Let the sky fall #1, Shannon Messenger

Let the sky fall

Traduit par Anaïs Goacolou

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L’histoire : Personne ne s’explique que Vane Weston ait pu survivre, enfant, à l’ouragan qui a tué ses parents. À son réveil, étendu parmi les débris laissés par le passage de la tempête, il n’avait pas le moindre souvenir de son passé – à l’exception du beau visage d’une fillette ballotée par les vents. Malgré les années qui passent, elle rend de temps en temps visite en rêve au jeune homme, qui s’accroche à l’espoir qu’elle ne soit pas qu’un fantôme. Il ne croit pas si bien dire.
L’inconnue, Audra, est un être de chair et de sang, mais elle n’a rien d’humain. C’est une sylphe, une créature liée au vent, qu’elle sait manipuler pour voler dans les airs, transmettre des messages ou livrer bataille. Sa mission ? Le protéger. Malheureusement, l’histoire se répète : une maladresse et Audra révèle à leur pire ennemi l’existence de Vane. Celle qui vient peut-être de causer sa mort est aussi son seul espoir de survie : le jeune homme n’a que quelques jours pour comprendre qui il est vraiment ou c’est la mort qui l’attend. Les nuages s’amassent à l’horizon, et un vent mauvais balaie les sables du désert… Survivront-ils à l’orage qui se lève à l’horizon ?

Mon avis : En voilà, une lecture ambivalente ! Et c’est la première fois que cela m’arrive avec les éditions Lumen : mis à part King’s Game qui fut un fiasco total, j’ai toujours été emballée (et souvent, le mot est faible !) par leurs publications. En commençant Let the Sky Fall, je m’attendais donc à apprécier ma lecture au moins autant que cela avait été le cas pour Gardiens des cités perdues, également écrit par Shannon Messenger. Malheureusement, vous l’avez sans doute déjà compris… Ce ne fut pas le cas. Même si la déception fut finalement moins grande que je pouvais le penser de prime abord…
Vane a perdu ses parents alors qu’il n’était qu’un petit garçon. Mystérieusement réchappé de l’ouragan ayant fait voler sa vie en éclats, il ne garde aucun souvenir de ses neuf premières années de vie… Si ce n’est le visage envoûtant d’une enfant. Les années passent, Vane grandit mais n’oublie pas : simple rêve, souvenir diffus ? Le jeune homme ne va pas tarder à comprendre que ses souvenirs ont une bonne raison de rester cachés. Une raison qui pourrait bien signer son arrêt de mort…
Si le point de départ du roman est assez convenu (un garçon amnésique qui rencontre une belle jeune fille lui annonçant -presque- de but en blanc qu’il n’est pas ce qu’il croit -à savoir, humain), j’étais plutôt charmée par l’idée. Des Sylphes ? Voilà qui est original ! En commençant ma lecture, je n’avais donc qu’une idée en tête : en apprendre plus sur ce peuple, ses origines, son histoires, ses coutumes… Tout, quoi ! En optant pour cette « race » inédite, l’auteure se donnait un vaste terrain de jeu, aux possibilités quasi infinies… De quoi nous mettre l’eau à la bouche !
Et pourtant… Quelle frustration ! Pour le coup, j’ai vraiment trouvé que Shannon Messenger se contentait de planter -et encore, succinctement- le décor avant de passer aux choses sérieuses… Autrement dit les longues jérémiades d’Audra, et le détail des fantasmes de Vane concernant la jeune fille. Pas de doute, nous avons bien affaire à un ado : il est clairement gouverné par sa braguette. Et que j’ai envie de te renifler les cheveux par ci, et que je t’embrasserais bien par là… Ça va, on a compris qu’elle était sexy dans son débardeur ! De là à le répéter à chaque chapitre… Je m’égare, je m’égare, mais le fait est qu’il m’a un peu tapé sur les nerfs, le coco. Et puis, quel intérêt ? Pourquoi perdre du temps avec des passages aussi inutiles qu’ennuyeux, quand l’auteure aurait pu mettre en valeur des choses beaucoup plus intéressantes (je pense notamment aux éveils : c’est une étape clé, et pourtant… Rien, nada ! Donnez-nous un peu plus d’explications, que diable ! Donnez-leur l’ampleur que méritent de tels évènements, plutôt que de bâcler ces scènes ainsi !) ?  Ajoutez à cela le fait que l’action soit étrangement longue à se mettre en place, et vous comprendrez pourquoi j’ai fini par lâcher l’affaire : après avoir trimé dessus pendant des jours, je l’ai mis de côté. Avec la sensation diffuse qu’il y resterait longtemps…
MAIS ! Car oui, il y a un mais, et de taille : j’ai fini par le reprendre, le bougre. Presque un mois après l’avoir mis en pause, mais tout de même. Et figurez-vous que… J’en ai lu la seconde moitié d’une traite. Incroyable, mais vrai ! J’ai enfin réussi à dépasser mon agacement envers les héros, ma frustration de voir une telle mythologie sous-exploitée, pour pénétrer ENFIN dans l’histoire. Parce que j’ai beau chipoter, mais l’auteure sait particulièrement y faire quand il s’agit de captiver son lectorat : une fois lancée, rien n’arrête la machine Messenger ! Sans que je comprenne vraiment ce qui avait changé (mon état d’esprit, peut-être ? Ce pourrait être aussi bête que cela, simplement), je me retrouvais à éprouver de grandes difficultés à lâcher mon bouquin. Tu parles d’un revirement ! Que vous dire, donc ? Foncez dessus si le développement de l’arrière plan n’est pas votre priorité, et si vous êtes prêts à endurer avec le sourire les montées d’hormones du héros. Car, même s’il n’est pas exempt de défauts, Let the sky fall apporte un vent de fraicheur sur un genre où sont bien trop souvent mises en avant les mêmes créatures, tout en proposant une intrigue somme toute assez prenante malgré un début un peu laborieux. Espérons que la suite ne garde que le meilleur de celui-ci !

En bref, une lecture en deux temps : autant la première moitié m’a ennuyée, autant j’ai dévoré la seconde ! Le développement reste un peu trop succinct à mon goût, mais j’ai bon espoir que cela s’atténue avec le tome suivant 🙂

Un bon moment
Un bon moment

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5 Commentaires

  1. Il ne sera pas ma priorité chez Lumen, surtout pour découvrir la maison mais je retiens ton avis =) Je tenterai Gardiens des cités perdues, c’est sure !

  2. C’est vrai qu’avec un résumé pareil, on a envie de s’envoler pour le pays des sylphes!
    Super chronique en tout cas, on pourra entamer ce livre en lecteurs avertis =P

  3. Je pense que tu ne l’avais pas commencé au bon moment. Même si je suis d’accord sur le fait que cela manque de profondeur, j’avais bien aimé et j’attends la suite avec impatience. Je suis contente que tu aies pu le finalement le finir 😉

  4. Un livre qui me tentait bien… Je note la première partie un peu moyenne 🙂 !

  5. Huhu, moi ce n’est pas le débardeur d’Audra qui m’a tapé sur le système (mais un peu quand même) mais sa tresse ^^ Groumpf ! J’aurais dû faire comme toi, laisser passer un mois entre les deux parties car, pour le coup, je n’ai pas apprécié du tout, ni le début, ni la fin. Raté pour cette fois !

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