Le Joyau, Amy Ewing

Le joyau

Traduit par Cécile Ardilly

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L’histoire : Vous êtes plus précieuse que vous ne le pensez. Le Joyau, haut lieu et cœur de la cité solitaire, représente la richesse, la beauté, la royauté. Mais pour une jeune fille pauvre comme Violet Lasting, le Joyau est avant tout synonyme de servitude. Et pas n’importe laquelle : Violet a été formée pour devenir Mère-Porteuse. Car dans le Joyau, le vrai luxe est la descendance… Achetée lors de la Vente aux Enchères par la Duchesse du Lac, Violet – le lot 197, son nom officiel – va rapidement découvrir la réalité brutale qui se cache derrière l’étincelante façade du Joyau. S’exercer à la cruauté, à la trahison et aux coups bas est la distraction favorite de la noblesse. Violet doit accepter son sort et tâcher de rester en vie…

Mon avis : alors là, pour une surprise, c’en est une… Et de taille, qui plus est ! Déçue par les dernières publications de la Collection R, j’ai longtemps retardé la lecture de ce roman, avant de l’ouvrir un peu à reculons… Bien m’en a pris ! J’ai véritablement DÉVORÉ ce premier tome, en quelques heures seulement : à peine l’avais-je ouvert que j’ai compris qu’il serait impossible à lâcher ♥
Violet n’est pas une jeune fille comme les autres. Alors qu’elle n’était encore qu’une enfant, elle a été détectée comme étant apte à devenir Mère-Porteuse. Car, dans le Joyau, un étrange mal frappe la classe dominante : les femmes sont incapables de mener leur grossesses à leur terme. Une tare génétique qui signerait la fin de la royauté sans certaines jeunes femmes du Marais, étrangement aptes à porter les fœtus de leur propriétaire. Propriétaire… Car dès leur formation achevée, les Mères-Porteuses sont dépossédées de leur nom, puis vendues. Vendues aux enchères, vulgaires marchandises pour celles qui les achètent, ni plus ni moins que de simples esclaves. Violet est désormais le lot 197, l’un des plus prisés de la prochaine vente. Achetée par la Duchesse du Lac, séparée de sa meilleure amie, la voilà plongée dans le monde impitoyable du Joyau, où une seule chose compte : mettre au monde la future Électrice, les moyens employés pour se faire important peu…
Il y avait longtemps, LONGTEMPS que je n’avais pas été aussi enthousiasmée par une dystopie. Wouh ! Le concept est vraiment intéressant, et l’héroïne pas aussi cruche que d’habitude (je n’ai pas dit qu’elle ne l’était pas du tout… Pas complètement, disons) ajoute un piquant indéniable à l’histoire. Couverture oblige, j’étais forcée de le comparer -un peu- avec La Sélection. Force est de dire que le côté dystopique on-vit-dans-un-monde-horrible-sortez-moi-de-là est beaucoup mieux rendu dans Le Joyau, qui n’hésite d’ailleurs pas à employer les grands moyens pour choquer (oui oui !) son lecteur. Vous l’aurez donc compris : c’est une Bouchon conquise que vous avez devant vous, une Bouchon qui n’attend désormais plus qu’une chose : lire la suite.
Parce que, oui, ce premier tome n’échappe pas au bon vieux cliffangher que l’on commence à mieux connaitre que notre chère Tata Odette : point d’originalité de ce côté là, Miss Ewing ! Qu’à cela ne tienne, vous menez bien votre barque, et cette fin offre un beau final à ce premier tome : en même temps, après nous avoir fait mijoter pendant 450 pages, c’était du tout cuit !
Il faut dire que tous les éléments sont réunis pour faire de cette lecture un moment particulier. Déjà, l’univers. Sombre, inégalitaire au possible (pas de surprise !), en un mot : parfaitement inhospitalier si vous ne faites pas partie de la classe régnante. Et puis, cette idée des Mères-Porteuses, aux pouvoirs… un peu particuliers ! J’ai beaucoup, beaucoup aimé le concept, que j’ai trouvé assez original et plutôt bien vendu. Et bien exploité, surtout ! Je reproche généralement aux dystopies de trop se concentrer sur les jérémiades de l’héroïne, souvent aux prises d’un triangle amoureux. Or, ici, même s’il y a une petite romance (qui m’a laissée assez dubitative au début, je dois bien l’avouer. Mais la fin…), c’est surtout les jeux de pouvoir au sein du Joyau qui sont mis en valeur. Ça, et le destin des Mères Porteuses au milieu de cette mer un tantinet agitée. Un bon point, un très bon point pour l’auteure ! Ajoutez à cela une plume plutôt agréable, et vous voilà embarqués dans une intrigue prenante à souhait. Mais, bon dieu, OÙ EST LA SUITE ?

En bref, une excellente lecture qui m’a enthousiasmée comme peu de dystopies ont su le faire. L’idée de départ est vraiment originale, et très bien exploitée. A quand le second tome ?

On en redemande
On en redemande !

Pour marque-pages : Permaliens.

8 Commentaires

  1. Ouiiii moi aussi j’ai adoré, génial génial, dévoré ahah! Vivement la suite!

  2. OK 😀 Merci Bouchon 😀
    Ce livre était dans ma wish, mais j’hésitais encore assez. Là, je suis convaincue de chez convaincue !

  3. J’ai adoré également ! Contente qu’il t’ai plu ! 🙂

  4. Je crois que le 2ème tome sort en septembre prochain ^^ je l’ai offert à ma meilleure amie, et elle qui n’avait pas lu de livre depuis un mois me l’a fini le lendemain. Et avec cette chronique en plus, difficile de résister à la tentation :p

  5. Tu donnes très envie de le lire ^^ Tant mieux si tu as autant apprécié cette lecture

  6. Bon ben voilà…Suis convaincue! Merci pour cette chronique !!

  7. La couverture fait vraiment pensé à la sélection c’est dommage car même si j’ai adoré la sélection on s’attend à quelque chose dans le même genre. Je le lirais peut être en ebook ! Mais ton avis donne envie.

  8. J’ai tellement aimé ce livre… À part la romance qui m’a fait lever les yeux au ciel plus d’une fois.
    Dire que la suite ne sort qu’en septembre… *pleure*

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