Trey Coleman, Suzanne Wright (La meute du Phénix #1)

Traductrice : Rose Guillerme

L’histoire : Incapable de se transformer en louve, Taryn Warner a toujours été méprisée par sa meute malgré son puissant don de guérison. Quand son père décide de l’unir de force à Roscoe Weston un Alpha violent et dominateur qui lui promet de la briser, Taryn refuse de se soumettre. C’est alors que Trey Coleman, dangereux Alpha connu pour sa sauvagerie, lui propose un marché : s’unir temporairement – à lui. Il y gagnerait une alliance et elle sa liberté. Mais faire semblant comporte aussi des risques. D’autant que leur attirance l’un pour l’autre semble hors de contrôle.

Mon avis : C’est grâce à ma p’tite Alice d’amour que j’ai pu découvrir ce roman : l’ayant en double, elle m’a très gentiment proposé de m’en donner un. N’est-elle pas adorable ? Si si, je vous l’avais bien dit. Bref, comme il me tentait depuis un petit moment déjà, je me suis empressée d’accepter, et de lui proposer par la même occasion une LC : c’est toujours plus agréable de lire à deux 🙂 Nous avons donc commencé notre lecture… Et laissez moi vous dire une chose : de mon côté, elle n’aura pas fait long feu. En deux coups de cuillère à pot, c’était terminé !
Taryn est latente : incapable de se transformer en loup comme le reste des membres de sa meute, elle a subi humiliation sur humiliation toute sa vie durant, son premier bourreau n’étant autre que… son propre père, Alpha du groupe. Lance, qui ne vit que pour le pouvoir, a toujours considéré sa fille comme un poids, un handicap dont il souhaite plus que tout se débarrasser. Quand l’occasion se présente, il n’hésite pas une seconde : Roscoe Weston, Alpha d’une autre meute, accepte de la prendre pour compagne. Bien loin de se soucier du sort qu’il réserve à Taryn, il ne voit en cette union que l’occasion de faire d’une pierre deux coups : se débarrasser de son insolente de fille tout en créant une nouvelle alliance avec une meute puissante. Mais Taryn, elle, n’est pas dupe : Roscoe est tout sauf un ange. Si elle atterrit entre ses griffes, il la brisera. La jeune femme tente alors le tout pour le tout : saisissant au vol une proposition de Trey Coleman, Alpha de la meute du Phénix, elle décide de feindre avec lui une imprégnation. En le reconnaissant publiquement comme son âme sœur, elle échappe à la fois à Roscoe et Lance. Trey, lui, pourra tenter d’établir une alliance avec l’ancienne meute de Taryn, ayant désespérément besoin de soutien. Trois mois, c’est le temps que durera leur petit manège. Mais Taryn ne vient-elle pas d’échanger un sort peu enviable à un autre, pire encore ? Car Trey est connu pour sa violence extrême, et elle n’a pas l’habitude de se laisser marcher sur les pieds. Entre les deux Alphas, la tension monte, monte… Et ne pourra avoir qu’une seule issue.
Vous le savez sûrement, j’aime beaucoup la série Psi-Changeling de Nalini Singh, parce qu’elle contient à la fois de l’action, de l’amour… Et des scènes olé-olé. Et bien… La meute du Phénix est du même acabit, avec dix fois plus de scènes torrides. Ceci expliquant cela, vous ne serez donc pas étonnés de savoir qu’il ne m’a fallu qu’un jour et demi pour venir à bout de ce petit pavé, tant j’ai été prise par l’action. Il faut dire que Suzanne Wright n’y va pas de main morte : son premier tome est explosif, dans tous les sens du terme.
Pour autant, cela n’a pas été un coup de cœur : en y réfléchissant bien, j’ai trouvé que, si les personnages étaient « parfaitement » construits, il n’en allait pas de même pour l’intrigue : passé les trois quarts du livre, j’ai commencé à me lasser, quelque peu ennuyée des tours et des détours que l’auteure empruntait pour arriver à ses fins. Je pense qu’on peu très raisonnablement envisager ce premier tome avec une centaine de pages en moins, et éliminer ainsi une bonne partie des scènes de sexe. Non pas que ça m’a gênée ! Mais ce qui est émoustillant au début devient un peu redondant au fil du texte. Voilà, en résumé, les quelques petits points négatifs que j’ai pu relever.
Pour le reste, rien à redire : j’ai vraiment passé un excellent moment, tout comme Alice. Dès le départ, je me suis beaucoup attaché à Taryn, archétype parfait de la kick-ass-girl : grande gueule et surpuissante malgré sa latence, elle n’a besoin de rien ni de personne, et compte bien le faire comprendre à son entourage. Si on la sent fragilisée par un passé extrêmement douloureux, elle le cache bien à Trey : il peut toujours rêver s’il compte la voir se soumettre un jour. Son sens de la repartie m’a fait rire, et j’ai beaucoup aimé suivre leur petit jeu du chat et de la souris… Sans trop savoir qui des deux était le chat. Je lui ai donc pardonné les quelques fois où elle m’a clairement agacée : cet orgueil, bon sang, qu’elle le mette un peu de côté ! M’enfin, elle est présentée comme LA fille parfaite par excellence, il faut bien que Trey se montre à la hauteur.
Concernant ce dernier, difficile de lui résister… Quoique, son côté dominateur à l’extrême ne m’a pas paru franchement séduisant. Mais dès que nous devinons son côté « roudoudou » sous sa carapace d’homme des cavernes, c’en est fini de nous : sans pour autant tomber en pâmoison, je n’aurais pas dit non à l’idée de tâter ses pectoraux.
Leur relation est donc au centre du roman, et comble les lacunes de « l’intrigue » générale : les manigances politiques des uns et des autres sont, finalement, assez prévisibles. Mais tout accaparée que l’on est par leur petit jeu de séduction, on ne le remarque que peu, finalement. En tout cas, s’il y a quelque chose à dire de leur relation, c’est bien celle-là : on ne pouvait imaginer un couple mieux assorti ^_^
Les personnages secondaires donnent eux aussi du relief au roman : s’ils sont pour la plupart très « testostéronés », ils n’en sont pas moins irrésistibles… Et drôles. Je regrette juste un petit peu qu’il n’y ait pas de demi-mesure pour les femmes : elles sont soit soumises, soit ultra dominatrices.  Un peu misogyne comme vision, mais bon, on passe l’éponge pour cette fois-ci.
Ce premier tome de La meute du Phénix n’est donc pas sans défauts, mais ils passent totalement au second plan durant la lecture : Suzanne Wright manie sa plume avec intrépidité, inoculant à son récit un côté sexy irrésistible. On lit avec avidité, avec plaisir. Pour des moments d’évasion comme ceux-là, je dis oui, mille fois oui !

 En bref, une premier tome très sympathique, que j’ai dévoré malgré ses petits défauts. Un vrai bon moment de lecture, que j’ai hâte de poursuivre 😀

On en redemande !

Pour marque-pages : Permaliens.

25 Commentaires

  1. Tu me confortes dans l’idée de le lire malgré tout! Merci!!

  2. « sans pour autant tomber en pâmoison, je n’aurais pas dit non à l’idée de tâter ses pectoraux. » Hahaha ! :p
    Je n’aime pas les muscles, mais j’avoue que je succombe facilement aux hommes de la bit-lit, ah, pauvre de moi !

    En tout cas, on se rejoins sur beaucoup de points ♥
    J’ai hâte de voir Dante et son histoire d’amoûûûr (et de sexe) parce que c’était mon chouchou ici !

  3. Oh tu me tentes bien avec ce livre 😀

  4. J’avais vraiment rangé ce livre dans la catégorie : livres que je ne lirai sans doute pas, mais devine quoi, grâce à ta chronique, j’ai fini par changer d’avis. ^^ Le résumé que tu présentes au début est vraiment convaincant. Je veux bien passer outre les scènes torrides overprésentes.. J’espère seulement que je ne serai pas gagnée par la lassitude.. Je lirai si j’en ai l’occasion ! ^^ Merci beaucoup, choupette. <3

  5. beaucoup de personnes on était déçu car il y avait vraiment trop de scène de sexe mais j’ai vraiment envie de le découvrir quand même ^^

  6. La couverure est très belle et ton avis donne très envie de le lire, alors je verrais si j’en ai l’occasion 🙂
    P-S : bon anniversaire !!! J’espère que tu passes une très bonne journée et que tu es très gâtée 😉

  7. A voir, je le note :). Surtout que je n’ai pas beaucoup lu de littérature loup, et que ça me tente bien après cette longue période de littérature vampirique ^^.

  8. C’est un saga que j’ai VRAIMENT très envie de découvrir ! 🙂
    Bizzzzz

  9. Je suis totalement d’accord avec ton avis mon petit Bouchon d’amour <3 J'ai hâte de savoir ce que la suite va donner ! Je te fais de gros bisous (et à arcaa aussi comme vous êtes ensemble les chanceuse <3 <3)

  10. Oh mais il est dans ma wish celui-là 😀 Le résumé m’attire mais en même temps pas tellement… Mais comme tu as l’air bien convaincue, je pense le lire quand j’aurais envie de lire de la bit-lit ^^ J’aime bien quand les personnages secondaires ne sont pas juste aux second plan, je les trouve en général plus intéressants que les principaux. J’ai hâte de les découvrir 🙂
    Bisous !

  11. Je me laisserai peut-être tenter, c’est vrai que je n’ai jamais lu de série avec des loup-garou, honte à moi Psy-Changeling n’est encore pas sur les étagères =( Malgré tout le petit côté soit puissante soit soumise des femmes, me gêne un peu, j’aime quand tout ce mélange et que tout soit plus complexe mais tu me tente quand même beaucoup avec le coup des pectoraux ^^

    • C’est vrai que la vision de la femme est un peu simpliste… Mais, clairement, on ne lit pas de la bit-lit pour avoir des personnages nuancés à souhait ^_^ En tout cas, si tu te laisses tenter… Je te souhaite d’avance une très bonne découverte 🙂

  12. Mon commentaire va être un retardataire mais je ne savais pas à qui demander avant de voir ton site ! On vient de lire ce livre en parallèle ma copine et moi. Elle l’a lu en VO et je l’ai lu en français et il y a une scène en particulier qui est complètement différente selon la langue. Tellement différente que ça remet en cause quasiment la personnalité de Trey selon la langue. La scène en question est le moment où Taryn laisse 1h à Trey pour faire ce qu’il veut d’elle (assez chaud à mon gout déjà en français). Selon ma copine, en anglais, non seulement il se passe la même chose qu’en français mais en plus il permet à toute la meute de venir participer à leur ébat et à participer avec Taryn. Ce qui serait IMPOSSIBLE à imaginer dans la version français vu le caractère de Trey.

    En bref, cet énorme commentaire pour te demander si tu avais déjà remarqué ça entre une VO et une traduction ? Je suis très surprise de découvrir que les traducteurs ont le droit d’aménager le livre original à leur « sauce ». Et je me sens un peu trahi par la différence de texte. J’ai l’impression d’avoir lu un livre différent par rapport à ma copine…

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