Coeur d’acier #1, Brandon Sanderson

Coeur dacier

Traduit par Mélanie Fazi

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L’histoire : Il y a dix ans, un éclat venu du ciel a frappé des hommes et des femmes parmi les plus malveillants, leur conférant d’incroyables pouvoirs. On les a appelés les Epiques. A Chicago, un Epique appelé Coeur d’acier s’est emparé du pouvoir. Il possède la force de dix hommes et peut contrôler les éléments. On dit qu’aucune balle ne peut le blesser, aucune épée trancher sa peau, aucune explosion le détruire. Il est invincible. Personne ne lui résiste, sauf les Redresseurs, un groupe d’humains ordinaires qui ont passé leur vie à étudier les Epiques afin de découvrir leur point faible et de les assassiner. David Charleston a 18 ans. Quand Coeur d’acier est arrivé à Chicago, il a tué son père. Pendant des années, David a étudié les Epiques. Et il possède quelque chose dont les Redresseurs ont besoin. Car David a vu l’impossible : il a vu saigner Coeur d’acier.

Mon avis : BONTÉ DIVINE ! Mais qu’est-ce que c’est BON, de lire du Sanderson ! Ceci dit, je n’en doutais pas une seconde : ma petite biche des prés, Livresse des mots, nous en avait dit le plus grand bien. Et puis… Sanderson, quoi ! On pourrait penser que, au bout d’un moment… Je me lasserais. Ou qu’il se lasserait tout seul. Remâchant encore encore des ficelles déjà utilisées. MAIS PAS DU TOUT ! Ce mec a un talent, une imagination, un génie… FIOU ! (Oui, je suis béate d’admiration. Oui, mon mode fangirling s’est gentiment activé sans que je m’en rende compte. ET ALORS) Ayant récemment reçu le tome 2 à la maison, je me suis donc dit qu’il était grand temps que je sorte celui-ci de ma PAL (je le gardais alors pour des périodes plus ou moins intenses de disette littéraire -autant dire, absolument pas maintenant), entré par la grâce de sa Sainteté Sae-chou…
David a huit ans quand son père est tué sous ses yeux. Tué par Cœur d’Acier, un Épique, l’un des ces hommes à qui furent mystérieusement octroyés des pouvoirs hors normes. Réputé invincible et immortel, contrôlant les éléments et possédant une force physique ahurissante, Cœur d’Acier s’est, depuis, emparé de Chicago, opprimant ses habitants et y régnant sans partage. Ruminant depuis dix ans sa vengeance, David est devenu un expert en matière d’Épiques. Un expert qui possède peut-être le seul espoir de vaincre enfin Cœur d’Acier… Car, lui, l’a vu saigné.
YAAAAAH ! Vous voulez quelque chose de prenant ? D’HYPER prenant ? De foutrement bien imaginé ? Bien mené ? Bien écrit (et SUPER bien traduit ?) ? Quelque chose que vous commencerez en vous disant « Ok, pourquoi pas ! », et que vous terminerez en vous disant « Naaaanmaisquoimaisnaaaaaan !!!!!! » ? Et bien, passez votre chemin : parce que Cœur d’Acier est BEAUCOUP plus que cela. Je l’ai commencé en me disant que, vu la petitesse de la chose (oui, l’auteur nous a habitué à de GROS pavés), l’univers devait être moins creusé, l’action peut-être moins intense, les personnages moins travaillés… Moins, simplement. Au début, j’y ai cru. Mais au début seulement : sur fond de musique classique (qui se mariait à merveille avec le roman, contre toute attente), je l’ai DÉVORÉ. Plus les pages se tournaient, plus les chapitres avançaient, et plus j’étais dedans. Je me suis mise à me tordre les mains sans m’en apercevoir, j’ai bousculé des gens, j’ai lu en marchant. Les écouteurs vissés aux oreilles, les yeux rivés sur la page. Brandon Sanderson nous offre un récit… Mais tellement, tellement génial ! Il est extrêmement puissant émotionnellement parlant, et juste, JUSTE impossible à lâcher. L’univers qu’il imagine est fascinant, et a cet « avantage » de ne pas être construit de toutes pièces : si vous aviez été quelque peu perturbés par ses autres romans en raison de leur densité, vous vous y retrouverez complètement avec celui-ci. Pour les autres, nulle inquiétude à avoir : on y retrouve bien évidemment cette « patte » qui nous plait tant, avec, toujours, ce petit quelque chose rendant notre lecture bien plus époustouflante que ce que l’on aurait pu imaginer. C’est… Excellent, en un mot comme en cent.
Je me suis énormément attachée à David, ce garçon qui a tout perdu du jour au lendemain… Et qui, pourtant, a su faire preuve de suffisamment d’adresse et de ruse pour réussir à survivre dans un monde on ne peut plus hostile. Parfois tête brûlée, souvent casse-cou, toujours prêt à tout pour accomplir l’objectif qu’il s’est fixé, je l’ai trouvé d’une grande humanité, et d’une certaine candeur également. À partir du moment où il rejoint les Redresseurs, ce groupuscule luttant dans l’ombre contre les Épiques, sa détermination n’en devient que plus forte… Et l’on découvre enfin le garçon de dix-huit ans derrière son masque de vengeur implacable : me croirez-vous, si je vous dis que l’auteur a savamment insufflé à son récit quelques touches d’humour tout à fait irrésistible ? Il n’en est pas à son coup d’essai, et c’est encore une fois réussi : en contrant l’aspect parfois noir du roman (nous nous trouvons tout de même dans un monde dévasté et asservi par des super-méchants), il lui offre une petite bulle de légèreté qui fait du bien ❤️
Et puis… Que dire de Megan, Prof, Tia, Cody, Abraham ? Je les ai adoré. TOUS. Cody m’a fait mourir de rire, j’ai fondu pour Prof et Abraham, Megan m’a captivée et Tia intriguée… Car ce sont eux, les vrais super-héros. Et si vous pensiez que l’auteur avait, pour une fois, donné dans le manichéisme, détrompez vous : tous ont une part d’ombres. Plus ou moins grandes chez certains, plus ou moins dévoilée. Entre l’avancée de l’intrigue et eux, il fallait bien choisir… Et pourtant, on a autant envie d’en apprendre davantage sur chacun d’eux que de savoir comment tout cela va se terminer. Brandon Sanderson joue sur tous les tableaux et… Fffff, il y arrive diablement bien.
Oh, je pourrais aussi vous parler de la fin, aussi. De cette fin, qui m’a fait hurler, pleurer, rager, trépigner. Je pourrais vous en parler, évidemment. De ces révélations de dernière minute que je n’avais pas vu venir (exceptée l’une d’entre elles, peut-être), et qui m’ont donné envie de rentrer dans la minute chez moi pour y récupérer le deuxième tome. Je pourrais vous en parler, mais non. Non, parce qu’il faut que vous ayez la surprise, quand vous la lirez. Parce que vous allez le lire, hein ? HEIN ?!

En bref, COUP. DE. COEUR. Ça se passe d’autre chose, non ?

Pour marque-pages : Permaliens.

6 Commentaires

  1. Ohoh cette chronique! Décidément, il faut que je découvre Sanderson! Ça tombe bien, le chéri vient de m’offrir le premier tome de Fils-des-Brumes!! *_*

  2. Olala j’ai fini le tome 2 la semaine dernière, et je n’attends q’une chose : c’est de recevoir le tome 3 !!
    Sanderson fait toujours des fins surprenantes, que tu ne vois pas forcément venir, mais qu’est-ce que c’est bon !

    (et sinon je viens de découvrir ton blog et j’aime beaucoup !)

  3. Ne pas craquer pour du Sanderson, ne pas craquer pour du Sanderson, ne pas craquer pour du Sanderson. Non, mais Bouchon c’est quoi cette chronique de fou! J’ai envie de l’acheter maintenant. 🙂 Bisous. 😀

    Ps: J’espère que vous vous êtes bien remis des Imaginales. 🙂

  4. Bon bon bon ; il va vraiment falloir que je finisse par découvrir ce monsieur moi ^^

  5. Ping :Brasier, Brandon Sanderson (Cœur d’acier #2) – Les lectures de Bouch'

  6. Évidemment que je vais lire !!! Te dire quand, je ne sais pas, mais très vite, c’est une évidence 😉

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