Ysabel, Guy Gavriel Kay

Ysabel

Traduit part Elizabeth Vonarburg

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L’histoire : Ned, un jeune Montréalais de quinze ans, accompagne son père, Edward Marriner, dans le Modo de la France. Photographe de renommée internationale, Marriner -assisté de Ménalie, Steve et Greg, son équipe technique- a six semaines pour croquer des images inédites de ce magnifique coin de pays, qui regorge de ruines datant de l’époque des Celtes et des Romains.
Mais des évènements inquiétants perturbent le séjour de Ned : un inconnu le menace dans la cathédrale d’Aix-en-Privence, un étrange malaise l’affecte aux abords de la montagne Sainte-Victoire, des chiens l’attaquent dans un café… Sans compter qu’au cours de la nuit de la Beltaine, une antique fête celtique, il assiste à la « magique » disparition de Mélanie !
Dès lors, Ned comprend que, dans cette contrée plusieurs fois millénaire, des personnages mythiques ne veulent pas mourir et que, d’une mystérieuse façon, il est personnellement concerné par leur histoire.

Mon avis : C’est tout d’abord grâce à Acro que j’ai découvert Guy Gavriel Kay, puis grâce au MOOC de l’été dernier que j’ai vraiment pu prendre connaissance de sa bibliographie. Ma curiosité étant piquée, je n’ai pas hésité une seconde quand j’ai vu qu’il s’était invité chez Dup et Phooka pour le mois de septembre 🙂 Au menu ? Ysabel, récemment publié chez Alire et primé du World Fantasy Award…
Ned, quinze ans, accompagne son père dans le Midi de la France : Ed Marriner, célèbre photographe, a six semaines pour capturer l’essence même de la Provence à travers son objectif. Si Ned imaginait pouvoir se la couler douce au bord de la piscine, il n’aurait pas pu être plus loin du compte : il se retrouve rapidement au cœur d’inquiétants événements, qui ne tardent pas à mettre sa vie en péril. Dans cet arrière pays pétri d’histoire et de légendes, il semblerait bien qu’un combat séculaire l’ait attiré dans ses filets… Lui, mais aussi son entourage : Mélanie, l’assistante pétillante de son père, disparait sous ses yeux lors d’une fête païenne. Dès lors, le compte à rebours est lancé : Ned dispose de trois jours, et pas un de plus, pour retrouver la jeune femme…
Et bien… Quelle lecture ! Je dois avouer que je n’ai pas encore décidé si le plaisir que j’ai eu à suivre l’intrigue a réussi à compenser la lassitude, parfois profonde, que j’ai pu ressentir… Lassitude entièrement imputable à la traduction : que cela soit en film ou en livre, les versions québécoises et moi… Ça ne le fait que très, très difficilement : le fait est que j’ai énormément de mal à me concentrer sur l’intrigue, complètement focalisée sur ces tournures de phrase des plus… Typiques.
Si j’avais su à quoi m’attendre, encore ! Mais quand j’ai croisé mon premier « souriard », je suis restée assez bête. Ce n’est qu’après la « planche à roulettes » que j’ai compris : un smiley ! Enfin, vous avez saisi l’idée : c’est tout à fait stupide, mais cela a rendu ma lecture très, très laborieuse. Et ce malgré une intrigue foisonnante d’idées toutes plus intéressantes les une que les autres !
J’ai notamment beaucoup aimé cette irruption du passé dans le présent, cette confrontation entre légendes et réalité. L’auteur nous offre un récit assez onirique, empreint de délicatesse, de poésie. L’atmosphère qui s’en dégage est profondément séduisante, et invite le lecteur à poursuivre son voyage en Provence -et ce malgré les difficultés qu’il peut rencontrer par ailleurs.
Côté personnages, j’ai trouvé Ned tout à fait… Crédible : cet adolescent de quinze ans à la langue bien pendue sait quand privilégier prudence plutôt que témérité, et j’ai été particulièrement touchée par certaines de ses réactions. L’auteur choisit sciemment de placer les adultes en retrait du jeune homme, donnant au récit des allures de quête initiatique.
Je regrette donc vraiment de ne pas avoir pu profiter au mieux de cette lecture : en ayant passé deux semaines dessus, je ne peux clairement pas la qualifier d’autre chose que simplement laborieuse :/ La magie du récit n’aura pas suffisamment opéré sur moi pour me faire oublier les lourdeurs de la traduction, malheureusement…

En bref, une lecture grossièrement entachée par une traduction québécoise qui m’a laissée perplexe. Impossible de rentrer dans le récit, malgré une intrigue joliment pensée !

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Laborieux…

Les autres chroniques sur Book en Stock ! Un grand merci à Dup, Phooka et Alire pour cette lecture ♥

Pour marque-pages : Permaliens.

3 Commentaires

  1. Les versions québécoises ne le font pas non plus chez moi, j’ai énormément de mal à m’imprégner du récit et à ne pas tiquer face à leur mimiques de langage. Je vais passer mon tour même si la couverture est magnifique !

  2. Et oui, la traduction est québécoise 🙂 Parce que la maison d’éditions l’est aussi. C’est bien Elisabeth Vonarburg qui s’occupe aussi des autres livres traduits, avec une traduction française (je pense notamment aux J’ai lu). A mes yeux, c’est un roman mineur, c’est donc bon signe : tu peux aimer GGK avec ses autres livres 😉

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