent sur un iceberg, Archer n’a plus qu’une idée en tête : les retrouver.  Avec ses amis Adélaïde Belmont, ancien petit rat de l’Opéra à la jambe de bois (la légende dit qu’elle se serait battue contre un crocodile), et Oliver Glub, le cerveau un peu tête en l’air de la bande, ils ont un plan… Mais rien ne va se passer comme prévu.

Quatre sœurs, Malika Ferdjoukh – École des loisirs, Juin 2013
Comment voulez-vous que je résiste, si mes collègues s’y mettent aussi ? Celui-ci m’a été plus que fortement conseillé par ma collègue jeunesse, et je dois dire que je n’ai pas été insensible à son argumentaire. D’autant que, je m’en suis rendu compte par la suite… La BD adaptée du roman m’a beaucoup plu :3
Comme Les Trois Mousquetaires étaient quatre, les Quatre Soeurs Verdelaine sont cinq. Il y a les plus jeunes, celles qui, chacune, donnent son titre à une partie de ce livre : Enid, 9 ans, se dévoue à la protection des pensionnaires du grand sycomore du jardin, Blitz l’écureuil et Swift la chauve-souris, et dialogue à l’occasion avec son ami Gnome de la Chasse d’eau. Hortense, 11 ans, passe le plus clair de son temps à lire, à tenir son journal et à se demander ce qu’elle va faire comme métier. Architecte ? Chirurgienne ? Bettina, 14 ans, fait sa bêcheuse dans la salle de bains, se shoote aux 218 épisodes du feuilleton Cooper Lime, copine avec Denise et Béhotéguy, et enquiquine le reste du monde. Geneviève, 16 ans, prend des cours de boxe thaïe essoufflants tandis que les autres la croient occupée à baby-sitter. Mais il y a aussi Charlie, l’aînée, 23 ans, qui s’occupe de tout : bricoler, cuisiner, travailler dans un labo, aimer Basile, tirer le diable par la queue et tenter d’élever ses cadettes depuis la mort des parents. Tout ce petit monde habite la Vill’Hervé, une grande maison au bout du bout de la lande, au bord du bord de la falaise, pleine de recoins, de mystère, d’hôtes de passage et de pannes de Madame Chaudière. Il essaie de vivre (ça marche), il essaie d’aimer (bof, bof), il essaie d’affronter les épreuves (tout est toujours à recommencer) et il essaie d’en rire (à tous les coups l’on gagne).

Les sorcières du clan Nord, Irena Brignull – Gallimard Jeunesse, Avril 2017
… La couverture, encore. Et cette petite phrase : « un roman fantasy qui a déjà des airs de classiques tout en étant complètement contemporain ». COMMENT VOULEZ-VOUS NE PAS CRAQUER ? Globalement, j’essaye de me méfier de ce genre de publicité souvent hasardeuse, mais là… Je ne sais pas, j’ai envie de tenter le coup :3
Poppy et Clarée ne pourraient avoir de vies plus différentes. Adolescente perturbée, Poppy se fait renvoyer de tous les lycées qu’elle fréquente ; Clarée est une jeune sorcière qui a du mal à trouver sa place au sein de sa communauté secrète. Un jour, pourtant, leurs destins se croisent. Elles deviennent amies et se retrouvent en cachette, se faisant découvrir leurs mondes respectifs. Mais le doute grandit dans l’esprit de Poppy : ces phénomènes étranges qui entourent sa vie depuis toujours, les catastrophes qu’elle provoque sans le vouloir… serait-il possible qu’elle soit elle-même une sorcière? Et si son exil forcé dans le monde des humains avait un lien avec l’ancienne prophétie qui désignera la future reine des sorcières?

Lovestar, Andri Snaer Magnason – J’ai lu, Mai 2017
Si la couverture m’a poussée à prendre ce petit bouquin, c’est le résumé qui m’a interpellée : il a l’air assez loufoque, et rempli de bonnes idées. Je dois bien avouer qu’une petite lecture légère ne serait pas pour me déplaire !
Face à la soudaine déroute de toutes sortes d’espèces volantes, le génial LoveStar, vibrionnant et énigmatique fondateur de l’entreprise du même nom, invente un mode de transmission des données inspiré des ondes des oiseaux, libérant d’un coup l’humanité, pour son plus grand bonheur, de l’universelle emprise de l’électronique. Et développant au passage quelques applications aussi consuméristes que liberticides… Avec des hommes et des femmes ultra connectés payés pour brailler des publicités à des passants ciblés, le système ReGret, qui permet « d’apurer le passé », ou le rembobinage des enfants qui filent un mauvais coton. Autre innovation, et pas des moindres, en faveur du bonheur humain : les âmes sœurs sont désormais identifiées en toute objectivité par simple calcul de leurs ondes respectives. Quand Indriði et Sigríður, jeunes gens par trop naïfs et sûrs de leur amour, se retrouvent « calculés », ils tombent des nues : leur moitié est ailleurs. Les voilà partis, Roméo et Juliette postmodernes contrariés par la fatalité, pour une série de mésaventures cocasses et pathétiques, jusqu’à ce que leur route croise celle de LoveStar lui-même, en quête de son ultime invention…

L’ombre du pouvoir (Le bâtard de Kosigan #1), Fabien Cerutti – Folio SF, Mai 2017
Une nouvelle fois, la faute en revient à l’un de mes collègues : difficile de travailler avec des gens qui ont les mêmes goûts que vous, je vous l’assure. D’autant que ce n’est pas la première fois que j’entends parler du sieur Cerutti et de son Bâtard !
XIVᵉ siècle. Le chevalier assassin Pierre Cordwain de Kosigan dirige une compagnie de mercenaires d’élite, parmi les plus réputées d’Occident. Surnommé le «Bâtard», exilé d’une puissante lignée bourguignonne et pourchassé par les siens, il met ses hommes, ses capacités surnaturelles et son art de la manipulation au service des plus grands seigneurs d’Angleterre, de France et d’Italie. Au mois de novembre 1339, sa présence en Champagne, dernier fief des princesses elfiques d’Aëlenwil, ne doit certainement rien au hasard. De joutes verbales en tournois, de combats sans merci en diplomatie nocturne, de la boue des bas-fonds aux alcôves des palais, chacun de ses actes semble servir un but précis. Bien malin qui pourra déterminer lequel…

Et… Si l’on s’arrêtait là ? Cela me semble pas mal pour cette fois-ci 🙂 Mais… J’attends vos propres tentations, histoire d’allonger ma propre liste !

À la pioche ! #4

Mes petits Marcassins,

BONJOUR ! Et pardonnez-moi de vous avoir fait faux-bond la semaine passée : nous avions de la famille le dimanche, je n’ai donc pas eu le temps d’écrire l’article. Et comme je bossais le lundi… BREF ! Passons donc au sujet qui nous intéresse… Vais-je me souvenir du livre sélectionné par Chéri, aujourd’hui ?

Cette semaine, Chéri a choisi le 3e livre de la 1ere rangée de la troisième étagère, dans la 2e bibliothèque. Autrement dit…

Autrement dit, je m’en souviens parfaitement !

♣ Quand, comment, où ?

Quand, en début d’année 2017. Comment, par la Poste, offert par mon frère pour Noël (on ne dira pas que je lui ai soufflé l’idée). Où ? J’en ai pour la première fois entendu parler aux Imaginales 2016, lors d’une conférence. L’idée de le lire ne m’avait plus quittée depuis !

♣ Lu, ou non ?

Que oui ! Et bien peu de temps après son entrée dans ma PAL, en vérité ! Il me tentait bien trop pour que l’y laisse mourir 😀 Et… J’ai adoré. Vraiment ! L’ambiance est incroyable, mêlant fantastique et thriller, les personnages sont loin de tout manichéisme, et l’intrigue… FIOU. Une vraie claque ! Il me tarde d’ailleurs de voir si le prochain roman de l’auteure sera aussi puissant 🙂

♣ Et, de quoi ça parle ?

Yuri vit avec sa sœur, Kira, au cœur d’un village perdu de Sibérie. Entouré d’un Blizzard impénétrable durant tout l’Hiver, celui-ci est comme coupé du monde : seule rôde aux alentours une meute de loups aux pouvoirs psychiques dévastateurs… La même meute ayant emportée la compagne de Yuri un an auparavant. Alors que le jeune homme peine encore à faire son deuil, le sort semble de nouveau s’acharner sur lui : Kira tombe subitement malade, atteinte d’un mal des plus étranges : sa peau se recouvre peu à peu de glace. Impuissant, le chaman du village la déclare condamnée et les somme de partir. Accompagnés d’Anastasia, leur amie infirmière, Yuri et Kira vont se lancer sur les pistes pour gagner la grande ville et espérer, ainsi, trouver un remède. Mais en quittant l’abri relatif de leur foyer, nos trois compagnons se mettent à la merci des loups… Voire pire.

♣ Le mot de la fin ?

Une lecture marquante, dans laquelle j’ai eu plaisir à me replonger l’espace de ce rendez-vous 🙂 Je la conseille à tous les curieux qui souhaitent vivre un moment de dépaysement complet !

Du love mes petits, et à très vite ! ❤️

Sunday’s Books #86

Mes petits marcassins,

BONJOUR ! Et bien, entre nous, je ne suis pas mécontente de voir ce weekend arriver -_- Si la semaine fut globalement bonne, la journée d’hier fut simplement désastreuse. Il était VRAIMENT temps de passer à autre chose ! Je dois avouer que j’attends avec GRANDE impatience mon rendez-vous de demain, qui m’éclairera encore un peu plus sur ma future formation. Mais, voyons le bon côté des choses ! Ce sont des moments comme ceux-ci qui me confortent dans mon choix 🙂

Côté lectures

Là, par contre… Que du bon, et c’est peu dire ! Je me suis finalement remise de mon coup de coeur pour La mémoire de Babel, et ai décidé de faire la transition avec un petit roman de chez Une heure Lumière : Un pont sur la brume ne dépareille pas de la qualité globale de la collection, voilà ce que l’on peut dire 🙂 Même si le sujet peut sembler de prime abord un peu trivial, il est en réalité fascinant : la plume est très poétique, et l’auteure nous donne à voir des personnages d’une grande sensibilité. J’ai beaucoup aimé ! Et maintenant… Maintenant, je suis plongée dans LA sortie du mois que j’attendais : le premier volume du Livre des Radieux, de Brandon Sanderson. Et je savoure ! Je vous en dirai davantage très bientôt ❤️  Je ne prévois rien d’autre pour la semaine qui vient, celui-ci est bien trop gros !

Côté acquisitions

>Hum… Oups ? Bon, à ma décharge, ça faisait un bout de temps que je n’avais pas craqué. ET, j’avais prévu depuis belle lurette d’acheter ceux-là. Nouveaux dans ma PAL, donc : les deux derniers de la collection Une Heure Lumière (encore elle !), à savoir Cérès et Vesta, et Poumon Vert, ainsi que Les contes de Beedle le Barde et Les Animaux fantastiques dans leur nouvelle édition 🙂 Et puis… Et puis ! Car il faut bien le dire : mon facteur m’a également gâtée, avec un roman que j’attendais de pied ferme… Après avoir lu la chronique de ma très chère Dup, je ne pouvais en effet qu’avoir envie de découvrir Les Dieux Sauvages, nouveau roman de Lionel Davoust  ! Vous me retrouverez donc en juin pour poser des questions à l’auteur, en compagnie de mes petits camarades 🙂


*On en parle de celle-là ?*

Blogo’s life

À noter cette semaine, j’ai découvert Brian Staveley grâce à Apophis, et n’attends désormais que sa traduction pour me jeter dessus 🙂 En outre, les vénérables nous offrent la possibilité de remporter un exemplaire dédicace de Boudicca, le nouveau roman de Jean-Laurent Del Socorro. Je ne sais pas vous, mais moi… Je vais m’empresser de participer ! Il a l’air fantastique 😀
Sinon… J’ai testé la recette de shampooing solide de Naturellement Lyla, et c’est un franc succès : des produits 100% naturels pour un résultat bien meilleur qu’avec un shampooing classique, je dis oui ! Notre marche vers le zéro déchet et le plus sain continue 😀

Je vous souhaite à tous une excellente semaine et de superbes lectures ! A très vite ❤️

Un pont sur la brume, Kij Johnson

Traduit par Sylvie Denis

Couverture réalisée par Aurélien Police

L’histoire : Kit Meinem d’Atyar est peut-être le plus doué des architectes de l’Empire. Peut-être… et tant mieux. Car il lui faudra convoquer toutes ses compétences, l’ensemble de son savoir pour mener à bien la plus fabuleuse qui soit, l’œuvre d’une vie: un pont sur le fleuve de brume qui de tout temps a coupé l’Empire en deux. Un ouvrage d’art de quatre cent mètres au-dessus de l’incommensurable, cette brume mortelle, insondable, corrosive et peuplée par les Géants, des créatures indicibles dont on ne sait qu’une chose : leur extrême dangerosité…
Par-delà le pont… l’abîme, et pour Kit une aventure humaine exceptionnelle.

Mon avis : Oups ! Je crois que je commence à accumuler un peu de retard avec cette petite collection ‘_’ Sur les huit novellas sorties à ce jour, je n’en ai lu que… Trois. Dont celle-ci. PAS BIEN ! Ceci étant dit, je ne me sentirais pas capable de les lire tous à la suite : jusqu’à présent, ils m’ont tous offert un moment de lecture bien particulier, que j’ai mis longtemps à digérer. Les textes sont courts, oui, mais non moins puissants : ces écrits sont des portes d’entrée vers de véritables réflexions, et j’aime espacer mes lectures pour leur donner, à chacune, le temps qu’elles méritent. Mais trêve de blabla, venons-en au fait : un roman sur la construction d’un pont est-il à-même de nous transporter ?
Car oui, le sujet est bel est bien là : c’est un chantier que nous suivons ici. Ne prenez pas peur : par de pantalon à demi baissé ou de grossièretés à tout va, nous ne sommes pas à Paris (ceci dit, cela m’aurait rappelé quelques souvenirs). Non, Kij Johnson place son intrigue dans un univers à peine esquissé, et pourtant diablement intrigant : sommes-nous dans dans la SF, dans de la fantasy ? Impossible de le déterminer. Voici ce que nous savons : l’Empire est divisé en deux : un fleuve infranchissable le traverse de part en part, fleuve dont nul n’a jamais vu l’eau : celui-ci est en effet recouvert d’une chape de brume opaque, corrosive et abritant de dangereuses créatures : poissons à la taille variable, géants… Nul ne sait véritablement ce qu’il s’y cache. Pour la traverser, une seule solution : prendre l’un des Bacs effectuant le voyage, sans aucune garantie de survie. C’est dans ce contexte que Kit Meinem d’Atyar, le personnage principal, se rend à Procheville : architecte de renom, la Capitale l’a chargé de la délicate tâche de construire un pont reliant les deux rives. Le chantier est d’envergure, et les dangers multiples… Mais il faudra que Kit apprenne avant tout à connaitre les habitants, ces gens dont il va changer la vie à tout jamais…
J’ai trouvé qu’Un pont sur la brume avait un côté très onirique, très… Posé : nulle scène trépidante ici, nulle bataille avec ces mystérieux Géants… Non, nous suivons le chantier sur près de cinq ans, avec son lot de catastrophes et  d’imprévus… Mais, surtout, nous suivons des femmes, et des hommes. Des destins au bord du précipice, à la croisée des chemins. Ici réside pour moi la grande force de ce récit : en à peine 120 pages, l’auteure réussit le très joli coup de nous faire côtoyer des personnages d’une très grande crédibilité, dotant par là-même son roman d’une sensibilité certaine. Que cela soit Kit, évidemment, ou Rasali, chargée de faire traverser la brume aux voyageurs, ou encore Valo… L’auteure dresse succinctement leur portait, et pourtant, force est d’avouer que nous nous y attachons beaucoup. Comme quoi, nul besoin de longues descriptions ou d’interminables considérations psychologiques pour donner de la force à ses personnages : l’on est portraitiste, ou l’on ne l’est pas.
Vous l’aurez donc compris : l’intrigue a beau être essentiellement contemplative, elle est également prenante. L’édification de ce monument est fascinante, et j’ai été particulièrement touchée de découvrir comment l’œuvre d’un seul homme pouvait autant bouleverser la vie du plus grand nombre. Je pense notamment à Rasali, donc la vie même est intrinsèquement liée à cette brume qui n’aura, bientôt, plus d’impact sur un quotidien qu’elle parasitait totalement jusqu’alors. Une brume qui sera bientôt réduite au rang de détail, quand elle déterminait la vie de plusieurs milliers de gens. Les questions sont multiples, et les réponses ne viennent qu’ensuite : une fois encore, j’ai eu tout le loisir de m’interroger sur ce qu’impliquait ce petit roman. Et… J’ai aimé ça.
Un pont sur la brume est une fenêtre sur un univers fascinant, à propos duquel on aimerait en savoir davantage. Pour autant, l’auteure parvient tout à fait à nous rassasier avec son court roman, nous offrant un texte à la fois riche et puissant, porté par des personnages attachant et une plume poétique. Pour une première fois avec Kij Johnson, c’est une réussite !

En bref, une novella qui aura su me transporter dans un univers à la fois inquiétant et fascinant, traitant d’un sujet que d’aucun pourrait considérer comme barbant. Pourtant, notre lecture est d’une fluidité certaine, et nous la quittons comme à regret, des lambeaux de brume s’accrochant désespérément à notre esprit. Encore !


On en redemande !

La mémoire de Babel, Christelle Dabos (La Passe-Miroir #3)

Couverture réalisée par

Tome 1 : Les fiancés de l’Hiver
Tome 2 : Les disparus du Clairdelune

L’histoire : Thorn a disparu depuis deux ans et demi et Ophélie désespère. Les indices trouvés dans le livre de Farouk et les informations livrées par Dieu mènent toutes à l’arche de Babel, dépositaire des archives mémorielles du monde. Ophélie décide de s’y rendre sous une fausse identité.

Mon avis : Je crois que je pourrais, cette fois encore, commencer ma chronique par des points de suspension. Tout simplement parce que je n’ai pas, plus les mots, pour vous retranscrire avec justesse ce que ce troisième tome m’a fait ressentir. Cela fait un an et demi que j’attendais ce moment. Un an et demi que je ressassais la fin du deuxième opus, un an et demi que je ne pouvais empêcher mon cœur de se contracter douloureusement en y repensant. UN AN ET DEMI. Et j’aurais pu attendre un mois supplémentaire, si je n’avais eu la chance de pouvoir lire cette petite merveille quelques temps avant sa sortie (merci Chachou, si tu passes par là !)… Ce pourquoi j’ai décidé de le faire durer au maximum : ayant dévoré le deuxième en très peu de temps, j’avais envie de savourer celui-ci. De m’y plonger petit à petit, pour bien m’en imprégner… Et ce fut difficile, je ne vous le cache pas : si la fatigue n’avait pas favorisé des soirées relativement courtes, je pense que je l’aurais fini en deux jours, trois maximum. J’ai donc passé cinq jours au côté d’Ophélie, cinq jours intenses à l’issu desquels je me suis retrouvée désemparée : que lire, après ça ? Comment espérer s’investir émotionnellement dans un autre roman, après avoir tout donné avec celui-ci ? Je n’ai donc pas forcé, et suis en pause livresque depuis vendredi soir. Mais il est tout de même temps de s’atteler à la rédaction d’une chronique qui, je gage, sera délicate à écrire…
Souvenez-vous : dans le deuxième tome, notre chère Ophélie entrait dans les petits papiers de Farouk, l’esprit de famille du Pôle : nommée vice-conteuse, elle se retrouvait sous les feux d’une société oh combien hypocrite et dangereuse… Au sein de laquelle d’inexplicables disparitions ne tardèrent pas à se produire. Bien décidé à faire la lumière sur ce drame que nul ne semblait prendre au sérieux, Ophélie se plongeait, à nouveau, dans les ennuis jusqu’au cou…
Jusqu’à cette fin. Cette fin où tout s’accélère, où nos sentiments sont à la fois exaltés et piétinés. Cette fin où, {SPOILER ALERT} enfin, Thorn et Ophélie se trouvent véritablement… Avant d’être brutalement séparés. C’est donc sur Anima que nous retrouvons Ophélie, deux ans et sept mois après cette fin dramatique. Retournée sur son arche natale avec sa famille, elle s’y morfond depuis lors, surveillée de près par les suppôts de Dieu et sans aucune marche de manœuvre. Mais c’était sans compter les manigances d’Archibald, qui débarque en plein évènement familial sur Anima : il a trouvé le moyen de la faire sortir d’ici, et vite. Confrontée à l’urgence de la situation, Ophélie ne perd pas un instant… Et ne tarde pas à décider de la suite des évènements : hors de question de retourner au Pôle sans Thorn. Elle se lancera donc à sa recherche… Seule, sur une Arche inconnue : Babel, sur laquelle règnent les jumeaux Hélène et Pollux… {FIN DU SPOILER}
J’ai A-D-O-R-É. Aussi simplement que cela. Pour la troisième fois, Christelle Dabos m’a tout bonnement envoûtée : retrouver Ophélie fut une véritable libération, tant elle m’avait manquée. Malgré le délai séparant mes différentes lectures, l’émotion était palpable : la détresse de notre héroïne est toujours aussi touchante, et nous replonge instantanément dans l’univers que nous n’avions quitté qu’à grand regret. En quelques phrases, nous voilà partis à ses côtés : difficile, dès lors, de se détacher du texte pour retourner à la vie réelle. Et c’est d’autant plus dur que l’auteure nous offre une intrigue fourmillante, explorant plus avant un background toujours plus détaillé : je n’ai clairement pas boudé mon plaisir à découvrir la société Babelienne (??), ses codes et ses traditions, me retrouvant projetée en son sein avec une facilité déconcertante grâce à la plume extrêmement visuelle de Christelle. Le cadre est splendide, donc, et plein de promesses : après la fausse familiarité d’Anima et l’hypocrisie crasse du Pôle, nous nous frottons à l’exubérance stricte de cette nouvelle Arche, entre jungle luxuriante et désert aride, abritant une Famille pour le moins… intrigante. Le paraitre y est extrêmement important, mais tout y est codé, rigidifié. Le rang social y est capital, et chacun se doit de l’afficher avec ostentation… Entre autres détails que nous découvrons avec passion.
Ophélie arrive donc sur cette Arche, avec en tête une vague piste pour retrouver Thorn… Et c’est tout. Des us et coutumes de Babel, elle n’y connait rien, et ne tarde pas à s’en rendre compte : nous découvrons ce monde à travers ses yeux éberlués, et nombre de scènes m’ont serré le cœur. Car dès qu’elle pose le pied sur cette Arche, Ophélie est seule… Contre tous. Je ne veux pas vous dire un mot de l’intrigue pour ne pas vous gâcher quoi que ce soit, mais, très clairement, notre héroïne n’est épargnée ni sur le fond, ni sur la forme : le ton du récit se durcit encore davantage, et nous ne pouvons manquer de souffrir avec notre chère Animiste. L’intrigue est, certes, menée tambour battant : il n’y a aucun temps mort, et nous lisons en reprenant difficilement notre souffle. Mais… Elle est surtout riche en révélations fracassantes, en rebondissements tonitruants. Mon cœur a manqué de se déchirer à de multiples reprises, s’appropriant totalement les émotions d’Ophélie : incompréhension, frustration, horreur, tristesse, impuissance, espoir… Espoir, oui, mais espoir cruel, de ces espoirs qui nous gonflent la poitrine à en exploser, pour finalement nous laisser vidés, éreintés, souffrants. J’ai lu les yeux grand ouverts et les sentiments à la dérive, à la fois avide d’en savoir davantage, de trouver enfin les réponses à mes questions… Et terriblement craintive de devoir refermer définitivement mon roman.
Finalement, j’ai bien dû le fermer, ce troisième tome… J’ai bien dû le finir. En lisant les deux cents dernières pages d’une traite, les yeux rougis. Et cette fin… CETTE FIN. Cette fin m’a mise au supplice autant qu’elle m’a réjouie. Cette fin qui est une véritable épreuve quand l’on sait que la suite n’est pas pour demain, une torture pour qui s’est attaché à nos héros. Une nouvelle fois, mon cœur de lectrice est orphelin et peine à s’en remettre. Une nouvelle fois, c’est un grand, un magnifique, un merveilleux coup de cœur. Le talent de Christelle Dabos ne se dément pas, tout au contraire : plus l’on avance, et plus sa série s’épanouit. Malgré (ou grâce ?) les épreuves auxquelles elle est confrontée, Ophélie ne cesse de gagner en maturité et en courage, et notre affection pour elle s’affirme page après page. C’est une grande série que nous offre l’auteure, une grande série qui mérite d’être lue par tous les rêveurs… Pour moi, c’est désormais sûr et certain : La Passe-Miroir fait partie des mes incontournables, de mes plus beaux moments livresques. Et pour cela… Merci Christelle, merci ❤️

En bref, ce troisième tome m’a comblée : la plume de l’auteure est toujours aussi superbe, son imaginaire débordant m’a laissé béate d’admiration et… Que dire de nos personnages principaux ? J’en ai encore le cœur serré, et n’attends désormais plus qu’une chose : pouvoir, enfin, découvrir la fin de leurs aventures. Avec le déchirement que cela implique…

 
COUP DE CŒUR !

L’homme qui mit fin à l’Histoire, Ken Liu

lhomme-qui-mit-fin

Traduit par Pierre-Paul Durastanti

Couverture d’Aurélien Police

L’histoire : Imaginez un procédé scientifique révolutionnaire permettant de retourner dans le passé. Une seule et unique fois par période visitée. Par une seule et unique personne. Sans aucune possibilité pour l’observateur d’interférer avec l’objet de son observation. Un procédé qui ouvre les portes de la connaissance, de la vérité, sur les périodes les plus obscures de l’histoire humaine. Plus de mensonges. Plus de secrets d’Etat.
Avez-vous déjà entendu parler de l’Unité 731 ? Créée en 1932 sous mandat impérial japonais, dirigée par le lieutenant-général Shirö Shii, cette unité militaire de recherche bactériologique se livra à l’expérimentation humaine à grande échelle dans la province chinoise du Mandchoukouo, entre 1936 et 1945, provoquant la mort de près d’un demi million de personnes… Cette invention révolutionnaire va enfin permettre de savoir la vérité sur ces terribles événements, à peine reconnus en 2002 par le gouvernement japonais, et couverts pendant des années par le gouvernement américain.
Quitte à mettre fin à l’Histoire…

Mon avis : Je… Quelle. Claque. Et je l’aurais volontiers hurlée, cette claque, si Ken Liu ne m’avait pas coupé la parole. J’ai terminé son livre voilà un sacré bout de temps, et j’en tremble encore : impossible, d’ailleurs, de passer à autre chose pendant un long moment. J’ai eu beau essayer de me plonger dans n’importe quel roman, j’en revenais toujours à cette nouvelle qui m’a profondément heurtée. Le texte est court, très court, mais il est… D’une puissance folle. C’est un coup de cœur, oui, mais un coup de cœur âpre, qui me laisse un arrière-goût extrêmement tenace sur la langue. Ken Liu m’a simplement bouleversée. Et encore, le mot est faible : ils le seront tous, dans cette chronique. Tous impropres à rendre le tourbillon d’émotions qu’a suscité l’auteur en moi.
Quand j’ai commencé ma lecture, je ne… Franchement, je n’avais qu’une idée extrêmement vague de ce que j’allais y trouver. Oh, j’avais lu quelques chroniques, bien sûr ! Mais je m’étais essentiellement contentée de les survoler, bien décidée à n’entacher ma lecture d’aucun apriori. J’avais donc bien compris que l’auteur mettait en scène deux savants un peu fou, ayant mis au point une machine capable de renvoyer une personne dans le passé, à un instant précis. Et, globalement, avec beaucoup de guillemets… C’est ça. C’est ça, mais de manière très très édulcorée, et très très simplifiée. Sous forme de récit journalistique, nous découvrons donc cette invention révolutionnaire, et son impact sur le quotidien de tous. Car notre héros, Evan Wei, est bien décidé à faire lumière sur l’un des évènements les plus noirs de l’Histoire du conflit Sino-Japonais : son invention sera pour lui le moyen de révéler au grand jour les exactions de la terrible Unité 731, un groupe de travail japonais s’étant livré à l’expérimentation humaine dans le but d’élaborer des armes bactériologiques…
J’ai donc lu. J’ai donc lu, la main devant la bouche et le cœur glacé, retournée par les mots extrêmement durs qu’emploie l’auteur. Son texte est brut, et je ne saurais que trop vous prévenir : les plus sensibles devraient peut-être s’abstenir, et je pèse mes mots. En si peu de temps, Ken Liu nous immerge totalement dans un récit qui ne connait aucun répit, aucune pause. On lit, hypnotisé, incapable de dresser quelque barrière que ce soit devant l’horreur qui s’impose à nous. On lit, on lit, et ses mots nous poignardent telles des lames chauffées à blanc.
Mais ça… Ça, c’était avant que je relève la tête, en plein milieu de ma lecture, et demande à mon père qui, lui, est féru d’Histoire (et plus particulièrement de la période WWII) : « Mais attends… Ce qu’il raconte, là… C’EST VRAI ?! ».
C’est vrai. C’est vrai, et peut-être bien en dessous de la vérité, pour ce que l’on en sait. Cette unité 731, les horreurs qu’elle a perpétré, le silence obstiné du Japon… Tout ça, c’est bel et bien vrai. Alors oui, le petit côté futuriste, tout ça… C’est ce qui fera que cette nouvelle sera classée en SF. Mais, très clairement, Ken Liu opère ici un véritable travail d’historien. Il met, enfin, à la portée du plus grand nombre la connaissance de l’un des évènements les plus tragiques de cette seconde guerre mondiale. L’une des plus grandes hontes de la race humaine.
Autant vous dire que ma lecture, déjà difficile, est devenue carrément éprouvante. Je n’ai plus cherché à retenir mes larmes, qui ont coulé sans discontinuer durant la seconde moitié du récit. Un récit en tout point remarquable, que l’on se le dise : Ken Liu pose les bonnes questions, amorce de multiples pistes de réflexions. Plus j’y songe, et plus j’en suis convaincue : j’ai très, TRÈS rarement lu un roman (ou une novella, dans ce cas-ci) aussi percutant. L’auteur a su trouvé le ton juste, exercice pourtant fort délicat avec un sujet comme celui-ci. Plus qu’un récit de SF, il nous offre une véritable réflexion sur des questions éthiques et morales, faisant de notre lecture une expérience tout à fait particulière, qui dure bien plus que le temps du roman. Je ne m’étais pas aussi concernée par une lecture depuis un moment, comme cela avait pu être le cas, par exemple, avec l’Infernale Comédie de Mike Resnick… à la différence près que L’homme qui mit fin à l’Histoire ne fait pas 800 pages, et que j’en suis ressortie encore davantage bouleversée.
Je ne pourrais donc que vous inviter à découvrir ce texte, qui fait désormais partie des pépites les plus précieuses de ma bibliothèque. L’horreur du sujet n’enlève rien au talent de l’auteur, qui n’a guère plus besoin de faire ses preuves avec moi : je sauterai sur la moindre ses prochaines parutions.

En bref, c’est un coup de cœur. Un coup de cœur qui m’a salement amochée, dont je ne suis qu’à moitié remise malgré le temps qui a passé depuis ma lecture : le sujet est affreux, les mots de l’auteur puissants. A lire, pour savoir, pour se souvenir. Et pour découvrir le génie d’un homme dont on entendra, je gage, bien plus parler à l’avenir.


Coup de cœur… Ou de massue, à voir !