Galilée, Clive Barker

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Traduit par Jean Esch

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L’histoire : Depuis la guerre de Sécession, deux familles rivales, les Geary et les Barbarossa, comptent parmi les plus puissantes et les plus influentes des Etats-Unis. De terribles secrets sont à l’origine de leur pouvoir, qui pourraient resurgir à l’occasion de l’arrivée dans la famille Geary de l’innocente Rachel Pallenberg, ou des manigances de Galilée, le fils prodigue et dangereux des Barbarossa.

Mon avis : Et bien… Wah ! Quelle différence d’avec Secret Show ! C’est à se demander si j’ai bien eu affaire au même auteur : là où Clive Barker m’avait révulsée, il m’a captivée avec ce récit. Que oui ! Enfin, disons-le tout net : si c’est pour le côté gore de son œuvre que vous souhaitez vous frotter au Sieur Barker, fuyez ce roman-ci… Vous n’y trouverez pas votre compte 🙂
A travers ce bon pavé, c’est une fresque familiale que nous découvrons. Entre décadence et magnificence, nous rencontrons les Barbarossa, famille de demi-dieux aussi puissants que dangereux (et un peu fous à lier, quoi), et les Geary, rassemblant autant de clichés qu’un soap américain. Rivales depuis des siècles, les deux familles vont se voir subitement liées par l’amour de deux des leurs : Galilée Barbarossa et Rachel Geary…
Et pourtant, lorsque le récit débute, des années ont passé. Conscient de la fin imminente de sa dynastie, Edmund Maddox Barbarossa décide d’en écrire l’histoire, quoi qu’il en coûte. C’est donc cet homme que nous rencontrons en premier, c’est à travers lui que nous nous forgeons nos premiers bourgeons de connaissance quant à sa famille… Et à ce fameux Galilée. Autant vous le dire : Clive Barker excelle dans l’exercice du portrait. Les personnages qu’il fait naitre sont absolument saisissants, à la fois particulièrement bien travaillés et suffisamment caricaturaux pour nous marquer profondément. J’avoue avoir été très souvent mal à l’aise en leur compagnie, l’auteur ayant un don pour les rendre… Dérangeants. Dérangeant, d’ailleurs, son roman l’est souvent : pas de gore ici, effectivement, mais un certain érotisme tout à fait particulier… Sur lequel j’aurais le plus grand mal à mettre des mots. Entre répulsion et fascination, la frontière fut mince.
Malgré de multiples longueurs dont j’ai bien cru qu’elles auraient finalement raison de ma lecture, je n’ai pas pu m’empêcher de reprendre, à chaque fois que je le posais, ce roman. J’ai conscience du caractère décousu de cette chronique, sans doute l’une des plus chaotique que j’ai pu écrire, mais comprenez bien : Galilée m’a laissée dans un état tout à fait particulier, quasi inédit dans ma vie de lectrice : pour la première fois, je serais bien en peine de vous dire si… J’ai apprécié ou non ma lecture. J’ai été captivée, oui, mais le livre me brûlait les doigts. Je le posais, le reprenais, le reposais encore… Et finissais, invariablement, par m’y replonger. Les chapitres sont courts mais la narration exigeante, l’intrigue complexe et dense… Et ces personnages… Cette atmosphère si particulière… Je ne sais plus que penser. Peut-être cette expérience est-elle encore trop récente, trop « à vif » ?

En bref, une lecture tout à fait particulière, à la fois envoûtante et dérangeante… Mais qui ne laisse pas insensible, c’est certain !

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2 Commentaires

  1. Il a l’air sympa mais j’avoue que toutes les longueurs me font un peu peur… Je ne sais pas trop quoi penser.

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