En kit, Laure Naimski

* Je remercie les éditions Belfond pour m’avoir permis de découvrir ce titre *

L’histoire : Parce que Samuel l’a quittée, Hélène plante sa tente au milieu de son salon et s’y met à l’abri avec son chat d’Artagnan. Mais elle n’est pas au bout de ses peines : double toit ou pas, l’extérieur s’incruste…
Entre une mère hôtesse de l’air qui change d’amant comme de coiffeuse, un père juif rescapé de la Shoah, très pratiquant mais pas toujours moralement nickel, et les ouvriers sans papiers qui circulent devant ses fenêtres, Hélène n’a pas une seconde à elle.
Par touches cocasses ou graves, Laure Naimski dessine le monde un peu piqué d’une femme au bord de la crise de nerfs. Une fable tendue, caustique et désopilante sur la précarité et l’incohérence contemporaines.

Mon avis : Bon. Je tiens par avance à m’excuser mais… Cette chronique sera courte. J’ai bien peur d’être passée à côté de ce roman… Non pas que ma lecture fut laborieuse, ou quoi ou qu’est-ce : au contraire, je l’ai lu en quelques heures uniquement. Mais… La quatrième de couverture nous annonce une « fable tendue, caustique et désopilante ». Alors, pour le côté tendu et caustique, là, je ne dis pas non. Mais de là à la qualifier de désopilante… Qu’il y ait de l’humour, d’accord. Mais c’est un humour acéré, acide, tranchant comme une lame de rasoir. Un humour auquel je ne suis absolument pas sensible. Assister aux mésaventures de cette pauvre hère m’a plutôt horrifiée qu’autre chose. Pensez-donc : sa solitude est telle qu’elle se taillade les veines pour pouvoir appeler les pompiers… Et avoir enfin une main dans la sienne. Et là, on est censé rire ? C’est sans moi, les amis !

C’est donc un peu déçue que je ressors de cette lecture, parce que je m’attendais vraiment à… Autre chose. Certains y trouveront certainement leur compte, amateurs de vérité vraie et de phrases passées au vitriol, mais j’avoue ne pas avoir été sensible au style particulier de Laure Naimski. L’humour noir fonctionne parfois avec moi mais… pas cette fois-ci. Dommage.

En bref, une lecture rapide qui m’aura, on ne peut le nier, ébranlée. Mais j’en ressors perplexe et vaguement déçue : j’avais besoin de m’évader, et la triste condition d’Hélène m’a plutôt clouée au sol.

laborieuxBonus : allez donc faire un tour sur cette chronique, bien plus longue que la mienne, et bien plus enthousiaste !

Pour marque-pages : Permaliens.

4 Commentaires

  1. Hum, je crois que je vais passer… Au moins on est prévenues 😉 !

  2. Ping :Sunday’s book #2 -

  3. merci pour ton article ! il me rassure, j’ai ressenti exactement les memes choses que toi ! on s’ennuie, c’est tout sauf hilarant. Helene fait peine, son monde et sa bulle aussi. Les blogs qui encensent le livre son comme à l’accoutumée liés de plus ou moins près à l’auteur, sa maison d’édition, son milieu professionnel … dommage

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