Les larmes du désert, Feldrik Rivat (Les kerns de l’oubli #2)

Les larmes du desert

Premier tome : L’Exil

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Decitre/!\ Chronique à éviter si vous n’avez pas lu le premier tome ! /!\

L’histoire : « Et viendra l’Étranger. L’Espoir Éternel. Il ouvrira ses ailes, en phénix, et sous lui refleurira le désert. Il redonnera à Saham, le souvenir de son âge d’or perdu ». Ainsi commande l’Ararak. La prophétie fondatrice de l’ordre des Prêtres Noirs. Mais qui es-tu, homme ? Toi, maudit par la Terre et les Dieux ? Toi dont le passé se fait le ciment de cette humanité ? Al Gahama, sauras-tu trouver la force d’ébranler la forteresse millénaire du mensonge, afin que jaillisse enfin… La Vérité ? Hauts les fers ! Par ces pages, l’annonce en est faite, l’aventure des Kerns continue !

Mon avis : quelle histoire, mais quelle histoire ! Feldrik, que nous servez-vous ici ? Ce deuxième tome est… Géant ! Toutes les petites faiblesses du premier opus ont été balayées pour ne laisser qu’un récit absolument fantastique, une aventure épique digne des plus grandes épopées ! L’ouvrage est dense, mais si prenant que l’on ne voit pas le temps passer : une semaine ou presque s’est écoulée depuis que j’ai mis le nez dedans, et pourtant… J’ai l’impression que c’était il y a peine quelques heures. Vous l’aurez compris : Les larmes du désert m’a em-ba-llée !
Almenar’ch n’est plus. Telleran, Ulnhor… Tous ont disparu avec l’élue d’Aïnhor Eran. Erkan, lui, a recouvré la mémoire, mais ne garde pour autant pas souvenir de son Exil : pour sauver ses pairs, pour restaurer sa cité, il va devoir croire et accomplir l’impossible, redonner vie à la cité déchue et donner corps à une prophétie vieille de plusieurs millénaires. Mais dans l’ombre, Cataxak veille, et à ses côtés des hordes de Happeurs d’âmes… Deux forces s’affrontent pour un même rôle, une confrontation menant droit au plus terrible des  Chaos.
J’avais un peu peur, en commençant ma lecture, d’être totalement perdue : le premier tome était particulièrement compliqué, et je n’avais pas saisi toute l’intrigue. J’avais dans l’idée de le relire avant de m’attaquer aux Larmes du désert, mais… J’ai décidé de tenter le coup comme ça. Et si j’ai mis quelques pages à resituer les évènements qui avaient eu lieu, je m’y suis finalement retrouvée sans trop de mal. Il faut dire que l’intrigue démarre tranquillement : les 70-80 premières pages sont même un peu longuettes. J’ai cru, pendant un instant, que l’auteur voulait encore nous jouer un mauvais tour en faisant de nouveau sombrer son personnage central dans les abîmes de l’amnésie… Heureusement, ce n’est pas le cas : Erkan va être forcé de reconnaitre la chute d’Almenar’ch, et tous les évènements qui y sont associés. C’est donc un héros entier que nous découvrons ici, un héros qui m’a beaucoup plu de part son caractère à la fois ambivalent, sombre, mais profondément juste. Pour autant, c’est vers l’un de ses compagnons que va ma préférence : Cardanapak, grâce à qui le destin d’Erkan va se mettre en branle. On sent en lui une bonté sincère, une foi inébranlable, une douce tranquillité bien reposante face aux doutes incessants de son Ksâgneur ^_^ .
Une fois passée cette introduction, donc, l’intrigue démarre franchement. Nous voici de nouveau plongés dans une ambiance à la 300, faite de soleil cuisant et de sable chaud, de terres désolées et de villes saccagées. Je ne m’en lasse décidément pas ! Feldrik Rivat nous donne à voir une Terre hostile, aride, véritable personnage à part entière avec lequel Erkan va devoir composer et, parfois, lutter. Et quelle lutte ! J’en ai eu mal pour lui.  Parce qu’il a beau être un gros dur de chez gros dur, Erkan n’en est pas moins un homme. Et avec ce qui lui tombe dessus… Je me serais roulée en boule pour mille fois moins que ça. Les révélations pleuvent dans ce deuxième opus, et on en prend plein les mirettes : les mystères du tome précédent prennent tout leur sens ici (ou presque), et je me suis plusieurs fois exclamée « C’était donc ça !!! ». Pour autant, je n’ai toujours pas tout saisi : la densité de l’action est telle qu’une lecture seule ne peut l’appréhender en son entier. Et cette fin ! Cette fin ! J’en suis restée complètement scotchée. Mais où l’auteur nous emmène-t-il ? Je crois que je pourrais vous parler des heures durant de cette intrigue, de sa profondeur, sans pour autant arriver à en esquisser les contours. Feldrik lance tellement de pistes, fait naitre tellement d’hypothèses… On s’y perd, mais avec joie.
Vous l’aurez deviné, j’ai plus que hâte d’avoir le troisième tome entre les mains, afin de savoir le fin mot de l’histoire. Une histoire que j’espère vous avoir donné envie de découvrir ! Ma chronique est un peu floue, j’en ai conscience. Il y a tellement de choses dont j’aimerais vous parler… Mais c’est ainsi, et il faut savoir s’arrêter ! Et, de toute façon, je crois avoir dit l’essentiel : cette série est un petit bijou de fantasy épique. Rien que pour la plume de Feldrik Rivat, elle vaut le détour ! Rien que pour ses personnages (Cataxak ♥) ! Rien que pour son univers ! Enfin, c’est pas tout ça, mais j’ai épuisé mon stock de livres de chez HSN, moi… Va falloir y remédier… 😛

En bref, une excellente, excellente lecture. Feldrik Rivat nous offre là un deuxième tome incroyablement prenant ! Si certaines de nos questions trouvent leurs réponses, il prend tout de même soin d’entretenir un mystère de plus en plus épais… A quand le troisième tome, pour  clôturer cette épopée passionnante ?

 
On en redemande !

Bonus : j’ai écrit cette chronique avec, en fond sonore, la BO de 300 : Rise of an Empire. Elle s’adapte parfaitement à l’ambiance du livre 😉

Pour marque-pages : Permaliens.

4 Commentaires

  1. Ping :Sunday’s book #3 -

  2. Aaah 🙂 Je suis contente que tu aies le même ressenti que moi ! Ce tome n’a rien à voir avec le premier tellement la qualité est bonne. Pareil, j’ai eu quelques difficultés avec le début, je me suis demandée d’ailleurs si on n’allait pas glisser vers une redite avec ce que vivait Erkan : ouf, non.
    J’avoue très franchement adorer Cataxak ! J’ai hâte d’avoir le tome 3 entre mes mains 🙂
    Très bon choix la BO de 300 pour écrire la chronique.

  3. Une série que j’ai bien évidemment notée, pour le résumé, pour ta critique, et aprce que ça vient de cette maison d’édition !
    A quand les journée de 48h pour pouvoir tout faire ??

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